L'Ami de la Religion et du Roi

L'Ami de la Religion et du Roi

Lettre à la Confrérie


Lettre mensuelle aux membres de la Confrérie (25 décembre 2016)

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Lettre mensuelle

aux membres et amis de la Confrérie royale

pour le 25 décembre anno Domini 2016

 

 

le 24 décembre A.D. 2016

en la vigile de la Nativité du Sauveur

 

Chers Amis,

 

Dans le Saint Évangile, Notre-Seigneur

« ayant appelé un petit enfant, le mit au milieu d’eux, et leur dit : Je vous dis en vérité, que si vous ne vous convertissez, et si vous ne devenez comme de petits enfants, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux. Quiconque donc s’humiliera et se rendra petit comme cet enfant, celui-là sera le plus grand dans le royaume des cieux ; et quiconque reçoit en Mon Nom un enfant tel que je viens de dire, c’est Moi-même Qu’il reçoit. Si quelqu’un scandalise un de ces petits qui croient en Moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on lui pendît au cou une de ces meules qu’un âne tourne, et qu’on le jetât au fond de la mer. Malheur au monde à cause des scandales ! Car il est nécessaire qu’il arrive des scandales ; mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive ! […] Prenez bien garde de ne mépriser aucun de ces petits : Je vous déclare que dans le ciel leurs anges voient sans cesse la face de Mon Père Qui est dans les cieux. […] Ainsi votre Père Qui est dans les cieux, ne veut pas qu’un seul de ces petits périsse. […] Je vous dis encore que si deux d’entre vous s’unissent ensemble sur la terre, quelque chose qu’ils demandent, elle leur sera accordée par Mon Père Qui est dans les cieux. Car en quelque lieu que se trouvent deux ou trois personnes assemblées en Mon Nom, Je M’y trouve au milieu d’eux » (Matth. XVIII, 2-10, 14, 19-20[1]).

Alors que s’achève le temps liturgique de l’Avent et que Dieu Se montre aux hommes – et particulièrement à Sa Sainte Mère qui Le portait sans Le voir depuis la nuit bénie de l’Annonciation –, c’est d’une certaine manière le Christ Lui-même Qui applique Ses propres leçons, Lui « Qui est descendu du ciel » (Joann. III, 13), « ne retenant pas jalousement le rang qui L’égalait à Dieu », « Qui, ayant la forme et la nature de Dieu, n’a point cru que ce fût pour Lui une usurpation d’être égal à Dieu ; mais Il S’est anéanti Lui-même en prenant la forme et la nature de serviteur, en Se rendant semblable aux hommes, et étant reconnu pour homme par tout ce qui a paru de Lui au dehors. Il S’est rabaissé Lui-même » (Philipp. II, 6-8), pour Se faire – qui l’eût imaginé ?! – petit enfant, Fils de l’homme. 

 

 

C’est ce grand mystère de l’Incarnation que, depuis Bérulle, adore l’École française de spiritualité, pierre précieuse du « génie français » (saint Pie X).

« De nous-même nous devons faire élection et de tous côtés nous rendre au silence, à la séparation, à la soumission et docilité du Saint Enfant Jésus, Qui de Verbe Dieu S’est Lui-même, remarquons Lui-même, anéanti ; et de là, sur cette base, Il S’est laissé conduire en obéissance par tous les états de Sa vie jusqu’à la mort de la Croix et en Sa gloire […]. C’est donc, ma chère Sœur, par la grâce que nous trouvons en la Sainte Enfance qu’il nous faut laisser conduire selon tous les décrets de Dieu sur nous sans discernement »[2].
« C’est de la crèche que l’on tire le chemin de tous les mystères de la Croix et de la gloire ; il n’y a qu’un Jésus-Christ, mais c’est une grâce de L’entendre et d’être des premiers avec les saints pasteurs et les saints rois à reconnaître Sa grandeur en la plus grande bassesse »[3].

 

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Et cette dévotion porte des fruits incontestables. En effet, comme nos ancêtres ont prié pour la naissance d’un Dauphin ! Louis-Dieudonné, quatorzième du nom, fut le fruit de la dévotion à la Sainte Enfance du Seigneur[4] : ne l’oublions pas en ce Temps de Noël qui commence, et ne soyons pas ingrats, mais reconnaissants à Dieu pour Ses grâces insignes et répétées : il n’y a pas de raison qu’elles nous manquent à l’avenir, si nous-mêmes sommes fidèles à ne pas manquer à la grâce.

 

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La consécration du 25e jour de chaque mois est une caractéristique de la dévotion à la Sainte Enfance. C’est d’ailleurs à cette date qu’apparaissait Notre-Dame du Rosaire aux Arroyos, en Argentine, de 1983 à 1990, comme l’évêque du lieu l’a reconnu le 22 mai dernier.

 

 

Il y a dix-neuf jours, à Nîmes, en recevant, lors d’une Messe votive de saint Michel à l’occasion du premier mardi du mois, le plus jeune membre de la Confrérie royale (8 ans et prénommé comme notre premier roi), c’était encore à la même réalisation du précepte évangélique que nous assistions, comme lorsque saint Luc, l’évangéliste de l’Enfance du Seigneur, expliquait que :

« étant venu à Nazareth, où Il avait été élevé, [Jésus] entra, selon Sa coutume, le jour du sabbat, dans la synagogue, et Il Se leva pour lire. On Lui présenta le livre du prophète Isaïe ; et l’ayant ouvert, Il trouva l’endroit où ces paroles étaient écrites : L’Esprit du Seigneur S’est reposé sur Moi ; c’est pourquoi Il M’a consacré par Son onction : Il M’a envoyé pour prêcher l’Évangile aux pauvres, pour guérir ceux qui ont le cœur brisé ; pour annoncer aux captifs leur délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue ; pour mettre en liberté ceux qui sont brisés sous leurs fers ; pour publier l’année favorable du Seigneur, et le jour où Il Se vengera de Ses ennemis. Ayant fermé le livre, Il le rendit au ministre, et S’assit. Tout le monde dans la synagogue avait les yeux arrêtés sur Lui. Et Il commença à leur dire : C’est aujourd’hui que cette Écriture que vous venez d’entendre est accomplie. Et tous Lui rendaient témoignage ; et dans l’étonnement où ils étaient des paroles pleines de grâce qui sortaient de Sa bouche, ils disaient : N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » (Luc. IV, 16-22).

         Attentifs au fait que Notre-Dame se manifeste comme par prédilection à de jeunes gens, sachons encourager autour de nous, voire en nos familles, l’engagement des enfants – avec l’accord de leurs parents jusqu’à leur majorité – pour la Couronne : la pureté et magnanimité de leurs prières sauront toucher le Cœur du divin Enfant Roi. N’est-ce pas justement à eux que s’adressait Notre-Dame de la Prière à L’Ile-Bouchard, en 1947 ?

 

Puissions-nous grâce à eux entendre prochainement notre souverain bien-aimé, le corps fraîchement oint, prononcer à Reims ces paroles de l’Écriture : « L’Esprit du Seigneur S’est reposé sur moi ; c’est pourquoi Il m’a consacré par Son onction : Il m’a envoyé pour prêcher la bonne nouvelle aux pauvres, pour guérir ceux qui ont le cœur brisé ; pour annoncer aux captifs leur délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue ; pour mettre en liberté ceux qui sont brisés sous leurs fers ; pour publier l’année favorable du Seigneur, et le jour où Il Se vengera de Ses ennemis » !

 

Chaque année, le beau Temps de l’Avent ravive en nous l’espérance de l’avènement du Lieu-tenant du Messie, selon le mot d’Aristote : « Qui peut le plus peut le moins »[5]. Si S’incarner n’a pas paru insensé à Dieu, en quoi la restauration de Son serviteur serait-elle impensable ? « Car rien n’est impossible à Dieu » (Luc. I, 37).

 

En ce Temps de la Nativité, pensons aux belles choses que nous verrons si nous savons travailler résolument à ce que Dieu attend de nous. Car notre « amour pour le Roi et la Couronne » est bien fondé surnaturellement sur Notre-Seigneur Jésus-Christ, et appuyé naturellement, philosophiquement, expérimentalement sur les bienfaits de ce régime qui a fait la France.

 

 

Si je vous dis « 1515 », vous me répondrez (normalement) « Marignan ». Du moins était-ce ce qu’apprenaient naguère les élèves. Et si je vous dis « 1520 », que me répondrez-vous ?

 

Non, ce n’est pas Luther et sa prétendue réforme ; lui, c’est 1517. Et comme le disait en début d’année le préfet de la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la foi, « nous, les Catholiques, n’avons aucune raison de célébrer le 31 octobre 1517, la date qui marque le début de la [prétendue] Réforme et qui mena à la rupture du Christianisme occidental ».

 

Je ne vous parle pas là d’une année mais d’un anniversaire…

 

 

En ce grand jour de la Nativité du Sauveur a lieu la naissance de Sa fille aînée[6], la première nation chrétienne, disons-même très-chrétienne. Nous célébrons le 1520e anniversaire du baptême de Clovis. Ce fier guerrier païen a su retenir lui aussi la leçon de saint Remi et descendre au baptistère rémois, y dépouillant – fier Sicambre ! – vêtements et insignes afin de naître à nouveau par l’eau salutaire du baptême, « en la quinzième année de son règne » nous rapporte saint Grégoire de Tours, nous rappelant inévitablement l’évangile lu cet Avent[7], dans lequel commence la prédication de saint Jean-Baptiste, devant conduire au Baptême de Notre Seigneur, inaugurant Sa vie publique.

 

« XXXI. […] Il se rendit donc au milieu des siens, et, avant même qu’il eût pris la parole, la puissance de Dieu l’ayant devancé, tout le peuple s’écria en même temps : « Les dieux mortels nous les rejetons, pieux roi, et c’est Dieu immortel que prêche Rémi que nous sommes prêts à suivre ». Ces nouvelles sont portées au prélat qui, rempli d’une grande joie, fit préparer la piscine. Les rues sont ombragées de tentures de couleur, les églises ornées de courtines blanches ; le baptistère apprêté, des parfums sont répandus, des cierges odoriférants brillent ; tout le temple du baptistère est imprégné d’une odeur divine et Dieu y comble les assistants d’une telle grâce qu’ils se croient transportés au milieu des parfums du paradis. Ce fut le roi, qui, le premier, demanda à être baptisé par le pontife. Il s’avance, nouveau Constantin, vers la piscine, pour effacer la maladie d’une vielle lèpre et pour effacer avec une eau fraîche les sordides taches anciennement acquises. Lorsqu’il fut entré pour le baptême, le saint de Dieu l’interpella d’une voix éloquente en ces termes : « Dépose humblement tes colliers, ô Sicambre, adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré ». […] Ainsi donc, le roi, ayant confessé le Dieu tout puissant dans Sa Trinité, fut baptisé au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit et oint du saint chrême avec le signe de la croix du Christ. Plus de trois mille hommes de son armée furent également baptisés » (saint Grégoire de Tours, Historia Francorum, II, MGH. SS. RM, éd. B. Krusch, I, Hanovre, 1885, p. 91-93 ; éd. 1951, p. 75-78).

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« A la vue de ces feux qui rendent plus splendide encore la décoration de la maison de Dieu, nous exclamerons-nous avec dom Guéranger en rejoignant ce soir, au son des cloches, l’église pour la Messe de minuit, nous nous rappelons le mot de Clovis entrant le même jour, à cette même heure, dans la Basilique de Reims où il devait être régénéré : Mon Père, […] est-ce là le royaume que vous m’avez promis ? —Non, mon Fils, répondit l’apôtre des Francs, ce n’est que l’entrée du chemin qui doit t’y conduire » !

 

 

En outre, le Normand qui vous écrit peut-il passer sous silence le 950e anniversaire – nous ne verrons peut-être pas le millénaire… –, du couronnement, toujours en ce saint jour de Noël, du duc Guillaume le Conquérant comme roi d’Angleterre, en l’abbaye de Westminster ? Nous avions évoqué en octobre la fameuse bataille de Hastings. La portée de cet événement fut considérable en Europe. Alfred, archevêque d’York, couronna roi le duc de Normandie après avoir demandé aux Anglais s’ils le reconnaissaient pour roi, tandis qu’Odon, évêque de Bayeux et demi-frère de Guillaume, le demandait aux Normands présents. Sous les voûtes du monastère, les cris de joie ayant dû paraître sauvages, les soldats normands se trouvant au-dehors crurent à une révolte et incendièrent les maisons alentour…

 

 

Tout en devant mater les révoltes locales, Guillaume réorganisa de façon impressionnante, avec l’appui de saint Grégoire VII notamment, le royaume britannique. Il fonda une société féodale exemplaire, mit en place des sheriffs chargés de maintenir l'ordre, et put, grâce à un gigantesque recensement nommé Domesday Book (1086), améliorer le rendement fiscal et les armées. L'Église bénéficia du renouveau en recevant pour archevêque de Canterbury, l'abbé Lanfranc, de Saint-Étienne de Caen. Une abbaye bénédictine fut construite sur le champ de bataille de Hastings. Notons que la devise de la monarchie anglaise actuelle, toujours en français, est due à Guillaume le Conquérant : « Dieu est mon droit ».

