L'Ami de la Religion et du Roi

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Confrérie


Pèlerinage de la Confrérie Royale : Le Puy-en-Velay, 26 & 27 mai 2017

Annonciation - bas relief du maître-autel de la cathédrale du Puy

 

 

Annonciation (bas-relief du maître-autel de la cathédrale du Puy)

 

Pèlerinage de la Confrérie Royale
auprès de
Notre-Dame du Puy
les
26 & 27 mai 2017

 

fleur de lys gif2

 

 

Le Puy est le plus ancien lieu d'apparition de Notre-Dame sur le sol de ce qui deviendra le Royaume de France, et nous vous avons déjà longuement entretenus de l'histoire de ces apparitions (cf. l'histoire du pèlerinage et de son jubilé ici et aussi l'histoire de Saint Georges et de son bâton miraculeux ici).

 

Après le succès et les grâces particulières (cf. ici) dont le Ciel a favorisé le pèlerinage jubilaire organisé conjointement par la Confrérie Royale et l'Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF) en juin 2016, encouragés par la bienveillance de Monseigneur l'Evêque du Puy et de Monsieur le Recteur de la Cathédrale-basilique Notre-Dame de l'Annonciation, les responsables de la Confrérie Royale ont pris la décision d'instituer de façon pérenne un pèlerinage légitimiste au Puy, sans attendre le prochain jubilé qui sera célébré en 2157 - c'est-à-dire dans 140 ans ! - puisque, même en dehors de la période du jubilé, la Cathédrale Notre-Dame du Puy reste un très important lieu spirituel en lien étroit avec la France et ses Souverains, et un sanctuaire majeur où la Très Sainte Vierge Marie se plaît à répandre ses grâces.

 

Dorénavant donc, chaque année les vendredi et samedi qui suivent la fête de l'Ascension seront la date régulière de ce pèlerinage à l'intention du Roi et de la France (cette année 2017 les 26 & 27 mai, en 2018 les 11 & 12 mai... etc.).
Pourquoi à cette date ? Parce que un très grand nombre de fidèles peuvent bénéficier du "pont de l'Ascension", et qu'en plaçant ce pèlerinage aux vendredi et samedi qui suivent l'Ascension les prêtres membres ou sympathisants de la Confrérie Royale peuvent se rendre disponibles pour venir au Puy sans que leur ministère paroissial de la fête de l'Ascension et du dimanche en soit gêné ou les oblige à trouver un remplaçant, ce qui se révèle parfois bien difficile en nos temps de "pénurie sacerdotale"... 

 

 

Statue de la Vierge Noire

 

Notre-Dame du Puy - Vierge Noire couronnée en 1856 au nom du Souverain Pontife :
« Entre tous les lieux du monde, l’auguste Mère du Sauveur s’est choisie spécialement cet endroit pour y être servie et honorée jusqu’à la fin des siècles... »
(paroles prononcées par les anges lors de la 2e apparition de la Vierge, en l'an 225)

 

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Insistons !

Il n'est pas indispensable de faire partie de la Confrérie Royale pour participer à ce pèlerinage : il est ouvert à tous les fidèles, à toutes les âmes de bonne volonté. Cela n'engage à rien, si ce n'est à unir ses prières à celles qui seront faites pour le Roi et la France !
Faire un pèlerinage pour le salut de notre Royaume n'est pas un luxe, mais une nécessité morale, spécialement en cette année centenaire des apparitions de Notre-Dame à Fatima (1917), où la Sainte Mère de Dieu avertissait l'humanité des maux qui aujourd'hui nous accablent, et appelait, comme auparavant à Lourdes (1858), à la conversion et à la pénitence.

Oui, il est plus que jamais nécessaire et urgent d'implorer du Ciel ses grâces pour le Roi et la France :
   - pour notre Roi légitime, Fils aîné de l'Eglise et du Sacré-Coeur, que les Lois Fondamentales du Royaume de France désignent en la personne de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, sous le nom de Louis XX, afin qu'il soit un roi selon le Coeur de Jésus ;
   - pour la France - « Regnum Galliae, Regnum Mariae » (Pie XI) - : pour que notre Patrie soit enfin consacrée au Sacré-Coeur de Jésus et qu'elle renoue avec sa si belle vocation de Fille aînée de l'Eglise ;
   - pour nos personnes (corps et âme), nos familles, nos provinces...

 

 

Statue de St Louis avec la Ste Couronne - Le Puy

 

Saint Louis portant la Sainte Couronne d'Epines
(statue en bois polychrome, chapelle du T. St Sacrement - cathédrale du Puy)

 

Programme du pèlerinage :

[ les Messes sont célébrées selon le rite latin traditionnel ]

 

- Vendredi 26 mai : 

 

Rassemblement à midi au Grand-Séminaire (accueil Saint-Georges).
Angélus Veni Creator
Déjeuner
Visite patrimoniale et spirituelle
Conférence de Monsieur le Grand-Prieur "Le Roi et la France, c'est tout un !" & Etat des lieux de la Confrérie
Grand'Messe
Dîner
Adoration du Très-Saint-Sacrement (pendant laquelle les prêtres seront à disposition pour les confessions).

 

- Samedi 27 mai :

 

Petit-déjeuner
Conférence du Secrétaire
Procession et Grand'Messe du Coeur Immaculé de Marie au maître-autel de la Cathédrale (avec les engagements dans la Confrérie Royale)
Déjeuner

 

Bénédiction et conclusion du pèlerinage.

 

Indications pratiques
(à lire avec la plus grande attention !)

 

Remarque préliminaire :
Il est évidemment possible à chacun, selon ses opportunités, d’arriver au Puy dès le jeudi de l’Ascension 25 mai et de n’en repartir que le dimanche 28 mai.
La Sainte Messe latine traditionnelle est célébrée en la chapelle des Clarisses (rue Sainte-Claire, au Puy) à 10h30, tant le jeudi de l'Ascension 25 mai que le dimanche 28 mai.

 

                                           Très important :

Chacun doit retenir son hébergement pour la totalité de son séjour (une, deux ou trois nuits en fonction du temps qu'il a prévu de rester au Puy) :
- soit dans un hôtel de son choix ou bien à l' "Auberge de jeunesse" proche de la Cathédrale (voir le site de l'Office de tourisme du Puy-en-Velay),
- soit au Grand-Séminaire Accueil Saint-Georges  (où auront lieu l'accueil, les repas, les conférences et certaines cérémonies)
Tél. : 04 71 09 93 10  / courriel : grandseminaire43@live.fr

 

Nota bene : 
Le Grand Séminaire offre aussi la possibilité de camper dans son parc pour une somme modique.

En revanche, les inscriptions pour les trois repas du pèlerinage (c'est-à-dire le déjeuner et le dîner du vendredi 26 & et le déjeuner du samedi 27 - chacun de ces repas est servi au prix de 12€) se font dès à présent auprès de Frère Maximilien-Marie : vivarais.legitimiste@gmail.com ou bien par téléphone : 04 75 65 49 20 (de préférence après 19 h)

Une libre participation sera demandée à chacun pour le réglement de la location de la salle de conférence et subvenir aux frais d'organisation.

 

Merci de vous inscrire sans retard 

Téléchargez, imprimez et renvoyez votre bulletin d'inscription, voir ici

 

Affiche pèlerinage 26-27 mai 2017


29/03/2017
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Neuvaine préparatoire à l'Epiphanie de N.-S.

 

Du 28 décembre au 5 janvier

Neuvaine 

pour l'établissement du Règne de Dieu

 

Adveniat Regnum Tuum ! 

 

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En cette Neuvaine officielle de la Confrérie, son Grand-Prieur, M. l’abbé de Saint-Taurin, célébrera chaque jour le saint-sacrifice de la Messe « ad pristinum Regnum restituendum », afin de hâter la restauration du Royaume (paroles tirées de l’office de sainte Jeanne d’Arc, « choisie par Dieu pour délivrer la France et la rendre à l’ancienne autorité royale »). Le saint jour de l’Épiphanie, la Messe sera dite en l’honneur de sainte Jehanne d’Arc et des Rois Mages « Pro Rege et Francia ». 

 

Chaque confrère est instamment invité à s’y associer, à se confesser, à assister si possible chaque jour à la sainte Messe et à y communier en offrant sa communion "pour le Roi et la France", intention qui est l’objet-même de la Confrérie royale. La prière à réciter sans fin est l'oraison dominicale, Notre-Seigneur Lui-même nous enseignant à prier en demandant l'avènement de Son Règne d'amour et de vérité.

 

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Première communion de sainte Jehanne d’Arc.

 

La Neuvaine sert de préparation idéale à la grande fête de l’Épiphanie, liturgiquement plus importante encore que celle de la Nativité de Notre-Seigneur  Jésus-Christ, et qui n’a d’égale que la Fête-Dieu.

Les Octaves de Pâques et de la Pentecôte sont de 1er ordre, celles de l’Épiphanie et de la Fête-Dieu de 2e ordre, et enfin celles de Noël, de l’Ascension et du Sacré Cœur de 3e ordre, acceptant les fêtes de Saints. En 1960, Mgr Bugnini, horresco referens, fit supprimer cette Octave plus que millénaire de l’Épiphanie.

De même que la fête de la Nativité de Notre-Seigneur correspond au baptême de notre premier roi Clovis par saint Remi en 496, et donc à la naissance du Royaume de France, de même l’Épiphanie, la « Fête des Rois », correspond à la naissance de notre héroïne nationale et Patronne en second de notre Patrie, en 1412.

 

Vénérable abbé Henri Marie Boudon

"C'est une pratique très-louable de plusieurs communautés, et d'autres personnes particulières, qui a commencé de s'établir en différentes provinces, et même en différents royaumes, de finir et de commencer toutes les années par une application spéciale au règne de Dieu. Que nous serions heureux si nous y donnions l'attention de tous nos esprits, et l'affection de tous nos cœurs durant toute notre vie, et à la mort, pour le pouvoir faire éternellement après notre mort ! On ne peut jamais ni mieux finir, ni mieux commencer les années. Pour cela on commence une neuvaine de dévotions le jour de la fête des saints Innocents, qui se termine la veille de la fête de la sainte Epiphanie de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et qui est le jour qu'Il a commencé de régner sur nous autres Gentils en la personne des Mages ; et ainsi c'est la grande fête de tout le Christianisme." Vénérable abbé Henri-Marie Boudon (1624-1702)grand-archidiacre d'Evreux et apôtre des saints Anges au XVIIe siècle 

 

Tous les jours de cette neuvaine on pense aux moyens de l'établissement du règne de Dieu ; on recherche en nous tout ce qui est contraire à l’établissement de ce Règne et on se confesse pour permettre à Dieu d’établir ce Règne en nous plus pleinement. 

 

Le vénérable abbé Henri Marie Boudon demande même que l’on assiste tous les jours à la Messe et que l’on communie pour que le règne de Dieu vienne en nous, mais aussi sur toute la terre.

 

Offrir ses peines quotidiennes, recourir à l'immaculée Mère de Dieu et à son Cœur immaculé ainsi qu’aux neuf chœurs des bons Anges, nous aidera à devenir des Saints. 

 

Chaque jour de la neuvaine peut être consacré à chacun des chœurs des Esprits bienheureux.

  1. On révère le premier jour les saints Anges du dernier chœur ; et c'est de ce chœur dont la divine Providence les prend ordinairement pour être les gardiens des hommes ;

  2. le second jour, les Archanges ; ce sont ces esprits bienheureux qui ont soin des provinces et des affaires publiques ;

  3. le troisième, les Principautés, qui veillent sur l'Eglise et sur les royaumes, et sur ceux qui les gouvernent ;

  4. le quatrième, les Vertus ; Dieu S'en sert pour prendre soin des cieux, de la terre, des eaux, des éléments, et ce sont les ministres de Ses grandes merveilles et de Sa toute-puissance ;

  5. le cinquième, les Puissances ; ce sont les anges qui résistent spécialement aux démons, et qui en empêchent le pouvoir ;

  6. le sixième, les Dominations, qu'Il emploie pour détruire ce qui est opposé à son divin empire, et pour l'établir ;

  7. le septième, les Trônes ; ce sont les anges de Sa paix divine dans les particuliers et dans les Etats ;

  8. le huitième, les Chérubins ; ce sont les esprits de Sa science et de Ses admirables lumières ;

  9. le neuvième, les Séraphins ; c'est par-eux qu'Il opère les grands effets de Son plus saint amour.

Christ-Roi, Baptistère de la Cathédrale de Padoue

 

On implorera aussi le secours de tous les Saintsde saint Josephde saint Jean-Baptistedes saints Apôtres et en particulier de saint Pierre et de saint Paul et de saint Jean l'Evangéliste.

 

 

Pratique de la Neuvaine 

 

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Ceux pour qui les prières ci-dessous sont trop longues peuvent choisir celle(s) qu'ils veulent.

Le principal est d'être fidèle chaque jour aux prières choisies.

 

 

Ô très-sainte et suradorable Trinité, que Votre Nom soit sanctifié, que Votre Règne vienne. Que le moment de la mort est aimable dans cette vue ! Ainsi soit-il. Venez, Seigneur Jésus.

 

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VENI CREATOR SPIRITUS

 

V/ Emitte Spiritum Tuum et creabuntur.

R/ Et renovabis faciem terrae.

 

Oremus.

Deus, Qui corda fidelium Sancti Spiritus illustratione docuisti, da nobis in Eodem Spiritu recta sapere, et de Ejus semper consolatione gaudere. Per Christum Dominum nostrum. Amen.

