L'Ami de la Religion et du Roi

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Confrérie


Sermon du samedi 27 mai 2017 (Pèlerinage de la Confrérie Royale au Puy)

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SERMON DU SAMEDI 27 MAI 2017

par M. le grand-prieur de la Confrérie Royale
à la Messe votive du Coeur Immaculé de Marie
célébrée en la cathédrale-basilique du Puy
 
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Monsieur le Recteur,
Messieurs les Ecclésiastiques,
Monsieur le Président,
Chers Fidèles,
 
En ce centenaire des apparitions de l’auguste Mère de Dieu à Fatima au Portugal du 13 mai au 13 octobre 1917, notre pèlerinage pro Rege et Francia prend une dimension toute spéciale.
 
Si Fatima nous fait automatiquement penser à la Russie, il devrait également nous faire penser à la France. Car de quoi la Révolution bolchévique de 1917 est-elle la conséquence, si ce n’est de la Révolution de 1789, dont elle se réclame, comme d’ailleurs tous les totalitarismes du XXe siècle ? Et de quel événement la Révolution de 1789 est-elle elle-même la conséquence, si ce n’est – en partie, et quand on ouvre les yeux surnaturels – de l’absence de réponse à la demande, le 17 juin 1689, du Sacré-Cœur de Jésus à sainte Marguerite-Marie, de voir « le Fils aîné de Son Sacré-Cœur » lui consacrer sa personne, sa famille, ses armées et son Royaume ?
 
Certes, les péchés s’étaient accumulés pendant tout le XVIIIe s., appelant la colère du Ciel. Et de même qu’en Adam, nous péchâmes tous, de même lorsque Lucifer cria son « non serviam » à la Face du Très-Haut, des myriades d’anges le suivirent-elles dans la révolte. Aussi la responsabilité d’un prince ne dédouane pas les autres de leur propre responsabilité dans le cours des événements. Et la conférence que nous avons eue ce matin avait pour but de nous garder de l’écueil du providentialisme et du millénarisme. Mais à l’école du cardinal Pie, ne sombrons pas non plus dans celui du naturalisme, qui voudrait faire abstraction des messages du Ciel dûment approuvés par l’autorité ecclésiastique compétente, d’autant plus quand il s’agit d’événements contemporains en relation directe avec les avertissements maternels, et qui sont, c’est le moins que l’on puisse dire, d’une actualité… brûlante.
 
Avec Jehanne, notre Patronne, sachons, en bons Catholiques, demeurer toujours dans le saint équilibre !
 
Le mercredi 17 juin 1789, donc, lorsque, par un coup d’éclat se voulant un coup d’État, des députés non mandatés pour cela se déclarèrent Assemblée nationale, s'arrogeant de fixer par écrit dans une Constitution écrite les futures règles de gouvernement et les attributions de chacun (roi, ministres, députés...) – ce qui contenait en germe toute la Révolution, alors que l’Église interdit de renverser l’autorité légitime – aucun ecclésiastique sans doute ne prêcha à la Messe du jour, ni les suivants, sur l’anniversaire important, le centenaire des apparitions de Paray. Et pourtant le prédicateur qui l’eût fait eût visé très juste, ce qui nous semble une évidence à deux siècles de distance.
 
Beaucoup de nos compatriotes diront peut-être que le rapport entre le message de Fatima et le roi de France n’est qu’indirect et bien lointain, ou de motif trop surnaturel… Nous n’aurons pas de mal à leur répondre de se pencher sérieusement sur les événements de Fatima, et ils ne tarderont pas à remarquer que le roi de France en question y a toute sa place.
 
Vous le savez sans doute, après le 13 octobre 1917, la Très Sainte Vierge Marie a continué de se manifester à Lucie devenue religieuse ; elle lui apparaissait même parfois avec Notre-Seigneur. En 1931, voici que le Ciel se plaignit d’un geste non accompli. En août, en effet, lors d'un séjour de convalescence à Rianjo, une petite ville proche de Pontevedra, Notre-Seigneur dit à Sœur Lucie: « Ils n'ont pas voulu écouter ma demande. Comme le roi de France, ils s'en repentiront, et ils le feront, mais ce sera tard. La Russie aura déjà répandu ses erreurs dans le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l'Église : le Saint-Père aura beaucoup à souffrir ».
 
Pourquoi Notre-Seigneur rappelle-t-il une omission 242 ans après ? Ne pouvait-Il à la limite prendre pour exemple un événement plus récent et concret, plus… « terre à terre » ? C’est que Dieu y voit là un événement majeur, ou au contraire un non-événement majeur, un manque coupable de réponse à la grâce divine. Et l’objet de notre Confrérie est bien de prier pour la fidélité du Prince aux grâces de sa mission en tant que vase d’élection.
 
Où a-t-il déjà été donné à un mortel d’être appelé, non seulement « Fils aîné de l’Église » – et par les Souverains Pontifes eux-mêmes – ce qui est déjà magnifique, mais « Fils aîné du Sacré-Cœur » ? Dans toute la majesté de sa sublime élévation, aucun Pontife Romain n’eut jamais un tel honneur !
 
Or, la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus est l’incarnation-même du dogme de la royauté sociale du Christ. Aussi le manquement à la dévotion au Sacré-Cœur est-elle justement associée à un chamboulement de l’ordre social chrétien, dont le Très-Chrétien était par antonomase le représentant-né : l’Europe hébétée en fut le témoin.
 
Mais cet acte manqué de 1689, le Ciel ne s’en est visiblement pas fait une raison : le Seigneur attend toujours que le roi de France lui consacre son Royaume, puisqu’il concède une consécration tardive, celle de Louis XVI au Temple, mais alors qu’il était prisonnier. Et la Confrérie Royale porte cette intention au cœur-même de ses prières de chaque instant. Aussi bénirai-je après le sermon un monument de notre piété, gravant ainsi, non dans le marbre mais dans la fonte, une date au combien historique pour nous, signe des prédilections divines pour un homme, et de l’espérance qu’il donne à tout un royaume pour une prochaine consécration.
 
Car l’intention que nous portons aujourd’hui est bien au cœur du message de Notre-Dame, mais de manière plus discrète que la consécration de la Russie.
 
Si le Pape en effet ne consacre pas la Russie au Cœur Immaculé de Marie, n’est-il pas à craindre que Dieu ne frappe Son Église du même châtiment qu'il réserva en 1789 à la monarchie française ? Et qu’en laissant frapper le pasteur, les brebis ne se dispersent ?
 
Toutefois, après avoir répandu ses erreurs et ses crimes dans le monde entier, la Russie, comble de l’ironie, a, cent ans plus tard, bien changé. Sans brosser un portrait idyllique, ses églises se reconstruisent au rythme d’un millier par an (et jusqu’à Paris !), elle fut en première ligne pour la défense de la famille et des valeurs chrétiennes, et même dans la défense du Saint-Père outragé, en la si mouvementée Année du Sacerdoce ! Cela nous ne l’oublions pas. Notre cœur est également réconforté de voir cette année la Russie honorer officiellement saint Louis ; il l’est d’autant plus que son descendant y fut lui-même invité et daigna s’y rendre. Le terreau semble donc prêt : comme la sainte Mère de Dieu à Cana, hâtons les choses par nos prières opportunes !
 
Dans les années 1960, le successeur légitime des rois de France ajouta au sommet de ses armoiries le Cœur Immaculé de Marie contenant en son sein le Cœur Très-Sacré de Jésus, rayonnant tous deux de gloire. Les deux Cœurs sont irrémédiablement liés, et saint Jean Eudes ne parlait d’ailleurs que d’un même Cœur de Jésus et Marie.
 
Que demandait le Christ à Son Fils aîné ?
-Mettre Son Sacré Cœur sur les armes du roi et les étendards de la France >C’est fait !
-Lui élever une Église nationale > C’est fait, à Montmartre, par des souscriptions de la France entière, c’est la basilique du Vœu national. Et la dauphin Louis avait érigé un autel à la chapelle de Versailles.
-Que dans cette Église la France Lui soit solennellement consacrée par son souverain > C’est notre programme !
 
En tant que modestes représentants des peuples de France, nous nous permettons, ô Cœur sacré de Jésus et de Marie, de Vous consacrer dès maintenant notre Prince bien-aimé. Nous vous le présentons et confions, mais de grâce, « sauvez-le, et exaucez-nous en ce jour où nous Vous invoquons ».
 
Toutefois, afin de ne pas verser dans un mysticisme de mauvais aloi, n’attendons pas, benoîtement, tout des actes du Prince et du Pape, comme s’ils étaient les seuls intéressés : ils sont les premiers intéressés, mais pas les seuls : soyons, nous aussi déjà, fidèles à l’humble devoir d’état quotidien, demande essentielle de Notre-Dame, tant à Fatima qu’à Pellevoisin par exemple, où elle confiait à Estelle : « Si tu veux me servir, sois simple et que tes actions répondent à tes paroles » ; « Tu n’as pas perdu ton temps aujourd’hui ; tu as travaillé pour moi » (11 nov. 1876) ainsi, « Je serai invisiblement près de toi » (8 déc. 1876). Soyons courageux pour les sacrifices surérogatoires demandés par le Ciel, et auxquels se consacrèrent saint François et sainte Jacinthe le peu de temps qu’il leur resta à vivre. Et contrairement à ce que croit et enseigne le monde, ces deux pastoureaux ont sans doute eu une vie plus réussie que ceux qui brillent trop pour s’éteindre ensuite rapidement.
 
Notre-Dame – qui affirme « Je choisis les petits et les faibles pour ma gloire » (5 nov. 1876) – a besoin de nous, pour la faire connaître (« Publie ma gloire » disait-elle déjà à Estelle) ainsi que pour publier son message : prier pour la conversion des pécheurs qui sinon se damneront. « Voulez-vous vous offrir à Dieu pour prendre sur vous toutes les souffrances qu’il voudra vous envoyer, en réparation des péchés par lesquels il est offensé, et en intercession pour la conversion des pécheurs ? » (Mémoires de Sœur Lucie, I, p.162). Tel est l’objet de la dévotion des premiers samedis des mois. Et « ceux qui me mettent en lumière auront la vie éternelle » (Eccli. XXIV, 31), était-dit dans l’épître.
 