 

 

Son épouse Mathilde serait quant à elle solennellement couronnée reine d’Angleterre à Westminster à la Pentecôte 1068.

 

 

 

Enfin, dernière « naissance » que j’évoquerai aujourd’hui : celle, il y a 130 ans, de sainte Thérèse, par sa conversion à la sainteté.

 

Elle passait, à 13 ans et demi, de l’orgueil de l’enfance à la maturité de la petite voie d’Enfance spirituelle. Le pape Benoît XV la présentait ainsi :

« L’enfance spirituelle est formée de confiance en Dieu et d’un abandon aveugle entre Ses mains […]. Il n’est pas difficile de montrer les mérites de cette enfance spirituelle pour ce qu’elle exclut comme pour ce qu’elle suppose. Elle exclut en effet l’orgueilleuse idée de soi ; elle exclut la présomption d’atteindre par des moyens humains une fin surnaturelle ; elle exclut l’idée fausse que l’on se suffit à soi-même à l’heure du danger et de la tentation. Et par ailleurs, elle suppose une foi vive dans l’existence de Dieu ; elle suppose un hommage concret à Sa puissance et à Sa miséricorde ; elle suppose le recours confiant à la Providence de Celui Dont nous pouvons obtenir la grâce d’éviter tout mal et de parvenir à tout bien. […] Nous souhaitons que le secret de la sainteté de Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus ne reste inconnu à personne »[8].

Aussi permettez-moi, malgré sa longueur (relative...), de le citer in extenso, en guise de conclusion, tant cette conversion de « la plus grande Sainte des temps modernes »[9] est admirable, ayant su, comme le demandait saint Jean Berchmans, faire les choses ordinaires de manière extraordinaire.

 

Thérèse racontera elle-même sa conversion, par obéissance, un an avant de mourir (en 1897), dans ses manuscrits autobiographiques :

 

« J'étais vraiment insupportable par ma trop grande sensibilité... Je pleurais comme une Madeleine et lorsque je commençais à me consoler, je pleurais d'avoir pleuré... Il fallut que le Bon Dieu fasse un petit miracle pour me faire grandir en un moment et ce miracle Il le fit au jour inoubliable de Noël, en cette nuit lumineuse qui éclaire les délices de la Trinité Sainte, Jésus le doux petit Enfant d'une heure, changea la nuit de mon âme en torrents de lumière... En cette nuit où Il Se fit faible et souffrant pour mon amour, Il me rendit forte et courageuse, Il me revêtit de Ses armes et depuis cette nuit bénie, je ne fus vaincue en aucun combat, mais au contraire je marchai de victoires en victoires et commençais pour ainsi dire, 'une course de géant !...
Ce fut le 25 décembre 1886 que je reçus la grâce de sortir de l’enfance, en un mot la grâce de ma complète conversion. Nous revenions de la messe de minuit où j’avais eu le bonheur de recevoir le Dieu fort et puissant. En arrivant aux Buissonnets, je me réjouissais d’aller prendre mes souliers dans la cheminée, cet antique usage nous avait causé tant de joie pendant notre enfance que Céline [l’une de ses quatre sœurs, NDLR] voulait continuer de me traiter comme un bébé puisque j’étais la plus petite de la famille…
Papa aimait à voir mon bonheur, à entendre mes cris de joie en tirant chaque surprise des souliers enchantés, et la gaîté de mon Roi chéri augmentait beaucoup mon bonheur, mais Jésus voulant me montrer que je devais me défaire des défauts de l’enfance m’en retira aussi les innocentes joies, il permit que Papa fatigué de la messe de minuit éprouvât de l’ennui en voyant mes souliers dans la cheminée et qu’il dît ces paroles qui me percèrent le cœur : “Enfin, heureusement que c’est la dernière année !”
Je montais alors l’escalier pour aller défaire mon chapeau, Céline connaissant ma sensibilité et voyant des larmes briller dans mes yeux eut aussi bien envie d’en verser, car elle m’aimait beaucoup et comprenait mon chagrin : “Ô Thérèse ! me dit-elle, ne descends pas, cela te ferait trop de peine de regarder tout de suite dans tes souliers”. Mais Thérèse n’était plus la même, Jésus avait changé son cœur ! Refoulant mes larmes, je descendis rapidement l’escalier et comprimant les battements de mon cœur, je pris mes souliers et les posant devant Papa, je tirai joyeusement tous les objets, ayant l’air heureuse comme une reine. Papa riait, il était redevenu joyeux et Céline croyait rêver !... Heureusement c’était une douce réalité, la petite Thérèse avait retrouvé la force d’âme qu’elle avait perdue à 4 ans et demi et c’était pour toujours qu’elle devait la conserver !...
En cette nuit de lumière commença la troisième période de ma vie, la plus belle de toutes, la plus remplie des grâces du Ciel… En un instant l’ouvrage que je n’avais pu faire en dix ans, Jésus le fit Se contentant de ma bonne volonté qui jamais ne me fit défaut. […] Il fit de moi un pécheur d’âmes, je sentis un grand désir de travailler à la conversion des pécheurs, désir que je n’avais [pas] senti aussi vivement… Je sentis en un mot la charité entrer dans mon cœur, le besoin de m’oublier pour faire plaisir et depuis lors je fus heureuse ! ».

 

 

Que la patronne « en second » de la France obtienne à nos âmes, en cette nuit merveilleuse, cette même grâce de la conversion totale à une sainteté résolue et à une résolue sainteté.

 

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« Et que la ferveur de [n]os prières contribue à protéger la France ! » en son 1520e anniversaire (S.M. T.-C. le roi Louis XX).

 

 

Pro Rege et Francia

Ad pristinum Regnum restituendum

 

Abbé Louis de Saint-Taurin +

Grand-Prieur

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[1] Traduction en 1667 par l’abbé Louis-Isaac Lemaistre, sieur de Sacy (1613-1684).

[2] Lettre 243 à Mère Élisabeth, prieure de Beaune, du 2 octobre 1645.

[3] Lettre 267 à Mère Élisabeth de l’Enfant-Jésus (Baillou), sous-prieure des Dominicaines de Paris, du 29 décembre 1645.

[4] Lettre du 17 juin 1689 de sainte Marguerite-Marie Alacoque : « Voici les paroles que j'entendis sur ce sujet : Fais savoir au Fils aîné de mon Sacré-Cœur que, comme sa naissance temporelle a été obtenue par la dévotion aux mérites de ma sainte Enfance, de même il obtiendra sa naissance de gloire éternelle par la consécration à Mon Cœur adorable, qui veut triompher du sien, et, par son entremise, de celui des grands de la terre ».

[5] Éthique à Nicomaque.

[6] Par association (« concomitance ») de l’antique titre du roi de France, puisque nous pourrions dire, en reprenant le mot de Jehanne : « Le Roi Très-Chrétien et la France, c’est tout un »…

[7] « L'an quinze du règne de l'empereur Tibère,... » (Luc. III, 1).

[8] Décret sur les vertus héroïques de Thérèse Martin, 14 août 1921.

[9] Citation de saint Pie X.


24/12/2016
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Pour qu'en cette France où le péché abonde la grâce de Dieu surabonde...

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Lettre mensuelle aux membres et sympathisants de la Confrérie

25 novembre 2016

 

Chers membres et sympathisants de la Confrérie Royale,

 

« Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé » (Rom. V, 20).

La désobéissance d'Adam a entraîné la chute du genre humain dans un abîme de misères, bien loin de l'état de grâce et de justice que le divin Créateur avait voulu pour lui.
Dès lors, pendant de longs siècles, la pauvre humanité va gémir dans l'inflation de ses péchés accumulés, incapable de se relever par elle-même, se traînant lamentablement dans la séparation et l'ignorance de Dieu...

Cependant, dans Sa miséricorde infinie, le Très-Haut n'a pas abandonné l'homme. Pour qu'il ne désespère pas, au moment même où tombe sur lui la sentence qui le châtie, lui est aussi donnée la promesse solennelle d'un Sauveur : car pour obvier à son incapacité, pour détruire son péché, et pour lui rendre la grâce, Dieu a conçu le dessein inouï de l'Incarnation et de la Rédemption par la Croix.  « Dieu a tant aimé le monde, qu'Il lui a donné Son Fils unique » (Johan. III, 16) ; « Et le Verbe S'est fait chair, et Il a habité parmi nous... et à tous ceux qui L'ont reçu, Il a donné le pouvoir d'être faits enfants de Dieu » (Johan. I, 14. 13).

Le saint temps de l'Avent dans lequel nous allons entrer nous permet de nous replonger spirituellement dans l'histoire du salut afin de mieux accueillir « Celui qui vient », afin de mieux accueillir Ses grâces, afin de mieux accueillir Son salut.

 

Le grand malheur - NOTRE très grand malheur - , c'est que nous savons déjà ces choses : pour la plupart d'entre nous, elles nous ont été enseignées depuis l'enfance ; nous les connaissons ; elles font partie de notre substrat de connaissances, nous y sommes habitués... et, bien souvent, nous ne voyons pas ce qu'il y a d'extraordinaire et de merveilleux dans ces mystères de notre salut par le Verbe de Dieu incarné et crucifié.

Trop souvent, notre connaissance de ces mystères inconcevables reste purement intellectuelle... et malheureusement stérile.

Le saint temps de l'Avent devrait – il faudrait que cela devienne dans les faits un DEVOIR spirituel, un impératif – nous permettre de rompre nos pieuses routines, de renouveler notre regard sur ces divins mystères par une contemplation et des approfondissements vraiment personnels, et de prendre un nouvel élan pour mieux aimer et servir le Roi du Ciel qui S'est fait le Fils de l'homme.

Ce qu'il nous faut, c'est retrouver un cœur semblable à celui du petit enfant qui, pour la première fois, entend parler de la faute d'Adam, qui vibre de tout son être navré de la chute à l'espérance des patriarches et des prophètes, et qui s'émerveille dans une gratitude éperdue devant la Crèche : « En vérité, je vous le dis, si vous ne vous convertissez, et ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux » (Matth. XVIII, 3).

 

Et si nous prenions les moyens, pendant ce saint temps de l'Avent, pour redevenir semblables aux petits enfants ?

De nombreux parents ou éducateurs catholiques invitent leurs enfants à préparer Noël par des efforts spirituels et des sacrifices, et il arrive qu'ils sont symbolisés par la progression des moutons vers la crèche : chaque enfant a « son mouton » et, au moment de la prière du soir, il a le droit d'avancer ce santon qui le représente proportionnellement aux efforts et sacrifices consentis dans la journée...

Mais pourquoi cela serait-il réservé aux enfants ?

 

Vous, membres de la Confrérie Royale, auxquels Notre-Seigneur fait l'obligation de vous convertir pour devenir comme les petits enfants si vous voulez vraiment entrer dans le Royaume des Cieux, pourquoi, à l'occasion de cette préparation spirituelle à Noël, ne reprendriez-vous pas à votre compte cette tradition qui n'est naïve qu'en apparence ?

Si vous ne voulez pas ou ne pouvez pas avoir un santon-mouton à faire avancer vers la crèche, vous pouvez toujours néanmoins trouver quelque autre symbole concret (ne serait-ce qu'au moyen de petites croix cochées sur un calepin ad hoc) pour matérialiser votre progression vers « le Roi qui vient ».

Ce qui importe, ce qui compte, c'est qu'il n'y ait pas un seul jour de cet avent 2016 où vous ne fassiez un effort, où vous n'ayez la générosité d'au moins un sacrifice.

Car il est absolument illusoire et vain de vouloir s'approcher du Christ Sauveur sans efforts et sans sacrifices !

 

Ce qui est vrai pour la vie chrétienne authentique, l'est tout autant pour la cause royale : la restauration du Roi légitime sur le Trône de France ne se fera pas sans les sacrifices, généreux et nombreux, de ceux qui ne se contentent pas de « souhaiter » une vraie monarchie chrétienne, mais qui ont le désir d'un engagement concret pour que la France revienne dans les voies de la fidélité à Dieu et à son lieu-tenant en terre, le Roi Très Chrétien.

Pas un seul jour de cet avent où je ne doive offrir à Dieu au moins un sacrifice, en plus de mon devoir d'état et de mes obligations ordinaires, pour Monseigneur le Prince Louis de Bourbon et pour la France : un vrai sacrifice - c'est-à-dire un sacrifice qui coûte, un sacrifice qui mortifie ma nature toujours prompte à se ménager – généreusement présenté au Roi du Ciel, pour que le Roi de la terre reçoive toutes les grâces qui lui sont nécessaires en vue du rétablissement de l'Alliance qui fut scellée dans les fonts baptismaux de Reims en la nuit de Noël 496, et pour qu'en cette France où le péché abonde la grâce de Dieu surabonde.