 

La Sainte Famille par Francesco Raibolini, Bologne, vers 1450



 Oraison à la Très Sacrée Vierge Marie


Je vous salue, ô Marie, Fille bien-aimée de Dieu le Père ;

Je vous salue, ô Marie, Mère de Dieu le Fils ;

Je vous salue, ô Marie, très-digne Epouse du Saint-Esprit Dieu ;

Je vous salue, ô Marie, divin Temple de toute la très-sainte et adorable Trinité. 

 

Ô très-sacrée Vierge, abîmé dans mon néant, je vous demande en toute humilité, par toutes ces divines qualités qui vous unissent d'une manière ineffable avec toute la très-sainte Trinité, que mon esprit et mon cœur soient entièrement purifiés par la grâce de votre Fils, l'adorable Jésus, afin que mon âme n'apporte plus d'obstacle à tout ce que les trois Personnes divines voudront opérer en elle, afin qu'étant net de cœur je les puisse voir partout, où elles sont plus véritablement qu'aucune des choses visibles qui y sont.

 

Que je puisse voir en toutes choses le Père éternel engendrant Son Fils, et le Père et le Fils produisant le Saint-Esprit.


Que comme il est vrai que nous marchons, que nous nous reposons, que nous touchons, que nous voyons, que nous entendons, que nous pensons, que nous parlons, voulons et faisons tout dans l'être infini de Dieu, dans les trois Personnes adorables de la très-glorieuse Trinité, ah ! qu'il puisse aussi être vrai qu'en toutes choses, sans réserve, adorant, bénissant, aimant, et glorifiant cette Trinité suradorable, nous accomplissions avec une parfaite soumission Ses ordres, à ce que Son règne soit établi au-dedans de nous et par tous les siècles des siècles.

 

Amen, amen. Fiat, fiat. Ô Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul !

 

 

 

 

 

 

Oraison pour demander l’établissement de l’intérêt de Dieu seul.

 

Adorable Jésus qui avez dit : « Demandez et vous recevrez », quoique je ne sois que poudre et cendre, j’oserai bien me présenter en la présence de votre divine Majesté pour lui parler en toute humilité, et avec tout le respect qu’il m’est possible.

 

Appuyé sur le commandement que vous m’avez fait, et instruit par les divins enseignements que vous m’avez donnés, j’ose, bien abîmé au-dessus du néant, vous offrir cette prière que mon âme vous présente du plus profond de mon cœur.

 

Vous avez voulu que je vous prie : c’est ce que je fais ; je le fais en votre nom comme vous l’avez ordonné et je ne le veux faire qu’en la manière qu’il vous a plu pour la sanctification de votre nom sacré, pour l’avancement de votre Royaume, pour l’accomplissement de votre volonté en la terre comme au ciel.

 

Ecoutez donc favorablement, ô mon Seigneur et mon Dieu, ces prières que nous vous faisons puisque nous vous prions par votre ordre comme vous l’avez institué et pour les fins que vous nous avez marquées ; c’est votre seule gloire que nous recherchons, c’est votre seule gloire que nous désirons, c’est votre seule gloire que nous demandons.

 

Ô Père éternel, regardez amoureusement, non pas vos créatures qui ne méritent que l’enfer, mais votre Fils bien-aimé : regardez les intérêts de son saint Nom et non pas ceux des hommes qui ne sont que des intérêts du néant.

 

Pour l’honneur de ce Nom sacré, faites que tous les peuples en connaissent, honorent, en aiment les grandeurs et les excellences ; par les mérites de sa très douloureuse mort, faites que l’Evangile soit prêché à toutes les Nations et à tous les infidèles, faites en votre vertu toute-puissante qu’il soit reçu partout ; que le grand Roi Jésus règne souverainement sur tous les cœurs.

 

Détruisez par la force de votre bras tous les obstacles que les démons, que la nature et le monde y apportent.

 

Bénissez de vos plus saintes bénédictions tous ceux qui travaillent à faire connaître et aimer votre Fils bien-aimé, et fortifiez-les de vos plus puissants secours.

 

Ruinez l’hérésie, ôtez les schismes, anéantissez le péché, afin que tous les esprits soient dans la vérité et toutes les voluptés en l’amour de vous seul.

 

C’est ce que nous vous demandons uniquement : que vos intérêts soient établis, c’est tout ce dont nous vous prions.

 

Etablissez-les donc, ô Père des lumières, ô Père tout-puissant, en faisant connaître et aimer Jésus, en donnant et augmentant la dévotion pour la très sainte Vierge, la digne Mère de cet aimable Sauveur, pour tous les neuf chœurs des Anges et les Princes de votre Cour céleste ; nous vous demandons cette grâce, renonçant en votre présence au propre intérêt que nous voulons avoir en horreur le reste de notre vie, que nous voulons toujours regarder comme l’abomination de toute désolation, et nous vous demandons cette faveur.

 

Par Jésus notre Seigneur, votre Fils, qui vit et règne avec vous en l’unité du Saint Esprit, par tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

 

&

Neuvaine aux Rois Mages

 

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Prière pour demander des grâces par l’intercession
des Saints Rois Mages Gaspard, Melchior et Balthazar

 

Saints Mages d’Orient qui, bien que n’appartenant pas par la naissance au peuple de la Promesse, aviez connaissance des anciennes prophéties annonçant l’Astre qui se lèverait en Jacob, vous dont les âmes brûlaient de saints désirs dans l’espérance de voir se lever cette étoile miraculeuse, nous vous en prions, quelque épaisses que soient les ténèbres du monde qui nous entoure et quelque ardues que soient les difficultés que nous rencontrons, obtenez-nous de ne jamais céder aux tentations du découragement mais de tenir toujours une indéfectible confiance et une invincible espérance, pour avancer sans faiblir à la lumière des promesses de Dieu…

Pater noster… ; Ave, Maria… ; Gloria Patri…Saint Gaspard, Saint Melchior et Saint Balthazar, priez pour nous !

 

Saints Rois d’Orient, qui avez obéi sans hésitation et sans retard à l’invitation de l’Astre miraculeux, qui avez obéi sans hésitation et sans retard aux oracles des Saintes Ecritures lorsqu’ils vous furent révélés, puis qui avez obéi sans hésitation et sans retard aux ordres divins que l’ange vous manifestait en songe, quand bien même tous les arguments de la raison humaine vous pouvaient crier que cela était insensé, nous vous en prions, quelque virulentes que puissent être les oppositions qui s’élèvent de toutes parts contre la foi chrétienne divinement révélée, obtenez-nous de demeurer toujours fermes et forts dans cette foi, et de marcher sans défaillance dans les voies de la fidélité, inébranlables jusqu’au martyre si Dieu nous fait la très grande grâce de nous y appeler.

Pater noster… ; Ave, Maria… ; Gloria Patri…Saint Gaspard, Saint Melchior et Saint Balthazar, priez pour nous !

 

Très Saints Rois Mages, qui, en dépit de toutes les apparences contraires, avez reconnu le puissant Roi des rois dans ce Nouveau-né vulnérable et pauvre que vous présentait Sa Mère, avez adoré votre Dieu dans les abaissements inouïs de Son Incarnation, et avez confessé qu’Il serait l’unique Rédempteur et l’universel Sauveur par les souffrances de Sa Passion, nous vous en prions, malgré nos propres faiblesses et nos péchés, obtenez-nous à nous aussi ce très ardent amour qui a embrasé vos cœurs lorsque vous vous êtes prosternés devant l’Enfant Jésus, de sorte que, ouvrant nous aussi les trésors de nos cœurs, nous Lui offrions à tout moment et en toutes occasions l’or d’une authentique charité, l’encens d’une prière continue et la myrrhe d’une généreuse pénitence.

Pater noster… ; Ave, Maria… ; Gloria Patri…Saint Gaspard, Saint Melchior et Saint Balthazar, priez pour nous !

 

 Prière de Frère Maximilien-Marie

 

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Saints Rois Mages, priez pour les Rois et les Princes chrétiens.

Restaurez nos rois légitimes.

Sanctifiez-les. 

Qu'ils gouvernent par Vous et pour Vous. 

Donnez-leur paix et concorde.

 

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27/12/2016
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Sermon du mardi 6 décembre 2016

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   A l'invitation du président du Cercle légitimiste de Nîmes, le grand-prieur de la Confrérie royale était ce 6 décembre à Nîmes afin de célébrer à la chapelle Sainte-Eugénie de cette cité languedocienne, à l'occasion du 1er mardi du mois, la Messe pro Rege et Francia, au cours de laquelle deux nouvelles entrées de membres étaient reçues (un associé, un plénier), avec la prononciation d'un Voeu de consécration à la Couronne, par le plus jeune membre de la Confrérie (8 ans), avec l'autorisation et encouragement de ses parents.

    Jouée par l'un des meilleurs organistes de la ville, chantée intégralement par la belle chorale de la chapelle, servie par un nombre honorable d'enfants de choeur, fleurie comme il se doit, devant une bonne trentaine de fidèles dont des représentants de l'armée, la Messe fut célébrée en présence du représentant de la Principauté de Monaco, son consul à Montpellier : soit "en présence des autorités civiles et militaires"...

 

+

            Monsieur le Consul,

            Monsieur le Président,

            Chers Fidèles,

 

Ce fut une grande joie pour moi d’accepter votre invitation à célébrer la Messe de saint Michel du 1er mardi du mois « pour le Roi et la France », comme il est de tradition en France depuis Anne d’Autriche, qui obtint ainsi, sur le conseil de M. Olier, la fin de la Fronde. C’est que le premier des Séraphins est l’ange tutélaire du royaume des Lys, reconnu comme tel par Charlemagne, par Charles VII, par Louis XV, le dernier souverain à s’être consacré à lui. Clin d’œil de la Providence : c’est au jour de sa fête que naquit le comte de Chambord.

 

Nous demandions au début de cette Messe à l’Ange gardien et Protecteur de la France, saint Michel : « Dans la confiance, unis les Français, protège la France, donne-nous la paix ». Désireux de retrouver dans cette douce France la tranquillité de l’ordre, nous supplions le premier des Séraphins, la première des créatures à avoir témoigné sa fidélité à Dieu, de rassembler nos compatriotes pour le bien commun de la France. Vous avez répondu ce soir à l’appel à prier pour le salut de notre Patrie, en bien triste état.

 

A l’heure où l’institution de la famille est si attaquée par l’ennemi du genre humain et ses actifs serviteurs, je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec notre pays. Car voyez-vous, les parents comme la Patrie sont l’objet de la vertu de piété filiale. Parce qu’on ne pourra jamais leur rendre tout ce que l’on en a reçu. Et parce que la nation est une famille de familles ; de nombreuses contrées ont ainsi adopté le régime le plus conforme à l’ordre familial voulu par Dieu. Aînée de toutes les familles, la famille royale, ou princière, incarne aux yeux de tous, autour de l’occupant du trône : l’unité, l’exemple, la pérennité, la stabilité, la légitimité dont ont tant besoin tous les membres de cette grande famille. Un roi comme Louis XVI avait conscience d’être le chef des chefs de famille de France, le père des pères de familles.

 

La tête du corps mystique temporel n’a pas pour seule fonction de jouer un rôle de figuration et de modèle ; le propre de la tête est de commander au corps pour son bien. Le Sacerdoce n’a pas d’autre mission, dans le Corps mystique surnaturel qu’est l’Église.

« Il y a grande pitié au royaume de France ! », s’écriait sainte Jeanne d’Arc. C’est la même chose aujourd’hui. Comme la plus grande partie des pays, il n’y a plus de vraie recherche du bien commun, but de toute politique digne de ce nom : les élections récentes et à venir manifestent bien qu’il y a aura toujours conflit, parti contre parti. 

 

Où les enfants (je ne dis pas les mineurs, je dis les enfants, puisque même adulte, un fils demeure l’enfant de ses parents), où les enfants trouveront-ils une véritable unité, un bon gouvernement, qui mettra fin à leurs rixes et chamailleries sans fin ? Certains proposent que le frère le plus doué, ou le plus fort, prenne la direction de la famille. D’autres proposent de choisir eux-mêmes le beau-père idéal à faire épouser à leur mère, la France, si possible un homme fort. Mes Frères, à la place de tous ces plans hasardeux, la solution pour le pays comme pour nos familles, n’est-il pas de recourir directement à celui qui, de droit divin, jouit des grâces d’état nécessaires au bon gouvernement de la famille, à savoir le père ? A l’échelle nationale, au-dessus, au sommet de toutes les familles, se trouve le roi, le père de ses sujets, comme Louis XII se félicitait d’être appelé. Alors certes, le père de famille – le grand absent de notre société, pour son plus grand malheur – n’est sans doute pas parfait, il a comme chacun de nous ses défauts et ses qualités, l’histoire a pu apporter des tensions – nous connaissons tous cela dans nos foyers ; mais il occupe la place de pierre angulaire dans cet ordre divin. Et il garantit l’application de la doctrine sociale de l’Église selon le génie français, pour reprendre l’expression de saint Pie X.

 

Cette Confrérie royale à laquelle certains d’entre vous s’agrègent aujourd’hui, est l’union de prières de toutes les bonnes volontés, pour la personne et la mission de l’héritier et successeur de nos rois. Je m’empresse de préciser à quoi engage l’engagement dans la Confrérie :

–tout d’abord l’engagement au triple angélus quotidien, puisque si nous défendons la restauration de l’ordre dans le pays, cela commence dans notre propre vie ; puisque l’harmonie a besoin de rythme, quel meilleur rythme que l’angélus qui nous rappelle, depuis Louis XI, le merveilleux mystère de l’Incarnation auquel nous nous préparons ?

–ensuite la sanctification du 25e jour de chaque mois ;

–et pour ceux qui font le Vœu de consécration à la Couronne de France : l’offrande à l’avance de la valeur de toutes ses bonnes actions pour le Roi et la France.