La Confrérie royale, qui veut avoir une grande dévotion pour le Cœur Immaculé de Marie, auquel elle s’est consacrée en cette même cité l’an passé, a toutefois un objet moins étendu, plus spécifié : dans cette prière pour le prochain, elle consacre la sienne à la restauration en France de l’ordre social chrétien tel que voulu par Dieu, conscient que « de la forme donnée à la société, conforme ou non aux lois divines, dépend et découle le bien ou le mal des âmes » (Pie XII : Discours du 1er juin 1941).
 
Pour cela, nous prions pour la sanctification du Prince successeur de saint Louis, pour qu’il soit docile et fidèle aux grâces d’état qu’il reçoit immanquablement. Car nous ne demandons pas seulement un roi, mais un roi selon le Cœur de Dieu, le Cœur de Jésus, et donc de manière indissociable le Cœur de Marie.
 
Ou plutôt, nous ne le demandons pas, puisque les Lois fondamentales de France le désignent déjà. Nous prions pour sa manifestation, pour son élévation, et pour le plus sublime des sacramentaux de la Sainte Église, qui nécessite non seulement un Évêque comme célébrant mais sept autres comme assistants : je parle bien évidemment du Sacre, qu’en octobre dernier le prince appelait « la colonne vertébrale de la royauté ». Serait-ce insensé et trop demander, dans une basilique consacrée par les saints anges eux-mêmes ?!

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Tout à l’heure, à l’Offertoire si bien nommé, nous recevrons de nouveaux Vœux de consécration à la Couronne de France ; l’oraison de la Messe m’a d’ailleurs fait dire tout à l’heure : « Ô Dieu tout-puissant et éternel : faites que notre volonté vous soit toujours dévouée ; et que nous servions votre Majesté d’un cœur sincère » (collecte du dim. dans l’octave de l’Ascension).
 
Ô Notre-Dame, daignez accepter aujourd’hui, en ce sanctuaire où vous trônez comme Reine de France, l’hommage d’humbles fils du saint Royaume de France. D’un cœur magnanime et audacieux, permettez-nous de vous réserver, de vous offrir, de vous consacrer par ce pèlerinage et par cette Messe, à l’occasion du centenaire de votre manifestation capitale à Fatima : le prince Louis, aîné des fils de saint Louis et successeur de nos illustres monarques, tête du Corps du Royaume de France.
 
Et puisque du bienheureux Urbain II au Saint-Père actuel, en passant par Pie XI, les papes ont toujours reconnu qu’il était votre royaume, agréez en ce jour, Notre-Dame de France, le Roi Très-Chrétien, Fils aîné de l’Église et du Sacré-Cœur, comme Fils aîné de votre Cœur Immaculé, afin qu’il soit le premier chevalier de son triomphe promis et espéré.
 
« Pour être roi d’une cité, Jésus-Christ, en effet, selon le P. Calmel,demande d’abord la fidélité au droit naturel pris dans son ensemble et non pas seulement un hommage public aux ministres de sa religion et aux Sacrements de son Corps et de son Sang » (P. R-Th. Calmel o.p., op cit. p. 143).
 
Et puisqu’à Sœur Lucie, vous laissâtes entendre que le grand combat final, entre le serpent et vous, qui lui écrasez la tête, serait celui de la Famille, prenez également sous votre protection et patronage l’auguste Famille Royale :
–S.M. la Reine, Marie-Marguerite, qui a pour mission de vous représenter sur cette terre de France, et qui après vous, en est la seule première Dame et Souveraine ;
–et les Enfants de France :
–Madame, la princesse Eugénie de France, en son 10e anniversaire ;
–Mgr le Dauphin, Louis, et Mgr le duc de Berry, Alphonse,
nos Princes jumeaux, qui accompliront demain leurs sept années.
 
La Famille royale
 
Associons-y toute l’auguste Maison de France (dont le nom est déjà tout un symbole et programme…), puisque nous naissent régulièrement de nouveaux princes du sang. A l’exemple de sainte Jeanne d’Arc, prions pour leur sanctification, et leur fidélité aux principes qui « constituent » la France.
 
Que la tête des familles de France ainsi confiée à un si puissant patronage, toutes nos familles puissent réaliser ici-bas leur mission, dans l’imitation des vertus de la Sainte Famille de Nazareth, dans un ordre social chrétien restauré, dans une Cité catholique recouvrée, dans une Chrétienté renaissante. Comme le disait le Pasteur angélique, sacré évêque par Benoît XV à Rome, chose inouïe, alors même que la Sainte Mère de Dieu apparaissait au Portugal, « c’est tout un monde qu’il faut refaire depuis les fondations ; de sauvage, il faut le rendre humain ; d’humain, le rendre divin, c’est-à-dire selon le Cœur de Dieu » (Discours du 11 février 1952). Et comme le disait Louis XIII le Juste, comme nous l’avons lu avant-hier : « Les bonnes familles sont la condition nécessaire et suffisante d'un bon Royaume ». Voilà donc où le Christ Roi doit régner en premier, ainsi que Son Lieutenant.
 
Puisque nous avons traité hier du Corps mystique de la France, et en application du message de notre Mère à Fatima, permettez-moi de citer derechef l’auteur de la belle encyclique sur le Corps mystique du Christ, l’Église, Mystici Corporis (1943), à savoir le vénérable Pie XII – et il vous suffira de transposer à ce que les Pontifes romains ont toujours appelé le second pouvoir sur terre, à savoir le temporel : « Mystère redoutable, certes, et qu'on ne méditera jamais assez : le salut d'un grand nombre d'âmes dépend des prières et des mortifications volontaires, supportées à cette fin, des membres du Corps mystique de Jésus-Christ et du travail de collaboration que les Pasteurs et les fidèles, spécialement les pères et mères de famille, doivent apporter à notre divin Sauveur ».
 
Dans le Corps mystique de la France, la Confrérie Royale n’a pas d’autre mission que de demander « des prières et des mortifications volontaires, supportées à cette fin, des membres du Corps mystique » du Royaume, « spécialement les pères et mères de famille », pour la Couronne (notre famille) et le père des pères de famille, le chef des chefs de famille, bien conscients que par cet ordre voulu par Dieu et miraculeusement confirmé tout au long de notre histoire sainte, le plus possible de nos frères, de fils de France, trouveront facilitée la voie du Ciel, comme saint Grégoire le Grand le donnait en programme aux empereurs : « Le pouvoir a été donné d’en haut à mes seigneurs sur tous les hommes, pour aider ceux qui veulent faire le bien, pour ouvrir plus largement la voie qui mène au ciel, pour que le royaume terrestre soit au service du royaume des cieux » (Lettre à l’empereur Maurice et à son fils ThéodoreRegis. III. 61), ce qu’appliqua Louis XIII en son mémorable Vœu (je cite) : « Nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre Royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre État, notre Couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l’effort de tous ses ennemis, qu’[…] il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire ». Voilà notre Vœu, et la raison de notre présence à vos pieds.
 
Comme le précisait le P. Calmel, op : « C’est par amour des pauvres, c’est parce que les pauvres sont les premières victimes dans un monde où les autorités sociales, comme disait Le Play, sont étrangères à la religion chrétienne, c’est pour cela que la sainte Église s’adresse aux grandeurs terrestres pour les convertir, les rendre chrétiennes » (« Itinéraires » n° 67, p. 177), et dans le cas qui nous occupe, très-chrétiennes.
 
La consécration royale et solennelle de la France au Sacré-Cœur n’a pas été faite. Mais la consécration royale et solennelle de la France à Notre-Dame a bien été faite, elle, en 1638. Aussi ne doit-on pas désespérer car nous appartenons bien à la Très Sainte Mère de Dieu, et elle ne peut se désintéresser d’un Royaume qui lui appartient officiellement, qui est désormais sien. C’est donc par elle qu’il nous faut passer pour rejoindre son Fils.
 
Auguste Marie, sainte Mère de Dieu, sauvez le Roi et la France !
Notre-Dame de France, régnez sur nous !
Cœur Immaculé de Marie, hâtez vos triomphes ! Ainsi soit-il.
 
 

31/05/2017
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Neuvaine préparatoire au Pèlerinage du Puy (17-26 mai A.D. 2017)

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Neuvaine préparatoire au pèlerinage au Puy

(du 17 au 25 mai)

 

Pèlerinage au Puy

 

Veni Creator à réciter chaque jour.

 

 


17/05/2017
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Pèlerinage de la Confrérie Royale : Le Puy-en-Velay, 26 & 27 mai 2017

Annonciation - bas relief du maître-autel de la cathédrale du Puy

 

 

Annonciation (bas-relief du maître-autel de la cathédrale du Puy)

 

Pèlerinage de la Confrérie Royale
auprès de
Notre-Dame du Puy
les
26 & 27 mai 2017

 

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Le Puy est le plus ancien lieu d'apparition de Notre-Dame sur le sol de ce qui deviendra le Royaume de France, et nous vous avons déjà longuement entretenus de l'histoire de ces apparitions (cf. l'histoire du pèlerinage et de son jubilé ici et aussi l'histoire de Saint Georges et de son bâton miraculeux ici).

 

Après le succès et les grâces particulières (cf. ici) dont le Ciel a favorisé le pèlerinage jubilaire organisé conjointement par la Confrérie Royale et l'Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF) en juin 2016, encouragés par la bienveillance de Monseigneur l'Evêque du Puy et de Monsieur le Recteur de la Cathédrale-basilique Notre-Dame de l'Annonciation, les responsables de la Confrérie Royale ont pris la décision d'instituer de façon pérenne un pèlerinage légitimiste au Puy, sans attendre le prochain jubilé qui sera célébré en 2157 - c'est-à-dire dans 140 ans ! - puisque, même en dehors de la période du jubilé, la Cathédrale Notre-Dame du Puy reste un très important lieu spirituel en lien étroit avec la France et ses Souverains, et un sanctuaire majeur où la Très Sainte Vierge Marie se plaît à répandre ses grâces.