 

Faites donc avancer vos petits moutons vers la crèche du Sauveur en leur donnant pour cela chaque jour - et même plusieurs fois par jour - de vrais efforts généreux, de vrais sacrifices, afin que le Prince que nous servons soit un Roi selon le cœur de Dieu, comme jadis le fut David, comparaison que nous pouvons nous autoriser puisque le pape Grégoire IX a déclaré que le Royaume de France était la tribu de Juda du Nouveau Testament.
Et qu'advienne sur nous et sur la France ce que le Très-Haut prophétisait par Ezéchiel : « Je sauverai Mon troupeau, et il ne sera plus en proie (…) Et Moi, le Seigneur, Je serai leur Dieu, et Mon serviteur David sera prince au milieu d'eux (…). Et Je ferai avec eux une alliance de paix (…). Et ils seront dans leur terre sans crainte ; et ils sauront que Je suis le Seigneur lorsque J'aurai brisé les chaînes de leur joug, et que Je les aurai arrachés de la main de ceux qui les tenaient sous leur empire. Et ils ne seront plus en proie aux nations, et les bêtes de la terre ne les dévoreront pas ; mais ils habiteront avec confiance sans aucune crainte. Et Je leur susciterai un germe renommé, ils ne seront plus détruits par la famine sur la terre, et ils ne porteront plus l'opprobre des nations. Et ils sauront que Moi, le Seigneur leur Dieu, Je suis avec eux, et qu'eux-mêmes sont Mon peuple (…). Mais vous, Mes troupeaux, les troupeaux de Mon pâturage, vous êtes des hommes, et Moi, Je suis le Seigneur votre Dieu, dit le Seigneur Dieu » (Ezech. XXXIV, 22... 31).

 

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

 

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24/11/2016
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Lettre mensuelle aux membres de la Confrérie (25 octobre 2016)

Confrérie de prière

Lettre mensuelle du 25 octobre 2016

 

Dieu, qui est le maître de l’Histoire, se plaît à nous montrer, pour ceux qui savent les voir et les interpréter, des signes de Sa présence parmi nous. L’homme, quant à lui, a besoin de ces encouragements divins pour le stimuler dans son zèle à défendre les droits de Dieu pour étendre, ici-bas, le Royaume de Dieu.

 

En ce jour du 25 octobre, deux anniversaires de sacre doivent nous rappeler le soin que Dieu a apporté au Royaume de France, depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque classique : en 1131, le sacre de Louis VII, le héraut de la 2ème Croisade ; en 1722 : le sacre de Louis XV le Bien-Aimé.

 

Du reste, l’évocation de leur souvenir nous rappelle, à nous membres de la Confrérie Royale, notre mission « seconde » (mais non pas secondaire) qui est, après la Restauration de notre Roi légitime, de prier pour sa personne afin qu’il demeure toujours fidèle aux promesses du sacre et à la mission qui lui est dévolue. Dieu nous donne un Chef, nos prières doivent en faire un Saint. Chaque 25 du mois, chers Membres, ce sont tous nos efforts, nos joies et nos peines qu’il nous faut offrir à l’intention de cette noble cause, certains que « les âmes des justes gouvernent le monde » (Dom Guéranger).

 

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Autre événement historique devant ranimer notre amour de la France chrétienne : le 17ème centenaire cette année de la naissance de l’Apôtre des Gaules, saint Martin de Tours. Comme nous l’évoquions en présentant le programme de l’année 2016, l’« intrépide évangélisateur des campagnes de la Gaule romaine et initiateur de la vie monastique sur le sol de la future France (…) eut une influence non négligeable sur l’âme de Clovis »[1]. Nous étions alors invités à l’invoquer afin qu’il « nous soutienne et nous encourage dans notre devoir quotidien de prière et d’apostolat pour que la France se convertisse à nouveau et revienne au "Dieu de Clotilde" ».

 

À cette occasion, soyons nombreux à venir le supplier lors de notre Pèlerinage jubilaire à Tours le 11 novembre prochain ! La signature de l’Armistice de 1918 le jour de sa fête témoigne de l’aide céleste du saint évêque gaulois envers la terre qu’il évangélisa. « Je ne refuse pas le travail », disait-il encore au moment de rendre l’âme, extenué qu’il fut pourtant de ses labeurs apostoliques ; ce « travail », nous le lui demanderons encore le 11 novembre, car « la mission des saints ne se termine pas au Ciel » (sainte Thérèse de Lisieux).
 
Ce sera pour nous un devoir de reconnaissance autant qu’un élan d’espérance, car Dieu ne peut rester indifférent devant la piété sincère de ses enfants. Nous serons alors entrés dans le mois des défunts, l’occasion pour nous de prier à l’intention de tous nos vaillants soldats tombés au champ d’honneur : une Absoute sera chantée à l’issue de la Messe du pèlerinage et les tombes de nos héros bénites, pour commémorer le centenaire de la Bataille de Verdun.
 
Plus encore que par l’Histoire, Dieu se révèle à nous par la sainte Liturgie. Dimanche prochain, nous célèbrerons la fête de Notre-Seigneur Jésus-Christ Roi. Cette fête, instituée en 1925 seulement, nous rappelle que le Roi Très-Chrétien n’est que le Lieutenant du Christ, qui est, selon la profonde expression de sainte Jeanne d’Arc, le véritable Roi de France. Le pape Pie XI (1922-1939) qui l’institua avait l’intuition que la paix du Christ ne s’établirait que par son règne : c’est d’ailleurs la devise qu’il prit et qui se veut son programme pontifical : Pax Christi in regno Christi.
 
Chrishall (Essex) église de la Ste Trinité
 
La royauté du Christ se veut d’abord une royauté d’amour, le règne de Son Cœur : voilà pourquoi l’Église demande à tous les prêtres de renouveler solennellement ce jour-là la Consécration du genre humain au Sacré-Cœur de Jésus. Pour cela, œuvrons dès aujourd’hui pour que le Christ règne dans nos propres cœurs, qu’Il règne ensuite dans nos familles et qu’Il règne enfin dans la société tout entière.
 
Travaillons docilement, ardemment, amoureusement à l’établissement du règne de Dieu par le rétablissement sur le trône du « Fils aîné de son Sacré-Cœur » (Notre-Seigneur à sainte Marguerite-Marie, à propos de Louis XIV) : c’est ainsi que, reconnus pour de bons et fidèles serviteurs de Son Royaume terrestre, nous aurons part ensuite à Son Royaume céleste !

Le Chancelier

24/10/2016
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Lettre mensuelle aux membres de la Confrérie (25 septembre 2016)

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Lettre mensuelle

aux membres et amis de la Confrérie royale

pour le 25 septembre anno Domini 2016

 

le 25 septembre 2016

Solennité de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus
et de la Sainte Face, Patronne « en second » de la France
ici déguisée en sainte Jeanne d’Arc
pour une récréation au Carmel.
 
Chers Amis,
 
Ce mois consacré aux saints Anges va présenter d’ici quelques jours à notre dévotion la grande fête de saint Michel Archange, PatronProtecteur et Ange gardien du saint Royaume de France. Afin de lui rendre dignement hommage (dans tous les sens du terme), il nous faudra donc répéter et approfondir ses différents titres, et je demande à nos chers membres de s’unir à l’Invito sacro lancé par le grand saint Pie X il y a une centaine d’années, en consacrant non seulement la fête de saint Michel et de tous les Anges à la prière fervente et intense pro Rege et Francia, pour l’Église et le monde, mais aussi les trois jours qui la précèdent, grâce à un Triduum de prières. Soyons également fidèles à réciter, tous (exigence du Pontife !), le petit exorcisme de saint Michel, lors des prières léonines après chaque Messe basse. Toute puissante est en effet l’aide de la Milice céleste face au monde des Ténèbres.

 

De notre écu

         Alors que notre petite union de prières vient de célébrer son premier anniversaire, je souhaiterais revenir sur notre blason, qui doit être pour chacun non seulement la bannière de ralliement (pardon pour le mot…), mais une fierté.
         Nous avons déjà pris le temps de vous en expliquer la signification : il serait peut-être bon que chacun se demande s’il l’a bien retenue…
         Mais le temps passant, nous découvrons petit à petit ce qu’entendaient nos saints anges gardiens en nous l’inspirant. Peu de temps après son adoption, je me rendis compte en effet qu’il était quasiment – bien qu’involontairement – semblable aux armes trônant sur la première page de la Gazette royale, organe de l’U.C.L.F., l’Union des Cercles Légitimistes de France, dont nous nous voulons très proches, et plus que cela : sur la même longueur d’onde. Comment cela avait-il pu nous échapper ? Ce fut donc une première joie pour nous.
En-tête de la Gazette royale.
 
Mais l’étude rapide des drapeaux et étendards de France nous a également appris que nous n’avions fait que relever… le drapeau français, du moins tel que le portaient nos ancêtres lors de la Guerre de Cent Ans.
 
La croix de saint Michel.
 
La croix de saint Georges.
 
Il s’agit en effet de l’étendard militaire de Charles VII, les Français ayant finalement abandonné la croix rouge sur fond blanc (d’abord confisquée aux Gallois, puis arborée par les Anglais), pour arborer la Croix de saint Michel, blanche sur fond bleu.
 
Durant l'été 1417, devant la menace des troupes anglaises d'Henri V qui combattaient avec la croix rouge, les habitants d'Orléans en état de prendre les armes reçurent l'ordre de porter une heuque (tunique) bleue marquée sur la poitrine d'une croix blanche (cf. Henri Baraude : Le siège d'Orléans et Jeanne d'Arc 1428-1429, 1906-07).
 
A la suite de saint Charlemagne, Charles VII de France consacrait à nouveau son royaume au grand Archange, dans le même élan de dévotion qui animait alors ses sujets. Nous qui voulons suivre l’héroïque Pucelle d’Orléans et « l’armée du sacre », ne nous réjouirions-nous pas de porter finalement, en plus de celui blanc fleurdelysé, le même étendard ?
 
 
         Tout le monde l’aura remarqué, cet étendard rappelle le drapeau du Québec. C’est qu’étant le modèle propre de la France, il a inspiré non seulement ses drapeaux (souvent militaires mais aussi marchands) avant la Révolution...
 
 
– et pour être complets, les régiments ci-dessous –

 
… mais également ceux de ses « filles » et fondations. Voici en effet les principales :

 
        
Il n’étonnera personne que le régiment des Gardes de l’âme du roi que nous voulons constituer, porte haut et fier le même « drapeau » que celui des Gardes françaises et du régiment du Roi !
 
Mais avant d’achever bientôt cette petite revue, n’oublions pas que les écus de cinq des six pairies ecclésiastiques du sacre y ressemblaient également:

 
Afin de recentrer enfin notre mission sur la « surnature », c’est avec émotion que la Confrérie rejoint par ses armes celles – les dernières mais non les moindres – de l’auguste sanctuaire où reposait entre les sacres la Sainte Ampoule, à savoir l’abbaye royale de Saint-Remi de Reims, dont le prieur apportait solennellement, à cheval et accompagné par les seigneurs-barons otages de la Sainte Ampoule, le Chrême venu du Ciel (et mêlé au Chrême épiscopal du Jeudi-Saint) jusqu’à la cathédrale de Reims, cathédrale où notre Roi va commémorer le samedi 8 octobre prochain le 12e centenaire du premier sacre rémois après l’onction de Clovis, à savoir celui de Louis Ier le Pieux, le 5 octobre 816. Familiarisé avec sa cathédrale, prions avec ardeur pour que notre Souverain s’y rende à nouveau prochainement, non pour une simple inauguration de plaque, mais pour recevoir les neuf onctions prévues liturgiquement afin de bénir son règne et poursuivre ainsi la glorieuse épopée de France et les « Gesta Dei per Francos ».
 
Armes de l’abbaye de Saint-Remi de Reims.
 
Nos membres sont aussi en effet les héritiers spirituels de l’Ordre de la Sainte Ampoule, et nos membres voués à la Couronne de France: comme ses nouveaux chevaliers-otages, attachés surnaturellement à la défense de la royauté de droit divin jusqu’au sang s’il le faut, mais à la différence près qu’ils ne sont pas autorisés à entrer à Notre-Dame de Reims avec leur destrier...
 
Alors merci, chers Anges, que nous célébrerons dimanche prochain, 2 octobre, pour vos inspirations qui sont toujours très sages, à l’image de votre Roi et notre Roi, le Christ Jésus, la Sagesse éternelle.
 
 

De la Confrérie

« C’est une fondation de prières que je fais pour moi en votre personne », déclarait Mgr de Quelen, archevêque de Paris, à son protégé l’abbé Eglée en 1839 en le nommant chanoine de sa cathédrale. Dans le même esprit, rappelons que cette petite Confrérie n’est rien d’autre qu’une fondation de prières pour notre Roi légitime, afin qu’il soit pleinement roi (et donc restauré…), selon le Cœur de Jésus, modèle de toute royauté.
 