 

L’héritier et successeur de nos rois, donc, ne se choisit pas mais se reçoit. Celui que désignent aujourd’hui les Lois fondamentales du Royaume, la Constitution non écrite de la France, forgée au fil des siècles, est Mgr le prince Louis, le Très-Chrétien, Lieutenant de Dieu, fils aîné de l’Église, défenseur-né de la Sainte Église romaine. En lui, l’État recouvre son chef-né, le royaume accueille son roi, les sujets retrouvent leur père, la France reconnaît son époux légitime.

 

C’est tout cela que notre premier roi, Clovis Ier, assuma lorsque coula sur son front l’eau salutaire du baptême. Dois-je vous rappeler qu’à ce moment exact, son mariage naturel légitime avec sainte Clotilde devenait ipso facto sacramentel. Cela n’est pas anodin, puisqu’au même moment, il épousait mystiquement la France.

(Et dans un instant, c’est le Vœu d’un tout jeune nouveau membre prénommé comme ce grand roi, que je recevrai à l’autel).

 

Lorsque le pape Jean-Paul II nous appelait à la fidélité aux promesses de notre baptême, il évoquait cette alliance entre Dieu et la France naissante, au baptistère de Reims. Y sommes-nous fidèles ? Nous proposons-nous de la redécouvrir ? La portons-nous dans nos cœurs, dans nos esprits comme dans nos âmes ? Retrouverons-nous, comme Monsieur le Consul, la grâce d’avoir un prince à aimer et servir, image terrestre du Christ Roi dans notre pays propre ?

 

Comme l’a admirablement rappelé Mgr le duc d’Anjou dans sa déclaration aux Français du 25 août dernier : l’idée de Patrie a essayé de remplacer « l’amour du Roi et de la Couronne ». Vous êtes aujourd’hui appelés, mes Frères, à les retrouver et à en faire votre première intention de prière, le garant du bien commun étant indispensable pour les différents biens particuliers sur lesquels il prime nécessairement.

 

De même que saint Louis a pu imiter le Roi des rois pour être un bon et saint roi, de même les parents doivent-ils comprendre et admirer la royauté pour l’exercer à leur place propre, à la tête du foyer, dont le père et la mère sont le roi et la reine, et où leurs enfants sont leurs sujets aimants et aimés.

 

Le 24 janvier dernier, le Prince déclarait :

« Le fait d’avoir exécuté le monarque a coupé ce lien filial si particulier, si fondamental, qui unissait le Roi et son peuple ; qui unissait le peuple à son histoire. C’est ce lien qu’évoquent ces commémorations annuelles. Ce désir de retrouver la filiation perdue ». Car « la mort du Roi […] atteint, au plus profond, chacun d’entre nous, […] parce qu’elle est contraire aux fondements-mêmes de l’âme française ».

 

« On ne bâtira pas la cité autrement que Dieu ne l'a bâtie, enseignait quant à lui le grand Pie X ; on n'édifiera pas la société, si l'Église n'en jette les bases et ne dirige les travaux ; non, la Civilisation n'est plus à inventer ni la Cité nouvelle à bâtir dans les nuées. Elle a été, elle est : c'est la Civilisation chrétienne, c'est la Cité catholique. Il ne s'agit que de l'instaurer et la restaurer sans cesse sur ses fondements naturels et divins contre les attaques toujours renaissantes de l'utopie malsaine, de la révolte et de l'impiété : omnia instaurare in Christo ».

A deux jours de la fête de l’Immaculée Conception, nos pensées vont bien sûr au centenaire de Fatima. En méditant les apparitions, il est étonnant qu’au beau milieu du XXe siècle, en 1931, Notre-Dame ait prononcé ces paroles : « Ils n’ont pas voulu écouter ma demande… ! Comme le Roi de France, ils s’en repentiront et ils le feront, mais ce sera tard ». N’êtes-vous pas stupéfaits de constater que cette manifestation de notre Mère, si cruciale pour notre époque, si grave quant à ses prophéties, si admirable par ses miracles, fasse mention, près de 150 ans après la Révolution, de la non-consécration de la France au Sacré-Cœur par Louis XIV, comme le demandait Notre-Seigneur ? La France au Cœur de Jésus, la Russie au Cœur de Marie : voilà le plan du Ciel. Un plan qui, en 2016, n’est toujours pas réalisé, à cause de la faiblesse, de l’infidélité et de l’inconstance humaines.

 

Le lien entre les deux n’est pas qu’une allusion : Notre-Dame ne parle pas pour ne rien dire ; elle eût pu citer un autre exemple, voire ne faire aucune relation avec d’autre événement. Mais le lien est ici fondamental : aussi, après les Messes basses, êtes-vous invités, chers Français, à obéir à la demande de Pie XI d’offrir les prières léonines pour la conversion de la Russie, de même qu’actuellement, de nombreux Orientaux prient pour le roi de France, comme la Confrérie royale peut en témoigner.

 

Il y a 105 ans, le 27 novembre 1911, saint Pie X  déclarait : 

« Que dirai-je, maintenant, à vous fils de France, qui gémissez sous le poids de la persécution? Le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux fonts baptismaux de Reims se repentira et retournera à sa première vocation. Les fautes ne resteront pas impunies mais elle ne périra jamais la fille de tant de mérites, de tant de soupirs et de tant de larmes. Un jour viendra, et nous espérons qu’il n’est pas éloigné, où la France, comme Saul sur le chemin de Damas, sera enveloppée d’une lumière céleste et entendra une Voix qui lui répétera : “Ma fille, pourquoi me persécutes-tu ?”  
Et sur sa réponse : “Qui êtes-vous, Seigneur ?” La Voix répliquera : “Je suis Jésus que tu persécutes. Il t’est dur de regimber contre l’aiguillon, parce que, dans ton obstination, tu te ruines toi-même.” Et la France, frémissante et étonnée, dira : “Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? ” 
Et la Voix répondra : Lave-toi de tes souillures qui t’ont défigurée, réveille dans ton sein les sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, Fille aînée de l’Eglise, nation prédestinée, vase d’élection, va porter, comme par le passé, mon Nom devant tous les peuples et tous les rois de la terre” ».     

La France doit regagner son Histoire interrompue, elle doit s’illustrer au service de Dieu qui lui assurera prospérité ici-bas et bonheur éternel au Ciel. « Les grands évêques et les grands monarques, qui ont créé et si glorieusement gouverné la France, ont su donner à leur peuple la vraie justice, et le vrai bonheur » écrivait saint Pie X à nos évêques, à la Saint-Louis 1910.

 

Et je terminerai avec les paroles du Prince en début d’année :

« Ceci ne peut être simplement formel. La Royauté ce n’est pas une république couronnée. Elle est avant tout un ensemble de valeurs vécues et partagées, puisque ce sont d’elles que vient l’unité entre toutes les composantes du pays. Par le passé, ces valeurs étaient directement issues du baptême chrétien de Clovis. Actuellement elles sont à retrouver, à reconstruire et surtout pas à travestir par des slogans. La France, en renouant avec ce qui l’a animée tout au long de son histoire, pourra alors surmonter difficultés et épreuves et reprendre le cours de sa destinée ».

Ainsi soit-il. +

 

 


12/12/2016
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Pèlerinage légitimiste à Tours

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+ PRO REGE ET PRO FRANCIA +

 

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Profitez de cette grande fin de semaine fériée pour participer au

2e pèlerinage de la Confrérie royale

 

Vendredi 11 novembre de l'an de grâce 2016

 

Pèlerinage pro Rege et Francia à la

Basilique Saint-Martin de Tours

Plus ancien lieu de pèlerinage de Gaule

 

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Rendez-vous sur le parvis de la basilique vers 10h20.

 

10h30 : Instruction

sur la vertu de piété filiale, 

salle Sainte-Jeanne d'Arc

suivie d'un repas tiré du sac

Merci d'apporter votre repas

(abstinence de viande car vendredi)

 

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14h : Grand'Messe solennelle à la crypte

au Tombeau de saint Martin

suivie de la vénération des reliques 

sur les côtés de la châsse

&

Absoute solennelle

devant le monument dédié aux soldats de la 1re Guerre mondiale

en ce centenaire de la bataille de Verdun (1916)

 

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Merci à la communauté des Bénédictines du Sacré-Coeur de Montmartre

pour son bienveillant accueil.

 

 


09/11/2016
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Pèlerinage à Tours & Neuvaine préparatoire

Pèlerinage à Tours.png
 

Le vendredi 11 novembre étant férié et normalement suivi d'un "pont", 

vous n'avez aucune excuse à avancer pour vous défiler !

 

Les lieux de l'instruction et du repas seront prochainement indiqués en ligne.

 

St_Martin
 

NEUVAINE À SAINT MARTIN DE TOURS

(2-10 NOVEMBRE 2016)

comme préparation au Pèlerinage de la Confrérie royale à Tours le 11 novembre
 
La Neuvaine peut être récitée pour la France et le Roi à d'autres dates.
 
 
Premier jour
Fidélité à la grâce

Saint Martin qui, dès l'âge le plus tendre, avez été prévenu de la douceur des bénédictions célestes et divinement éclairé des lumières de la foi; vous, dont la correspondance à la grâce mérita,que Dieu la répandit sur vous avec tant d'abondance: obtenez-nous une fidélité semblable à la vôtre; faites que, diligents et attentifs à suivre toutes les inspirations du Saint-Esprit, nous progressions sans cesse dans cette foi qui fait les saints. O saint Martin, puissions-nous conserver toujours intact ce trésor qui nous a été légué par votre ministère. Faites qu'excités par vos exemples et soutenus par votre protection nous avancions d'un pas ferme et rapide dans la voie des commandements du Seigneur. Ainsi soit-il.
 
Pater, Ave,
Saint Martin, priez pour nous
 
 
Deuxième jour
Esprit de charité

Saint Martin qui, même avant la grâce du baptême, avez eu le bonheur de vêtir Jésus-Christ dans la personne du pauvre en lui partageant votre manteau, demandez et obtenez pour nous cet esprit de charité, signe distinctif des élus; faites que nous comprenions et aimions le mystère de la pauvreté; détachez nos esprits et nos cœurs des biens de la terre, afin que, découvrant des yeux de la foi un Dieu caché sous les haillons de la misère, la pensée de soulager Jésus dans la personne de ses pauvres rende nos aumônes et plus abondantes et plus méritoires. Ainsi soit-il.
 
Pater, Ave,
Saint Martin, priez pour nous
 
 
Troisième jour
Courage chrétien

Saint Martin qui avez tout sacrifié pour suivre Jésus-Christ, vous qui ne craigniez pas d'affronter, seul et sans armes, d'innombrables ennemis, obtenez-nous, avec un complet détachement des choses du monde, cette merveilleuse confiance dans le secours d'en haut ; qu'à votre exemple, armés de la Croix, nous devenions redoutables aux ennemis de notre salut, ne rougissant jamais de nos croyances, toujours prêts à proclamer notre foi autant par nos actes que par nos paroles; faites-nous chercher avant tout le divin Jésus et que ni la prospérité, ni l'adversité, ni la vie, ni la mort, ni aucune puissance ne puisse nous séparer de son amour. Ainsi soit-il.
 
Pater, Ave,
Saint Martin, priez pour nous
 
 
Quatrième jour
Esprit intérieur

Saint Martin dont l'âme, à peine régénérée par le baptême, soupirait après la solitude et le recueillement; vous qui cherchiez près d'Hilaire la connaissance exacte de la religion et de ses devoirs, communiquez à nos âmes cette soif ardente de la vérité et ce besoin de vie intime avec Dieu; faites qu'au milieu des tracas do la vie nous sachions trouver Dieu à l'heure de la prière et que notre ferveur rachète les faiblesses do notre nature déchue, afin que commence dès ici bas cette bienheureuse union que nous espérons mériter par votre entremise pour l'éternité. Ainsi soit-il.
 
Pater, Ave,
Saint Martin, priez pour nous
 
 
Cinquième jour
Esprit de renoncement

Saint Martin qui poursuivre plus parfaitement le divin Maître renonciez à tout ici-bas, et pour le mieux servir recherchiez les lieux les plus déserts, faites qu'à l'exemple des pieux solitaires, venus se mettre sous votre conduite pour mieux pratiquer la vertu, nous ressentions nous aussi un vif, désir de la perfection; ne soutirez pas que nous nous contentions du strict nécessaire, mais donnez-nous le désir de copier entièrement comme vous le divin Modèle, afin qu'animés de son esprit, vivant de sa vie, nous arrivions au bonheur que Dieu promet à qui sera conforme à l'image de son divin Fils. Ainsi soit-il.
 
Pater, Ave,
Saint Martin, priez pour nous
 

Sixième jour
Esprit de foi

Saint Martin, modèle achevé d'humilité, de patience, de douceur et de mortification, vous dont les vertus excitaient l'admiration et qu'aucune tribulation ne put jamais émouvoir, imprimez profondément dans nos âmes cette conviction, que les peines de cette vie ne sont rien en comparaison du poids éternel de gloire qui en sera la récompense; faites-nous voir toujours la main miséricordieuse du Maître dans les épreuves qu'il nous envoie, afin que comme lui, portant courageusement nos croix, nous arrivions dans son royaume par ce chemin de la contradiction et de la souffrance, qui est la voie la plus sûre de la gloire et du bonheur éternels. Ainsi soit-il.
 
