L'Ami de la Religion et du Roi

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Royauté


Fête du Christ Roi

Dernier dimanche d'octobre

Fête du Christ Roi de l'Univers

 

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Fête de tous les Rois et Princes chrétiens

 

 

Vive le Roi ! Vivent nos Princes !

 

 

 

Lettre ouverte aux Pères de famille 

en la fête du Christ-Roi

 

 

 

 « Le nom et la puissance de roi doivent être attribués, au sens propre du mot, au Christ dans Son humanité », déclarait le pape Pie XI il y a à peine 91 ans. « Il revendique le titre de roi, Il proclame publiquement qu'Il est roi, Il déclare solennellement que toute puissance Lui a été donnée au ciel et sur la terre. Qu'entend-Il par là, sinon affirmer l'étendue de Sa puissance et l'immensité de Son royaume ? ».

 

Cette soumission nous est rendue aisée par le fait que Jésus Se présente à nous surtout comme le roi de nos cœurs. Mais les cœurs ne sont pas l’unique juridiction du Seigneur : Il a tout pouvoir, partout, et Son autorité fonde celle des rois légitimes, ainsi que l’enseigne l’encyclique Quas primas (1925) : « En imprimant à l'autorité des princes et des chefs d'État un caractère sacré, la dignité royale de Notre Seigneur ennoblit du même coup les devoirs et la soumission » envers eux : même chose dans les familles et de la royauté terrestre des princes chrétiens, qui reçoit sa juste place entre Dieu et les parents dans la vertu de piété filiale.

 

Parlons aujourd’hui de votre propre royauté, le vénérable abbé Boudon disant : « L’homme est un petit monde et il doit commander à ses passions, et les gouverner en roi ». Mais comme il y a analogie, il faut bien comprendre ce qu’est la royauté, Notre Seigneur ne Se proclamant pas le « Président de la République » des Juifs, ni leur « Premier ministre », ni leur « Secrétaire général », et les Cieux n’étant dans l’Évangile ni une démocratie, ni une république, ni même un régime parlementaire (jusqu’à preuve du contraire tout au moins).

 

Avant d’entrer dans le vif du sujet, petite question : qu’est-ce qui différencie un président chef de parti, d’un roi ? Le roi l’est normalement par hérédité, sans l’avoir choisi (ce qui éviterait aux États-Unis une année de palabres stériles et inutiles), parce qu’il est l’héritier d’une famille qui se trouve au-dessus des autres pour les servir et les défendre, et qu’il a les grâces d’état pour cela ; il appartient à tous, il n’est le chef d’aucun clan, il a pour mission de défendre ses peuples dont il est le père, en tant que chef des chefs de famille. L’exercice de cette charge est pour lui un devoir, mais aussi un droit : les Papes et les Saints (voire les deux) ont même maudit d’avance ceux qui usurperaient leur pouvoir légitime (je vous renvoie notamment à saint Remi, à nos origines, aux conciles de notre histoire, et à Mgr de Ségur, il y a un siècle et quelque).

 

Nos ancêtres ont aimé leurs rois et la Famille royale, et chaque événement arrivant au Roi (heureux événement, « joyeuse entrée » ou victoire militaire) était célébré par tous comme touchant tout le reste du corps mystique qu’était la société chrétienne. Les cloches sonnaient dans toutes les églises, chaque foyer faisait ripailles chez lui ou au village, et même, il n’y avait pas besoin d’attendre les journées du Patrimoine pour visiter Versailles gratuitement et ainsi voir l’incarnation d’un principe, de l’alliance de Dieu et de la nation. En France, le roi est père des Français et époux de la France ; l’analogie avec le Christ est donc bien respectée. Également par le miracle des écrouelles, qui attiraient des malades de toute l’Europe.

 

Oui, toute paternité, toute royauté légitime vient de Dieu ; et nous y participons tous à des degrés divers. Je pense d’abord aux pères et mères de familles, mais aussi aux personnes célibataires voire mineures : nous sommes tous les rois de notre propre vie. Et comme de bons rois, il nous faut la rendre conforme à ce que Dieu en attend de manière naturelle et surnaturelle.