Allons plus loin. En 1762, le maréchal-duc de Richelieu (horresco referens…) disait du régiment du Roi :
« Je ne fus pas longtemps sans être instruit du service que le régiment fait auprès du roi. Il est chargé de la garde extérieure de sa personne et toutes les avenues, grilles et portes sont gardées par des sentinelles françaises et suisses à qui l’on donne une consigne particulière, conformément à la tranquillité du château et à la sûreté du roi dont le commandement prend l’ordre tous les jours. Quant à la troupe, elle n’a de service que quand le roi sort. Alors elle est obligée de se trouver dans la cour royale, rangée en bataille sur trois rangs ouverts, la gauche appuyée à la cour de marbre et la droite à la grille d’entrée. Elle est sous les armes quand le roi passe devant elle, les officiers à la tête, et on attend sans s’écarter son retour pour se remettre sous les armes, après quoi on rentre au corps de garde, sans avoir d’autre service à faire » (B.N.F., Richelieu : Manuscrits français 14 185, Planelli de Maubec, Campagnes d’Allemagne et de Flandres (1760 à 1762), p. 162).
Le régiment spirituel que nous constituons se doit de prévenir, accompagner et raccompagner nos Princes (id est la Famille royale) partout, par la prière. Notre relève, le garde-à-vous, la présentation des armes, ont lieu trois fois par jour, à chaque angélus. Le 25 de chaque mois a lieu la revue générale des troupes : chaque soldat se doit d’avoir surnaturellement revêtu son meilleur costume, « la robe des noces » de la parabole évangélique.
 

De la grâce de notre premier anniversaire

Alors que le roi « constitutionnel » de Norvège s’est fendu d’un discours mondialiste et soumis aux invasions islamique et immorale de l’Europe (en louant tant les « migrants » que les invertis), S.M. Très-Chrétienne le Roi de France s’est quant à lui appliqué à délivrer à ses sujets, en la Saint-Louis, pour sa fête patronale et fête nationale du Royaume, une majestueuse déclaration, qui prouve à nos contemporains non seulement l’intérêt que le Prince porte à ses sujets, mais également sa capacité à gouverner un État (comme le souhaiteraient 40% de la population selon un récent sondage…), par sa hauteur de vue, loin de toute démagogie connaturelle au système républicain, par le primat accordé au spirituel et au surnaturel, reconnaissant judicieusement dans les maux religieux la principale cause et origine de la crise actuelle. Un roi qui rend à Dieu ce qui est à Dieu, et à César ce qui est à César. Nous savions le duc d’Anjou soucieux de la jeunesse de France : il comble une fois de plus ses vœux en manifestant tout l’attachement aux principes qui ont fait et font la France, sans toutefois demeurer nostalgique.
 
Ce que ne réalisent pas beaucoup de « conservateurs » – appelons-les ainsi – est que notre Roi n’a pas peur d’aller à contre-courant de la pensée dominante et du politiquement correct : en prince, et en prince chrétien – le premier d’ailleurs de la Chrétienté ! –, il parle à ses sujets un langage de vérité, car elle seule nous « rendra libres ».
 
Il avait déjà eu le courage, seul parmi les personnalités connues des Français, de prendre la défense du récent projet de loi espagnol – depuis abandonné par la droite parlementaire pourtant au pouvoir, en violation de ses promesses, qui s’en étonnera encore ? – limitant le « crime abominable » de l’avortement (selon les propres mots du dernier concile, ce que nous ne devons pas craindre de faire savoir aux beaux esprits ne voyant que par lui…).
 
Cette magnifique déclaration, historique, nous a heureusement surpris en ce début de jeudi 25 août. Pour la petite histoire, la nôtre, il s’agissait du 1er anniversaire de la Confrérie royale. Les esprits un tant soit peu spirituels (pardon pour la répétition) auraient tort de ne pas voir en cela un magnifique cadeau, une précieuse récompense pour une année de prières afin que Mgr le prince Louis, duc d’Anjou, aîné des Capétiens et roi légitime de France, soit « digne des promesses du Christ », fidèle à sa vocation et à sa haute, grande et si lourde mission. « La réponse du berger à la bergère », d’une certaine manière, qui ne peut que nous encourager à poursuivre et redoubler nos prières : si un prince peut avoir un tel langage, qu’en sera-t-il si les offrandes à son intention sont démultipliées !
 
 
25 âmes, en ce premier anniversaire, étaient consacrées et vouées à la Couronne de France et à son salut. C’est modeste, mais c’est le nombre propre de notre société, qui sanctifie particulièrement le 25e jour de chaque mois, à l’instar de la dévotion à l’Enfant Jésus de Prague et des apparitions mariales en Argentine récemment reconnues par l’évêque du lieu.
 
Merci, Seigneur, pour ce premier anniversaire célébré en la Saint-Louis 2016 au maître-autel de l’antique paroisse de nos Rois (depuis les Valois au XIVe s.), en l’église de Saint-Germain-l’Auxerrois, le chœur orné de ses plus beaux tapis. Quelle émotion au chant du Te Deum concurrencé par l’écho de ses cloches, notamment Marie, bénie (« baptisée ») en 1527 ! L’Histoire ne dira donc pas qu’elle n’a sonné que la Saint-Barthélemy…
 
Choeur de S.-Germain-l'Auxerrois.
 

De l’actualité de la Confrérie

         Nous sommes en ce moment en train d’organiser notre prochain pèlerinage, qui aura lieu à Tours pour la Saint-Martin (11 novembre), à l’occasion du jubilé martinien commémorant le 17e centenaire de la naissance de l’Apôtre des Gaules (le bleu en fond derrière la croix de saint Michel rappelle d’ailleurs la chape bleue de saint Martin). Ce jour étant férié, vous devriez donc être nombreux à nous rejoindre en ce sanctuaire, honoré déjà par notre premier roi…
Saint Martin de Tours 316-2016
Jubilé martinien 316-2016.
 
         Autocollants et images sont en préparation : nous ferons prochainement l’annonce de leur impression, notamment une belle image de notre Roi avec au dos la prière liturgique pour lui. Puissent-ils se répandre comme une traînée de poudre !
 
         Signalons enfin qu’afin de rendre moins complexe la composition de la Confrérie, ont été retenues ces dénominations (plénier étant désormais réservé aux voués, car indiquant la plénitude de l’engagement au sein de la Confrérie par le Vœu de consécration à la Couronne de France) :
-      Sympathisants (abonnés aux lettres et messages) ;
-      Membres associés (non sujets de la Sainte Église)
> Peuvent signer « membre associé de la Confrérie royale » ;
-      Membres, ou « Membres simples » (tout Catholique)
> Peuvent signer « de la Confrérie royale » ;
-      Membres pléniers (Catholiques ayant fait le Vœu de consécration à la Couronne de France)
> Peut-être pourront-ils bientôt tamponner leur signature d’une petite couronne de France, manifestant leur consécration (à suivre…).
 
Enfin, que chaque membre fasse connaître autour de lui cette petite œuvre… tant de nos compatriotes ont au cœur la même espérance mais sans savoir que faire, tant ont des souffrances et contradictions qu’ils ne savent pas offrir.
 
A l’approche du saint mois du Rosaire – inauguré par le grand Apôtre des Francs saint Remi (le 1er octobre) – soyons fidèles à la demande réitérée de Notre-Dame, notamment à Fatima (nous vivons le centenaire de ses manifestations) de « réciter toujours le chapelet tous les jours », afin de reconstruire la Chrétienté et de la rendre victorieuse de tous ses ennemis.
 
« Durant longtemps, la mystique de la Patrie avait su remplacer l'amour pour le Roi et la Couronne. Mais qu'en est-il actuellement ? », nous demandait notre Roi le 25 août dernier. A son appel, retrouvons et faisons retrouver l’amour du Roi et de la Couronne !
 
 
 
Pro Rege et Francia
Ad pristinum Regnum restituendum
 
Abbé Louis de Saint-Taurin +
Prieur

25/09/2016
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2015 - 25 août - 2016 : Lettre à l'occasion du premier anniversaire de la Confrérie Royale

Lettre

aux membres et sympathisants de la

Confrérie Royale

à l'occasion de son premier anniversaire,

25 août 2016.

 

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Retrouver l’alliance entre autorité et liberté, décentraliser l’administration, gouverner en s’appuyant sur les vertus au lieu de flatter les passions, servir de manière désintéressée le bien commun et non servir les intérêts d'un parti : dans une lettre de 1869, Monseigneur le Comte de Chambord - de jure Sa Majesté le Roi Henri V - , exposait l'idéal politique traditionnel de la royauté française, qui est toujours aujourd'hui l'idéal et le but poursuivis par les Légitimistes.

 

Voici quelques passages de cette lettre particulièrement importants :

 

« Vous voulez la monarchie (...) ; vous avez reconnu qu’elle seule peut vous rendre, sous un gouvernement régulier et stable, cette sécurité de tous les droits, cette garantie de tous les intérêts, cet accord permanent d’une autorité forte et d’une sage liberté, qui fondent et assurent le bonheur des nations ; ne vous livrez pas à des illusions qui, tôt ou tard, vous seraient fatales.

(…) La monarchie véritable, la monarchie traditionnelle, appuyée sur le droit héréditaire, et consacrée par le temps, peut seule vous remettre en possession de ces précieux avantages...

(…) La France et la société tout entière sont menacées de nouvelles commotions ; (…) la monarchie héréditaire est l’unique port de salut où, après tant d’orages, la France pourra retrouver enfin le repos et le bonheur.

Poursuivre en dehors de cette monarchie la réalisation des réformes légitimes que demandent avec raison tant d’esprits éclairés, chercher la stabilité dans les combinaisons de l’arbitraire et du hasard, bannir le droit chrétien de la société, baser sur des expédients l’alliance féconde de l’autorité et de la liberté, c’est courir au-devant de déceptions certaines.

La France réclame à bon droit les garanties du gouvernement représentatif, honnêtement, loyalement pratiqué, avec toutes les libertés et tout le contrôle nécessaires. Elle désire une sage décentralisation administrative et une protection efficace contre les abus d’autorité.

Un gouvernement qui fait de l’honnêteté et de la probité politique la règle invariable de sa conduite, loin de redouter ces garanties et cette protection, doit, au contraire, les rechercher sans cesse.

Ceux qui envahissent le pouvoir sont impuissants à tenir les promesses dont ils leurrent les peuples, après chaque crise sociale, parce qu’ils sont condamnés à faire appel à leurs passions au lieu de s’appuyer sur leurs vertus. » (texte à retrouver en intégralité sur le site « Vive le Roy » > ici).

 

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Monseigneur le Comte de Chambord, de jure Sa Majesté le Roi Henri V

 

Pourquoi cité-je ce texte d'Henri V à l'occasion de cette lettre mensuelle aux membres et sympathisants de la Confrérie Royale ?

 

A - Premièrement parce que chaque 24 août nous ramène la date anniversaire du rappel à Dieu, le 24 août 1883, de ce prince si profond et si éclairé qui eût pu tirer la France des ornières profondes dans lesquelles l'avaient enlisée les erreurs subséquentes à la grande révolution, s'il avait effectivement pu en tenir les rênes.
Cent-trente-trois ans plus tard, ses analyses et la justesse de ses vues ne se démentent pas, et c'est avec raison qu'à plusieurs reprises, dans ses allocutions et interventions de ces derniers mois, son successeur, Monseigneur le duc d'Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, y a fait référence.

 

B - Deuxièmement parce qu'à la veille de la fête de Saint Louis, il est bon de montrer la continuité et la permanence de la grande sagesse capétienne, exprimée par un programme politique qui n'a rien de compliqué, qui est parfaitement adapté à la condition des Français de tous les siècles – et donc parfaitement conforme aux besoins de notre temps, aux besoins de ce XXIe siècle - , qui établit un parfait équilibre entre les domaines spirituels et temporels : domaines spirituels et temporels qui ne peuvent s'opposer, mais qui, sans confusion ni mélange, doivent se soutenir et se conjuguer harmonieusement.
Ainsi, de Hugues Capet à Saint Louis, de Saint Louis à Louis XIV, de Louis XIV à Henri V, et de Henri V à Louis XX, est-ce toujours la même doctrine royale, pleinement catholique et française, qui constitue le programme politique de nos Souverains légitimes.

 

C - Troisièmement parce que la Confrérie Royale, si elle ne constitue pas un mouvement politique, n'en est cependant pas moins, dans le service de Dieu avec ses caractéristiques propres, au service d'une authentique action politique qui est en quelque sorte l'incarnation des desseins de Dieu sur la France.
En effet, notre Confrérie est
« un mouvement spirituel spécialement dédié à la prière pour le Prince, pour sa personne et pour la mission qui lui incombe » (cf. présentation de la confrérie sur la page d'accueil de « l'Ami de la Religion et du Roi » > ici).
Et quelle est la mission qui incombe, de par la volonté de la divine Providence, à notre Prince, sinon de maintenir, de témoigner et de rayonner l'esprit de la monarchie capétienne traditionnelle, et, s'il plaît à Dieu, de la rétablir en France ?

 

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- Vous voulez «  un gouvernement régulier et stable, (la) sécurité de tous les droits, (la) garantie de tous les intérêts, (l') accord permanent d’une autorité forte et d’une sage liberté, qui fondent et assurent le bonheur des nations »?

Avant toutes choses, priez, suppliez, offrez des sacrifices et de généreuses pénitences volontaires afin d'en obtenir du Ciel la grâce !

 

- Vous voulez « la monarchie véritable, la monarchie traditionnelle, appuyée sur le droit héréditaire, et consacrée par le temps, (qui) peut seule vous remettre en possession de ces précieux avantages » ?