Pater, Ave,
Saint Martin, priez pour nous
 
 
Septième jour
Zélé de la gloire de Dieu

Saint Martin, plein de zèle pour le salut des âmes, qui, revêtu malgré vous de la dignité épiscopale, en avez si parfaitement rempli les charges, parcourant les campagnes pour prêcher Jésus-Christ, détruisant les temples des idoles et leur culte; vous qui ne craigniez pas d'exposer votre vie pour convertir les infidèles, n'oubliez pas que nous sommes les fils de ceux que vous évangélisiez avec tant d'amour; continuez et perfectionnez du haut du ciel l'oeuvre commencée sur celle terre; préservez de toute erreur un troupeau qui vous est cher et gardez-nous pure et intacte la foi que vous avez prêchée à nos aïeux. Ainsi soit-il.
 
Pater, Ave,
Saint Martin, priez pour nous
 

Huitième jour
Esprit de pénitence

Saint Martin, dont le merveilleux apostolat a été signalé par des miracles sans nombre; vous qui rendiez la santé aux malades cl aux infirmes, qui chassiez les démons et guérissiez les lépreux; vous qui avez ressuscité trois morts et qui conversiez si familièrement avec Dieu et avec sa sainte Mère, maintenant que vous êtes près d'eux, votre puissance ne saurait être amoindrie; utilisez-la en notre faveur; il y a encore parmi nous tant de malades et de morts spirituels! obtenez la guérison des uns, la résurrection des autres, pour tous, la persévérance dans l'étude et l'imitation de vos vertus, afin qu'un jour nous soyons aussi associés à votre récompense. Ainsi soit-il.
 
Pater, Ave,
Saint Martin, priez pour nous
 

Neuvième jour
Grâce d'une bonne mort

Saint Martin, pasteur ineffable qui, sur le point de recueillir la récompense, consentiez à continuer le travail par dévouement à votre troupeau ; vous qui regardiez sans terreur les approches de la mort et pouviez défier l'ennemi du salut de trouver rien en vous qui lui appartînt; donnez-nous un peu de cet esprit de charité dont vous étiez rempli et obtenez-nous cette innocence de vie qui donne la résignation et la confiance. A cette heure, suprême amenez près de nous la divine Marie et nos saints Anges, pour écarter les esprits de ténèbres et faites que, munis des sacrements de l'Eglise, nous passions de cette vallée de larmes dans la terre des vivants, pour y chanter éternellement avec vous les miséricordes du Seigneur. Ainsi soit-il.
 
Pater, Ave,
Saint Martin, priez pour nous
 
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03/11/2016
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Invitation

25 AOÛT 2016

1ER ANNIVERSAIRE DE LA CONFRÉRIE ROYALE

 
La Confrérie Royale
a la joie et l'honneur de vous convier à la
 
Messe de son premier anniversaire
célébrée pour S.M. le Roi Très-Chrétien
et au 
Te Deum d'action de grâces
 
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le jeudi 25 août 2016
en la fête nationale de la Saint-Louis
à 12h45 à Paris
en l'église Saint-Germain-l'Auxerrois,
ancienne paroisse des Rois de France
 
grâce au bienveillant accueil de M. le Curé, Mgr Gilles Annequin.
 
Célébrée par M. l'abbé de Saint-Taurin, prieur,
la Messe latine traditionnelle verra à l'Offertoire les nouveaux membres prononcer leur Voeu de consécration à la Couronne de France pour les uns, et leur engagement dans la Confrérie pour les autres.

Confrérie (présentation et modalités d'inscription)
Voeu de consécration à la Couronne de France

Pour information, merci de prévenir de votre présence au secrétariat : confrerie.royale@yahoo.fr
Entrée libre et gratuite, bien évidemment.
 
 
Seigneur sauvez le Roi !
Saint Louis, protégez votre successeur !
Vive le roi Louis XX !
Longue vie au Roi !
 

06/08/2016
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Pèlerinage au Puy (Remerciements)

Armes Confrérie 2.png

 

Remerciements officiels

 

A une semaine du Pèlerinage jubilaire au Puy, la Confrérie royale remercie du fond du coeur :

 

-tout d'abord la Très-Sainte-Trinité, le Sacré-Coeur de Jésus, Notre-Dame de France et du Puy, saint Michel Archange et tous nos chers Saints et Anges gardiens, pour la réussite surnaturelle de cet humble pèlerinage de la Légitimité (on nous rapporte déjà une guérison inexpliquée...).

 

-S.M. Très-Chrétienne le Roi de France, notre Souverain bien aimé, pour ses vifs encouragements et son ordre de prier avec ferveur pour la protection de la France ;

 

-Mgr l'Evêque du Puy, S.Exc.R. Mgr Luc Crépy, pour sa généreuse bénédiction ; il nous a instamment demandé nos prières : nous ne l'oublions pas ;

 

-M. le Curé du Puy et de Ceyssac (paroisse Saint-Laurent), don Thomas Diradourian, pour son bienveillant accueil et chaleureux soutien ;

 

-M. l'abbé Henri Vannier, desservant habituel de l'église de Ceyssac pour la Messe latine traditionnelle ;

 

-M. le Recteur de la Cathédrale-Basilique du Puy, M. l'abbé Emmanuel Gobilliard - évêque auxiliaire nommé de Lyon -, pour nous avoir reçus et nous avoir confié la vénération de la Sainte Epine du Christ ;

 

-le secrétariat du Jubilé, en particulier Mme Juliette Crouzet, sa responsable, qui a toujours été attentive à nos demandes, et les nombreux bénévoles nous ayant accueillis au Village du Jubilé et accompagnés lors du Parcours jubilaire ;

 

-les Soeurs apostoliques de Saint-Jean (notamment Sr Agnès de Jésus) pour nous avoir inclus dans le programme du Jubilé et nous avoir fait célébrer le vendredi du Sacré-Coeur au maître-autel de la Vierge noire.

 

-tous les pèlerins nous ayant rejoints, parfois des provinces les plus éloignées du Royaume ! et notamment toutes les familles nombreuses qui ont su combiner recueillement et surveillance de l'avenir de la France...

 

-tous ceux qui, ne pouvant nous accompagner physiquement, se sont unis intimement par la prière ;

 

-un très grand merci à nos organisateurs sans lesquels ce pèlerinage n'aurait pas été possible :

   o M. le président de l'Union des Cercles Légitimistes de France, M. Pierre Bodin ;

   o M. l'Aumônier du Pèlerinage, M. le chanoine Frédéric Goupil ;

   o le Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur, le Cercle légitimiste du Vivarais et les ouvriers de l'ombre (Loïc, Romain, etc.) ;

   o le Clergé nous ayant accompagné, avec une mention spéciale pour M. l'abbé Philippe Godard, qui a élevé nos âmes par ses pieuses et savantes (dans notre  bouche, ce ne sont ni des gros mots, ni des moqueries) méditations, et nos chants par son souffle héroïque (allez faire chanter cent pèlerins et tous ceux qui les regardent et imitent, dans les rues du Puy !) ;

 

-enfin nos quatorze recrues qui se sont engagées par voeu à être les Gardes de l'âme de notre cher Roi, par leur consécration à la Couronne de France pour le salut et la sanctification de notre Roi et de notre France, Royaume du Christ Dont il est le lieutenant sur terre.


14/06/2016
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Pèlerinage au Puy (Sermon du dimanche 5 juin)

SERMON DE LA MESSE DU DIMANCHE 5 JUIN 

en l'église de Ceyssac

 

Armes Confrérie 2.png

 

 

                   Mes bien chers Frères,

        

         En cette solennité du Sacré-Cœur de Jésus, je m’en voudrais de ne pas rappeler les paroles de notre Dieu et Roi à une humble fille de saint François de Sales du couvent de Paray au sujet du grand Louis XIV : 

« Fais savoir au Fils aîné de Mon Sacré-Cœur que, comme sa naissance temporelle a été obtenue par la dévotion aux mérites de Ma sainte Enfance, de même il obtiendra sa naissance de gloire éternelle par la consécration à mon Cœur adorable qui veut triompher du sien et, par son entremise, de celui des grands de la terre. Il veut régner dans son palais, être peint dans ses étendards et gravé dans ses armes, pour les rendre victorieuses de tous ses ennemis et de tous ceux de la sainte Eglise ».

Cette histoire d’amour, si je puis dire, avait commencé 1000 ans plus tôt. En effet, dès notre premier roi, au prologue de la loi salique, l’amour de Jésus était honoré : « Vive le Christ Qui aime les Francs ! ». 

« Personnification des prédilections de Jésus-Christ pour la France, la Pucelle nous explique pourquoi Jésus-Christ nous a révélé la dévotion à Son Cœur : elle nous montre encore le Dieu Qui aime la France, invitant la pauvre égarée à venir se réfugier dans Ses bras et dans Ses tendresses » (R.P. Ayroles).

         Et voici ce que disait saint Pie X en 1904, 

« aux chers pèlerins de France […] venus à Rome à l'occasion du cinquantième anniversaire de la définition du dogme de l'Immaculée Conception pour affirmer solennellement que LA FRANCE EST LE ROYAUME DE MARIE et que, par conséquent, comme l'a proclamé la vénérable Pucelle d'Orléans, Jeanne d'Arc, LA FRANCE EST LE ROYAUME DE JÉSUS-CHRIST.
   Aussi ne pourriez-vous, chers fils, Nous donner une plus douce consolation dans ces moments où Nous sommes profondément affligé par tout ce qui se trame au détriment de la religion dans votre patrie. Votre présence, en effet, Nous confirme dans Notre conviction que DIEU AIME LA FRANCE parce qu'Il aime l'Église, et que, puisqu'Il protège Son épouse, Il veut aussi le salut de Sa fille bien-aimée.
   Oui, DIEU AIME LA FRANCE à cause des œuvres si nombreuses qu'elle a fondées pour le salut des âmes ; œuvres qui, comme les eaux d'un fleuve majestueux, répandent de tous côtés leur action bienfaisante.
   DIEU AIME LA FRANCE à cause des conquêtes pacifiques de ses missionnaires intrépides, qui courent porter la lumière de la foi aux extrémités les moins connues de la terre et au milieu des ténèbres de l'idolâtrie.
   DIEU AIME LA FRANCE parce que, si elle n'a pas toujours correspondu à la mission qu'Il lui a confiée et aux privilèges qu'Il lui accordait pour remplir cette mission, Il n'a pas laissé sans punition son ingratitude, et Il l'a relevée par cette même main qui la châtiait.
   DIEU AIME LA FRANCE parce qu'en ces temps même de proscription et d'angoisses Il appelle Ses fils auprès des sanctuaires de Montmartre, de Paray-le-Monial et de la grotte de Lourdes à prier, à pleurer, et à admirer les merveilles de Sa Toute-Puissance. Dieu n'accorde des grâces pareilles qu'aux nations qu'Il veut sauver.
   DIEU AIME LA FRANCE parce qu'Il excite ses fils à manifester leur foi par le dévouement à l'Église, par l'attachement au Siège apostolique et par l'amour envers le Vicaire du Christ, en les amenant, même au prix de sacrifices, auprès de la chaire de Pierre pour entendre la parole de vérité, pour recevoir une direction dans leurs œuvres, pour se ranimer dans les luttes qu'ils ont à soutenir : une nation qui a de tels fils ne doit pas périr.
   Voilà, très Chers fils, une consolation que Nous partageons avec vous. A votre retour en France, emportez avec vous, non pas seulement L’ESPÉRANCE, mais LA CERTITUDE que Notre-Seigneur Jésus-Christ, dans l'infinie bonté de Son Cœur miséricordieux, SAUVERA VOTRE PATRIE en la maintenant toujours unie à l'Église, et que par l'intermédiaire de la Vierge Immaculée, Il fera se lever l'aurore de jours meilleurs… » (Allocution Si nous n’avions, 23 septembre 1904).
« C'est par ce divin Cœur, écrivait encore sainte Marguerite-Marie, que [Jésus] veut départir [à Louis] les trésors de Ses grâces de sanctification et de salut, en répandant Ses bénédictions sur toutes ses entreprises, en donnant un heureux succès à ses armes, et en le faisant triompher de la malice de ses ennemis » (28 août 1689).

         Traditionnellement Fils aîné de l’Église, le roi de France se voyait ainsi appelé à une plus grande intimité : Fils aîné du Sacré-Cœur, dignité inouïe, que même les papes n’ont jamais reçue. Fils aîné de Son amour, de Sa dilection et prédilection. Son lieutenant sur terre, pour représenter et comme incarner le Christ-Roi.

 

Pour reprendre à ce sujet de la Royauté sociale du Christ la belle citation de Mgr de Ségur, récemment mise à l’honneur par vos cercles et que je n’ai hélas le temps de citer intégralement : 

« Régner de « droit divin », c’est tout simplement régner légitimement, en vertu de droits légitimes ; c’est être le représentant légitime de Dieu pour le gouvernement d’une société, d’un peuple. De là cette formule célèbre, qui fait tant crier les impies et les ignorants : régner par la grâce de Dieu.
Donc, quand nous disons, poursuivait-il, qu’Henri V – et de nos jours : S.M. Louis XX – est « de droit divin » le Roi de France, nous voulons dire :
- que, d’après la loi de Dieu, et d’après les plus vénérables traditions de la France, le droit de ce Prince à la Couronne repose sur des titres légitimes, inattaquables, et sur une prescription huit fois séculaire,
- qu’il est le dépositaire de l’autorité souveraine de Dieu, Lequel est le Maître suprême du peuple français comme de tous les peuples ;
- qu’il est ainsi le Roi légitime à qui la France doit obéir, si elle veut faire la volonté de Dieu, si elle ne veut point se révolter contre le droit de Dieu » (Mgr de Ségur (1820-1881), Vive le roi !).

Ainsi s’exprimait Mgr de Ségur, l’ami de prédilection du bienheureux pape Pie IX, le dernier souverain des États pontificaux.