 

Dorénavant donc, chaque année les vendredi et samedi qui suivent la fête de l'Ascension seront la date régulière de ce pèlerinage à l'intention du Roi et de la France (cette année 2017 les 26 & 27 mai, en 2018 les 11 & 12 mai... etc.).
Pourquoi à cette date ? Parce que un très grand nombre de fidèles peuvent bénéficier du "pont de l'Ascension", et qu'en plaçant ce pèlerinage aux vendredi et samedi qui suivent l'Ascension les prêtres membres ou sympathisants de la Confrérie Royale peuvent se rendre disponibles pour venir au Puy sans que leur ministère paroissial de la fête de l'Ascension et du dimanche en soit gêné ou les oblige à trouver un remplaçant, ce qui se révèle parfois bien difficile en nos temps de "pénurie sacerdotale"... 

 

 

Statue de la Vierge Noire

 

Notre-Dame du Puy - Vierge Noire couronnée en 1856 au nom du Souverain Pontife :
« Entre tous les lieux du monde, l’auguste Mère du Sauveur s’est choisie spécialement cet endroit pour y être servie et honorée jusqu’à la fin des siècles... »
(paroles prononcées par les anges lors de la 2e apparition de la Vierge, en l'an 225)

 

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Insistons !

Il n'est pas indispensable de faire partie de la Confrérie Royale pour participer à ce pèlerinage : il est ouvert à tous les fidèles, à toutes les âmes de bonne volonté. Cela n'engage à rien, si ce n'est à unir ses prières à celles qui seront faites pour le Roi et la France !
Faire un pèlerinage pour le salut de notre Royaume n'est pas un luxe, mais une nécessité morale, spécialement en cette année centenaire des apparitions de Notre-Dame à Fatima (1917), où la Sainte Mère de Dieu avertissait l'humanité des maux qui aujourd'hui nous accablent, et appelait, comme auparavant à Lourdes (1858), à la conversion et à la pénitence.

Oui, il est plus que jamais nécessaire et urgent d'implorer du Ciel ses grâces pour le Roi et la France :
   - pour notre Roi légitime, Fils aîné de l'Eglise et du Sacré-Coeur, que les Lois Fondamentales du Royaume de France désignent en la personne de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, sous le nom de Louis XX, afin qu'il soit un roi selon le Coeur de Jésus ;
   - pour la France - « Regnum Galliae, Regnum Mariae » (Pie XI) - : pour que notre Patrie soit enfin consacrée au Sacré-Coeur de Jésus et qu'elle renoue avec sa si belle vocation de Fille aînée de l'Eglise ;
   - pour nos personnes (corps et âme), nos familles, nos provinces...

 

 

Statue de St Louis avec la Ste Couronne - Le Puy

 

Saint Louis portant la Sainte Couronne d'Epines
(statue en bois polychrome, chapelle du T. St Sacrement - cathédrale du Puy)

 

Programme du pèlerinage :

[ les Messes sont célébrées selon le rite latin traditionnel ]

 

- Vendredi 26 mai : 

 

Rassemblement à midi au Grand-Séminaire (accueil Saint-Georges).
Angélus Veni Creator
Déjeuner
Visite patrimoniale et spirituelle
Conférence de Monsieur le Grand-Prieur "Le Roi et la France, c'est tout un !" & Etat des lieux de la Confrérie
Grand'Messe
Dîner
Adoration du Très-Saint-Sacrement (pendant laquelle les prêtres seront à disposition pour les confessions).

 

- Samedi 27 mai :

 

Petit-déjeuner
Conférence du Secrétaire
Procession et Grand'Messe du Coeur Immaculé de Marie au maître-autel de la Cathédrale (avec les engagements dans la Confrérie Royale)
Déjeuner

 

Bénédiction et conclusion du pèlerinage.

 

Indications pratiques
(à lire avec la plus grande attention !)

 

Remarque préliminaire :
Il est évidemment possible à chacun, selon ses opportunités, d’arriver au Puy dès le jeudi de l’Ascension 25 mai et de n’en repartir que le dimanche 28 mai.
La Sainte Messe latine traditionnelle est célébrée en la chapelle des Clarisses (rue Sainte-Claire, au Puy) à 10h30, tant le jeudi de l'Ascension 25 mai que le dimanche 28 mai.

 

                                           Très important :

Chacun doit retenir son hébergement pour la totalité de son séjour (une, deux ou trois nuits en fonction du temps qu'il a prévu de rester au Puy) :
- soit dans un hôtel de son choix ou bien à l' "Auberge de jeunesse" proche de la Cathédrale (voir le site de l'Office de tourisme du Puy-en-Velay),
- soit au Grand-Séminaire Accueil Saint-Georges  (où auront lieu l'accueil, les repas, les conférences et certaines cérémonies)
Tél. : 04 71 09 93 10  / courriel : grandseminaire43@live.fr

 

Nota bene : 
Le Grand Séminaire offre aussi la possibilité de camper dans son parc pour une somme modique.

En revanche, les inscriptions pour les trois repas du pèlerinage (c'est-à-dire le déjeuner et le dîner du vendredi 26 & et le déjeuner du samedi 27 - chacun de ces repas est servi au prix de 12€) se font dès à présent auprès de Frère Maximilien-Marie : vivarais.legitimiste@gmail.com ou bien par téléphone : 04 75 65 49 20 (de préférence après 19 h)

Une libre participation sera demandée à chacun pour le réglement de la location de la salle de conférence et subvenir aux frais d'organisation.

 

Merci de vous inscrire sans retard 

Téléchargez, imprimez et renvoyez votre bulletin d'inscription, voir ici

 

Affiche pèlerinage 26-27 mai 2017


29/03/2017
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Neuvaine préparatoire à l'Epiphanie de N.-S.

 

Du 28 décembre au 5 janvier

Neuvaine 

pour l'établissement du Règne de Dieu

 

Adveniat Regnum Tuum ! 

 

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En cette Neuvaine officielle de la Confrérie, son Grand-Prieur, M. l’abbé de Saint-Taurin, célébrera chaque jour le saint-sacrifice de la Messe « ad pristinum Regnum restituendum », afin de hâter la restauration du Royaume (paroles tirées de l’office de sainte Jeanne d’Arc, « choisie par Dieu pour délivrer la France et la rendre à l’ancienne autorité royale »). Le saint jour de l’Épiphanie, la Messe sera dite en l’honneur de sainte Jehanne d’Arc et des Rois Mages « Pro Rege et Francia ». 

 

Chaque confrère est instamment invité à s’y associer, à se confesser, à assister si possible chaque jour à la sainte Messe et à y communier en offrant sa communion "pour le Roi et la France", intention qui est l’objet-même de la Confrérie royale. La prière à réciter sans fin est l'oraison dominicale, Notre-Seigneur Lui-même nous enseignant à prier en demandant l'avènement de Son Règne d'amour et de vérité.

 

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Première communion de sainte Jehanne d’Arc.

 

La Neuvaine sert de préparation idéale à la grande fête de l’Épiphanie, liturgiquement plus importante encore que celle de la Nativité de Notre-Seigneur  Jésus-Christ, et qui n’a d’égale que la Fête-Dieu.

Les Octaves de Pâques et de la Pentecôte sont de 1er ordre, celles de l’Épiphanie et de la Fête-Dieu de 2e ordre, et enfin celles de Noël, de l’Ascension et du Sacré Cœur de 3e ordre, acceptant les fêtes de Saints. En 1960, Mgr Bugnini, horresco referens, fit supprimer cette Octave plus que millénaire de l’Épiphanie.

De même que la fête de la Nativité de Notre-Seigneur correspond au baptême de notre premier roi Clovis par saint Remi en 496, et donc à la naissance du Royaume de France, de même l’Épiphanie, la « Fête des Rois », correspond à la naissance de notre héroïne nationale et Patronne en second de notre Patrie, en 1412.

 

Vénérable abbé Henri Marie Boudon

"C'est une pratique très-louable de plusieurs communautés, et d'autres personnes particulières, qui a commencé de s'établir en différentes provinces, et même en différents royaumes, de finir et de commencer toutes les années par une application spéciale au règne de Dieu. Que nous serions heureux si nous y donnions l'attention de tous nos esprits, et l'affection de tous nos cœurs durant toute notre vie, et à la mort, pour le pouvoir faire éternellement après notre mort ! On ne peut jamais ni mieux finir, ni mieux commencer les années. Pour cela on commence une neuvaine de dévotions le jour de la fête des saints Innocents, qui se termine la veille de la fête de la sainte Epiphanie de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et qui est le jour qu'Il a commencé de régner sur nous autres Gentils en la personne des Mages ; et ainsi c'est la grande fête de tout le Christianisme." Vénérable abbé Henri-Marie Boudon (1624-1702)grand-archidiacre d'Evreux et apôtre des saints Anges au XVIIe siècle 

 

Tous les jours de cette neuvaine on pense aux moyens de l'établissement du règne de Dieu ; on recherche en nous tout ce qui est contraire à l’établissement de ce Règne et on se confesse pour permettre à Dieu d’établir ce Règne en nous plus pleinement. 

 

Le vénérable abbé Henri Marie Boudon demande même que l’on assiste tous les jours à la Messe et que l’on communie pour que le règne de Dieu vienne en nous, mais aussi sur toute la terre.

 

Offrir ses peines quotidiennes, recourir à l'immaculée Mère de Dieu et à son Cœur immaculé ainsi qu’aux neuf chœurs des bons Anges, nous aidera à devenir des Saints. 

 

Chaque jour de la neuvaine peut être consacré à chacun des chœurs des Esprits bienheureux.

  1. On révère le premier jour les saints Anges du dernier chœur ; et c'est de ce chœur dont la divine Providence les prend ordinairement pour être les gardiens des hommes ;

  2. le second jour, les Archanges ; ce sont ces esprits bienheureux qui ont soin des provinces et des affaires publiques ;

  3. le troisième, les Principautés, qui veillent sur l'Eglise et sur les royaumes, et sur ceux qui les gouvernent ;

  4. le quatrième, les Vertus ; Dieu S'en sert pour prendre soin des cieux, de la terre, des eaux, des éléments, et ce sont les ministres de Ses grandes merveilles et de Sa toute-puissance ;

  5. le cinquième, les Puissances ; ce sont les anges qui résistent spécialement aux démons, et qui en empêchent le pouvoir ;

  6. le sixième, les Dominations, qu'Il emploie pour détruire ce qui est opposé à son divin empire, et pour l'établir ;

  7. le septième, les Trônes ; ce sont les anges de Sa paix divine dans les particuliers et dans les Etats ;

  8. le huitième, les Chérubins ; ce sont les esprits de Sa science et de Ses admirables lumières ;

  9. le neuvième, les Séraphins ; c'est par-eux qu'Il opère les grands effets de Son plus saint amour.