 

Et comment régnons-nous ? Respectons-nous les Lois fondamentales que sont les dix Commandements et ceux de l’Église ? Comment régissons-nous notre propre vie ? Certes, notre travail reçoit déjà une organisation de l’extérieur. Mais il reste beaucoup à mettre en ordre : toutes ses soirées, ses fins de semaine, ses temps de loisir. Et en cela, êtes-vous des rois et des reines chrétiens ? En mettant Dieu à la première place ?

 

Louis XIV, par exemple, avait grande conscience de ce qu’il aurait à rendre compte à Dieu du gouvernement de son royaume, à lui seul dévolu. Et vous, à la veille du jour des morts et du mois des âmes du Purgatoire, avez-vous conscience d’avoir bientôt à rendre compte de tout ce que vous faites et décidez ?

 

Dans son Vœu à Notre-Dame, son père, Louis XIII, affirmait avec raison avoir pour mission de conduire ses peuples sur la route du Paradis. Et vous ? Les membres de votre famille, avez-vous conscience d’avoir mission de Salut et charge d’âmes envers eux ?

 

« Les gouvernants et les magistrats ont l'obligation, aussi bien que les particuliersdisait Pie XI, de rendre au Christ un culte public et d'obéir à ses lois. Les chefs de la société civile – et donc aussi les parents – se rappelleront, de leur côté, le dernier jugement, où le Christ accusera ceux qui l'ont expulsé de la vie publique, mais aussi ceux qui l'ont dédaigneusement mis de côté ou ignoré, et punira de pareils outrages par les châtiments les plus terribles ; car sa dignité royale exige que l'État tout entier – et toute famille – se règle sur les commandements de Dieu et les principes chrétiens dans l'établissement des lois, dans l'administration de la justice, dans la formation intellectuelle et morale de la jeunesse, qui doit respecter la saine doctrine et la pureté des mœurs ».

Votre Conseil des ministres, votre « Conseil d’En Haut », c’est votre examen de conscience quotidien, ce sont vos rencontres conjugales établissant le programme et le soin de vos enfants, et de tout le foyer.

 

C’est également le choix des personnes que vous décidez de recevoir, le partage de la table étant l’expression la plus intime mais aussi la plus solennelle et importante de votre famille. Recevez-vous n’importe qui ou essayez-vous au contraire de ne donner que de bons exemples à toute la maisonnée ? Voilà encore votre charge régalienne.

 

Quand vient le moment des vacances, les organisez-vous en fonction des dimanches et fêtes qui tombent pendant ce « temps sacré », selon les Messes possibles, et jamais à un endroit où vous n’aurez pas de Messe ? Essayez-vous d’organiser des vacances spirituelles, des pèlerinages en famille ? Comme le 11 novembre prochain par exemple pour la Saint-Martin. Si ces jours sont fériés, c’est bien à l’origine pour les sanctifier ! C’est par tout cela que vous montrez à Dieu et à vos enfants le grand cas que vous faites de la Chrétienté, et que vous gagnez votre Ciel. Rois et reines domestiques, vous contribuez – ou non – à l’édification de la Chrétienté. Votre famille en fait-elle vraiment partie ?

 

         Il y a un très grand rapprochement à faire et comprendre entre la destruction de la société chrétienne il y a deux cents ans, et l’actuelle destruction de la famille, cellule de base de toute société.

 

« Qui dira le bonheur de l'humanité si tous, individus, familles, États, se laissaient gouverner par le Christ ! Pour que la société chrétienne bénéficie de tous ces précieux avantages et qu'elle les conserve, il faut faire connaître le plus possible la doctrine de la dignité royale de notre Sauveur » (Pie XI).

 

« La peste de notre époque, c'est le laïcisme, ainsi qu'on l'appelle, avec ses erreurs et ses entreprises criminelles. Comme vous le savez, Vénérables Frères, ce fléau n'est pas apparu brusquement ; depuis longtemps, il couvait au sein des États. On commença, en effet, par nier la souveraineté du Christ sur toutes les nations ; on refusa à l'Église le droit […] d'enseigner  […] et gouverner les peuples en vue de leur béatitude éternelle. Puis, peu à peu, on assimila la religion du Christ aux fausses religions et, sans la moindre honte, on la plaça au même niveau ». « Fruits encore de cette apostasie, la paix domestique bouleversée par l'oubli des devoirs et l'insouciance de la conscience ; l'union et la stabilité des familles chancelantes ; toute la société, enfin, ébranlée et menacée de ruine ».