 

C’est par ce même Sacré-Cœur que nous invoquons sur l’aîné des descendants de Clovis et de Louis XIV les grâces de sanctification et de salut.

 

Certains d’entre nous le font par une consécration à la Couronne de France et à son salut, au sein de la Confrérie royale. Le Roi Très-Chrétien a plus que jamais besoin de nos prières, pour demeurer fidèle à sa mission. En effet, c’est bien parce que la royauté capétienne restait indéfectiblement fidèle au Christianisme que les prétendues Lumières la renversèrent.

 

Qu’il ne s’enfuie pas par crainte devant les loups – ses admirables déclarations de cette année, toujours opportunes, ont su rappeler et défendre les principes fondamentaux – ; qu’il défende intégralement la royauté de droit divin, sans céder aux sirènes libérales de la compromission avec l’esprit du siècle, l’esprit du monde, puisque nous savons qui en est, en fait, le prince. « La royauté, en effet, n’est pas une république couronnée ».

 

Qu’il nous aide à renouer avec notre riche Histoire, afin que se poursuivent résolument les « Gesta Dei per Francos ».

 

La vertu propre du Sacré-Cœur est évidemment la charité, comme organe de l’amour du Dieu fait Homme. Et l’arme la plus efficace du diable et de ses démons, sa stratégie géniale, sa meilleure méthode, le signe le plus avéré de sa présence, consistent en la zizanie qu’il met parmi les bons, ce qui est l’un des pires péchés au dire de saint Thomas d’Aquin puisqu’il attente à la charité et surtout à la concorde, le fait de n’avoir qu’un seul cœur, « d’une seule âme », ce qui était le propre des premiers Chrétiens.

 

Au sein de la Tradition catholique, au sein de la Légitimité, nous avons le devoir moral d’exercer la charité et avoir l’intelligence d’être « un, afin que le monde croie » ; un, non pas au prix de compromissions, mais dans la droite application des bons principes, en bons disciples du Comte de Chambord. Prions donc les uns pour les autres, afin que nous soyons maintenus fidèles : il est si aisé de se laisser aller et, quand viendra l’heure du grand témoignage que le Seigneur attend de nous, de devenir des Judas ou des Simon Pierre reniant le Christ. Le remède que nous apprennent saint Michel, Notre-Dame et Notre-Seigneur Lui-même est l’humilité. « Apprenez de Moi que Je suis doux et humble de cœur ». Ce sont là les deux seules vertus que notre Sauveur met en avant, Lui Qui excella en toutes. Le saint Curé d’Ars ne donnait pas d’autre solution pour acquérir la sainteté : « Premièrement, l’humilité. Ensuite, l’humilité. Enfin, l’humilité ». Par humilité, soyons donc doux et charitables entre nous ainsi qu’avec les autres : c’est par sa charité débonnaire que saint François de Sales renversa complètement la situation du Chablais : de quelques dizaines de Catholiques à son arrivée, il ne restait plus que quelques centaines d’hérétiques à sa mort. La porte de sa charité avait ouvert les cœurs et les esprits à la plénitude de la vérité, et notez-le, particulièrement par la sainte Liturgie. A peine le put-il qu’il organisa de fastueuses processions de la Fête-Dieu.

 

L’humilité – à ne pas confondre avec la fausse humilité si mise en avant à notre époque – consiste tout d’abord à adorer Dieu, à reconnaître que sans Lui, nous ne sommes rien et que nous ne pouvons rien faire de bon. Elle nous fait nous agenouiller (au moins en esprit pour ceux qui ont de l’arthrose…), selon le beau mot de Pascal : « L’homme n’est grand qu’à genoux ». Nos rois, et Louis XIII notamment dans son Vœu à la Vierge, reconnaissaient, reconnaissent ce primat de Dieu, de l’ordre divin (le droit divin), du surnaturel, de la Sainte Église. La royauté capétienne est bien le gouvernement le plus humble en soi qui existe, bien que des rois aient pu se montrer orgueilleux. D’aucuns penseront à Louis XIV : mais quel chef d’État, quel ministre, voire quel particulier, se met chaque jour à genoux devant l’élévation du Corps et du Sang du Christ lors du Saint-Sacrifice de l’Autel. Louis XIV, Fils aîné du Sacré-Cœur, donnait quotidiennement cette leçon à tous les Grands de la terre, n’en déplaise à nos hommes politiques qui, contrairement à il y a cinquante ans, sont incapables de mettre un genou à terre pour recevoir même la bénédiction du Souverain Pontife.

 

« Oportet illum regnare » : il faut qu’Il règne, titre d’un fameux ouvrage, lancé à la face de l’impie : « Nous ne voulons pas qu’Il règne » et du perfide : « Nous n’avons pas d’autre roi que César », c’est-à-dire un pur naturalisme et opportunisme.

 

Quant à vous, chers fidèles, vous n’aurez pas d’autres lois que les principes éternels et sacrés, réunis et condensés dans ce que l’on appelle la Doctrine sociale de l’Église, et de manière particulière en France : dans les Lois fondamentales du Royaume. Le Christ Jésus doit régner sur les personnes comme sur les sociétés : rien n’échappe à Sa douce emprise, rien n’est sauvé que par Son Nom, rien n’est libéré que par Lui, « car sans Lui rien n’a été fait ». Par son étendard, sainte Jehanne portait « haut et fier » les Noms bénis de Jhesus Maria. Et depuis 1661, ajoutons : Jésus Marie Joseph. Voilà où se fonde notre espérance, où se portent nos affections, où s’incarnent nos principes.

 

Joseph, Lieutenant de Dieu le Père, Chef de la Sainte Famille et héritier légitime de la Maison de Juda, la famille royale de David.

 

Marie, reine du Ciel et de la terre, Mère de Dieu et notre mère.

 

Jésus, vrai Dieu et vrai homme, roi des anges et des hommes.

 

L’interrogation que s’entendit poser Notre Seigneur par Pilate, l’autorité civile : « Tu es donc Roi ? », c’est celle-là même qu’adressent peu à peu nos compatriotes au Prince, Roi de France, en le découvrant peu à peu. Assuré de son bon droit, Louis peut répondre par la même affirmation catégorique et profonde du Verbe incarné : « Tu dis bien, Je le suis ».

 

Et en relisant la conclusion du message de notre Roi, nous pouvons à juste titre nous réjouir de la majestueuse et naturelle autorité avec laquelle il nous parle : 

« Vous prierez durant [votre pèlerinage] pour qu’un monde renaissant aux valeurs de la tradition de nos pères puisse redonner à la France : et le sens de sa grandeur, et l’esprit de sa mission civilisatrice pour l’ensemble des nations, et la puissance des grâces de son baptême. Pour tout cela soyez remerciés. Et que la ferveur de vos prières contribue à protéger la France ». 

Quand les princes, les pères de familles, les chefs exercent pleinement leur autorité, alors les choses sont dans l’ordre. Ce fut le malheur de Louis XVI : il voulut être un roi bon, et il ne fut pas un bon roi (même si bien sûr son martyre l’a puissamment réparé ; et nous lirons tout à l'heure son Voeu au Sacré-Coeur). Il se donna comme première vertu la bonté ; mais la bonté n’est pas la vertu propre des rois : leur vertu fondamentale doit auparavant être la justice, qui rend à chacun selon son dû. Si Louis XVI avait châtié les méchants au début de la Révolution, aurait ensuite été évité le massacre des bons.

 

De la reconnaissance des principes doit découler leur juste et pleine élicitation, application. Le Clergé catholique, chargé par mandat divin de régir la société surnaturelle qu’est l’Église, a déjà maintes fois, depuis notre grand Apôtre Remi, rappelé et confirmé le Droit ; aux fidèles de s’en imprégner, d’en vivre et d’en faire vivre la société temporelle, pour le bien commun de notre cher pays ainsi que du monde entier, réalisant ainsi la prophétie de Jeanne aux Anglais : « les Français feront le plus bel fait qui oncques fut fait pour la Chrétienté ». Ainsi soit-il.


11/06/2016
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Pèlerinage au Puy (Sermon du samedi 4 juin)

Sermon de la Messe du samedi 4 juin 

à Saint-Laurent du Puy

 

Armes Confrérie 2.png

 

 

Monsieur le Curé,

Monsieur le Chanoine,

Messieurs les Abbés,

Mes Révérends Pères,

Mon Frère,

Monsieur le président de l’Union des Cercles Légitimistes de France,

Bien chers Amis pèlerins,

 

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Première Communion de Madame à Madrid.

 

         En ce jour, Madame, fille aînée de notre roi Louis, fait à Madrid sa première communion, recevant son Dieu pour la première fois, comme Notre-Dame la nuit de l’Annonciation, à Nazareth. Que cet événement soit pour nous aujourd’hui une leçon, bien chers Frères : que la Fille aînée de l’Église, Fille aînée dont nous sommes les membres du Corps mystique, fasse aujourd’hui, elle aussi, une belle, ardente et sainte communion. Que vous puissiez vous approcher de la sainte Table ou que vous ne fassiez qu’une communion spirituelle, offrez-la comme réparation pour votre Roi et pour la France (et pour les membres de la Confrérie royale : comme consécration), tel est l’objet de ce pèlerinage au Puy.

 

         En ce jour, se trouvent devant l’autel, aux yeux de Dieu, des âmes d’un grand prix (celui de Son Précieux Sang), des noms qu’Il connaît personnellement, des personnes qu’Il aime à la folie, des Français qui, au lieu de ne s’occuper que de leurs petites affaires personnelles ou de leurs loisirs, sans prendre prétexte des troubles actuels pour rester chez eux et ne rien faire (comme les invités au noces du fils du roi, dans l’évangile), ont le courage de venir faire une longue route afin de prier pour l’incarnation d’un principe, certes bien oublié par nos contemporains, mais qui continue de faire battre le cœur de tout vrai Français, pour peu qu’on le lui rappelle.

 

Juste après mon ordination, mon cœur de prêtre fut saisi d’admiration à la lecture des intentions de prières des bienfaiteurs de notre séminaire. Au lieu d’y inscrire leur santé, leur famille (ce qui eût été honorable bien évidemment), beaucoup y avaient seulement écrit : « Pour la France ». Comment le Bon Dieu, Qui est déjà tout Amour, pourrait-Il rester de marbre devant une prière si désintéressée, si soucieuse du bien commun, si digne de fils des Francs, que celle-ci ? Ces belles âmes oubliaient toutes leurs demandes personnelles pour ne s’attacher qu’à l’essentiel : le Royaume de Dieu et Sa justice, Son ordre divin, puisque tout en dépend : « et tout le reste vous sera donné par surcroît ». Cela évoque la belle réponse de saint Thomas d’Aquin – qui enseigna en ces murs, mes Frères – au Seigneur Qui lui demandait ce qu’il souhaitait comme récompense pour son bon travail : « Rien d’autre que Vous, Seigneur ».

 

En 1429, au Grand Pardon du Puy, ne se trouvaient ni le « roi de Bourges », ni la Pucelle de Domrémy. Mais parmi la foule, mandatés par notre héroïne, se trouvaient sa mère Isabelle Romée, et deux de ses frères. Ce sont les prières de l’humble peuple de France qui attira sur celle-ci la plus belle intervention divine qui se puisse imaginer. Ce ne sont ni les sages et diplomates conseillers, ni les avisés et expérimentés chefs militaires qui redonnèrent l’espérance au roi Charles et finalement, un mois plus tard, la victoire, mais bien ce chef-d’œuvre de la grâce qu’est Jehanne, Patronne de la Légitimité. Et à Chartres, à la Pentecôte, le Clergé a pu embrasser l’anneau de la Pucelle, porté en procession depuis qu’il est providentiellement revenu en France, et l’on nous annonce qu’il visitera nos différentes provinces dans les mois qui viennent.

 

         Devant moi en ce jour (mais je pense également à tous nos amis qui n’ont pu faire le déplacement et qui sont en grande communion avec nous en ce moment) se trouve aujourd’hui en partie recomposée l’Armée du Sacre. Non une armée au sens conventionnel du terme, mais au sens de l’une des qualifications de Notre-Dame : une armée spirituelle rangée en bataille (acies).

 

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort affirme, dans son Secret de Marie, des apôtres des derniers temps (et comme le dit saint Paul, depuis le Christ, nous y sommes) : 

« Ils auront dans leur bouche le glaive à deux tranchants de la parole de Dieu ; ils porteront sur leurs épaules l’étendard ensanglanté de la Croix, le crucifix dans la main droite, le chapelet dans la main gauche, les sacrés noms de Jésus et Marie dans leur cœur, et la modestie et mortification de Jésus-Christ dans toute leur conduite. Voilà de grands hommes qui viendront, mais que Marie fera par ordre du Très-Haut, pour étendre Son empire sur celui des impies, idolâtres et mahométans. Mais quand et comment sera-t-il ? Dieu seul le sait !... ».

Tant que les portes de Reims ne se seront pas ouvertes, et ses frontons élevés, nous mènerons, par nos prières et nos sacrifices quotidiens, l’assaut du Ciel jusqu’à ce que nous soyons exaucés, par une foi à soulever les montagnes, une espérance à toute épreuve, et une charité digne des premiers Chrétiens dont les Païens disaient ébahis : « Voyez comme ils s’aiment » : « A ce signe, ils sauront que vous êtes Mes disciples » (cf. Jn XIII, 35[1]).

 

Nous ne demanderons donc pas à Dieu, ni aux diseuses de bonne aventure : « Quand cela adviendra-t-il ? », ni comme les Apôtres : « Quand instaurerez-Vous le Royaume de Dieu ? ». Le temps est celui de Dieu, il ne nous appartient pas de le connaître. Nous avons seulement besoin de l’assurance qu’il s’accomplira bel et bien, et de tout faire dans ce sens autant qu’il dépend de nous, comme Sœur Lucie de Fatima ou sainte Bernadette de Lourdes.