Christ-Roi, Baptistère de la Cathédrale de Padoue

 

On implorera aussi le secours de tous les Saintsde saint Josephde saint Jean-Baptistedes saints Apôtres et en particulier de saint Pierre et de saint Paul et de saint Jean l'Evangéliste.

 

 

Pratique de la Neuvaine 

 

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Ceux pour qui les prières ci-dessous sont trop longues peuvent choisir celle(s) qu'ils veulent.

Le principal est d'être fidèle chaque jour aux prières choisies.

 

 

Ô très-sainte et suradorable Trinité, que Votre Nom soit sanctifié, que Votre Règne vienne. Que le moment de la mort est aimable dans cette vue ! Ainsi soit-il. Venez, Seigneur Jésus.

 

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VENI CREATOR SPIRITUS

 

V/ Emitte Spiritum Tuum et creabuntur.

R/ Et renovabis faciem terrae.

 

Oremus.

Deus, Qui corda fidelium Sancti Spiritus illustratione docuisti, da nobis in Eodem Spiritu recta sapere, et de Ejus semper consolatione gaudere. Per Christum Dominum nostrum. Amen.

 

La Sainte Famille par Francesco Raibolini, Bologne, vers 1450



 Oraison à la Très Sacrée Vierge Marie


Je vous salue, ô Marie, Fille bien-aimée de Dieu le Père ;

Je vous salue, ô Marie, Mère de Dieu le Fils ;

Je vous salue, ô Marie, très-digne Epouse du Saint-Esprit Dieu ;

Je vous salue, ô Marie, divin Temple de toute la très-sainte et adorable Trinité. 

 

Ô très-sacrée Vierge, abîmé dans mon néant, je vous demande en toute humilité, par toutes ces divines qualités qui vous unissent d'une manière ineffable avec toute la très-sainte Trinité, que mon esprit et mon cœur soient entièrement purifiés par la grâce de votre Fils, l'adorable Jésus, afin que mon âme n'apporte plus d'obstacle à tout ce que les trois Personnes divines voudront opérer en elle, afin qu'étant net de cœur je les puisse voir partout, où elles sont plus véritablement qu'aucune des choses visibles qui y sont.

 

Que je puisse voir en toutes choses le Père éternel engendrant Son Fils, et le Père et le Fils produisant le Saint-Esprit.


Que comme il est vrai que nous marchons, que nous nous reposons, que nous touchons, que nous voyons, que nous entendons, que nous pensons, que nous parlons, voulons et faisons tout dans l'être infini de Dieu, dans les trois Personnes adorables de la très-glorieuse Trinité, ah ! qu'il puisse aussi être vrai qu'en toutes choses, sans réserve, adorant, bénissant, aimant, et glorifiant cette Trinité suradorable, nous accomplissions avec une parfaite soumission Ses ordres, à ce que Son règne soit établi au-dedans de nous et par tous les siècles des siècles.

 

Amen, amen. Fiat, fiat. Ô Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul !

 

 

 

 

 

 

Oraison pour demander l’établissement de l’intérêt de Dieu seul.

 

Adorable Jésus qui avez dit : « Demandez et vous recevrez », quoique je ne sois que poudre et cendre, j’oserai bien me présenter en la présence de votre divine Majesté pour lui parler en toute humilité, et avec tout le respect qu’il m’est possible.

 

Appuyé sur le commandement que vous m’avez fait, et instruit par les divins enseignements que vous m’avez donnés, j’ose, bien abîmé au-dessus du néant, vous offrir cette prière que mon âme vous présente du plus profond de mon cœur.

 

Vous avez voulu que je vous prie : c’est ce que je fais ; je le fais en votre nom comme vous l’avez ordonné et je ne le veux faire qu’en la manière qu’il vous a plu pour la sanctification de votre nom sacré, pour l’avancement de votre Royaume, pour l’accomplissement de votre volonté en la terre comme au ciel.

 

Ecoutez donc favorablement, ô mon Seigneur et mon Dieu, ces prières que nous vous faisons puisque nous vous prions par votre ordre comme vous l’avez institué et pour les fins que vous nous avez marquées ; c’est votre seule gloire que nous recherchons, c’est votre seule gloire que nous désirons, c’est votre seule gloire que nous demandons.

 

Ô Père éternel, regardez amoureusement, non pas vos créatures qui ne méritent que l’enfer, mais votre Fils bien-aimé : regardez les intérêts de son saint Nom et non pas ceux des hommes qui ne sont que des intérêts du néant.

 

Pour l’honneur de ce Nom sacré, faites que tous les peuples en connaissent, honorent, en aiment les grandeurs et les excellences ; par les mérites de sa très douloureuse mort, faites que l’Evangile soit prêché à toutes les Nations et à tous les infidèles, faites en votre vertu toute-puissante qu’il soit reçu partout ; que le grand Roi Jésus règne souverainement sur tous les cœurs.

 

Détruisez par la force de votre bras tous les obstacles que les démons, que la nature et le monde y apportent.

 

Bénissez de vos plus saintes bénédictions tous ceux qui travaillent à faire connaître et aimer votre Fils bien-aimé, et fortifiez-les de vos plus puissants secours.

 

Ruinez l’hérésie, ôtez les schismes, anéantissez le péché, afin que tous les esprits soient dans la vérité et toutes les voluptés en l’amour de vous seul.

 

C’est ce que nous vous demandons uniquement : que vos intérêts soient établis, c’est tout ce dont nous vous prions.

 

Etablissez-les donc, ô Père des lumières, ô Père tout-puissant, en faisant connaître et aimer Jésus, en donnant et augmentant la dévotion pour la très sainte Vierge, la digne Mère de cet aimable Sauveur, pour tous les neuf chœurs des Anges et les Princes de votre Cour céleste ; nous vous demandons cette grâce, renonçant en votre présence au propre intérêt que nous voulons avoir en horreur le reste de notre vie, que nous voulons toujours regarder comme l’abomination de toute désolation, et nous vous demandons cette faveur.

 

Par Jésus notre Seigneur, votre Fils, qui vit et règne avec vous en l’unité du Saint Esprit, par tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

 

&

Neuvaine aux Rois Mages

 

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Prière pour demander des grâces par l’intercession
des Saints Rois Mages Gaspard, Melchior et Balthazar

 

Saints Mages d’Orient qui, bien que n’appartenant pas par la naissance au peuple de la Promesse, aviez connaissance des anciennes prophéties annonçant l’Astre qui se lèverait en Jacob, vous dont les âmes brûlaient de saints désirs dans l’espérance de voir se lever cette étoile miraculeuse, nous vous en prions, quelque épaisses que soient les ténèbres du monde qui nous entoure et quelque ardues que soient les difficultés que nous rencontrons, obtenez-nous de ne jamais céder aux tentations du découragement mais de tenir toujours une indéfectible confiance et une invincible espérance, pour avancer sans faiblir à la lumière des promesses de Dieu…

Pater noster… ; Ave, Maria… ; Gloria Patri…Saint Gaspard, Saint Melchior et Saint Balthazar, priez pour nous !

 

Saints Rois d’Orient, qui avez obéi sans hésitation et sans retard à l’invitation de l’Astre miraculeux, qui avez obéi sans hésitation et sans retard aux oracles des Saintes Ecritures lorsqu’ils vous furent révélés, puis qui avez obéi sans hésitation et sans retard aux ordres divins que l’ange vous manifestait en songe, quand bien même tous les arguments de la raison humaine vous pouvaient crier que cela était insensé, nous vous en prions, quelque virulentes que puissent être les oppositions qui s’élèvent de toutes parts contre la foi chrétienne divinement révélée, obtenez-nous de demeurer toujours fermes et forts dans cette foi, et de marcher sans défaillance dans les voies de la fidélité, inébranlables jusqu’au martyre si Dieu nous fait la très grande grâce de nous y appeler.

Pater noster… ; Ave, Maria… ; Gloria Patri…Saint Gaspard, Saint Melchior et Saint Balthazar, priez pour nous !

 

Très Saints Rois Mages, qui, en dépit de toutes les apparences contraires, avez reconnu le puissant Roi des rois dans ce Nouveau-né vulnérable et pauvre que vous présentait Sa Mère, avez adoré votre Dieu dans les abaissements inouïs de Son Incarnation, et avez confessé qu’Il serait l’unique Rédempteur et l’universel Sauveur par les souffrances de Sa Passion, nous vous en prions, malgré nos propres faiblesses et nos péchés, obtenez-nous à nous aussi ce très ardent amour qui a embrasé vos cœurs lorsque vous vous êtes prosternés devant l’Enfant Jésus, de sorte que, ouvrant nous aussi les trésors de nos cœurs, nous Lui offrions à tout moment et en toutes occasions l’or d’une authentique charité, l’encens d’une prière continue et la myrrhe d’une généreuse pénitence.

Pater noster… ; Ave, Maria… ; Gloria Patri…Saint Gaspard, Saint Melchior et Saint Balthazar, priez pour nous !

 

 Prière de Frère Maximilien-Marie

 

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Saints Rois Mages, priez pour les Rois et les Princes chrétiens.

Restaurez nos rois légitimes.

Sanctifiez-les. 

Qu'ils gouvernent par Vous et pour Vous. 

Donnez-leur paix et concorde.

 

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27/12/2016
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Sermon du mardi 6 décembre 2016

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   A l'invitation du président du Cercle légitimiste de Nîmes, le grand-prieur de la Confrérie royale était ce 6 décembre à Nîmes afin de célébrer à la chapelle Sainte-Eugénie de cette cité languedocienne, à l'occasion du 1er mardi du mois, la Messe pro Rege et Francia, au cours de laquelle deux nouvelles entrées de membres étaient reçues (un associé, un plénier), avec la prononciation d'un Voeu de consécration à la Couronne, par le plus jeune membre de la Confrérie (8 ans), avec l'autorisation et encouragement de ses parents.