 

Oui : après avoir détrôné le Christ Roi en la personne de nos princes, après avoir chassé Sa sainte Église, voici que le laïcisme s’en est pris aux familles, aux rois des Églises domestiques que sont les pères de famille. Et que des patrons chrétiens s’occupent consciencieusement de leurs employés, selon l’esprit du Catholicisme social très répandu au XIXe siècle, bien avant les prétendus socialistes, l’on taxe aujourd’hui cela de paternalisme ! Comprenez que dans des États où la paternité est détestée, cela n’est pas un compliment.

 

De même que fut déniée aux rois la pleine souveraineté et imposé le parlementarisme, l’on opposa à l’autorité du père ainsi qu’à la stabilité des familles : la lutte contre la paternité en général, l’avantage presque exclusivement et d’office attribué à la femme, l’aide donnée à la destruction de la famille par la facilitation du divorce, la promotion de l’inversion, en un mot : la « dévirilisation » de la société, pour ne pas employer d’autres termes ! Et cela aux dépens notamment des femmes, qui n’ont plus la sécurité d’un foyer stable, surtout quand elles acceptent de « se mettre en couple » avec quelqu’un qui ne s’engage à rien envers elle.

 

Détruire le père, c’était également mettre fin à la fécondité : par l’hédonisme, l’individualisme, le travail généralisé des femmes hors du foyer, la contraception, les mille et une tracasseries pour l’adoption, l’interdiction de l’accouchement sous X, et bien sûr le crime abominable de l’avortement.

 

De même que de nombreuses royautés et principautés légitimes, reconnues et approuvées par l’Église et par le droit, ont été renversées par la Révolution et ses filles, de même la royauté des parents est par voie de conséquence également renversée : l’irruption d’un beau-père ou d’une belle-mère veut se faire reconnaître comme légale, toute sorte de construction ou reconstruction familiale passe pour légitime, selon le principe que chacun fait bien comme il veutLe divorce est à la famille ce que la Révolution est à la société.

 

Si le père est comparable à un roi, et la mère à une reine, c’est que ni l’un ni l’autre ne sont choisis par l’enfant (de même qu’ils ne choisissent pas non plus leurs enfants) ; tous deux sont d’ailleurs aussi reconnus par le grand Mgr de Ségur comme de « droit divin », comme dépositaires d’un droit naturel inviolable et imprescriptible, n’en déplaise aux gouvernements actuels qui se succèdent et dénient aux parents l’éducation de leurs enfants (soit clairement, c’est Mme Laurence Rossignol, soit insidieusement et mensongèrement, c’est Najat).

 

Par leur choix libre, les parents font de leur foyer une société catholique, et la régissent selon les enseignements du Décalogue et de l’Évangile, soumis à la Sainte Église en la personne de leurs évêques et de leurs curés, s’ils sont eux-mêmes fidèles à la doctrine sociale et pérenne de l’Église.

 

Comme dans les Lois fondamentales qui régissent la France, il est hors de question d’entendre parler d’abdication, de démission, car la responsabilité de la famille qui incombe aux parents n’a pas de fin. Je pense avec horreur à un homme qui se disait géniteur des enfants qu’il avait abandonnés à son épouse, et qui considérait le nouveau beau-père comme le vrai père. Le roi légitime qui reconnaît et encense l’usurpateur ! Le pasteur mercenaire qui se réjouit de laisser le troupeau à un loup déguisé en pasteur ! Le fameux contrat social passé entre individus, sans aucun respect de la loi naturelle !

 

Quant à la fausse souveraineté du peuple, elle consiste dans la famille au règne actuel de « l’enfant-roi ». –Oh, non, il ne veut pas ; il préfère faire à son idée. La crise d’autorité en est la première responsable, et tout cela ne plaît pas à Dieu. Quand ses Litanies des Saints prient pour la concorde entre les rois et les princes chrétiens, l’Église entend en prolongement la bonne entente, la communion des époux et la prospérité des familles.