 

Saint Louis-Marie poursuit : 

« Jésus-Christ viendra, comme toute l’Eglise l’attend, pour régner partout, à l’époque et de la manière dont les hommes s’attendent le moins. A la Fin des temps, plus rapidement qu’on ne le pense, Dieu suscitera de grands Saints pour établir le règne de Son Fils sur le monde corrompu, par le moyen de la dévotion à la Très Sainte Vierge ».

Marie ! C’est bien le premier nom qui occupe aujourd’hui nos esprits, en ce premier samedi du mois (la dévotion de Fatima, où la manifestation de l’Ange aux pastoureaux de Fatima commença il y a cent ans), en cette fête du Cœur très pur de la Très Sainte Vierge, en cette profusion de fêtes (transférées de mardi dernier, 31 mai) : de Marie, Reine des Saints et Mère du Bel Amour, de Marie, Médiatrice de toutes les grâces, de Notre-Dame du Sacré-Cœur, et surtout, de la Royauté de Notre-Dame.

 

Exaltant cette dernière, saint Bonaventure enseigne que : 

« la bienheureuse Vierge Marie est mère du souverain Roi parce qu’elle L’a noblement conçu, comme l’annonce le message que l’Ange lui apporta. […] C’est comme s’il disait expressément : Voici que vous allez concevoir et enfanter pour fils le Roi Qui siège éternellement sur le trône royal, et de ce fait vous régnerez comme Mère du Roi, et comme Reine vous siégerez sur le trône royal. S’il convient en effet qu’un fils honore sa mère, il convient qu’il lui donne accès au trône royal. [Et nous ne pouvons nous empêcher de penser à saint Constantin et à sa mère sainte Hélène, tous deux surnommés Égaux aux Apôtres.] 
Aussi la Vierge Marie, parce qu’elle a conçu Celui Qui porte inscrit sur Sa cuisse : Roi des rois et Seigneur des seigneurs, aussitôt qu’elle conçut le Fils de Dieu, fut Reine, non seulement de la terre, mais encore du ciel, ce qui est signifié dans l’Apocalypse par ces paroles : Un signe grandiose apparut au ciel : c’est une Femme, le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête. […] 
La Vierge Marie, sous la figure d’Esther, est comparée à la diffusion de la source et de la lumière, à cause de la diffusion de la grâce quant à son double fruit: l’action et la contemplation. Car la grâce de Dieu, qui guérit le genre humain, descend jusqu’à nous à travers elle comme par un aqueduc, parce que la dispensation de la grâce appartient à la Vierge non pas par mode de principe, mais par mode de mérite. Par son mérite, donc, la Vierge Marie est la Reine très éminente, par rapport au peuple, puisqu’elle obtient le pardon, triomphe dans le combat et distribue la grâce, et par suite, conduit jusqu’à la gloire ».

Voici ce que disait Benoît XVI, il y a six ans, le 13 mai 2010 : 

« Celui qui penserait que la mission prophétique de Fatima est achevée se tromperait. […] Dans l’Écriture Sainte, il apparaît fréquemment que Dieu est à la recherche des justes pour sauver la cité des hommes et il en est de même ici, à Fatima, quand Notre-Dame demande : « Voulez-vous vous offrir à Dieu pour prendre sur vous toutes les souffrances qu’Il voudra vous envoyer, en réparation des péchés par lesquels Il est offensé, et en intercession pour la conversion des pécheurs ? » (Mémoires de Sœur Lucie, I, p.162). Notre Mère bénie est venue du Ciel pour mettre dans le cœur de ceux qui se recommandent à Elle, l’amour de Dieu qui brûle dans le sien. À cette époque, ils n’étaient que trois ; leur exemple de vie s’est diffusé et multiplié en d’innombrables groupes sur la surface de la terre, en particulier au passage des Vierges pèlerines […]. Puissent ces sept années qui nous séparent du centenaire des Apparitions hâter le triomphe annoncé du Cœur Immaculé de Marie à la gloire de la Très Sainte Trinité ».

Alors qu’a commencé au printemps le centenaire des apparitions de l’ange et de la Vierge aux pastoureaux de Fatima, prenons place dans ce grand plan voulu par le Ciel pour la conversion du monde, avec, comme fils de France, une consécration toute particulière : la fidélité de la France aux promesses de son baptême, à l’union avec la Sagesse éternelle, à laquelle la rappelait Jean-Paul II en 1980.

 

Car ces « grands Saints, dont parle saint Louis-Marie pour établir le règne de Son Fils sur le monde corrompu, par le moyen de la dévotion à la Très Sainte Vierge », ce doit être vous, chers pèlerins, c’est votre mission, votre vocation, votre programme de vie !

 

Mais « comment cela se fera-t-il ? ». Cette question, par contre, à l’instar de Notre-Dame en l’Annonciation, nous pouvons la poser. Cela s’accomplira par l’ordre de Dieu, par la remise en ordre de la société, par le relèvement de ce qui a été renversé, par la restauration du droit divin, dont nous aurons à reparler demain. C’est la fameuse exhortation de saint Pie X à nos évêques, en 1910.

 

« Comment cela se fera-t-il ? ». Par l’humble accomplissement de notre devoir d’état quotidien, par notre laborieuse fidélité, par une vie de sacrifices et de labeurs, nourrie et vivifiée par l’exercice des vertus, surtout des vertus théologales, à l’exemple de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. Par la sanctification des heures (avec saint François de Sales), par l’offrande de chacune de vos actions (je vous renvoie à sainte Gertrude). Par une âme magnanime, qui désire et espère de grandes choses (avec saint Thérèse d’Avila). Par l’audace, l’assurance et la pureté, qu’alliait si bien sainte Jeanne d’Arc.

 

« Comment cela se fera-t-il ? ». Par l’imitation du Cœur de Jésus, en l’honneur duquel la date de ce pèlerinage a été retenue. « Apprenez de Moi que Je suis doux et humble de cœur ». Voilà donc deux vertus à travailler de manière toute particulière et assidûment. « Tous, unanimes, d’un seul cœur, étaient assidus à la prière » (Ac I,14), nous disent des premiers Chrétiens les Actes des Apôtres : n’essayons pas de trouver de nouvelles recettes ! Ce terme d’un seul cœur revient d’ailleurs dix fois dans ce Livre saint. Prions et travaillons à la vraie concorde entre Français en général, et royalistes en particulier.

 

« Comment cela se fera-t-il ? ». En devenant des Saints, tout simplement, non pas au regard des autres, mais avant tout sous le regard de Dieu. Dom Guéranger dit très justement que ce sont les Saints qui font l’Histoire. Si vous voulez la faire et changer le cours qu’elle est malheureusement en train de prendre, devenez tout simplement de résolus disciples du Christ, obéissant aux Commandements de Dieu et de l’Église, vivant moralement en conformité avec ce que vous croyez et défendez.

 

« Comment cela se fera-t-il ? ». Retenez ce grand principe, que répétait volontiers la Pucelle d’Orléans : « Aide-toi, le Ciel t’aidera ». Au lieu de dire : « Tout va mal ! », faisons-nous une belle âme, ce sera déjà un ‘lieu’ où cela ira mieux, puisque les Saints élèvent le monde avec eux.

 

« Comment cela se fera-t-il ? ». Un jour, le démon révéla au saint Curé d’Ars, par la bouche d’une pénitente, que s’il y avait cinq prêtres comme lui dans le monde, son empire serait détruit ; ce n’était hélas pas à l’honneur du clergé. Eh bien si les Saints se trouvaient au moins cinq en France aujourd’hui, ne croyez-vous pas que cela transformerait les choses ? Sodome ne fut pas sauvée car il ne s’y trouva même pas dix justes. Notre nombre nous engage donc à l’espérance. A vous de vous inscrire comme volontaires : il y en a toujours eu de tous âges, de toutes conditions, qu’avez-vous à craindre, hommes de peu de foi ? Certes, la sainteté fait peur car elle demande de tout abandonner pour le Christ, de Lui faire confiance. Mais dès son élection, il y a 11 ans, le pape Benoît XVI nous rassurait par ces paroles : « N’ayez pas peur du Christ ! Il n’enlève rien et Il donne tout. Celui Qui se donne à Lui reçoit le centuple. Oui, ouvrez […] tout grand les portes au Christ – et vous trouverez la vraie vie » (24 avril 2005).

 

« Comment cela se fera-t-il ? ». Eh bien déjà, chez vous. Si vous faites régner le Seigneur Jésus dans votre vie personnelle, dans votre foyer, dans votre entourage, là où vous avez une influence, non seulement « le Règne de Dieu est proche » (Mc I, 15), mais « il est déjà au milieu de vous » (Lc XVII, 21). De même, si seul ou en famille, en privé comme en public, vous faites hommage à Son lieutenant, celui-ci est déjà en train de régner. ¡ Que les familles françaises ne prient-elles pas quotidiennement pour leur souverain, comme le demande la vertu de piété !

 

« Comment cela se fera-t-il ? ». Il y a de multiples manières de contribuer à l’avènement du règne de Dieu sur la terre comme au ciel. La Confrérie royale en suggère un, particulier, qui est :

-      de se vouer, de se consacrer par vœu à la Couronne de France et à son salut ;

-      de s’engager à prier quotidiennement pour le Fils aîné du Sacré-Cœur, sa sanctification et sa haute mission, selon la doctrine sociale de l’Église, les Lois fondamentales du Royaume et le génie français ;

-      d’être de charitables émules dans cette belle œuvre, notamment par la communion de prières et de sacrifices le 25e jour de chaque mois ;

-      de réciter trois fois par jour, à cette intention, le traditionnel angélus, dont l’évangile de ce jour manifeste toute la majesté, puisqu’

  • en la nuit très sainte de l’Annonciation (motif de ce Jubilé du Puy),
  • en la demeure très humble de la fiancée de saint Joseph à Nazareth,
  • en le sein très chaste de cette Vierge immaculée,

le consentement de cette plus sublime des créatures, auquel la Création tout entière était comme suspendue, le Fiat de Notre-Dame renouvela la face de la terre par l’Incarnation de notre Sauveur et Rédempteur, Notre-Seigneur Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, réalisant par là-même les noces de Dieu et de l’humanité. En guise de parenthèses, le baptême de Clovis, scellant l’union de Dieu et de la France, rendit aussitôt sacramentel le mariage de Clovis et de sainte Clotilde, que nous célébrons aussi en ce 4 juin, elle, la mère du Royaume de France.

 

L’angélus, donc, l’une des plus pieuses dévotions catholiques, fut triplé et sonné en France sur l’ordre du roi Louis XI (en 1472) « pour la paix en France », après que les chanoines de Cléry l’eurent accueilli ainsi. Il sera, mes Frères, la plus belle continuation de ce Grand Pardon du Puy, de ce Jubilé, dans vos vies de chaque jour.

 

Prier pour le Roi, c’est prier pour la France, puisque celle-ci s’incarne en celui-là. Et « tout ce que vous demanderez à Dieu en Mon Nom, Je le ferai » (Jn XIV, 13), nous promet le Christ. Il ajoute même : « Croyez que vous l’avez déjà reçu » ; c’est un ordre. Le Royaume de Dieu et celui des Lys sont déjà parmi nous.

 

« Cherchez le Royaume de Dieu et Sa justice, et tout le reste vous sera donné par surcroît », affirmait Notre-Seigneur : nous ne faisons pas autre chose, aussi pouvons-nous à bon droit espérer de bien nombreuses grâces ! Nous le prions en effet selon l’ordre voulu par Lui-même pour la France.

 

Que la Très Sainte Mère de Dieu fût conçue par préservation du péché originel : Dieu le pouvait, cela convenait, Dieu le fit, « Potuit, decuit, fecit ». Ce fut l’argument décisif du bienheureux Franciscain Duns Scot au cours des péripéties historiques et théologiques de l’approfondissement du dogme de l’Immaculée Conception. Or ce que nous admirons de la Sagesse divine dans le mystère de la Conception sans tache de Notre-Dame, demandons-le également pour sa Fille de prédilection, sa consacrée : la France. Dieu peut restaurer le Roi légitime selon Son Cœur ; à relire tous les documents ecclésiastiques : tant pontificaux qu’épiscopaux, de saint Remi à Pie XII et même au-delà, cela convient ; donc : demandons à Dieu de le faire.

 

« Votre joie sera parfaite, et nul ne la ravira », promit Notre-Seigneur à Ses disciples. Ce droit de tout fidèle du Christ non seulement de choisir et soutenir un mode de gouvernement (d’autant plus qu’il est si raisonnable et pure que son motif foncier n’est pas un choix personnel mais celui de Dieu confirmé par Lui-même et Sa Sainte Église au fil des siècles), mais également de le demander à Dieu (« Demandez et vous recevrez », « tout ce que vous demandez à Mon Père en Mon Nom, croyez que vous le recevrez »), ce droit, disais-je, est non seulement la manifestation de votre sagacité et perspicacité, mais il vous est confirmé par la Sainte Église elle-même. Son Droit canonique vous le soutient, sa Liturgie vous le consacre, sa pratique multiséculaire vous l’assied, son histoire vous l’enracine. N’est-ce pas d’ailleurs l’appel lancé par nos derniers Pontifes suprêmes ? Que les fidèles laïques s’investissent dans l’art de gouverner la Cité. Tout le monde n’est pas appelé à s’engager en politique – et surtout pas dans des structures viciées, appelées « structures de péché et civilisation de la mort » par nos derniers papes -, mais tout le monde a le devoir de soutenir les bons principes et leur application effective, afin de vivre enfin à nouveau dans la société du Beau, du Bien, du Vrai : j’ai nommé la Chrétienté.