    Jouée par l'un des meilleurs organistes de la ville, chantée intégralement par la belle chorale de la chapelle, servie par un nombre honorable d'enfants de choeur, fleurie comme il se doit, devant une bonne trentaine de fidèles dont des représentants de l'armée, la Messe fut célébrée en présence du représentant de la Principauté de Monaco, son consul à Montpellier : soit "en présence des autorités civiles et militaires"...

 

+

            Monsieur le Consul,

            Monsieur le Président,

            Chers Fidèles,

 

Ce fut une grande joie pour moi d’accepter votre invitation à célébrer la Messe de saint Michel du 1er mardi du mois « pour le Roi et la France », comme il est de tradition en France depuis Anne d’Autriche, qui obtint ainsi, sur le conseil de M. Olier, la fin de la Fronde. C’est que le premier des Séraphins est l’ange tutélaire du royaume des Lys, reconnu comme tel par Charlemagne, par Charles VII, par Louis XV, le dernier souverain à s’être consacré à lui. Clin d’œil de la Providence : c’est au jour de sa fête que naquit le comte de Chambord.

 

Nous demandions au début de cette Messe à l’Ange gardien et Protecteur de la France, saint Michel : « Dans la confiance, unis les Français, protège la France, donne-nous la paix ». Désireux de retrouver dans cette douce France la tranquillité de l’ordre, nous supplions le premier des Séraphins, la première des créatures à avoir témoigné sa fidélité à Dieu, de rassembler nos compatriotes pour le bien commun de la France. Vous avez répondu ce soir à l’appel à prier pour le salut de notre Patrie, en bien triste état.

 

A l’heure où l’institution de la famille est si attaquée par l’ennemi du genre humain et ses actifs serviteurs, je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec notre pays. Car voyez-vous, les parents comme la Patrie sont l’objet de la vertu de piété filiale. Parce qu’on ne pourra jamais leur rendre tout ce que l’on en a reçu. Et parce que la nation est une famille de familles ; de nombreuses contrées ont ainsi adopté le régime le plus conforme à l’ordre familial voulu par Dieu. Aînée de toutes les familles, la famille royale, ou princière, incarne aux yeux de tous, autour de l’occupant du trône : l’unité, l’exemple, la pérennité, la stabilité, la légitimité dont ont tant besoin tous les membres de cette grande famille. Un roi comme Louis XVI avait conscience d’être le chef des chefs de famille de France, le père des pères de familles.

 

La tête du corps mystique temporel n’a pas pour seule fonction de jouer un rôle de figuration et de modèle ; le propre de la tête est de commander au corps pour son bien. Le Sacerdoce n’a pas d’autre mission, dans le Corps mystique surnaturel qu’est l’Église.

« Il y a grande pitié au royaume de France ! », s’écriait sainte Jeanne d’Arc. C’est la même chose aujourd’hui. Comme la plus grande partie des pays, il n’y a plus de vraie recherche du bien commun, but de toute politique digne de ce nom : les élections récentes et à venir manifestent bien qu’il y a aura toujours conflit, parti contre parti. 

 

Où les enfants (je ne dis pas les mineurs, je dis les enfants, puisque même adulte, un fils demeure l’enfant de ses parents), où les enfants trouveront-ils une véritable unité, un bon gouvernement, qui mettra fin à leurs rixes et chamailleries sans fin ? Certains proposent que le frère le plus doué, ou le plus fort, prenne la direction de la famille. D’autres proposent de choisir eux-mêmes le beau-père idéal à faire épouser à leur mère, la France, si possible un homme fort. Mes Frères, à la place de tous ces plans hasardeux, la solution pour le pays comme pour nos familles, n’est-il pas de recourir directement à celui qui, de droit divin, jouit des grâces d’état nécessaires au bon gouvernement de la famille, à savoir le père ? A l’échelle nationale, au-dessus, au sommet de toutes les familles, se trouve le roi, le père de ses sujets, comme Louis XII se félicitait d’être appelé. Alors certes, le père de famille – le grand absent de notre société, pour son plus grand malheur – n’est sans doute pas parfait, il a comme chacun de nous ses défauts et ses qualités, l’histoire a pu apporter des tensions – nous connaissons tous cela dans nos foyers ; mais il occupe la place de pierre angulaire dans cet ordre divin. Et il garantit l’application de la doctrine sociale de l’Église selon le génie français, pour reprendre l’expression de saint Pie X.

 

Cette Confrérie royale à laquelle certains d’entre vous s’agrègent aujourd’hui, est l’union de prières de toutes les bonnes volontés, pour la personne et la mission de l’héritier et successeur de nos rois. Je m’empresse de préciser à quoi engage l’engagement dans la Confrérie :

–tout d’abord l’engagement au triple angélus quotidien, puisque si nous défendons la restauration de l’ordre dans le pays, cela commence dans notre propre vie ; puisque l’harmonie a besoin de rythme, quel meilleur rythme que l’angélus qui nous rappelle, depuis Louis XI, le merveilleux mystère de l’Incarnation auquel nous nous préparons ?

–ensuite la sanctification du 25e jour de chaque mois ;

–et pour ceux qui font le Vœu de consécration à la Couronne de France : l’offrande à l’avance de la valeur de toutes ses bonnes actions pour le Roi et la France.

 

L’héritier et successeur de nos rois, donc, ne se choisit pas mais se reçoit. Celui que désignent aujourd’hui les Lois fondamentales du Royaume, la Constitution non écrite de la France, forgée au fil des siècles, est Mgr le prince Louis, le Très-Chrétien, Lieutenant de Dieu, fils aîné de l’Église, défenseur-né de la Sainte Église romaine. En lui, l’État recouvre son chef-né, le royaume accueille son roi, les sujets retrouvent leur père, la France reconnaît son époux légitime.

 

C’est tout cela que notre premier roi, Clovis Ier, assuma lorsque coula sur son front l’eau salutaire du baptême. Dois-je vous rappeler qu’à ce moment exact, son mariage naturel légitime avec sainte Clotilde devenait ipso facto sacramentel. Cela n’est pas anodin, puisqu’au même moment, il épousait mystiquement la France.

(Et dans un instant, c’est le Vœu d’un tout jeune nouveau membre prénommé comme ce grand roi, que je recevrai à l’autel).

 

Lorsque le pape Jean-Paul II nous appelait à la fidélité aux promesses de notre baptême, il évoquait cette alliance entre Dieu et la France naissante, au baptistère de Reims. Y sommes-nous fidèles ? Nous proposons-nous de la redécouvrir ? La portons-nous dans nos cœurs, dans nos esprits comme dans nos âmes ? Retrouverons-nous, comme Monsieur le Consul, la grâce d’avoir un prince à aimer et servir, image terrestre du Christ Roi dans notre pays propre ?

 

Comme l’a admirablement rappelé Mgr le duc d’Anjou dans sa déclaration aux Français du 25 août dernier : l’idée de Patrie a essayé de remplacer « l’amour du Roi et de la Couronne ». Vous êtes aujourd’hui appelés, mes Frères, à les retrouver et à en faire votre première intention de prière, le garant du bien commun étant indispensable pour les différents biens particuliers sur lesquels il prime nécessairement.

 

De même que saint Louis a pu imiter le Roi des rois pour être un bon et saint roi, de même les parents doivent-ils comprendre et admirer la royauté pour l’exercer à leur place propre, à la tête du foyer, dont le père et la mère sont le roi et la reine, et où leurs enfants sont leurs sujets aimants et aimés.

 

Le 24 janvier dernier, le Prince déclarait :

« Le fait d’avoir exécuté le monarque a coupé ce lien filial si particulier, si fondamental, qui unissait le Roi et son peuple ; qui unissait le peuple à son histoire. C’est ce lien qu’évoquent ces commémorations annuelles. Ce désir de retrouver la filiation perdue ». Car « la mort du Roi […] atteint, au plus profond, chacun d’entre nous, […] parce qu’elle est contraire aux fondements-mêmes de l’âme française ».

 

« On ne bâtira pas la cité autrement que Dieu ne l'a bâtie, enseignait quant à lui le grand Pie X ; on n'édifiera pas la société, si l'Église n'en jette les bases et ne dirige les travaux ; non, la Civilisation n'est plus à inventer ni la Cité nouvelle à bâtir dans les nuées. Elle a été, elle est : c'est la Civilisation chrétienne, c'est la Cité catholique. Il ne s'agit que de l'instaurer et la restaurer sans cesse sur ses fondements naturels et divins contre les attaques toujours renaissantes de l'utopie malsaine, de la révolte et de l'impiété : omnia instaurare in Christo ».

A deux jours de la fête de l’Immaculée Conception, nos pensées vont bien sûr au centenaire de Fatima. En méditant les apparitions, il est étonnant qu’au beau milieu du XXe siècle, en 1931, Notre-Dame ait prononcé ces paroles : « Ils n’ont pas voulu écouter ma demande… ! Comme le Roi de France, ils s’en repentiront et ils le feront, mais ce sera tard ». N’êtes-vous pas stupéfaits de constater que cette manifestation de notre Mère, si cruciale pour notre époque, si grave quant à ses prophéties, si admirable par ses miracles, fasse mention, près de 150 ans après la Révolution, de la non-consécration de la France au Sacré-Cœur par Louis XIV, comme le demandait Notre-Seigneur ? La France au Cœur de Jésus, la Russie au Cœur de Marie : voilà le plan du Ciel. Un plan qui, en 2016, n’est toujours pas réalisé, à cause de la faiblesse, de l’infidélité et de l’inconstance humaines.

 

Le lien entre les deux n’est pas qu’une allusion : Notre-Dame ne parle pas pour ne rien dire ; elle eût pu citer un autre exemple, voire ne faire aucune relation avec d’autre événement. Mais le lien est ici fondamental : aussi, après les Messes basses, êtes-vous invités, chers Français, à obéir à la demande de Pie XI d’offrir les prières léonines pour la conversion de la Russie, de même qu’actuellement, de nombreux Orientaux prient pour le roi de France, comme la Confrérie royale peut en témoigner.