Avant toutes choses, priez, suppliez, offrez des sacrifices et de généreuses pénitences volontaires afin d'en obtenir du Ciel la grâce !

 

- Vous voulez « l’unique port de salut où, après tant d’orages, la France pourra retrouver enfin le repos et le bonheur » ?

Avant toutes choses, priez, suppliez, offrez des sacrifices et de généreuses pénitences volontaires afin d'en obtenir du Ciel la grâce !

 

- Vous voulez que Louis XX se montre aujourd'hui et pour les jours à venir, en toutes circonstances, le digne successeur de Hugues Capet, de Saint Louis, de Louis XIV, d'Henri V et d'Alphonse II, son regretté père ?

Avant toutes choses, priez, suppliez, offrez des sacrifices et de généreuses pénitences volontaires afin de lui en obtenir du Ciel toutes les grâces !

 

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A l'occasion de ce 25 août 2016, premier anniversaire de la Confrérie Royale, que Saint Louis, et tous les saints de l'auguste Maison de France, nous soient en aide, avec Monseigneur Saint Michel et Notre-Dame des Lys !

 

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

 

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24/08/2016
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En ces attentats...

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Lettre

aux membres et amis de la Confrérie royale

suite aux innombrables attentats en général,

et plus particulièrement à celui commis près de Rouen en ce jour

 
 
le mardi 26 juillet 2016
Fête de sainte Anne
 
 
 
Chers Amis,
 
         Pas un jour sans que l’on n’entende parler d’un attentat islamiste.
Nous savions que les événements s’accéléraient, mais pas que les attaques contre l’Église viendraient si tôt (de la part de l’islam, s’entend, car de la part des laïcistes, elles sont légion depuis belle lurette).
         Voici que non seulement les policiers ne sont plus en sécurité chez eux, ni les foules dans la rue : maintenant les prêtres sont assassinés à l’autel. En ce centenaire des apparitions de Fatima, les mises en garde de la Très Sainte Vierge prennent chaque jour une actualité plus manifeste. Les évêques tombés, les prêtres jonchant le sol : nous y voilà.
 
         L’incurie des élites politiques en premier lieu, qui se contentent de communiqués sur les réseaux sociaux (nous prévenant qu’il va falloir vivre avec !!!), de faire des visites sur les « lieux du crime »,  de donner lieu à des soupçons de recel de preuvesde renforcer leur soutien aux rebelles « modérés » et sanguinaires syriens (qui viennent de décapiter un enfant), d’étendre encore plus le « droit du sol », alors que le pays attend des réactions fortes et efficaces contre les causes de ces attentats. La complicité des media qui crient au « pas d’amalgame ». L’incurie des élites religieuses, qui ont également leur part de responsabilité, en faisant passer l’envahisseur pour l’incarnation de Dieu cherchant asile, et en travestissant le langage pourtant clair et non laxiste de l’Église sur la gestion de l’immigration !
 
Quand éclata la Révolution, les élites étaient également corrompues. Mais que nos ancêtres, à part de notables exceptions, voire quelques provinces de France comme la Vendée surtout, ne se sont-ils servis davantage de tous les moyens surnaturels que l’Église leur enseignait ? Sans parler bien évidemment des moyens naturels…
 
         Combien se moquent de notre Confrérie et de son objet : pensez donc ! « Prier pour le Roi ?! N’y a-t-il pas plus important ni plus sérieux ? ». Je leur renvoie la question : êtes-vous donc si satisfaits de la marche du monde que vous voulez vous enfoncer toujours plus dans l’anarchie ou la dictature ? Le terrorisme et l’irénisme ?
         Oui, « à la France, il faut un roi », mais pas n’importe lequel : le roi, celui que Dieu indique par les Lois fondamentales du Royaume et qu’espère tout Français bien né… et réveillé ! Nous avons de plus la grâce d’avoir un roi légitime bien conscient et au fait de la situation actuelle.
         Nous avons besoin, nous Français, du premier Prince de la Chrétienté, du Fils aîné du Sacré-Cœur, du garant des libertés de ses peuples, du Défenseur attitré de la Sainte Église Romaine, des Chrétiens d’Orient… et des Chrétiens d’Occident !
Nous avons instamment besoin, et demandons d’autant plus vivement, que le Christ règne véritablement dans les cœurs, dans les intelligences, dans les lois, dans les écoles, dans les cours et dans les tribunaux.
 
         Seigneur, au niveau politique, tout peut changer très rapidement. Nous ne Vous demandons pas seulement la restauration du Roi Très-Chrétien : nous Vous demandons la conversion des pécheurs – et tout d’abord des Catholiques eux-mêmes. Nous Vous demandons la conversion des cœurs, des intelligences de nos compatriotes. Nous Vous demandons un zèle – éclairé par la raison et nourri par la foi – pour ceux qui devront entourer le Roi, pour nos soldats et leurs chefs, pour tous nos compatriotes : toute une Civilisation chrétienne est à reconstruire et à assurer, saint Pie X nous l’affirmait il y a à peine cent ans.
        
         Que faire concrètement ? Chacun doit s’interroger et agir, selon sa place dans l’Église et le Royaume, selon sa dignité, ses capacités.
         En premier : ouvrir les yeux et comprendre la situation objectivement et de manière réaliste. Cela est fondamental : sainte Jeanne avait bien conscience des raisons de la « grande pitié au Royaume de France », et ses contemporains souffraient aussi.
          Ensuite, savoir les analyser avec un regard surnaturel, et avoir sous le regard l’histoire générale du salut, de l’Église et de la France.
      Et, nous souvenant des multiples mises en garde et conseils de Notre-Dame au cours des nombreuses et connues manifestations de son amour miséricordieux pour ses enfants, se mettre enfin à la prière.
         A la prière personnelle, plus assidue ; au chapelet, si possible familial. Prions le chapelet de la Divine Miséricorde, chaque jour à 15h. Il est gravement coupable de ne pas se mettre à prier assidûment pour la France… et le Roi ; unissons-y les âmes pures des enfants, et rendons-nous nous-mêmes agréables à Dieu par l’état de grâce, surtout si nous en sommes éloignés par des vices ou des « situations irrégulières ».
 
          Aujourd’hui, à cause de l’incurie très coupable de nos « gouvernants » et aux péchés publics des nations (sans parler de nos propres péchés personnels), les châtiments sont une évidence pour tous, du moins dans leurs réalisations ; beaucoup de sots, hélas, n’en comprendront pas les vraies causes.
         Nous pouvons être pris en otages, blessés, torturés, égorgés à n’importe quel instant, n’importe où, par ceux que les media du régime appellent « déséquilibrés, forcenés, radicalisés ». L’un de nos confrères de Rouen – M. l’abbé Jacques Hamel, prêtre de 86 ans – et plusieurs de ses fidèles viennent d’en faire l’amère expérience : requiescant in pace.
          A tout instant, il nous faut, grâce à une hauteur de vue et en sachant que l’heure est grave (les Français vont-ils enfin le comprendre ?), nous comporter comme nous souhaiterions le faire si nous pouvions préparer notre mort.Les circonstances sont indépendantes de notre volonté, pas notre réaction ! Si dimanche prochain, un mahométan-en-cohérence-avec-le-Coran fait irruption dans notre église, dans notre maison, dans le magasin où nous nous trouverons : sachons redire ces paroles : Seigneur sauvez la France, sauvez le Roi ! Par ces paroles, vous ne vous réfugiez pas dans un rêve hors sujet – comme tant nous le répètent sans aucun esprit surnaturel – : vous portez à Dieu l’intérêt des âmes des millions de nos frères, des Français, des Catholiques et de ceux qui depuis cinquante ans ne connaissent plus Dieu ; afin que la volonté du Seigneur s’accomplisse, que Son règne arrive vite, et que la France renoue avec sa mission de fille de Dieu, sans quoi saint Remi ne nous a pas caché les malédictions qui s’ensuivraient.
             Je ne vous appelle pas, mes Frères, à la seule prière : en réfléchissant à ce qui peut nous arriver demain, vous vous préparez aussi à agir héroïquement contre les terroristes : un homme averti en vaut deux. Apprenez également à ne pas donner votre confiance à ceux qui la trahissent. Qui osera encore parler d’« état de droit » ? Le régime vacille incontestablement.
 
            A chaque instant, nous pouvons comparaître devant Dieu et répondre de notre vie : le sachant, il n’y a pas à paniquer mais à vivre enfin en conformité avec notre foi : en état de grâce, dans la piété et le zèle pour Dieu, dans la pratique des vertus et l’intelligence de la réalité. Ainsi, Dieu régnera dans la société entière, enfin paisible.
           Les Saints ont été confrontés aux irruptions du mal, au mystère de l’iniquité : au lieu de blasphémer le saint Nom de Dieu, voyons – avec notre raison et notre foi – comment nous préparer à être, si Dieu le veut, Ses témoins.
 
         En ce jour, la consécration à la Couronne de France et à son salut, à laquelle plusieurs parmi nous se sont engagés par vœu, prend tout son sens. Puissent les indécis le comprendre, et les pusillanimes, y trouver une vraie force.
         A l’instar des grands prophètes et patriarches de l’Ancien Testament, de nos rois et pontifes de l’histoire de France : soyons les Saints que le Seigneur attend de nous, dans cette période troublée et décisive. Combien parmi les premiers Disciples se rendirent compte, le Vendredi Saint, qu’ils avaient affaire à l’événement majeur de l’Histoire du monde, et que leurs actes (courageux ou lâches) seraient éternellement publiés ? Que cela nous serve de salutaire leçon !
 
         Nous célébrions hier la fête de saint Jacques Matamoros : que ce grand apôtre, l’un des trois privilégiés de Notre-Seigneur, le Patron de la Reconquista en Espagne, intercède pour notre Europe, avec saint Louis et saint Charlemagne, aux pieds de la Majesté divine.
           Que sainte Anne, grand-mère du Messie, nous Le rende favorable.
         En ce mois du Très-Précieux Sang, que le Seigneur nous fasse bénéficier de toute la virtus qu’Il contenait. Et comme le demandait le Roi martyr, Louis XVI : que son sang et celui des Français ne retombe pas sur nous, mais soit enfin pour nous semence de conversion, de paix et prospérité.
 
Répétons ces jours-ci la prière des intercesseurs, chantée par l’Église aux époques de calamités :
         Parce Domine, parce populo Tuo. Ne in aeternum irascaris nobis.
Pie Jesu Domine, dona eis requiem sempiternam.
            (Seigneur, épargnez Votre peuple ; ne Vous irritez pas contre nous pour l’éternité. Miséricordieux Seigneur Jésus, donnez-leur le repos éternel)
 
           Contre tout espoir, Jonas appela à la conversion Ninive – aujourd’hui Mossoul, l’une des premières villes occupées par l’État islamique –, et cette cité païenne se convertit. Serons-nous moins forts que Jonas ? Les Français, moins réceptifs que les Ninivites ?
           L’archevêque de cette ville nous l’avait pourtant prédit il y a deux ans : ce qui nous arrive vous arrivera bientôt, en Occident.
            Voici ce que saint Paul nous prêchait, il y a une semaine, juste après l’attentat de Nice (9e dimanche après la Pentecôte, même liturgie que celle du sacre de Charles VII en 1429…) : « Toutes ces choses leur sont arrivées en figure, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes arrivés à la fin des temps. Ainsi donc que celui qui croit être debout prenne garde de tomber. Aucune tentation ne vous est survenue, qui n’ait été humaine ; et Dieu, Qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais, avec la tentation, Il ménagera aussi une heureuse issue en vous donnant le pouvoir de la supporter » (I Cor. X).
 
           Souvenons-nous de la grâce la plus importante à demander : celle de la persévérance finale (il est si facile et humain de tomber et de manquer à sa mission !).
            Prions les uns pour les autres.
Et surtout : faisons dire des Messes pro Rege et Francia ! Il vous reste quand même encore plusieurs dizaines de milliers de prêtres pour cela. Le saint sacrifice de la Messe demeure la prière et l’acte le plus efficace, comme le rappelait notamment le saint Padre Pio.
 
Que revive le saint Royaume de France ! Vive le Roi !
Et que vivent pour l’éternité les victimes de l’islam et du laïcisme.
 
Pro Rege et Francia
Ad pristinum Regnum restituendum
 
Abbé Louis de Saint-Taurin +

26/07/2016
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Lettre mensuelle aux membres de la Confrérie (25 juillet 2016)

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Lettre mensuelle

aux membres et amis de la Confrérie royale

pour le 25 juillet anno Domini 2016

 
 
 
le lundi 25 juillet 2016
Fête de saint Jacques le Majeur
 
 
 
Chers Amis,
 
Nous avons déjà eu l’occasion, au pèlerinage qui nous a rassemblés début juin aux pieds de Notre-Dame de France, de dire combien les événements s’étaient précipités, à la fin de la Guerre de Cent ans. En effet, en l’an de grâce 1429, en lequel tombait le Jubilé du Puy, Jehanne rencontra son « gentil Dauphin » le 25 février. Un mois plus tard jour pour jour, sa mère, ses frères et plusieurs de ses compagnons la représentaient au sanctuaire du Puy pour demander à Notre-Dame la libération de la France. Un peu plus d’un mois plus tard, le 8 mai, elle délivrait Orléans des Anglois. Le 21 juin, le « roi de Bourges » lui remettait son royaume, qu’elle offrait au Christ et que Celui-Ci confiait à Charles, Son lieutenant : triple donation qui souligne la royauté du Christ sur la France, et la commende qu’en a l’aîné des Capétiens. Le 17 juillet enfin, Regnault de Chartres, archevêque de Reims, sacrait en sa cathédrale retrouvée Charles VII roi de France. La tradition veut qu’un sacre soit célébré non seulement un dimanche, mais si possible un jour de fête. L’on ne voulut pas attendre, et le grand événement fut réalisé le 9e dimanche après la Pentecôte, comme le dimanche 17 juillet dernier, qui en était le 587anniversaire. Moins de cinq mois séparent donc chez Jehanne son audience de Chinon, du sacre du roi de France, sommet de sa mission.
 