 

« Pour ramener et consolider la paix, Nous ne voyons pas de moyen plus efficace que de restaurer la souveraineté de Notre Seigneur », affirmait Pie XI en instituant la fête du Christ Roi. « Ce serait assurément le devoir des Catholiques de préparer et de hâter ce retour par une action diligente. […] Peut-être faut-il attribuer ce désavantage à l'indolence ou à la timidité des bons ; ils s'abstiennent de résister ou ne le font que mollement ; les adversaires de l'Église en retirent fatalement un surcroît de prétentions et d'audace. Mais du jour où l'ensemble des fidèles comprendront qu'il leur faut combattre, vaillamment et sans relâche, sous les étendards du Christ-Roi – tel saint José Luis Sanchez del Rio[1], petit Cristero de 15 ans, victime de la Révolution maçonnique au Mexique, et que le Saint-Père vient de canoniser (le petit martyr, pas la Révolution !) –, le feu de l'apostolat enflammera les cœurs, tous travailleront à réconcilier avec leur Seigneur les âmes qui l'ignorent ou qui l'ont abandonné, tous s'efforceront de maintenir inviolés ses droits ».

 

         Dans nos familles dites catholiques traditionnelles : prie-t-on en famille ? Parle-t-on seulement de Dieu dans les conversations ?

 

         Nos souverains s’imposaient la Messe quotidienne (et saint Louis, jusqu’à trois fois par jour), malgré, vous l’imaginez bien, leurs multiples et graves charges et occupations. Au sacre, nos souverains promettaient de défendre les biens de l’Église et d’extirper l’hérésie. Vous, ce sacre, ce fut votre baptême, puis votre Confirmation. Défendez-vous, et même, faites-vous vôtre l’enseignement – doctrinal et moral – de la Sainte Église, aujourd’hui si attaqué et renié, même par des ecclésiastiques ? Êtes-vous fidèles aux promesses de votre baptême, à votre alliance avec la Sagesse incarnée, comme le demandait Jean-Paul II ?

 

         Rejetez-vous les modes, les vices, les actions, les comportements, les opinions contre lesquels vous met en garde le Magistère ?

 

Je vous parlais de Louis XIV. Il donna du scandale, et au combien, par ses adultères publics, et Louis XV par ses débauches. Tout le monde s’accorde pour les condamner en cela. Mais étant de vrais rois chrétiens, non seulement ils en souffraient, mais avant chaque fête de Pâques, en tout cas pour le premier, c’était avec de réels et sincères efforts qu’ils se détachaient du péché.

 

Toujours est-il que socialement, ils ont donné grand scandale à leurs peuples, avec les conséquences qui en découlent, et en premier le mauvais exemple. Si des pères de famille les ont pris comme prétexte, alors ceux-là devront encore en répondre en plus de leurs propres péchés.

 

Et vous, donnez-vous du scandale, du mauvais exemple à la société, ou à la société domestique dont vous êtes souverain ? Êtes-vous trop dur, ou au contraire trop faible ? Vous montrez-vous un monarque constitutionnel sans pouvoir, et qui avalise sans broncher ce qui se passe de mal dans votre famille (« indécence des modes, scandales corrupteurs des âmes innocentes », dirait Pie XII), ou encore le trop de temps – ou le temps tout court – que passent vos enfants sur leurs jeux vidéos, leurs tablettes, leurs ordinateurs et leurs téléphones ? Le temps passé à ne rien faire ? Comme me disait l’un d’entre vous, dans sa jeunesse, le dimanche était consacré à la vertu de piété filiale : envers Dieu le matin par une voire deux Messes ; le midi en famille, l’après-midi auprès des anciens, et la fin d’après-midi au Bon Dieu à nouveau par les vêpres, avant de retourner à la pension. Voilà, chers jeunes gens, ce qu’était leur programme du dimanche de vos aînés : et soyez certains qu’ils peuvent aujourd’hui non seulement en être fiers, mais espérer pour cela une belle et bonne récompense au Ciel, ce que ne mériteront aucunement ni vos matches, ni vos play-stations et séances de surf sur Internet.