 

Il y a 105 ans, le 27 novembre 1911, saint Pie X  déclarait : 

« Que dirai-je, maintenant, à vous fils de France, qui gémissez sous le poids de la persécution? Le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux fonts baptismaux de Reims se repentira et retournera à sa première vocation. Les fautes ne resteront pas impunies mais elle ne périra jamais la fille de tant de mérites, de tant de soupirs et de tant de larmes. Un jour viendra, et nous espérons qu’il n’est pas éloigné, où la France, comme Saul sur le chemin de Damas, sera enveloppée d’une lumière céleste et entendra une Voix qui lui répétera : “Ma fille, pourquoi me persécutes-tu ?”  
Et sur sa réponse : “Qui êtes-vous, Seigneur ?” La Voix répliquera : “Je suis Jésus que tu persécutes. Il t’est dur de regimber contre l’aiguillon, parce que, dans ton obstination, tu te ruines toi-même.” Et la France, frémissante et étonnée, dira : “Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? ” 
Et la Voix répondra : Lave-toi de tes souillures qui t’ont défigurée, réveille dans ton sein les sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, Fille aînée de l’Eglise, nation prédestinée, vase d’élection, va porter, comme par le passé, mon Nom devant tous les peuples et tous les rois de la terre” ».     

La France doit regagner son Histoire interrompue, elle doit s’illustrer au service de Dieu qui lui assurera prospérité ici-bas et bonheur éternel au Ciel. « Les grands évêques et les grands monarques, qui ont créé et si glorieusement gouverné la France, ont su donner à leur peuple la vraie justice, et le vrai bonheur » écrivait saint Pie X à nos évêques, à la Saint-Louis 1910.

 

Et je terminerai avec les paroles du Prince en début d’année :

« Ceci ne peut être simplement formel. La Royauté ce n’est pas une république couronnée. Elle est avant tout un ensemble de valeurs vécues et partagées, puisque ce sont d’elles que vient l’unité entre toutes les composantes du pays. Par le passé, ces valeurs étaient directement issues du baptême chrétien de Clovis. Actuellement elles sont à retrouver, à reconstruire et surtout pas à travestir par des slogans. La France, en renouant avec ce qui l’a animée tout au long de son histoire, pourra alors surmonter difficultés et épreuves et reprendre le cours de sa destinée ».

Ainsi soit-il. +

 

 


12/12/2016
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Pèlerinage légitimiste à Tours

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+ PRO REGE ET PRO FRANCIA +

 

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Profitez de cette grande fin de semaine fériée pour participer au

2e pèlerinage de la Confrérie royale

 

Vendredi 11 novembre de l'an de grâce 2016

 

Pèlerinage pro Rege et Francia à la

Basilique Saint-Martin de Tours

Plus ancien lieu de pèlerinage de Gaule

 

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Rendez-vous sur le parvis de la basilique vers 10h20.

 

10h30 : Instruction

sur la vertu de piété filiale, 

salle Sainte-Jeanne d'Arc

suivie d'un repas tiré du sac

Merci d'apporter votre repas

(abstinence de viande car vendredi)

 

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14h : Grand'Messe solennelle à la crypte

au Tombeau de saint Martin

suivie de la vénération des reliques 

sur les côtés de la châsse

&

Absoute solennelle

devant le monument dédié aux soldats de la 1re Guerre mondiale

en ce centenaire de la bataille de Verdun (1916)

 

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Merci à la communauté des Bénédictines du Sacré-Coeur de Montmartre

pour son bienveillant accueil.

 

 


09/11/2016
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Pèlerinage à Tours & Neuvaine préparatoire

Pèlerinage à Tours.png
 

Le vendredi 11 novembre étant férié et normalement suivi d'un "pont", 

vous n'avez aucune excuse à avancer pour vous défiler !

 

Les lieux de l'instruction et du repas seront prochainement indiqués en ligne.

 

St_Martin
 

NEUVAINE À SAINT MARTIN DE TOURS

(2-10 NOVEMBRE 2016)

comme préparation au Pèlerinage de la Confrérie royale à Tours le 11 novembre
 
La Neuvaine peut être récitée pour la France et le Roi à d'autres dates.
 
 
Premier jour
Fidélité à la grâce

Saint Martin qui, dès l'âge le plus tendre, avez été prévenu de la douceur des bénédictions célestes et divinement éclairé des lumières de la foi; vous, dont la correspondance à la grâce mérita,que Dieu la répandit sur vous avec tant d'abondance: obtenez-nous une fidélité semblable à la vôtre; faites que, diligents et attentifs à suivre toutes les inspirations du Saint-Esprit, nous progressions sans cesse dans cette foi qui fait les saints. O saint Martin, puissions-nous conserver toujours intact ce trésor qui nous a été légué par votre ministère. Faites qu'excités par vos exemples et soutenus par votre protection nous avancions d'un pas ferme et rapide dans la voie des commandements du Seigneur. Ainsi soit-il.
 
Pater, Ave,
Saint Martin, priez pour nous
 
 
Deuxième jour
Esprit de charité

Saint Martin qui, même avant la grâce du baptême, avez eu le bonheur de vêtir Jésus-Christ dans la personne du pauvre en lui partageant votre manteau, demandez et obtenez pour nous cet esprit de charité, signe distinctif des élus; faites que nous comprenions et aimions le mystère de la pauvreté; détachez nos esprits et nos cœurs des biens de la terre, afin que, découvrant des yeux de la foi un Dieu caché sous les haillons de la misère, la pensée de soulager Jésus dans la personne de ses pauvres rende nos aumônes et plus abondantes et plus méritoires. Ainsi soit-il.
 
Pater, Ave,
Saint Martin, priez pour nous
 
 
Troisième jour
Courage chrétien

Saint Martin qui avez tout sacrifié pour suivre Jésus-Christ, vous qui ne craigniez pas d'affronter, seul et sans armes, d'innombrables ennemis, obtenez-nous, avec un complet détachement des choses du monde, cette merveilleuse confiance dans le secours d'en haut ; qu'à votre exemple, armés de la Croix, nous devenions redoutables aux ennemis de notre salut, ne rougissant jamais de nos croyances, toujours prêts à proclamer notre foi autant par nos actes que par nos paroles; faites-nous chercher avant tout le divin Jésus et que ni la prospérité, ni l'adversité, ni la vie, ni la mort, ni aucune puissance ne puisse nous séparer de son amour. Ainsi soit-il.
 
Pater, Ave,
Saint Martin, priez pour nous
 
 
Quatrième jour
Esprit intérieur

Saint Martin dont l'âme, à peine régénérée par le baptême, soupirait après la solitude et le recueillement; vous qui cherchiez près d'Hilaire la connaissance exacte de la religion et de ses devoirs, communiquez à nos âmes cette soif ardente de la vérité et ce besoin de vie intime avec Dieu; faites qu'au milieu des tracas do la vie nous sachions trouver Dieu à l'heure de la prière et que notre ferveur rachète les faiblesses do notre nature déchue, afin que commence dès ici bas cette bienheureuse union que nous espérons mériter par votre entremise pour l'éternité. Ainsi soit-il.
 
Pater, Ave,
Saint Martin, priez pour nous
 
 
Cinquième jour
Esprit de renoncement

Saint Martin qui poursuivre plus parfaitement le divin Maître renonciez à tout ici-bas, et pour le mieux servir recherchiez les lieux les plus déserts, faites qu'à l'exemple des pieux solitaires, venus se mettre sous votre conduite pour mieux pratiquer la vertu, nous ressentions nous aussi un vif, désir de la perfection; ne soutirez pas que nous nous contentions du strict nécessaire, mais donnez-nous le désir de copier entièrement comme vous le divin Modèle, afin qu'animés de son esprit, vivant de sa vie, nous arrivions au bonheur que Dieu promet à qui sera conforme à l'image de son divin Fils. Ainsi soit-il.
 
Pater, Ave,
Saint Martin, priez pour nous
 

Sixième jour
Esprit de foi

Saint Martin, modèle achevé d'humilité, de patience, de douceur et de mortification, vous dont les vertus excitaient l'admiration et qu'aucune tribulation ne put jamais émouvoir, imprimez profondément dans nos âmes cette conviction, que les peines de cette vie ne sont rien en comparaison du poids éternel de gloire qui en sera la récompense; faites-nous voir toujours la main miséricordieuse du Maître dans les épreuves qu'il nous envoie, afin que comme lui, portant courageusement nos croix, nous arrivions dans son royaume par ce chemin de la contradiction et de la souffrance, qui est la voie la plus sûre de la gloire et du bonheur éternels. Ainsi soit-il.
 
Pater, Ave,
Saint Martin, priez pour nous
 
 
Septième jour
Zélé de la gloire de Dieu

Saint Martin, plein de zèle pour le salut des âmes, qui, revêtu malgré vous de la dignité épiscopale, en avez si parfaitement rempli les charges, parcourant les campagnes pour prêcher Jésus-Christ, détruisant les temples des idoles et leur culte; vous qui ne craigniez pas d'exposer votre vie pour convertir les infidèles, n'oubliez pas que nous sommes les fils de ceux que vous évangélisiez avec tant d'amour; continuez et perfectionnez du haut du ciel l'oeuvre commencée sur celle terre; préservez de toute erreur un troupeau qui vous est cher et gardez-nous pure et intacte la foi que vous avez prêchée à nos aïeux. Ainsi soit-il.
 
Pater, Ave,
Saint Martin, priez pour nous
 

Huitième jour
Esprit de pénitence

Saint Martin, dont le merveilleux apostolat a été signalé par des miracles sans nombre; vous qui rendiez la santé aux malades cl aux infirmes, qui chassiez les démons et guérissiez les lépreux; vous qui avez ressuscité trois morts et qui conversiez si familièrement avec Dieu et avec sa sainte Mère, maintenant que vous êtes près d'eux, votre puissance ne saurait être amoindrie; utilisez-la en notre faveur; il y a encore parmi nous tant de malades et de morts spirituels! obtenez la guérison des uns, la résurrection des autres, pour tous, la persévérance dans l'étude et l'imitation de vos vertus, afin qu'un jour nous soyons aussi associés à votre récompense. Ainsi soit-il.
 