 

Pourrais-je enfin mieux terminer qu’en laissant la parole à notre grand Apôtre, saint Remi, qui achevait ainsi le Testament dont saint Pie X nous demandait il y a un siècle de faire notre trésor ? 

 

« Si Notre-Seigneur Jésus-Christ daigne écouter les prières que je répands tous les jours en Sa présence, spécialement pour la persévérance de cette race royale, suivant mes recommandations, dans le bon gouvernement de son royaume et le respect de la hiérarchie de la Sainte Eglise de Dieu, qu'aux bénédictions de l'Esprit-Saint déjà répandues sur la tête royale s'ajoute la plénitude des bénédictions divines.      
Que de cette race sortent des rois et des empereurs qui, confirmés dans la Vérité et la Justice pour le présent et pour l'avenir, suivant la volonté du Seigneur pour l'extension de la Sainte Eglise, puissent régner et augmenter tous les jours leur puissance et méritent ainsi de s'asseoir sur le trône de David dans la céleste Jérusalem où ils règneront éternellement ».

Puisse-t-il arriver assez tôt, ce jour où le corps neuf fois oint du chrême céleste, notre bien-aimé Roi s’entendra dire par son consécrateur à trois reprises ces paroles rituelles tirées des Saintes Écritures : Vivat Rex in aeternum ! (I Reg I, 31). Ainsi soit-il.

 


[1] « Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres ».


09/06/2016
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Pèlerinage au Puy (Instruction du samedi 4 juin 2016)

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Instruction du samedi 4 juin 2016

 

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Du primat de la vie surnaturelle 

dans l’engagement pour la Légitimité

 

Comme point de départ de la présentation de cette humble œuvre au service de Dieu et du Roi, la Confrérie royale, nous avions un immense choix de textes magnifiques et profonds. Le plus opportun semble être toutefois de nous attacher aujourd’hui aux premières pages de L’âme de tout apostolat de dom Chautard, père abbé de Sept-Fonts en Bourbonnais.

« Pour cet apostolat figure au premier rang le Clergé dont la hiérarchie forme le cadre de l’armée du Christ ; clergé illustré par tant d’évêques et de prêtres saints et zélés, et honoré si glorieusement par la canonisation du saint Curé d’Ars » (béatifié en 1904, canonisé en 1925).

Et là je m’interromps pour citer aussitôt le cardinal Pie qui va dans le même sens : 

« Je crois que Dieu demandera beaucoup de nous, pour le maintien de son Église et le renouvellement de la société. Tout est à refaire pour créer un peuple chrétien ; cela ne se fera pas par un miracle, ni par une série de miracles surtout, cela se fera par le ministère sacerdotal, ou bien cela ne se fera pas du tout, et alors la société périra ».

Dom Chautard ne disait pas autre chose : 

« D’où viendra le salut de la société ? demande-t-on anxieux, au spectacle des victoires répétées de l’infernal ennemi. Quand sera-ce à l’Église de triompher à son tour ? Avec le Maître, il nous est aisé de répondre ‘Ce genre de démons ne se chasse que par la prière et le jeûne’ (Mt XVI, 20). Quand des rangs du Sacerdoce et de la milice religieuse sortira une pléiade d’hommes mortifiés faisant resplendir à travers les peuples le mystère de la Croix, ces peuples contemplant dans le prêtre ou le religieux mortifié les réparations pour les péchés du monde comprendront la Rédemption par le Sang de Jésus-Christ. Alors seulement l’armée de Satan reculera ».

« A côté de ce Clergé officiel se sont levées, dès l’origine du Christianisme, des compagnies de volontaires, véritables corps d’élite dont la perpétuelle et luxuriante végétation sera toujours l’un des phénomènes les plus manifestes de la vitalité de l’Église.

Ce sont d’abord, aux premiers siècles,

  • les Ordres contemplatifs dont la prière incessante, les rudes macérations contribuèrent si puissamment à la conversion du monde païen.

Au Moyen Age surgissent

  • les Ordres prêcheurs,
  • les Ordres mendiants,
  • les Ordres militaires,
  • les Ordres voués à l’héroïque mission du rachat des captifs au pouvoir des Infidèles.

Enfin les temps modernes voient naître en foule :

  • milices enseignantes,
  • instituts,
  • sociétés de missionnaires,
  • congrégations de toutes sortes,

dont la mission est de répandre le bien spirituel et corporel sous toutes ses formes.

 

En outre, à toutes les époques de son histoire, l’Église a rencontré des collaborateurs précieux dans les simples fidèles, tels ces fervents Catholiques, aujourd’hui légion, « personnes d’œuvres » suivant l’expression consacrée, cœurs ardents (et non « fermés » ! NDLA) qui, sachant unir leurs forces, mettent sans réserve au service de notre Mère commune : temps, capacités, fortune, souvent sacrifient leur liberté, et parfois leur sang.

Spectacle admirable, certes, et fortifiant, que celui de cette providentielle efflorescence d’œuvres naissant au jour voulu et si merveilleusement adaptées aux circonstances ! L’histoire de l’Église le prouve : tout besoin nouveau à satisfaire, tout péril à conjurer, a vu invariablement apparaître l’institution réclamée par les nécessités d’alors.

 

Ainsi à notre époque, nous voyons s’opposer à des maux d’une particulière gravité, une foule d’œuvres à peine connues hier :

  • catéchismes préparatoires à la première communion,
  • catéchismes de persévérance, catéchismes pour les enfants abandonnés,
  • congrégations,
  • confréries,
  • réunions et retraites pour hommes et jeunes gens, pour dames et jeunes filles,
  • apostolat de la prière,
  • apostolat de la charité,
  • ligues pour le repos dominical,
  • patronages,
  • cercles catholiques [cf. cercles légitimistes, NDLA],
  • œuvres militaires,
  • écoles libres, [cf. nos écoles aujourd’hui dites « hors contrat », NDLA],
  • bonne presse, [cf. tout le monde de la réinformation et de l’édition ou réédition d’œuvres vraiment catholiques, NDLA], etc.,

toutes ces formes d’apostolat suscitées par cet esprit qui embrasait l’âme d’un saint Paul : « Pour moi bien volontiers je dépenserai et je me dépenserai encore moi-même tout entier pour vos âmes » (II Cor. XII, 15), et qui veut répandre partout les bienfaits du Sang de Jésus-Christ.

Que ces humbles pages aillent aux soldats qui, tout zèle, tout ardeur pour leur noble mission, s’exposent, en vertu-même de l’activité qu’ils déploient, au péril de n’être point, avant tout, des hommes de vie intérieure, et qui, s’ils en étaient un jour punis par des insuccès en apparence inexplicables, autant que par de graves dommages spirituels, seraient alors tentés d’abandonner la lutte et de rentrer découragés sous la tente [voire de changer d’armée, NDLA].

 

Les pensées développées dans ce livre nous ont aidé nous-même à lutter contre l’extériorisation par les œuvres. Puissent-elles éviter à quelques-uns ces déboires, et mieux guider leur courage, en leur montrant que jamais le Dieu des œuvres ne doit être délaissé pour les œuvres de Dieu, et que le « Malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile » (I Cor. IX, 16) ne nous donne pas le droit d’oublier le « Que sert à l’homme de gagner le monde entier, s’il vient à perdre son âme ? » (S. Matth. XVI, 25). [ce que l’on peut traduire ainsi : que sert au Français de restaurer la royauté, s’il vient à perdre son âme ? NDLR]

 

Les pères et mères de famille pour qui l’Introduction à la vie dévote n’est pas un livre suranné, les époux chrétiens qui se considèrent comme obligés l’un envers l’autre à un apostolat qu’ils exercent en même temps sur leurs enfants pour les former à l’amour et à l’imitation du Sauveur, peuvent eux aussi s’appliquer facilement l’enseignement que donnent ces modestes feuillets. Puissent-ils mieux comprendre la nécessité d’une vie non seulement pieuse mais intérieure pour rendre leur zèle efficace, et pour embaumer leur foyer de l’esprit de Jésus-Christ et de cette paix inaltérable qui, en dépit des épreuves, restera toujours l’apanage des familles foncièrement chrétiennes.

 

Notre-Seigneur nous invite à fonder sur le roc et non le sable. Avant toute chose, il nous faut prendre conscience du primat de notre vie spirituelle. A l’origine de cette modeste Confrérie, il doit y avoir la compréhension du primat du surnaturel, la ferme résolution d’être concrètement des Saints : ce n’est pas seulement la mission du Roi, mais celle de tous ses sujets ! Notre Confrérie et l’U.C.L.F. n’auront aucun fruit réel et durable sans cela, selon le mot de Léon XIII : « Par-dessus tout, Nos très chers Fils, rappelez-vous que la condition indispensable du vrai zèle et le meilleur gage de succès, c’est la pureté et la sainteté de vie » (encyclique du 8 sept. 1899), ce que manifeste sur notre écu la croix blanche. Dieu attend de nous que nous soyons des Saints (« Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait »), Il nous donne Sa grâce pour cela car Il ne demande jamais rien d’impossible (cf. S. Augustin).

« Dieu Se dévoile en quelque sorte par Ses Saints, et même par les âmes ferventes, affirme dom Chautard. Le surnaturel transpire ainsi aux yeux des fidèles qui perçoivent quelque chose du mystère de Dieu. Qu’est-ce donc que cette effusion du surnaturel ? […] L’éclat de la sainteté, la splendeur de l’influx divin, […] la grâce sanctifiante, […] le résultat de l’ineffable présence des Personnes divines – la Très Sainte Trinité – en ceux qu’Elles sanctifient ».
« Quel malheur, poursuivait le P. Abbé de Sept-Fons, quand parmi les personnes placées à la tête d’œuvres importantes, il n’y en a point de vraiment intérieures ! Le surnaturel paraît éclipsé et la puissance de Dieu est comme enchaînée. C’est alors, les Saints nous l’enseignent, qu’un pays décline et que la Providence semble laisser aux méchants tout pouvoir de nuire. […] L’apôtre, devenu un accumulateur de vie surnaturelle, condense en lui un fluide divin qui se diversifie et s’adapte aux circonstances et à tous les besoins du milieu où il agit », 

utilisant ainsi au mieux les Dons du Saint-Esprit dont il a reçu la plénitude le jour du Sacrement de sa Confirmation.

« Une œuvre ne s’enracine profondément, n’est vraiment stable et ne se perpétue que si l’ouvrier évangélique a engendré des âmes à la vie intérieure. Or il ne le peut que s’il est lui-même fortement nourri de vie intérieure ».

Notre propre salut est bien le principal but pour chacun d’entre nous, selon l’adage « Charité bien ordonnée commence par soi-même ». Mais le bien commun primant le bien propre, le salut de notre Patrie pourrait nous paraître primer notre propre salut et notre propre sanctification. Ce problème – s’il y a – se résout en ce que la France ne sera sauvée que si ses membres sont autant que possible saints ; le Roi ne sera restauré que si le Christ Roi règne avant tout en nos propres vies, dans nos propres familles. Comme pour la conversion de saint Constantin et la fondation d’un empire chrétien, cette grande Chrétienté s’est construite avant tout par la sanctification (notamment dans les persécutions) des premiers Chrétiens au milieu d’un monde païen. De même, l’intervention divine déjà mentionnée pour Constantin (avec le Labarum : « Par ce signe, tu vaincras ») se renouvelle pour notre premier roi, Clovis (quand je vous prêcherai la retraite préparatoire au Sacre, je pourrai vous dire que le signe par lequel le Roi de France est vainqueur, c’est bien la Sainte Ampoule, c’est le Sacre, plus haut des Sacramentaux de la Sainte Église ; un signe avant tout liturgique, n’en déplaise à certains ; et qui nécessite une étroite union du Trône et de l’Autel, du Clergé et de l’« Évêque du dehors »).

 

Mais Dieu n’intervient avec le baptême de Clovis qu’après avoir fait des Gallo-Romains des Catholiques fidèles. Cela nous permet d’éviter l’écueil du providentialisme, non pas en ce que nous nions ou rejetons l’intervention surnaturelle de Dieu (au contraire, nous la demandons et y croyons fermement !), mais en ce que Dieu n’intervient qu’avec le support du réel naturel et du concret : sainte Jeanne d’Arc ne s’est pas battue sans avoir été tout d’abord bien élevée par ses parents, formée et instruite par saint Michel, puis ensuite sans l’aide d’une armée de braves soldats. « La grâce surélève la nature », enseigne saint Thomas d’Aquin : Dieu Se sert de ce qui existe, tout en intervenant admirablement Lui-même. Pour parler d’avance des principes légitimistes (ou simplement légitimes), la foi et la raison nous montrent en la personne de Mgr le duc d’Anjou notre vrai roi de France de droit, tout comme elles le montraient à la Pucelle d’Orléans en la personne de Charles VII : même moqué, même doutant de son hérédité royale, tout le monde le savait le Dauphin. Jeanne le lui a confirmé de par Dieu.