 

Concluons avec le pape de l’exaltation de la royauté du Christ :

« Fasse le Ciel que nous portions ce joug non pas à contrecœur, mais ardemment, amoureusement, saintement ! Ainsi nous récolterons les heureux fruits d'une vie conforme aux lois du royaume divin. Reconnus par le Christ pour de bons et fidèles serviteurs – et sujets – de Son royaume terrestre, nous participerons ensuite, avec Lui, à la félicité et à la gloire sans fin de Son royaume céleste ».

 

Abbé Louis de Saint-Taurin +

 

[1] Il est tout de même incroyable de constater que ce fut Pie XI, le pape de la royauté du Christ, qui abandonna les Cristeros, et que c’est le pape qui réhabilite les théologiens de la libération, qui les canonise : étonnante époque que nous vivons !

 


29/10/2016
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Hymne de foi et d’espérance pour la Restauration du Roi légitime.

Voici une composition sans prétention destinée à être chantée sur l'air très populaire "Vive Henri IV" qui devint de manière très spontanée et populaire l'hymne quasi officiel de la Restauration en 1814.


Les paroles originelles de "Vive Henri IV" comme celles qui furent composées en 1814 sont aujourd'hui impropres à exprimer l'espérance et les convictions des légitimistes, néanmoins la mélodie est mangifique dans sa simplicité... alors pourquoi ne pas la réutiliser comme firent nos pères pour exprimer aujourd'hui la confiance, la ferveur et l'espérance des légitimistes ?
La genèse de cette composition a été expliquée en détail par le Maître-Chat Lully sur son blogue (> ici), il est donc inutile de la présenter sur cette page, je vous y renvoie.

 

Nous pourrons chanter cet hymne à l'occasion du pèlerinage légitimiste, et ceux qui ne peuvent nous rejoindre physiquement, pourront-ils du moins non seulement s'unir à nous par la prière, mais aussi en reprenant ce chant avec ferveur...

 

Hommage filial à Monseigneur le Prince Louis de Bourbon,
de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX.

 

Vivent nos Princes ! Vive, vive Louis !
Dans nos provinces aussi bien qu’à Paris
Que les Lys évincent le règne des impies !

 

Au diable guerres, rancunes et partis !
Comme nos pères, sous un seul Chef unis,
Qu’à nouveau en France soit « Dieu premier servi » !

 

Que Dieu entende le cri des bons Français !
Que nos prières soient enfin exaucées
Et que sur nous règne le sang de Saint Louis.

 

Que l’espérance raffermisse nos cœurs :
Un jour en France reviendra le bonheur
Avec l’alliance de la Croix et des Lys !

 

Qu’à notre Prince longue vie soit donnée !
Que la couronne, avec l’onction sacrée,
Brillent sur sa tête : Vive, vive Louis !

 

Seigneur, de grâce, protégez notre Roi :
Soutenez-le, gardez-le dans Vos voies ;
Qu’en lui resplendissent et la Loi et le Droit !

 

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur,
au Mesnil-Marie, le 1er juin 2016.

 


03/06/2016
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Missa Pro Rege

A l'occasion de la fête de saint Sylvestre Ier, premier Pape non martyr et à l'origine de ce que certains appellent dédaigneusement "l'Eglise constantinienne", la Confrérie royale a la joie d'offrir au Clergé de France et aux fidèles catholiques les images de la Messe votive pro Rege de nos antiques missels français antérévolutionnaires.  
 
 
 
 

En l'honneur de ces deux gloires de l'Eglise que sont saint Sylvestre et saint Constantin, répétons et méditons sans cesse ces paroles péremptoires de saint Pie X à nos évêques de France, le 25 août 1910 :

"On ne bâtira pas la cité autrement que Dieu ne l'a bâtie ; on n'édifiera pas la société, si l'Eglise n'en jette les bases et ne dirige les travaux; non, la civilisation n'est plus à inventer ni la cité nouvelle à bâtir dans les nuées. Elle a été, elle est ; c'est la Civilisation chrétienne, c'est la Cité catholique. Il ne s'agit que de l'instaurer et de la restaurer sans cesse sur ses fondements naturels et divins contre les attaques toujours renaissantes de l'utopie malsaine, de la révolte et de l'impiété : Omnia instaurare in Christo" ("Tout restaurer en Christ")."
Médaille commémorative de la Donation de Constantin, pour son 16e centenaire.
Le premier empereur chrétien donna au premier pape son palais du Latran pour que soit construite la cathédrale de l'évêque de Rome.