Sans nous élever à sa hauteur, mais heureux de se faufiler dans son sillage, à la suite de sa sainteté, de sa pureté, de son audace et de sa fidélité, cette petite œuvre de la Confrérie royale approche de son premier anniversaire (nous y reviendrons bientôt), et nous ne doutons pas que, malgré notre indignité et petitesse, tel David face à Goliath, nous accomplirons de grandes choses, « selon que nous aurons cru », espéré et aimé. D’autant plus que les événements semblent se précipiter à notre époque aussi, et que les châtiments sont bel et bien commencés : souvenons-nous que nous avons commencé le centenaire des apparitions de saint Michel (1916) puis de Notre-Dame du Mont-Carmel (1917) à Fatima…
 
Je vous l’ai dit au Puy : les membres de la Confrérie royale s’engagent à être les « gardes de l’âme » du Roi de France, s’engageant à prier pour lui, notamment au triple angélus quotidien, auquel nous devons être fidèles… et si possible ponctuels, la sonnerie des cloches ayant une valeur exorciste indéniable, comme l’indiquent des inscriptions sur quelques cloches de nos églises. L’installation de sonneries automatiques, bien que moins nobles que les manuelles, a toutefois ce grand avantage de faire donner de la voix aux clochers des églises abandonnées. Et quelle plus grande pitié pour un prêtre catholique que de constater que les cloches de l’angélus n’attirent plus guère l’attention des Catholiques – ecclésiastiques inclus –, qui poursuivent leurs occupations sans même les remarquer, ou au mieux remarquant : « Ah, il est midi ! ».
 
Ce moyen audio-mnémotechnique doit nous rappeler, membres de la Confrérie, à notre devoir quotidien, selon le vœu de Louis XI, et faire unir nos voix à celles des anges, comme véhiculées par l’écho des cloches bénies, portant ainsi au loin les bénédictions du Ciel, et chassant puissamment les démons, selon la prière royale demandant que le Roi « l’emporte sur ses ennemis » (« hostes superare »).
 
Gardes de l’âme du Roi, nous n’en avons pas moins le devoir d’unir à nos prières l’intention de toute la Famille royale.
 
S.M. la Reine vient – comment ne pas s’en réjouir du fond du cœur ? – de prononcer son engagement solennel en l’Ordre souverain de Malte (qui a 903 ans), comme Dame grand-croix d’honneur et de dévotion, le 26 juin dernier à Versailles, et dont voici le texte :
« Avec l’aide de Dieu, […] je m’engage à avoir une conduite chrétienne exemplaire dans ma vie privée et publique, conformément aux devoirs de mon état, et à contribuer ainsi à perpétuer la tradition de l’ordre [de Malte]. Je m’engage à consacrer, autant que je le pourrai, mon activité au service de l’Association Française et à coopérer effectivement à ses œuvres caritatives, hospitalières et sociales ».
Soucieux de la sanctification et de l’exemplarité de notre gracieuse Reine, sachons nous en réjouir et prier pour sa fidélité à ses promesses.
 
Une place toute particulière doit être donnée dans nos prières à l’héritier présomptif de la Couronne, Monseigneur le Dauphin, Louis de France. Celui qui sera un jour, si Dieu le veut, « Louis XXI », doit apprendre dès maintenant son « sacerdoce royal », recevoir les enseignements nécessaires et s’habituer à correspondre à la grâce dans les petites choses, afin d’en être digne également dans les grandes. Qu’il apprenne à être juste et pieux, noble et généreux : cela ne lui « tombera pas dessus » du jour au lendemain !
 
Pourquoi, selon la recommandation de saint François de Sales d’utiliser toutes nos facultés au service de Dieu, ne pas utiliser notre imagination pour nous représenter la future Dauphine, bien pieuse, charitable et studieuse, peut-être dans le pensionnat d’une école hors-contrat, et prier pour sa sanctification dès maintenant, et un heureux mariage un jour, à l’heure où l’institution de la famille est la proie principale des démons et de leurs auxiliaires humains ?
 
Nos petits princes, Madame, la princesse Eugénie de France, et Monseigneur le prince Alphonse, ne doivent pas être en reste : de même que certains courtisans avaient jadis droit aux Grandes voire Petites Entrées à Versailles, un confrère a un « droit de visite spirituelle » pour chaque membre de la Famille royale. Ne manquez donc pas d’user de ce « privilège des Entrées » pour offrir tel Ave Maria, tel petit sacrifice pour la sanctification de tous et chacun des membres de cette Famille à la tête de toutes nos familles de France et de Navarre.
 
 
Quinze d’entre nous ont déjà pris depuis juin l’engagement du Vœu de consécration à la Couronne de France et à son salut : ces offrandes solennelles vont se poursuivre cet été : après Le Puy le 18 juillet (en l’octave de la Dédicace de N.-D. du Puy, et anniversaire de la Dédicace de S. Michel d’Aiguilhe), à Angers – au cœur du duché d’honneur de nos Souverains ! – le 31 juillet, Paris le 25 août et autres lieux où vous nous appellerez pour être témoins de votre pacte personnel, réactualisation, autant qu’il est en nous, du Pacte qui scella l’alliance de Dieu et de la France aux Fonts baptismaux de Reims.
 
Le Vœu n’est pas nécessaire en soi pour s’engager à prier pour le Roi : alors unissez-vous à cette société de prières, et faites-la connaître !Combien de personnes âgées ou esseulées qui ne savent pas la richesse que peut avoir des souffrances ou simplement des prières offertes au Ciel, pour une intention bien précise, qui redonne du baume au cœur à tout Français bien né :pro Rege et Francia ? Nous préparons pour cela des fascicules de présentation, ainsi que des autocollants, en attendant les épinglettes…
 
Chers Ecclésiastiques, ne manquez pas de vous engager, puisque de même que les missionnaires visent d’abord la conversion des rois, afin d’obtenir plus facilement celle de leurs sujets, de même l’exemple des Chefs spirituels de la Chrétienté ne peut qu’entraîner les âmes de bonne volonté, en un monde où les élites – quelles qu’elles soient – sont souvent bien piteuses, pour ne pas dire davantage. L’orientation de la liturgie et des prêtres à l’autel nous marque qu’il nous faut conduire le troupeau du « saint Royaume de France » vers le Royaume des Cieux, sur la montagne sainte de l’Alliance, prêchant par l’exemple et le zèle.
 
Le secret de la sanctification réside dans le fait de considérer tout ce que l’on fait comme sacré : tout pour Dieu et le Roi, afin que règne socialement et totalement le Christ, Sauveur et Rédempteur de nos âmes, Qui nous a créés pour le bonheur : pour la fidélité ici-bas, et la félicité Là-Haut. Allons donc assurément, Dieu le veut !
 
Pro Rege et Francia
Ad pristinum Regnum restituendum
 

 

Abbé Louis de Saint-Taurin X

24/07/2016
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Bâtisseurs de cathédrale - lettre mensuelle aux membres de la Confrérie Royale, 25 juin 2016.

Permettez-moi, chers Amis, membres et sympathisants de la Confrérie Royale, de m'adresser à vous aujourd'hui en vous rapportant un pieux exemple qui me fut donné à moi-même par l'un de mes conseillers spirituels lorsque j'étais novice... (cela ne date donc pas d'hier !!!).

 

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On raconte que, au temps où, selon la fameuse expression du moine Raoul le chauve (Rodulfus Glaber) « le monde (…) se revêtait d'un blanc manteau d'églises », un roi pieux et zélé pour la gloire du Très-Haut vint visiter le chantier de la cathédrale dont il avait ordonné la reconstruction.

S'approchant des tailleurs de pierre, il demanda ce qu'il faisait à l'un d'eux qui, l'oeil éteint, lui répondit dans un soupir : « Oh ! Je ne fais finalement rien d'autre que casser des pierres. Je les casse certes selon une certaine technique qui va faire que le résultat apparaîtra ouvré, mais ce n'est pourtant rien d'autre que cela : je casse des pierres... »

Le roi ne dit mot et s'en fut vers un deuxième auquel il posa la même question. L'homme lui déclara, l'oeil dur et la mâchoire crispée : « Pour être honnête avec votre Majesté, je dois dire que je suis en train de trimer pour gagner mon pain et celui de ma famille... »

Arrivant à un troisième, le roi l'interrogea de la même manière : « Que fais-tu ? » Et ce tailleur de pierre-là, levant vers son souverain un regard qui semblait avoir pris à la flamme des cierges l'intensité de leur ferveur, répondit d'une voix émue : « Sire, je construis pour Dieu une cathédrale... »

 

Ces trois tailleurs de pierre étaient en train d'accomplir le même travail : ils préparaient des tronçons de colonne, absolument identiques en apparence, qui devraient ensuite être assemblés ; mais un seul avait su donner aux gestes pénibles et répétitifs de ce travail la plénitude de sa dimension et sa valeur spirituelle, confinant à l'éternité.

Il était pourtant bien évident que lui aussi ne faisait apparemment rien d'autre que « casser des pierres selon une certaine technique », que lui aussi avait à gagner son pain et celui de sa famille ; mais au-delà du voile des perceptions immédiates et des impressions trop terrestres, son âme vivait intensément de la réalité spirituelle à laquelle ces gestes pénibles et répétitifs, ce travail assurant sa subsistance et celle des siens, étaient ordonnés : l'édification du Temple terrestre où pourrait se déployer le culte de Dieu par la liturgie de l'Eglise, anticipation et figure de la liturgie céleste.

 

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Membres de la Confrérie Royale, conscients qu'il n'y aura pas de restauration monarchique authentique sans restauration spirituelle, nous sommes des « travailleurs de l'ombre » : il ne nous appartient pas de briller aux yeux du monde, nous ne briguons pas les honneurs terrestres, nous n'avons pas d'autre ambition que d'oeuvrer – dans notre humble mesure - au renouveau du Royaume de France dans toute la plénitude de sa vocation, en pleine conformité avec les Lois Fondamentales que la divine Providence a voulues pour lui.

Membres de la Confrérie Royale, nous sommes de petits tailleurs de pierre sur le chantier de construction d'un édifice spirituel qui doit rendre une grande gloire à Dieu et contribuer à ce qu'Il soit davantage connu et aimé : la restauration de la monarchie capétienne traditionnelle.

Membres de la Confrérie Royale, nous voyons au-delà des apparences et des contingences terrestres ; et nous avons conscience que tous les petits gestes du quotidien, toutes nos pauvres mais ferventes prières formulées dans la foi et l'espérance, tous les sacrifices offerts en secret et déposés dans le divin Coeur de Notre-Seigneur Jésus-Christ par la médiation de notre très douce Dame Marie et des Saints de France, nos intercesseurs, peuvent devenir des pierres de taille entrant dans la reconstruction de la cathédrale royale.

 

Il nous faut pour cela sans cesse, chaque jour et à chaque heure du jour, surnaturaliser notre regard : faire tout ce que nous avons à faire - et le bien faire - avec la flamme intérieure et la ferveur d'amour qui nous font affirmer : je ne casse pas des cailloux, je ne gagne pas simplement mon pain, mais je construis la cathédrale !

 

Point de lassitude, point de routine, point de ronronnement assoupi dans la récitation de nos trois angélus quotidiens augmentés de l'oraison pour le Roi !

Point de lassitude, point de routine, point de ronronnement assoupi dans l'offrande enthousiaste de la journée du 25 de chaque mois.

Point de lassitude, point de routine, point de ronronnement assoupi dans tout ce qui peut apporter un petit plus dans ce combat spirituel pour lequel nous nous sommes engagés, afin que Monseigneur le duc d'Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, reçoive toutes les grâces qui lui sont nécessaires et se montre pleinement réceptif aux inspirations célestes.

 

Cela est d'autant plus nécessaire et plus urgent que les temps que nous vivons pourraient voir survenir des bouleversements humains (ou inhumains) déterminants.

 

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur

 

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Brèves :

 

  1. Le pèlerinage légitimiste des 4 et 5 juin derniers au Puy-en-Velay a été un très beau moment de ferveur et de grâces. Les textes de la causerie spirituelle et des homélies ont déjà été publiés dans ce blogue (voir les précédentes publications). Nous vous invitons à ne pas en rester à une lecture superficielle mais à les relire et à les approfondir, à les méditer.