Pater, Ave,
Saint Martin, priez pour nous
 

Neuvième jour
Grâce d'une bonne mort

Saint Martin, pasteur ineffable qui, sur le point de recueillir la récompense, consentiez à continuer le travail par dévouement à votre troupeau ; vous qui regardiez sans terreur les approches de la mort et pouviez défier l'ennemi du salut de trouver rien en vous qui lui appartînt; donnez-nous un peu de cet esprit de charité dont vous étiez rempli et obtenez-nous cette innocence de vie qui donne la résignation et la confiance. A cette heure, suprême amenez près de nous la divine Marie et nos saints Anges, pour écarter les esprits de ténèbres et faites que, munis des sacrements de l'Eglise, nous passions de cette vallée de larmes dans la terre des vivants, pour y chanter éternellement avec vous les miséricordes du Seigneur. Ainsi soit-il.
 
Pater, Ave,
Saint Martin, priez pour nous
 
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03/11/2016
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Invitation

25 AOÛT 2016

1ER ANNIVERSAIRE DE LA CONFRÉRIE ROYALE

 
La Confrérie Royale
a la joie et l'honneur de vous convier à la
 
Messe de son premier anniversaire
célébrée pour S.M. le Roi Très-Chrétien
et au 
Te Deum d'action de grâces
 
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le jeudi 25 août 2016
en la fête nationale de la Saint-Louis
à 12h45 à Paris
en l'église Saint-Germain-l'Auxerrois,
ancienne paroisse des Rois de France
 
grâce au bienveillant accueil de M. le Curé, Mgr Gilles Annequin.
 
Célébrée par M. l'abbé de Saint-Taurin, prieur,
la Messe latine traditionnelle verra à l'Offertoire les nouveaux membres prononcer leur Voeu de consécration à la Couronne de France pour les uns, et leur engagement dans la Confrérie pour les autres.

Confrérie (présentation et modalités d'inscription)
Voeu de consécration à la Couronne de France

Pour information, merci de prévenir de votre présence au secrétariat : confrerie.royale@yahoo.fr
Entrée libre et gratuite, bien évidemment.
 
 
Seigneur sauvez le Roi !
Saint Louis, protégez votre successeur !
Vive le roi Louis XX !
Longue vie au Roi !
 

06/08/2016
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Pèlerinage au Puy (Remerciements)

Armes Confrérie 2.png

 

Remerciements officiels

 

A une semaine du Pèlerinage jubilaire au Puy, la Confrérie royale remercie du fond du coeur :

 

-tout d'abord la Très-Sainte-Trinité, le Sacré-Coeur de Jésus, Notre-Dame de France et du Puy, saint Michel Archange et tous nos chers Saints et Anges gardiens, pour la réussite surnaturelle de cet humble pèlerinage de la Légitimité (on nous rapporte déjà une guérison inexpliquée...).

 

-S.M. Très-Chrétienne le Roi de France, notre Souverain bien aimé, pour ses vifs encouragements et son ordre de prier avec ferveur pour la protection de la France ;

 

-Mgr l'Evêque du Puy, S.Exc.R. Mgr Luc Crépy, pour sa généreuse bénédiction ; il nous a instamment demandé nos prières : nous ne l'oublions pas ;

 

-M. le Curé du Puy et de Ceyssac (paroisse Saint-Laurent), don Thomas Diradourian, pour son bienveillant accueil et chaleureux soutien ;

 

-M. l'abbé Henri Vannier, desservant habituel de l'église de Ceyssac pour la Messe latine traditionnelle ;

 

-M. le Recteur de la Cathédrale-Basilique du Puy, M. l'abbé Emmanuel Gobilliard - évêque auxiliaire nommé de Lyon -, pour nous avoir reçus et nous avoir confié la vénération de la Sainte Epine du Christ ;

 

-le secrétariat du Jubilé, en particulier Mme Juliette Crouzet, sa responsable, qui a toujours été attentive à nos demandes, et les nombreux bénévoles nous ayant accueillis au Village du Jubilé et accompagnés lors du Parcours jubilaire ;

 

-les Soeurs apostoliques de Saint-Jean (notamment Sr Agnès de Jésus) pour nous avoir inclus dans le programme du Jubilé et nous avoir fait célébrer le vendredi du Sacré-Coeur au maître-autel de la Vierge noire.

 

-tous les pèlerins nous ayant rejoints, parfois des provinces les plus éloignées du Royaume ! et notamment toutes les familles nombreuses qui ont su combiner recueillement et surveillance de l'avenir de la France...

 

-tous ceux qui, ne pouvant nous accompagner physiquement, se sont unis intimement par la prière ;

 

-un très grand merci à nos organisateurs sans lesquels ce pèlerinage n'aurait pas été possible :

   o M. le président de l'Union des Cercles Légitimistes de France, M. Pierre Bodin ;

   o M. l'Aumônier du Pèlerinage, M. le chanoine Frédéric Goupil ;

   o le Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur, le Cercle légitimiste du Vivarais et les ouvriers de l'ombre (Loïc, Romain, etc.) ;

   o le Clergé nous ayant accompagné, avec une mention spéciale pour M. l'abbé Philippe Godard, qui a élevé nos âmes par ses pieuses et savantes (dans notre  bouche, ce ne sont ni des gros mots, ni des moqueries) méditations, et nos chants par son souffle héroïque (allez faire chanter cent pèlerins et tous ceux qui les regardent et imitent, dans les rues du Puy !) ;

 

-enfin nos quatorze recrues qui se sont engagées par voeu à être les Gardes de l'âme de notre cher Roi, par leur consécration à la Couronne de France pour le salut et la sanctification de notre Roi et de notre France, Royaume du Christ Dont il est le lieutenant sur terre.


14/06/2016
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Pèlerinage au Puy (Sermon du dimanche 5 juin)

SERMON DE LA MESSE DU DIMANCHE 5 JUIN 

en l'église de Ceyssac

 

Armes Confrérie 2.png

 

 

                   Mes bien chers Frères,

        

         En cette solennité du Sacré-Cœur de Jésus, je m’en voudrais de ne pas rappeler les paroles de notre Dieu et Roi à une humble fille de saint François de Sales du couvent de Paray au sujet du grand Louis XIV : 

« Fais savoir au Fils aîné de Mon Sacré-Cœur que, comme sa naissance temporelle a été obtenue par la dévotion aux mérites de Ma sainte Enfance, de même il obtiendra sa naissance de gloire éternelle par la consécration à mon Cœur adorable qui veut triompher du sien et, par son entremise, de celui des grands de la terre. Il veut régner dans son palais, être peint dans ses étendards et gravé dans ses armes, pour les rendre victorieuses de tous ses ennemis et de tous ceux de la sainte Eglise ».

Cette histoire d’amour, si je puis dire, avait commencé 1000 ans plus tôt. En effet, dès notre premier roi, au prologue de la loi salique, l’amour de Jésus était honoré : « Vive le Christ Qui aime les Francs ! ». 

« Personnification des prédilections de Jésus-Christ pour la France, la Pucelle nous explique pourquoi Jésus-Christ nous a révélé la dévotion à Son Cœur : elle nous montre encore le Dieu Qui aime la France, invitant la pauvre égarée à venir se réfugier dans Ses bras et dans Ses tendresses » (R.P. Ayroles).

         Et voici ce que disait saint Pie X en 1904, 

« aux chers pèlerins de France […] venus à Rome à l'occasion du cinquantième anniversaire de la définition du dogme de l'Immaculée Conception pour affirmer solennellement que LA FRANCE EST LE ROYAUME DE MARIE et que, par conséquent, comme l'a proclamé la vénérable Pucelle d'Orléans, Jeanne d'Arc, LA FRANCE EST LE ROYAUME DE JÉSUS-CHRIST.
   Aussi ne pourriez-vous, chers fils, Nous donner une plus douce consolation dans ces moments où Nous sommes profondément affligé par tout ce qui se trame au détriment de la religion dans votre patrie. Votre présence, en effet, Nous confirme dans Notre conviction que DIEU AIME LA FRANCE parce qu'Il aime l'Église, et que, puisqu'Il protège Son épouse, Il veut aussi le salut de Sa fille bien-aimée.
   Oui, DIEU AIME LA FRANCE à cause des œuvres si nombreuses qu'elle a fondées pour le salut des âmes ; œuvres qui, comme les eaux d'un fleuve majestueux, répandent de tous côtés leur action bienfaisante.
   DIEU AIME LA FRANCE à cause des conquêtes pacifiques de ses missionnaires intrépides, qui courent porter la lumière de la foi aux extrémités les moins connues de la terre et au milieu des ténèbres de l'idolâtrie.
   DIEU AIME LA FRANCE parce que, si elle n'a pas toujours correspondu à la mission qu'Il lui a confiée et aux privilèges qu'Il lui accordait pour remplir cette mission, Il n'a pas laissé sans punition son ingratitude, et Il l'a relevée par cette même main qui la châtiait.
   DIEU AIME LA FRANCE parce qu'en ces temps même de proscription et d'angoisses Il appelle Ses fils auprès des sanctuaires de Montmartre, de Paray-le-Monial et de la grotte de Lourdes à prier, à pleurer, et à admirer les merveilles de Sa Toute-Puissance. Dieu n'accorde des grâces pareilles qu'aux nations qu'Il veut sauver.
   DIEU AIME LA FRANCE parce qu'Il excite ses fils à manifester leur foi par le dévouement à l'Église, par l'attachement au Siège apostolique et par l'amour envers le Vicaire du Christ, en les amenant, même au prix de sacrifices, auprès de la chaire de Pierre pour entendre la parole de vérité, pour recevoir une direction dans leurs œuvres, pour se ranimer dans les luttes qu'ils ont à soutenir : une nation qui a de tels fils ne doit pas périr.
   Voilà, très Chers fils, une consolation que Nous partageons avec vous. A votre retour en France, emportez avec vous, non pas seulement L’ESPÉRANCE, mais LA CERTITUDE que Notre-Seigneur Jésus-Christ, dans l'infinie bonté de Son Cœur miséricordieux, SAUVERA VOTRE PATRIE en la maintenant toujours unie à l'Église, et que par l'intermédiaire de la Vierge Immaculée, Il fera se lever l'aurore de jours meilleurs… » (Allocution Si nous n’avions, 23 septembre 1904).
« C'est par ce divin Cœur, écrivait encore sainte Marguerite-Marie, que [Jésus] veut départir [à Louis] les trésors de Ses grâces de sanctification et de salut, en répandant Ses bénédictions sur toutes ses entreprises, en donnant un heureux succès à ses armes, et en le faisant triompher de la malice de ses ennemis » (28 août 1689).