 

Saint Pie X entouré par saint Constantin (avec le Labarum) et sainte Hélène (avec la Sainte Croix).
 
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C'est cette Messe votive pro Rege qui sera célébrée le samedi 30 janvier prochain à 10h30 en la prieurale de Souvigny, à l'occasion de la fondation du Cercle légitimiste du Bourbonnais, au berceau de la branche actuellement régnante de notre dynastie capétienne, qui y commémora le XIe centenaire de la 1re Maison ducale de Bourbon le 19 septembre dernier autour de notre Roi, S.M. Louis XX, lors d'une Messe solennelle célébrée par le T.R.P. Bertrand de Hédouville, abbé de Notre-Dame de Randol.
 
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Avis aux cercles légitimistes :
c'est avec joie que la Confrérie royale annoncera
les Messes organisées en France pour le Roi et la France.
N'hésitez pas à nous contacter.

31/12/2015
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Neuvaine préparatoire à l'Epiphanie de N.S. J.C.

Du 28 décembre au 5 janvier

Neuvaine 
 
pour l'établissement du Règne de Dieu
 
Adveniat Regnum Tuum ! 
 
 

En cette Neuvaine officielle de la Confrérie royale, M. l’abbé de Saint-Taurin célébrera chaque jour le saint-sacrifice de la Messe « ad pristinum Regnum restituendum », afin de hâter la restauration du Royaume (paroles tirées de l’office de sainte Jeanne d’Arc, « choisie par Dieu pour délivrer la France et la rendre à l’ancienne autorité royale »). Le saint jour de l’Épiphanie, la Messe sera dite en l’honneur de sainte Jehanne d’Arc et des Rois Mages « Pro Rege et Francia ».

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Chaque confrère est instamment invité à s’y associer, à se confesser, à assister si possible chaque jour à la sainte Messe et à y communier en offrant sa communion à cette intention, qui est l’objet-même de la Confrérie royale. La prière à réciter sans fin est l'oraison dominicale (le Pater), Notre-Seigneur Lui-même nous enseignant à demander l'avènement de Son Règne d'amour et de vérité.

 

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Première communion de sainte Jehanne d’Arc.

 

La Neuvaine sert de préparation idéale à la grande fête de l’Épiphanie, liturgiquement plus importante encore que celle de la Nativité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et qui n’a d’égale que la Fête-Dieu.

Les Octaves de Pâques et de la Pentecôte sont de 1er ordre, celles de l’Épiphanie et de la Fête-Dieu de 2e ordre, et enfin celles de Noël, de l’Ascension et du Sacré Cœur de 3e ordre, acceptant les fêtes de Saints. En 1960, Mgr Bugnini, horresco referens, fit supprimer cette Octave plus que millénaire de l’Épiphanie.

 

De même que la fête de la Nativité de Notre-Seigneur correspond au baptême de notre premier roi Clovis par saint Remi en 496, et donc à la naissance du Royaume de France, de même l’Épiphanie, la « Fête des Rois », correspond à la naissance de notre héroïne nationale et Patronne en second de notre Patrie, en 412.

M. Boudon.PNG

C'est une pratique très-louable de plusieurs communautés, et d'autres personnes particulières, qui a commencé de s'établir en différentes provinces, et même en différents royaumes, de finir et de commencer toutes les années par une application spéciale au règne de Dieu. Que nous serions heureux si nous y donnions l'attention de tous nos esprits, et l'affection de tous nos cœurs durant toute notre vie, et à la mort, pour le pouvoir faire éternellement après notre mort ! On ne peut jamais ni mieux finir, ni mieux commencer les années. Pour cela on commence une neuvaine de dévotions le jour de la fête des saints Innocents, qui se termine la veille de la fête de la sainte Epiphanie de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et qui est le jour qu'Il a commencé de régner sur nous autres Gentils en la personne des Mages ; et ainsi c'st la grande fête de tout le Christianisme.