    Le Président du Cercle Légitimiste du Vivarais a rédigé un compte-rendu détaillé de ce pèlerinage pour « la Gazette Royale », bulletin trimestriel de l'UCLF, que nous pourrons aussi publier dans ces pages, pour mémoire, mais cela reste un peu anecdotique en comparaison des grâces spirituelles certaines qu'il est souvent difficile de publier mais dont nous recevons les échos : nous avons voulu - pour que tous en rendent grâces à Dieu - publier le témoignage de cette guérison inexpliquée d'un glaucome (cf. supra), mais il faut aussi avoir conscience qu'il y a eu des grâces spirituelles profondes qui sont peut-être bien plus merveilleuses...

     

  2. Nous sommes particulièrement heureux des engagements officiels dans la Confrérie Royale, par la consécration à la Couronne de France, prononcés à l'offertoire de la Sainte Messe du samedi lors de ce pèlerinage jubilaire ; nous savons que d'autres personnes – qui ne pouvaient être présentes au Puy-en-Velay - aspirent de toute leur âme à ce vœu. Nous réfléchissons aux moyens qui peuvent être mis en œuvre dans les prochains mois pour répondre aux attentes de ces « postulants » que nous remercions de leur patience et qui, dès à présents, peuvent bien évidemment vivre cet engagement dans le secret de leur cœur.

     

  3. Beaucoup de participants souhaitent ardemment voir se reproduire de semblables pèlerinages, particulièrement propres à entretenir l'espérance légitimiste et à fortifier les âmes dans leurs engagements spirituels... Le prochain jubilé du Puy aura lieu dans... 141 ans !!!
    Aussi, sans attendre cette échéance, est-il tout-à-fait envisageable, avec l'aide des membres et sympathisants de notre Confrérie Royale, d'organiser des rassemblements spirituels - même modestes - en telle ou telle autre province du Royaume, en fonction des opportunités fournies par les anniversaires liés à notre histoire spirituelle et royale.
    C'est aussi à vous de nous faire part de vos suggestions et de nous signaler les événements qui pourraient se prêter à ces manifestations de la Confrérie Royale. Nous ne pouvons bien sûr promettre que nous répondrons à tout, mais nous vous assurons qu'en fonction de nos propres limites et disponibilités nous étudierons chaque proposition...

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24/06/2016
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Lettre mensuelle aux membres de la Confrérie (25 mai 2016)

Lettre aux membres et amis de la Confrérie royale

pour le 25 mai anno Domini 2016

 

le mardi 24 mai 2016

Fête de Notre-Dame Auxiliatrice et de saint Vincent de Lérins

 

Chers Amis,

 

A moins de deux semaines de notre pèlerinage ainsi qu’à l’occasion de notre lettre mensuelle, qu’il me soit permis de revenir sur le dernier communiqué, après avoir entrebâillé les portes des coulisses de la Confrérie, à savoir son secrétariat.

 

Et tout d’abord, nous tenons à remercier ceux d’entre vous qui nous écrivent, révélant souvent la pureté et droiture de leur âme. Cet amour de la France telle qu’aimée et voulue par Dieu remplit toujours d’admiration et d’étonnement les humbles témoins que nous sommes : Dieu en soit loué et remercié. Tout cela ne peut qu’attirer Ses bénédictions sur cette petite œuvre.

 

Certains messages nous permettent d’aborder des questions très intéressantes : si Dieu nous prête vie, nous formerons un petit recueil de nos réponses comme vade-mecum de la Confrérie.

 

Nous essayons, Frère Maximilien-Marie et votre serviteur, d’être précis dans nos textes et communiqués, mais la lecture de certains messages ou lettres tendent à nous montrer que nous ne sommes pas toujours compris comme nous le souhaiterions. Voici donc quelques précisions pour éclairer notre lectorat :

 

– La demande d’indication des coordonnées (nom de baptême, nom de famille, profession, adresses électronique et postale, éventuellement année de naissance) concerne les personnes souhaitant s’agréger formellement (= officiellement) à la Confrérie aux conditions que nous allons rappeler dans un instant ; certains nous envoient bien leur demande d’entrée dans cette union de prières en en comprenant toute l’importance, mais d’autres ont cru que tous les pèlerins du Puy devaient « montrer patte blanche » et donnent automatiquement leurs coordonnées sans parler clairement d’adhésion. D’où l’utilisation par nous du terme « adhésion » (= à la confrérie) et non « inscription » (au pèlerinage). Je souhaitais que les choses soient claires avant l’engagement du 4 juin, afin que ne s’agrègent que ceux qui ont compris l’engagement.

   Elle est à envoyer à l’une des deux adresses suivantes (personne n’est obligé de passer par Internet) et il est bon d'y formuler votre demande officielle d'entrée :

-sur Internet  confrerie.royale@yahoo.fr avec pour objet le mot "ADHESION", 

-ou à l'adresse postale suivante : Secrétariat de la CONFRERIE ROYALE - Hameau de Condas - 07310 Saint-Martial.

 

– L’inscription à la Confrérie est entièrement gratuite, même si une urne sera à disposition pendant le pèlerinage pour les éventuels bienfaiteurs des frais occasionnés. Le Frère et votre serviteur n’ont aucun but lucratif, que tout le monde soit rassuré… leur seul but est la gloire de Dieu et la paix (tranquillité de l’ordre, selon saint Augustin) de la France.

 

– L’inscription aux messages des blogues (http://l-ami-de-la-religion-et-du-roi.blog4ever.com/ et http://confrerieroyale.blogspot.fr/de la Confrérie est ouverte à tous, sans aucun engagement (ce qui n’empêche pas d’avoir une petite prière pour leurs auteurs, merci). Ils n’ont pour but que d’être utiles à toutes les personnes intéressées par la Légitimité. Nous nous permettons de reconnaître comme « sympathisant » tout abonné aux messages de la Confrérie.

 

– En ces temps de confusion, nombreux parmi nos contemporains et « compatriotes » (« corégnicoles » a-t-il votre préférence ?) semblent perdus, et d’autant plus que le phare lui-même (Rome) est obscurci.

   Nous avons moralement le devoir, comme sainte Jehanne – notre principal modèle – en la troublée Guerre de Cents Ans (à deux papes également…), d’être non seulement scrupuleux sur la fidélité aux dogmes et aux principes de la Sainte Église et de la Légitimité française, à la pratique de la discipline et des vertus, mais également confiants en la Providence divine, qui nous a assurés que « les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre » celle-là (l’Église) et qui a visiblement montré par la Pucelle son attachement aux Lois fondamentales de celle-ci (le Royaume de France). « Jésus-Christ et l’Église, c’est tout un », affirmait Jehanne, avec la simplicité et profondeur des Saints. Qu’il nous soit permis d’ajouter « Jésus-Christ, l'Église et en France, la Légitimité, c’est tout un ».

   La Confrérie royale est essentiellement catholique romaine : elle aime Rome comme sa mère, prie pour la Papauté actuelle (et non pas idéale, même si ce serait plus commode et agréable) et sa docilité aux motions du Saint-Esprit et à la Tradition, défend le Magistère, les dogmes, la liturgie et la discipline pérennes de notre Sainte Mère, toutes choses dont elle veut vivre, selon le génie français et ses Lois fondamentales.

   Tout cela est bel et bien lié. Enlevez un élément, et tout s’écroule. L’attachement à la « catholicité romaine » (sans que l’on soit nécessairement un spécialiste de tous les points susmentionnés) est la condition sine qua non pour être membre plénier de la Confrérie royale. Et pour tout membre (plénier ou associé), en un mot : être une âme de bonne volonté, surnaturelle, charitable et réaliste.

   En cette fête de saint Vincent de Lérins, mettons-nous donc à l’école de cet illustre Père de l’Église, en suivant les trois critères explicités par lui dans son Commonitorium (« Aide-mémoire ») de 434, pour distinguer la vérité de l'erreur :

   « Le premier consiste dans l'unité de la foi à travers le temps et l'espace : « Il faut veiller avec le plus grand soin à tenir pour vrai ce qui a été cru partout, toujours et par tous », « Quod ubique, quod semper, quod ab omnibus creditum est ».
     Le deuxième consiste à vérifier la cohérence du progrès dans la foi : « Il faut donc que croissent et progressent beaucoup l'intelligence, la connaissance, la sagesse de chacun des Chrétiens et de tous, celle de l'individu comme celle de l’Église entière, au cours des siècles et des générations, pourvu qu'elles croissent selon leur genre propre, c'est-à-dire dans le même sens, selon le même dogme et la même pensée ».
     Le troisième consiste à lire les Écritures dans la Tradition : « Le Canon divin doit être interprété selon les traditions de l'Église universelle et les règles du dogme catholique ».

– Mais reprenons si vous le voulez bien la présentation de la Confrérie, car il vous faut vous aussi être « apôtres », et donc savoir en parler un peu !

   La Confrérie a pour objet d'unir les âmes de bonne volonté dans la prière pour le Roi de France légitime (sans culte de la personnalité... et sentimentalisme – ce qui ne veut pas dire que rencontrer « le Prince » n’est pas profondément émouvant…) et pour la France, catholique et royale, selon la conception traditionnelle de la royauté de droit divin. Le Roi que désignent actuellement les Lois fondamentales du Royaume de France est Mgr le prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, de jure S.M. le roi Louis XX. 

   Elle ne relève d'aucune communauté religieuse ou ecclésiastique particulière mais est une union spontanée de fidèles.

   Le 25 de chaque mois, une lettre circulaire a pour but de ranimer le zèle des troupes, de les instruire et édifier.

   La Confrérie se veut pleinement catholique et ses offices seront toujours célébrés dans la forme extraordinaire du rite romain, à savoir la liturgie latine traditionnelle.

 

– Outre l’observance des Lois de Dieu, de l’Église et du Royaume, l’état de grâce et la tendance à la sainteté communs à tout fidèle catholique, les engagements particuliers que prend chaque confrère (plénier) sont les suivants :

   o  le vœu d'offrir ses prières et la valeur de ses bonnes actions pour l'intention susmentionnée de la Confrérie ("Pro Rege et Francia"), qui est une consécration à la Couronne de France et à son salut, comme "on entrerait en Légitimité" selon le mot juste de Frère Maximilien-Marie. Y sont implicitement inclus le maintien et la restauration des fêtes et traditions françaises, la découverte de l’École française de spiritualité, et toutes les bonnes œuvres qui soutiennent la Cause, l'offrande de sacrifices, de chapelets et de Messes pro Rege et Francia, etc.

   o la récitation du triple angélus quotidien (matin, midi et soir), auquel l’on ajoute l'oraison pour le Roi.

   o  la sanctification particulière du 25e jour de chaque mois, jour consacré de la Confrérie (redoubler de prières, travailler plus méticuleusement à sa sanctification, faire un petit pèlerinage ou une visite au Saint-Sacrement ou à un Saint, etc.).

   o  une réelle communion de prières et d’amitié spirituelle avec les autres membres, afin de réaliser le plus grand des Commandements, celui de la charité (« voyez comme ils s’aiment » disait-on des premiers Chrétiens), et le plus consolant des dogmes, celui de la communion des Saints.

   o  Pour les ecclésiastiques et religieux, l’utilisation pour la Cause de toutes les richesses liturgiques rappelées par l'Appel fondateur ; et pour les prêtres (voire tous, en leur for intérieur) : la mention du Roi au Canon et la postcommunion finale pour le Roi (voire après la Messe).

 

Couronne de France (coussin).PNG

 

 

Le voeu de consécration à la Couronne de France

 

Le « grand pas », si je puis dire, pour le membre plénier, est bien le vœu de consécration à la Couronne de France, qui trône au cœur des armes de la Confrérie royale.

   Il est fortement recommandé d'en deviser avec son directeur spirituel avant de le faire, et de s'y préparer par une Neuvaine de prières, comme celle qui commencera le 26 mai pour ceux qui souhaitent « entrer en Légitimité » le samedi 4 juin au Puy. 

   Les demandes d’adhésion peuvent d’ailleurs encore parvenir au cours de la Neuvaine ; et ceux qui ne l’auraient pas encore commencée pourront la débuter au jour où ils l’auront sue. 

   Pour ceux qui veulent encore prendre le temps de la réflexion et de la prière, qu’ils sachent qu’ils auront d’autres occasions de faire ce vœu, mais nous y accordons une telle importance que nous désirons qu’il soit fait entre les mains d’un prêtre à l’offertoire du saint-sacrifice de la Messe.

 

Mais qu’est-ce qu’un vœu, demanderez-vous ?

   Cela va évidemment bien plus loin que les souhaits de « bonne année, bonne santé et le Paradis à la fin de vos jours » du 1er janvier… Nous parlons du vœu catholique, canonique, et pour ce faire, le plus simple est de prendre connaissance de ce qu’en dit brièvement le Code de Droit canonique :

 

Code de Droit canonique

(1983)

LIVRE IV - DEUXIEME PARTIE –

TITRE V - CHAPITRE I

Code de Droit canonique

(1917)

LIVRE III - TROISIEME PARTIE –

TITRE XIX - CHAPITRE I

 

Can. 1191 - § 1. Le vœu, c'est-à-dire la promesse délibérée et libre faite à Dieu d'un bien possible et meilleur, doit être accompli au titre de la vertu de religion.