         Traditionnellement Fils aîné de l’Église, le roi de France se voyait ainsi appelé à une plus grande intimité : Fils aîné du Sacré-Cœur, dignité inouïe, que même les papes n’ont jamais reçue. Fils aîné de Son amour, de Sa dilection et prédilection. Son lieutenant sur terre, pour représenter et comme incarner le Christ-Roi.

 

Pour reprendre à ce sujet de la Royauté sociale du Christ la belle citation de Mgr de Ségur, récemment mise à l’honneur par vos cercles et que je n’ai hélas le temps de citer intégralement : 

« Régner de « droit divin », c’est tout simplement régner légitimement, en vertu de droits légitimes ; c’est être le représentant légitime de Dieu pour le gouvernement d’une société, d’un peuple. De là cette formule célèbre, qui fait tant crier les impies et les ignorants : régner par la grâce de Dieu.
Donc, quand nous disons, poursuivait-il, qu’Henri V – et de nos jours : S.M. Louis XX – est « de droit divin » le Roi de France, nous voulons dire :
- que, d’après la loi de Dieu, et d’après les plus vénérables traditions de la France, le droit de ce Prince à la Couronne repose sur des titres légitimes, inattaquables, et sur une prescription huit fois séculaire,
- qu’il est le dépositaire de l’autorité souveraine de Dieu, Lequel est le Maître suprême du peuple français comme de tous les peuples ;
- qu’il est ainsi le Roi légitime à qui la France doit obéir, si elle veut faire la volonté de Dieu, si elle ne veut point se révolter contre le droit de Dieu » (Mgr de Ségur (1820-1881), Vive le roi !).

Ainsi s’exprimait Mgr de Ségur, l’ami de prédilection du bienheureux pape Pie IX, le dernier souverain des États pontificaux.

 

C’est par ce même Sacré-Cœur que nous invoquons sur l’aîné des descendants de Clovis et de Louis XIV les grâces de sanctification et de salut.

 

Certains d’entre nous le font par une consécration à la Couronne de France et à son salut, au sein de la Confrérie royale. Le Roi Très-Chrétien a plus que jamais besoin de nos prières, pour demeurer fidèle à sa mission. En effet, c’est bien parce que la royauté capétienne restait indéfectiblement fidèle au Christianisme que les prétendues Lumières la renversèrent.

 

Qu’il ne s’enfuie pas par crainte devant les loups – ses admirables déclarations de cette année, toujours opportunes, ont su rappeler et défendre les principes fondamentaux – ; qu’il défende intégralement la royauté de droit divin, sans céder aux sirènes libérales de la compromission avec l’esprit du siècle, l’esprit du monde, puisque nous savons qui en est, en fait, le prince. « La royauté, en effet, n’est pas une république couronnée ».

 

Qu’il nous aide à renouer avec notre riche Histoire, afin que se poursuivent résolument les « Gesta Dei per Francos ».

 

La vertu propre du Sacré-Cœur est évidemment la charité, comme organe de l’amour du Dieu fait Homme. Et l’arme la plus efficace du diable et de ses démons, sa stratégie géniale, sa meilleure méthode, le signe le plus avéré de sa présence, consistent en la zizanie qu’il met parmi les bons, ce qui est l’un des pires péchés au dire de saint Thomas d’Aquin puisqu’il attente à la charité et surtout à la concorde, le fait de n’avoir qu’un seul cœur, « d’une seule âme », ce qui était le propre des premiers Chrétiens.

 

Au sein de la Tradition catholique, au sein de la Légitimité, nous avons le devoir moral d’exercer la charité et avoir l’intelligence d’être « un, afin que le monde croie » ; un, non pas au prix de compromissions, mais dans la droite application des bons principes, en bons disciples du Comte de Chambord. Prions donc les uns pour les autres, afin que nous soyons maintenus fidèles : il est si aisé de se laisser aller et, quand viendra l’heure du grand témoignage que le Seigneur attend de nous, de devenir des Judas ou des Simon Pierre reniant le Christ. Le remède que nous apprennent saint Michel, Notre-Dame et Notre-Seigneur Lui-même est l’humilité. « Apprenez de Moi que Je suis doux et humble de cœur ». Ce sont là les deux seules vertus que notre Sauveur met en avant, Lui Qui excella en toutes. Le saint Curé d’Ars ne donnait pas d’autre solution pour acquérir la sainteté : « Premièrement, l’humilité. Ensuite, l’humilité. Enfin, l’humilité ». Par humilité, soyons donc doux et charitables entre nous ainsi qu’avec les autres : c’est par sa charité débonnaire que saint François de Sales renversa complètement la situation du Chablais : de quelques dizaines de Catholiques à son arrivée, il ne restait plus que quelques centaines d’hérétiques à sa mort. La porte de sa charité avait ouvert les cœurs et les esprits à la plénitude de la vérité, et notez-le, particulièrement par la sainte Liturgie. A peine le put-il qu’il organisa de fastueuses processions de la Fête-Dieu.

 

L’humilité – à ne pas confondre avec la fausse humilité si mise en avant à notre époque – consiste tout d’abord à adorer Dieu, à reconnaître que sans Lui, nous ne sommes rien et que nous ne pouvons rien faire de bon. Elle nous fait nous agenouiller (au moins en esprit pour ceux qui ont de l’arthrose…), selon le beau mot de Pascal : « L’homme n’est grand qu’à genoux ». Nos rois, et Louis XIII notamment dans son Vœu à la Vierge, reconnaissaient, reconnaissent ce primat de Dieu, de l’ordre divin (le droit divin), du surnaturel, de la Sainte Église. La royauté capétienne est bien le gouvernement le plus humble en soi qui existe, bien que des rois aient pu se montrer orgueilleux. D’aucuns penseront à Louis XIV : mais quel chef d’État, quel ministre, voire quel particulier, se met chaque jour à genoux devant l’élévation du Corps et du Sang du Christ lors du Saint-Sacrifice de l’Autel. Louis XIV, Fils aîné du Sacré-Cœur, donnait quotidiennement cette leçon à tous les Grands de la terre, n’en déplaise à nos hommes politiques qui, contrairement à il y a cinquante ans, sont incapables de mettre un genou à terre pour recevoir même la bénédiction du Souverain Pontife.

 

« Oportet illum regnare » : il faut qu’Il règne, titre d’un fameux ouvrage, lancé à la face de l’impie : « Nous ne voulons pas qu’Il règne » et du perfide : « Nous n’avons pas d’autre roi que César », c’est-à-dire un pur naturalisme et opportunisme.

 

Quant à vous, chers fidèles, vous n’aurez pas d’autres lois que les principes éternels et sacrés, réunis et condensés dans ce que l’on appelle la Doctrine sociale de l’Église, et de manière particulière en France : dans les Lois fondamentales du Royaume. Le Christ Jésus doit régner sur les personnes comme sur les sociétés : rien n’échappe à Sa douce emprise, rien n’est sauvé que par Son Nom, rien n’est libéré que par Lui, « car sans Lui rien n’a été fait ». Par son étendard, sainte Jehanne portait « haut et fier » les Noms bénis de Jhesus Maria. Et depuis 1661, ajoutons : Jésus Marie Joseph. Voilà où se fonde notre espérance, où se portent nos affections, où s’incarnent nos principes.

 

Joseph, Lieutenant de Dieu le Père, Chef de la Sainte Famille et héritier légitime de la Maison de Juda, la famille royale de David.

 

Marie, reine du Ciel et de la terre, Mère de Dieu et notre mère.

 

Jésus, vrai Dieu et vrai homme, roi des anges et des hommes.

 

L’interrogation que s’entendit poser Notre Seigneur par Pilate, l’autorité civile : « Tu es donc Roi ? », c’est celle-là même qu’adressent peu à peu nos compatriotes au Prince, Roi de France, en le découvrant peu à peu. Assuré de son bon droit, Louis peut répondre par la même affirmation catégorique et profonde du Verbe incarné : « Tu dis bien, Je le suis ».

 

Et en relisant la conclusion du message de notre Roi, nous pouvons à juste titre nous réjouir de la majestueuse et naturelle autorité avec laquelle il nous parle : 

« Vous prierez durant [votre pèlerinage] pour qu’un monde renaissant aux valeurs de la tradition de nos pères puisse redonner à la France : et le sens de sa grandeur, et l’esprit de sa mission civilisatrice pour l’ensemble des nations, et la puissance des grâces de son baptême. Pour tout cela soyez remerciés. Et que la ferveur de vos prières contribue à protéger la France ». 

Quand les princes, les pères de familles, les chefs exercent pleinement leur autorité, alors les choses sont dans l’ordre. Ce fut le malheur de Louis XVI : il voulut être un roi bon, et il ne fut pas un bon roi (même si bien sûr son martyre l’a puissamment réparé ; et nous lirons tout à l'heure son Voeu au Sacré-Coeur). Il se donna comme première vertu la bonté ; mais la bonté n’est pas la vertu propre des rois : leur vertu fondamentale doit auparavant être la justice, qui rend à chacun selon son dû. Si Louis XVI avait châtié les méchants au début de la Révolution, aurait ensuite été évité le massacre des bons.

 

De la reconnaissance des principes doit découler leur juste et pleine élicitation, application. Le Clergé catholique, chargé par mandat divin de régir la société surnaturelle qu’est l’Église, a déjà maintes fois, depuis notre grand Apôtre Remi, rappelé et confirmé le Droit ; aux fidèles de s’en imprégner, d’en vivre et d’en faire vivre la société temporelle, pour le bien commun de notre cher pays ainsi que du monde entier, réalisant ainsi la prophétie de Jeanne aux Anglais : « les Français feront le plus bel fait qui oncques fut fait pour la Chrétienté ». Ainsi soit-il.


11/06/2016
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