 

Vénérable abbé Henri-Marie Boudon (1624-1702)

Grand-Archidiacre d’Évreux et apôtre des saints Anges au XVIIe siècle

Tous les jours de cette neuvaine l'on pense aux moyens de l'établissement du règne de Dieu ; on recherche en nous tout ce qui est contraire à l’établissement de ce Règne et on se confesse pour permettre à Dieu d’établir ce Règne en nous plus pleinement. 
 
Le vénérable abbé Henri-Marie Boudon demande même que l’on assiste tous les jours à la Messe et que l’on communie pour que le règne de Dieu vienne en nous, mais aussi sur toute la terre.
 
Offrir ses peines quotidiennes, recourir à l'immaculée Mère de Dieu et à son Cœur immaculé ainsi qu’aux neuf chœurs des bons Anges, nous aidera à devenir des Saints. 
 
Chaque jour de la neuvaine peut être consacré à chacun des chœurs des Esprits bienheureux.
  1. On révère le premier jour les saints Anges du dernier chœur ; et c'est de ce chœur dont la divine Providence les prend ordinairement pour être les gardiens des hommes ;
  2. le second jour, les Archanges ; ce sont ces esprits bienheureux qui ont soin des provinces et des affaires publiques ;
  3. le troisième, les Principautés, qui veillent sur l'Eglise et sur les royaumes, et sur ceux qui les gouvernent ;
  4. le quatrième, les Vertus ; Dieu S'en sert pour prendre soin des cieux, de la terre, des eaux, des éléments, et ce sont les ministres de Ses grandes merveilles et de Sa toute-puissance ;
  5. le cinquième, les Puissances ; ce sont les anges qui résistent spécialement aux démons, et qui en empêchent le pouvoir ;
  6. le sixième, les Dominations, qu'Il emploie pour détruire ce qui est opposé à son divin empire, et pour l'établir ;
  7. le septième, les Trônes ; ce sont les anges de Sa paix divine dans les particuliers et dans les Etats ;
  8. le huitième, les Chérubins ; ce sont les esprits de Sa science et de Ses admirables lumières ;
  9. le neuvième, les Séraphins ; c'est par-eux qu'Il opère les grands effets de Son plus saint amour.
On implorera aussi le secours de tous les Saintsde saint Josephde saint Jean-Baptistedes saints Apôtres et en particulier de saint Pierre et de saint Paul et de saint Jean l'Evangéliste.
 

 

Pratique de la Neuvaine 

 


 

 

Ô très-sainte et suradorable Trinité, que Votre Nom soit sanctifié, que Votre Règne vienne. Que le moment de la mort est aimable dans cette vue ! Ainsi soit-il. Venez, Seigneur Jésus.

 



 

V/ Emitte Spiritum Tuum et creabuntur.

R/ Et renovabis faciem terrae.

 

Oremus.

Deus, Qui corda fidelium Sancti Spiritus illustratione docuisti, da nobis in Eodem Spiritu recta sapere, et de Ejus semper consolatione gauder. Per Christum Dominum nostrum. Amen.

 

 

 Oraison à la Très Sacrée Vierge Marie
 
 
Je vous salue, ô Marie, la fille bien-aimée de Dieu le Père ;
Je vous salue, ô Marie, Mère de Dieu le Fils ;
Je vous salue, ô Marie, la très-digne épouse du Saint-Esprit Dieu ;
Je vous salue, ô Marie, le divin Temple de toute la très-sainte et adorable Trinité. 

 

Ô très-sacrée Vierge, abîmé dans mon néant, je vous demande en toute humilité, par toutes ces divines qualités qui vous unissent d'une manière ineffable avec toute la très-sainte Trinité, que mon esprit et mon cœur soient entièrement purifiés par la grâce de votre Fils, l'adorable Jésus, afin que mon âme n'apporte plus d'obstacle à tout ce que les trois Personnes divines voudront opérer en elle, afin qu'étant net de cœur je les puisse voir partout, où elles sont plus véritablement qu'aucune des choses visibles qui y sont.