 

Permettez-moi de citer notre Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur, celui de 2011 (qui est le même qu’en 2016) : 

« Nous ne sommes pas entrés en Légitimité (et j’emploie cette expression avec le même sens d’engagement et de don de soi qui sous-tend l’expression : ‘entrer dans les ordres’) parce que nous trouverions au Prince des qualités ou des vertus supérieures… [parenthèse mienne : il les a, et nous n’allons pas nous en plaindre ! Grand, beau, sociable, charmant, orthodoxe, pieux, digne, avec ce petit plus – ce grand plus ! –, ce quelque chose que n’a que le Très-Chrétien… Fin de parenthèse]
Nous ne sommes pas des idéalistes et nous sommes ennemis de toute forme de culte de la personnalité ; nous savons que nul homme n’est parfait, mais que tous et chacun portent en eux un mélange de qualités et de défauts, de vertus et de péchés : le Prince n’échappe pas à la complexité de cette réalité humaine…
Mais en revanche nous croyons en Dieu Qui, par l’action de Ses saints, par les héros inspirés qu’Il a suscités, et surtout par l’obéissance à Ses lois et aux dispositions de Sa Providence peut changer le cours de l’Histoire et redonner vie à un pays. 
Nous croyons particulièrement que le Sacre peut infuser dans un homme une véritable efficience divine et qu’Il peut – à travers cet homme, malgré ses imperfections – communiquer à une société tout entière et à un État, des grâces desquelles découlent le bonheur et la prospérité terrestres eux-mêmes » (30 mai 2011). 

Le vénérable Pie XII ne disait pas autre chose en affirmant que d’un régime peut dépendre le salut de tout un peuple.

 

Pour reprendre les fameuses louanges récentes d’un souverain pontife envers un cardinal, j’ai envie de vous dire, cher Frère, mais pour les purifier en les utilisant cette fois de manière juste, en changeant le destinataire des paroles : 

« Hier, avant de dormir mais pas pour m'endormir, j'ai lu, j'ai relu - le travail du [Frère Maximilien-Marie], et je voudrais le remercier parce que j'ai trouvé de la théologie profonde et aussi une pensée sereine dans la théologie. C'est agréable de lire de la théologie sereine. J'ai aussi trouvé ce que saint Ignace disait, ce Sensus Ecclesiae, l'amour de Notre Sainte Mère l’Église. Cela m'a fait du bien et il m'est venu une idée, pardon [mon Frère] si je vous fais rougir, mais [cela] s'appelle "faire de la théologie à genoux". Merci, merci » (21 février 2014).

Comme le fameux petit roi de Bourges, auquel il me faut revenir, nous avons le droit et la foi pour nous, même si nous sommes bien peu nombreux : au jour voulu par Dieu, la Légitimité sera éclatante et soudain évidente à tous. Comme cet exemple tiré de mon apostolat en Bourbonnais. Je visitai il y a quelques années un jeune homme de mon âge, handicapé, se revendiquant de gauche et entièrement contaminé par les idées de la pensée dominante. Il rejetait avec force ce qu’il appelait l’extrême-droite, et me demandait de me situer sur l’échiquier politique. Je lui répondis que je n’entrais pas dans ce jeu-là, car j’étais royaliste. Au lieu de se moquer de moi ou même de me réduire à ses propres cases [du genre ultracatholique voire fasciste], il reconnut aussitôt qu’un roi serait en effet une bonne chose pour la France. C’est la seule solution qui rayonne de pureté et de limpidité quand on y pense, et qui insensiblement ramène tout le monde à la droite pensée chrétienne et royale. Elle lui parut si évidente qu’elle lui fit dépasser et abandonner d’un coup tout le laborieux travail de sape des mass media, Education nationale, politiciens et le monde de manière générale : sans doute le foncier bon sens français !

 

Quand nous nous serons sanctifiés avec l’aide de la grâce divine, quand nous nous serons davantage formés et que nous aurons fait connaître à nos contemporains les Gesta Dei per Francos et la personne de notre Prince bien-aimé, je ne doute pas alors du ralliement (dans le bon sens cette fois) de toutes les âmes de bonne volonté ! Les Messes que nous aurons dites, les prières que nous aurons élevées vers le Ciel, les sacrifices que nous aurons offerts, forceront la Providence, comme la pressa la sainteté des ancêtres directs de N.S. : S. Joachim et Ste Anne, Notre-Dame (suradmirablement), et d’une manière spécifique S. Joseph, Son père aux yeux de la Loi.

 

Quels sont les moyens d’action de cette nouvelle « institution », pour reprendre les termes de la Gazette royale ? Être, selon dom Chautard toujours, non des canaux mais des réservoirs de vie spirituelle, afin que la grâce se déverse ensuite sur les autres, une fois que nous en serons emplis. Et notre œuvre se veut particulièrement une œuvre familiale : la prière des familles françaises pour le père des chefs de famille qu’est le Roi de France est fondamentale.

« ‘Notre ambition, disait M. Timon-David qui éduquait des adolescents, doit tendre à former des zélateurs dans lesquels l’amour de Dieu soit assez intense pour qu’après avoir quitté le patronage et fondé une famille, ils restent des apôtres empressés à communiquer au plus grand nombre d’âmes possible les ardeurs de leur charité’. […] Ce sont des légions d’apôtres que nous devons créer, afin que cette cellule fondamentale de la société qu’est la famille, devienne à son tour un centre d’apostolat. Or, ce programme idéal, seule une vie de sacrifice et d’intimité avec Jésus nous donnera la force et le secret de le réaliser. A cette condition seulement notre action sera puissante dans la société, et la parole du Maître s’accomplira : ‘Je suis venu jeter le feu sur la terre, et que désiré-Je sinon qu’il embrase’ (Luc. XI, 49) ».
« Grande tactique que le Sauveur a employée : transformer la société par les élites. Le petit troupeau des disciples que Jésus choisit et forma Lui-même et que le Saint-Esprit enflamma ensuite, suffit pour commencer la régénération du monde ».
« Tant que nous n’avons pas obtenu que les chefs de famille deviennent […] apôtres à leur tour, […] nous n’arriverons jamais à asseoir le règne social de Jésus-Christ ».
« L’Ami du Clergé rappelle une intéressante conversation [de saint Pie X] avec un groupe de cardinaux : ‘Qu’y a-t-il de plus nécessaire aujourd’hui pour le salut de la société ? – Bâtir des écoles catholiques, répondit l’un. – Non. – Multiplier les ligues, répondit l’autre. – Non encore. – Activer le recrutement sacerdotal, dit un troisième. – Non, non, répliqua saint Pie X. Ce qui est présentement le plus nécessaire, c’est d’avoir dans chaque paroisse un groupe de laïcs à la fois très vertueux, éclairés, résolus et vraiment apôtres’ ». Voilà donc votre programme, chers amis. C’est la « nécessité de former dans chaque œuvre un groupe de Chrétiens très fervents qui exercent à leur tour un véritable apostolat sur leurs semblables ». C’est-à-dire « découvrir […] une minorité même infime, mais capable de désirer vivement et de pratiquer sérieusement la vie intérieure ; alors chauffer à blanc ces âmes en leur faisant aimer passionnément Notre-Seigneur […] ; enfin, le moment venu, communiquer à ces jeunes gens le zèle pour les âmes ».

Notre mission consiste en cette formation d’élites chrétiennes que sont les apprentis-Saints. « La restauration de la société, de la France en particulier, enseigne dom Chautard qui est comme un membre fondateur honoraire de notre Confrérie, ne résultera que d’un rayonnement intense de la sainteté de l’Église. C’est par ce moyen […] que le Christianisme se développa si rapidement aux premiers siècles de son histoire, en dépit de la puissance de ses ennemis, des préventions de tous genres et de la corruption générale ».

« Susciter des apôtres selon le Cœur de Jésus-Christ. […] Quel autre levier que celui de la vie intérieure intensive oserait y prétendre ! Tant qu’une œuvre n’a pu produire ce résultat, son existence est éphémère ».

Il est demandé aux membres de la Confrérie royale, en plus du Vœu de consécration à la Couronne de France qui vous a été présenté ces dernières semaines (et de là découle implicitement le vœu de fidélité au Roi légitime), la stricte observance de la triple récitation de l’Angélus, matin, midi et soir, avec en sus l’oraison pour le Roi, toutes choses récitées bien sûr pour la sanctification et la restauration de notre bon Roi. Cette coutume apparut selon la tradition au Puy en 1449, par le 3e angélus du midi, et fut inaugurée par les chanoines de Notre-Dame de Cléry lorsqu’ils reçurent au son de la cloche le roi Louis XI, qui l’imposa ensuite à tout le royaume.

 

Hors de cela, il n’est pas demandé une liste insurmontable de choses à faire : nous ne voulons pas ressembler aux Pharisiens dénoncés pour avoir voulu charger les autres de leurs prescriptions à eux… Mais comme point fondamental, il est demandé aux membres, et conseillé à leurs amis et sympathisants, si cela n’est déjà fait, de se choisir un pieux, savant et prudent directeur spirituel, un prêtre qu’ils auront la facilité de rencontrer régulièrement : c’est là la base de toute avancée véritable dans les voies spirituelles, de toute vraie sanctification. Ainsi, les principes de la vie spirituelle pourront être appliqués dans votre âme tout particulièrement, votre âme qui est unique – un monde, un royaume à elle seule – et qui est aimée par Dieu de manière toute spéciale.

 

En effet, « après la prière et l’immolation, le moyen le plus efficace pour obtenir de la grâce de Dieu ces élites qui peuvent régénérer le monde, c’est spécialement par la direction spirituelle, […] indispensable propulseur de vie spirituelle, [permettant de] véritables foyers de la vie surnaturelle au milieu de l’attiédissement général ».

Saint Jean de la Croix conseillait ceci : 

« Que les hommes dévorés d’activité, qui se figurent pouvoir remuer le monde par leurs prédications et leurs œuvres extérieures, réfléchissent ici un instant. Ils comprendront sans peine qu’ils seraient beaucoup plus utiles à l’Église et plus agréables au Seigneur, sans parler du bon exemple qu’ils donneraient autour d’eux, s’ils consacraient plus de temps à l’oraison et aux exercices de la vie intérieure ».
« Dans ces conditions, conclut Dom Chautard, ils feraient par une seule œuvre un plus grand bien et avec beaucoup moins de peine, qu’ils n’en font par mille autres, auxquelles ils dépensent leur vie. L’oraison leur mériterait cette grâce, et leur obtiendrait les forces spirituelles dont ils ont besoin pour produire de tels fruits ».

Je vous confie donc comme lecture spirituelle fondamentale L’âme de tout apostolat, dont saint Pie X – le plus grand des papes de notre époque, mort il y a seulement 102 ans – avait fait son livre de chevet. En voici résumé le plan, le thème étant toujours la vie intérieure :

  • Nature de la vie intérieure ;
  • Excellence de la vie intérieure ;
  • Nécessité de la vie intérieure ;
  • Fécondité des œuvres par la vie intérieure ;
  • Principes pour la vie intérieure, notamment :
  • l’oraison
  • la direction spirituelle
  • et la garde du cœur
  • enfin et surtout : la vie liturgique, que saint Pie X appelle « la source première et indispensable du véritable esprit chrétien » (Motu proprio du 22 nov. 1903).

 

En résumé, chers amis, il vous faut retenir ceci : travaillez à votre sanctification et à celle de ceux qui dépendent de vous, et la Restauration sera déjà grandement entamée, le Règne de Dieu et de Son Lieutenant sera déjà au milieu de vous. En outre, comme l’épouse de David, Bethsabée, envers Salomon, et surtout l’épouse d’Isaac, Rébecca, envers Jacob, son fils de prédilection, j’ai un plan pour vous faire exaucer par le Seigneur, le Roi des rois. Je vais Lui mitonner un petit plat dont vous me direz des nouvelles : ce mets délicieux, qui vous emportera les bénédictions que vous demandez pour le Roi et la France ; ce plat succulent, cette œuvre de cordon bleu (c’est le cas de le dire…) n’est autre que la sainte Liturgie catholique. Puisez donc vos forces dans les Sacrements, allez également rechercher la grâce cachée dans les Sacramentaux que sont les bénédictions et les prières : le Cœur de Dieu ne peut rien refuser à la prière de l’Église, Sa tendre Épouse, qui Lui est d’autant plus chère qu’Il l’a rachetée par Son Sang et qu’elle constitue Son propre Corps mystique.

 

De même que nos rois possédaient un corps d’élite de gardes du corps – et je salue parmi vous ceux qui en descendent –, la Confrérie royale veut donner à son Roi un corps d’élite de gardes de l’âme. Comme des anges gardiens, « Gardes de l’âme du Roi » par nos prières pour lui, l’offrande de nos bonnes œuvres et notre consécration à la sanctification et l’accomplissement de sa mission, voici le beau titre d’honneur des membres de cette petite œuvre née le 25 août dernier.

 

Je vous rappelle enfin la signification de cette confrérie, que manifeste derrière l’écu le bâton de confrérie :

-les lys pour la France, en semis, qui est de France ancien, pour notre attachement à la royauté française de droit divin, aux Lois fondamentales du Royaume et à toute notre Histoire ;

-la grande Croix blanche, pour notre foi pure, magnanime et audacieuse ;

-la Couronne royale de France, pour symboliser le Vœu de consécration de ses membres pléniers – ou l’attachement et la fidélité, pour les membres associés – à la sanctification et au salut de la France ;

-la devise, qui est reprise aux leçons de matines de l’office de sainte Jeanne d’Arc, expliquant le but de sa mission divine : « afin de restaurer promptement la Royauté, le Royaume ».

 

Achevons par l’antique prière des Francs : 

« Dieu tout-puissant et éternel, Qui pour servir d'instrument à Votre divine volonté dans le monde et pour le triomphe et la défense de Votre Sainte Église, avez établi l'empire des Francs, éclairez toujours et partout leurs fils de Vos divines lumières, afin qu'ils voient ce qu'ils doivent faire pour établir Votre Règne dans le monde et que, persévérant dans la charité et dans la force, ils réalisent ce qu'ils auront vu devoir faire. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il ».

07/06/2016
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