Que je puisse voir en toutes choses le Père éternel engendrant Son Fils, et le Père et le Fils produisant le Saint-Esprit.

Que comme il est vrai que nous marchons, que nous nous reposons, que nous touchons, que nous voyons, que nous entendons, que nous pensons, que nous parlons, voulons et faisons tout dans l'être infini de Dieu, dans les trois Personnes adorables de la très-glorieuse Trinité.


Ah ! qu'il puisse aussi être vrai qu'en toutes choses, sans réserve, adorant, bénissant, aimant, et glorifiant cette Trinité suradorable, nous accomplissions avec une parfaite soumission Ses ordres, à ce que Son règne soit établi au-dedans de nous et par tous les siècles des siècles.


Amen, amen. Fiat, fiat. Ô Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul !
 
Ecu J. d'Arc.png
 
 

Oraison pour demander l’établissement de l’intérêt de Dieu seul.

 

Adorable Jésus qui avez dit : « Demandez et vous recevrez », quoique je ne sois que poudre et cendre, j’oserai bien me présenter en la présence de votre divine Majesté pour lui parler en toute humilité, et avec tout le respect qu’il m’est possible.
 
Appuyé sur le commandement que vous m’avez fait, et instruit par les divins enseignements que vous m’avez donnés, j’ose, bien abîmé au-dessus du néant, vous offrir cette prière que mon âme vous présente du plus profond de mon cœur.
 
Vous avez voulu que je vous prie : c’est ce que je fais ; je le fais en votre nom comme vous l’avez ordonné et je ne le veux faire qu’en la manière qu’il vous a plu pour la sanctification de votre nom sacré, pour l’avancement de votre Royaume, pour l’accomplissement de votre volonté en la terre comme au ciel.
 
Ecoutez donc favorablement, ô mon Seigneur et mon Dieu, ces prières que nous vous faisons puisque nous vous prions par votre ordre comme vous l’avez institué et pour les fins que vous nous avez marquées ; c’est votre seule gloire que nous recherchons, c’est votre seule gloire que nous désirons, c’est votre seule gloire que nous demandons.
 
Ô Père éternel, regardez amoureusement, non pas vos créatures qui ne méritent que l’enfer, mais votre Fils bien-aimé : regardez les intérêts de son saint Nom et non pas ceux des hommes qui ne sont que des intérêts du néant.
 

 

Pour l’honneur de ce Nom sacré, faites que tous les peuples en connaissent, honorent, en aiment les grandeurs et les excellences ; par les mérites de sa très douloureuse mort, faites que l’Evangile soit prêché à toutes les Nations et à tous les infidèles, faites en votre vertu toute-puissante qu’il soit reçu partout ; que le grand Roi Jésus règne souverainement sur tous les cœurs.
 
Détruisez par la force de votre bras tous les obstacles que les démons, que la nature et le monde y apportent.
 
Bénissez de vos plus saintes bénédictions tous ceux qui travaillent à faire connaître et aimer votre Fils bien-aimé, et fortifiez-les de vos plus puissants secours.
 
Ruinez l’hérésie, ôtez les schismes, anéantissez le péché, afin que tous les esprits soient dans la vérité et toutes les voluptés en l’amour de vous seul.
 
C’est ce que nous vous demandons uniquement : que vos intérêts soient établis, c’est tout ce dont nous vous prions.
 
Etablissez-les donc, ô Père des lumières, ô Père tout-puissant, en faisant connaître et aimer Jésus, en donnant et augmentant la dévotion pour la très sainte Vierge, la digne Mère de cet aimable Sauveur, pour tous les neuf chœurs des Anges et les Princes de votre Cour céleste ; nous vous demandons cette grâce, renonçant en votre présence au propre intérêt que nous voulons avoir en horreur le reste de notre vie, que nous voulons toujours regarder comme l’abomination de toute désolation, et nous vous demandons cette faveur.
 
Par Jésus notre Seigneur, votre Fils, qui vit et règne avec vous en l’unité du Saint Esprit, par tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

26/12/2015
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24/10/2015
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