§ 2. À moins qu'ils n'en soient empêchés par le droit, tous ceux qui ont un usage suffisant de la raison sont capables de faire un vœu.

§ 3. Le vœu émis sous l'effet d'une crainte grave et injuste ou du dol est nul de plein droit.

Can. 1192 - § 1. Le  vœu est public s'il est reçu au nom de l'Église par le Supérieur légitime ; sinon, il est privé.

§ 2. Le vœu est solennel s'il est reconnu comme tel par l'Église ; sinon, il est simple.

§ 3. Le vœu est personnel si celui qui l'émet promet d'accomplir un acte ; réel, s'il promet une chose ; mixte, s'il participe à la fois à la nature du vœu personnel et du vœu réel. Can. 1193 - Le vœu n'oblige par lui-même que la personne qui l'émet.

Can. 1194 - Le  vœu cesse par l'échéance du délai fixé pour réaliser l'obligation, par un changement substantiel de la matière promise, par défaut de réalisation de la condition dont dépend le vœu ou de sa cause finale, par dispense, par commutation.

Can. 1195 - Celui qui a pouvoir sur la matière du vœu peut en suspendre l'obligation aussi longtemps que son exécution lui causerait un préjudice.

Can. 1196 - Outre le Pontife Romain, peuvent dispenser des vœux privés pour une juste cause, et pourvu que la dispense ne lèse aucun droit acquis aux tiers: 1° l'Ordinaire du lieu et le curé à l'égard de tous leurs sujets, ainsi que des étrangers […] ; 3°  ceux à qui le pouvoir de dispenser a été délégué par le Siège Apostolique ou par l'Ordinaire du lieu.

Can. 1197 - Ce qui a été promis par vœu privé peut être commué en un bien plus grand ou égal par l'auteur du vœu lui-même; en un bien moindre, par celui qui a pouvoir de dispenser selon le ⇒ can. 1196.

Can. 1198 - Les  vœux émis avant la profession religieuse sont suspendus aussi longtemps que l'auteur du vœu reste dans l'institut religieux.

 

 

1307 - § 1. Le vœu est une promesse délibérée et libre, faite à Dieu, d'accomplir par l'effet de la vertu de religion un bien possible et meilleur.

§ 2. A moins qu'ils n'en soient empêchés par le droit, tous ceux qui ont l'usage suffisant de leur raison sont capables de faire un vœu.

§ 3. Le vœu émis par crainte grave et injuste est nul de plein droit. 

1308 -  § 1. Le vœu 'public' est celui qui est accepté au nom de l'Eglise par le supérieur ecclésiastique légalement désigné.

§ 2. Le vœu 'solennel' est celui auquel l'Eglise reconnaît ce caractère, sinon il est 'simple'.

§ 3. Le vœu est 'réservé' quand le Saint-Siège seul peut en accorder la dispense.

§ 4. Il est 'personnel' quand il comporte la production d'un acte; il est 'réel' s'il porte sur un objet matériel; il est 'mixte' s'il comporte à la fois la production d'un acte et la fourniture d'un objet.

Can. 1309 - Les vœux privés réservés au Siège apostolique sont seulement le vœu de chasteté parfaite et perpétuelle, et le vœu d'entrer dans une religion à vœux solennels, qui ont été émis de façon absolue et après l'âge de dix-neuf ans accomplis.

Can. 1310 - § 1. Le vœu n'oblige par lui-même que celui qui l'a émis.

§ 2. L'obligation résultant d'un vœu réel, ou d'un vœu mixte pour sa partie réelle, passe aux héritiers de celui qui est mort sans l'avoir exécutée après l'avoir contractée.

Can. 1311 - Le vœu cesse par l'échéance du délai qui est un des éléments de l'obligation; par un changement substantiel de la matière promise; par la défaillance de la condition dont le vœu dépend, ou de sa cause finale; par annulation, dispense ou commutation.

Can. 1312 - § 1. Celui qui a pouvoir dominatif sur la volonté de l'auteur du vœu peut rendre ce vœu nul validement et licitement, pour un juste motif, de telle sorte qu'aucune obligation n'en reparaisse.

§ 2. Celui qui n'a pas pouvoir sur la volonté de l'auteur du vœu, mais sur la matière du vœu, peut suspendre l'obligation de ce vœu aussi longtemps que son exécution lui cause un préjudice.

Can. 1313 - Le pouvoir de dispenser des vœux non réservés, pourvu que la dispense ne lèse aucun des droits acquis aux tiers est reconnu :

1° Aux Ordinaires locaux, à l'égard de leurs sujets et des étrangers se trouvant sur leur territoire ;

2° Aux supérieurs des religions cléricales exemptes, à l'égard de toutes les personnes qui sont jour et nuit dans leur maison, d'après le Can. 514 ;

3° A ceux qui sont délégués par le Saint-Siège.

Can. 1314 - L'objet du vœu non réservé peut être changé en une œuvre semblable ou meilleure par l'auteur du vœu lui-même; en une œuvre moins bonne, par celui qui tient du Can. 1313 le pouvoir de dispenser.

Can. 1315 - Les vœux émis avant la profession religieuse sont suspendus aussi longtemps que l'auteur du vœu restera en religion.

 

Pour être plus complet et comprendre l’importance et la richesse du vœu, nous n’avons pas de meilleur maître que l’Aquinate (saint Thomas d’Aquin), en sa Somme de théologie :

 

Somme de Théologie de saint Thomas d’Aquin - IIa IIae - QUESTION 88 ─ LE VŒU
ARTICLE 1 ─ Qu'est-ce que le vœu ? 
Nous lisons dans l'Ecclésiastique (5, 3) : « Si tu as fait un vœu à Dieu, ne tarde pas à l'accomplir, car la promesse infidèle et imprudente lui déplaît ». Vouer, c'est donc promettre, et le vœu est une promesse.
   Le vœu implique l'obligation de faire une chose […] ; par la promesse nous ordonnons ce que nous-mêmes devons faire pour autrui. […] Faire à Dieu une promesse […] en paroles […] procède du projet de faire quelque chose, et ce projet exige une délibération préalable, puisqu'il est un acte de volonté délibérée.
   Trois éléments sont donc requis pour qu'il y ait vœu : la délibération, le projet de la volonté, enfin la promesse qui porte à sa perfection la raison de vœu. On y ajoute quelquefois deux autres éléments, comme confirmation du vœu par une formule verbale […] et l'assistance de témoins. […]
   Le bon projet qu'on a conçu n'est rendu ferme, du fait de la délibération, que par la promesse qui fait suite à celle-ci. […] Le nom de « vœu » se rattache au mot « volonté » ; elle est le premier moteur de celui-ci.  
ARTICLE 2 ─ Sur quoi le vœu porte-t-il ? 
Le vœu ne peut porter sur rien d'illicite ni sur rien d'indifférent, mais seulement sur un acte de vertu ; […] ce dont l'existence ou la non-existence est absolument nécessaire ne peut donner lieu à un vœu. Car il serait insensé de faire le vœu de mourir un jour, ou de ne pas voler comme un oiseau. […] En termes propres, le vœu a pour matière un bien supérieur.
   […] Il y a des actions qui sont bonnes en toute occurrence, comme les œuvres vertueuses et les autres biens, qui peuvent absolument être matière d'un vœu. […] D'autres sont bonnes considérées en elles-mêmes, et à ce titre peuvent être l'objet d'un vœu. Mais elles peuvent avoir un mauvais résultat qui détourne d'observer ce vœu. […]
   On est facilement mauvais juge en sa propre cause. Il vaut donc mieux pour ces sortes de vœux s'en remettre à un supérieur qui décide ce qu'on doit en tenir ou en rejeter. En notant toutefois que si l'on éprouvait à garder un tel vœu une charge manifestement trop lourde, sans avoir la faculté de recourir à un supérieur, on ne devrait pas observer ce vœu.
   Quant à ceux qui portent sur des choses vaines et inutiles, mieux vaut en rire que les observer. 
ARTICLE 3 ─ Obligation du vœu 
On lit dans l'Ecclésiaste (5, 3) : « Tout ce que tu as voué, acquitte-le. Il vaut beaucoup mieux ne pas faire de vœu, que d'en faire un sans l'accomplir ».
   C'est à la fidélité qu'il revient de nous faire acquitter ce que nous avons promis ; aussi, selon S. Augustin, « la fidélité (fides) s'appelle ainsi parce qu'on fait ce qu'on a dit (fiunt dicta) ». […] C'est une obligation souveraine d'accomplir les vœux faits à Dieu ; cela relève de la fidélité que l'homme doit à Dieu, et l'infraction au vœu est une espèce de l'infidélité.
   […] Quant à Dieu, bien qu'il n'ait aucun besoin de nos biens, nous avons envers lui la plus stricte obligation. Aussi le vœu qu'on lui fait est-il tout à fait obligatoire.
   Si ce dont on a fait vœu est pour une raison quelconque rendu impossible, on doit faire ce qu'on peut, et avoir au moins la volonté prête à faire ce qui est possible. […]
   Le vœu tire son obligation de la volonté personnelle et de l'intention […]. C'est pourquoi, si celui qui fait un vœu a l'intention et la volonté de s'obliger à l'acquitter immédiatement, il est tenu de le faire aussitôt. S'il s'engage pour une date déterminée, ou sous telle condition, il n'est pas tenu de l'acquitter sur-le-champ. Mais il ne doit pas non plus dépasser le délai auquel il a voulu s'obliger […]. 
ARTICLE 4 ─ L'utilité du vœu 
Nous ne prétendons pas être utiles à Dieu, quand nous lui faisons une promesse ; c'est à nous que cela sert. […] Nous y trouvons ce profit que par le vœu nous fixons immuablement notre volonté à faire ce qui nous avantage. Il est donc profitable de faire des vœux.
   De même que ne pouvoir pécher ne diminue pas la liberté, de même la nécessité qu'éprouve la volonté fixée dans le bien ne diminue pas la liberté, comme on peut le voir en Dieu et chez les bienheureux. Telle est l'obligation du vœu, qui a quelque similitude avec la confirmation des bienheureux dans le bien. S. Augustin dit à ce propos que « c'est une heureuse nécessité, celle qui nous pousse à mieux agir ».
   Quand le péril naît du fait lui-même, il n'est pas expédient de s'y engager, […] il est utile d'aller à cheval, bien qu'on risque de tomber de cheval. Ou alors il faudrait laisser là tout ce qui est bon et qui peut d'aventure nous exposer à quelque risque. […] Aucun danger ne vient du vœu lui-même pour ceux qui s'y engagent. S'il en est, ce danger ne peut tenir qu'à la faute de l'homme, dont la volonté change, et qui transgresse son vœu. […]
   Le Christ, étant ce qu'il est, n'avait pas à faire de vœux. Parce qu'il était Dieu. Et aussi parce que, comme homme, il avait la volonté fixée dans le bien, lui qui possédait la vision de Dieu. 
ARTICLE 5 ─ De quelle vertu le vœu est-il l'acte ? 
L'acte-même d'ordonner les actes d'une vertu quelconque au service de Dieu sera propre à la religion. […] Il s'ensuit que le vœu consiste à ordonner son objet au culte et au service de Dieu. Ainsi le vœu est évidemment un acte de religion.
   La matière du vœu est parfois l'acte d'une autre vertu : jeûner, garder la continence; d'autres fois c'est un acte de religion, offrir un sacrifice, prier. Mais dans les deux cas la promesse faite à Dieu est l'acte de la religion, pour la raison qu'on vient de dire. Nous voyons par-là que certains vœux relèvent de la religion uniquement en raison de la promesse faite à Dieu, qui est l'essence du vœu, tandis que d'autres dépendent aussi de cette vertu pour leur matière.
   Qui promet s'oblige à donner, ce qui en un sens est déjà donner, […] parce que l'effet est virtuellement contenu dans sa cause. De là vient que l'on remercie non seulement celui qui donne, mais celui qui promet. 
ARTICLE 6 ─ Est-il plus méritoire d'accomplir quelque chose avec ou sans vœu ? 
Sur ce texte (Ps 76, 12) : « Faite des vœux et acquittez-les », la Glose explique : « C'est un conseil qui s'adresse à notre volonté ». Mais le conseil ne porte que sur un bien supérieur ; ce sera donc encore mieux, quand nous avons affaire à quelque chose qui est déjà un bien supérieur, de l'accomplir en vertu d'un vœu ; sans cela, en effet, on remplit un seul conseil, relatif à cette œuvre meilleure ; tandis que celui qui agit sous l'empire d'un vœu accomplit deux conseils : l'un relatif au vœu, l'autre à l'œuvre accomplie.
   La même œuvre accomplie en exécution d'un vœu est plus méritoire et meilleure que si on l'eût faite sans vœu, et cela pour trois raisons : 
   1° Le vœu est, nous venons de le voir, un acte de la vertu de religion, laquelle tient le premier rang parmi les vertus morales. Plus haute est la qualité de la vertu, plus grande est la bonté et le mérite de l'acte. Donc l'acte d'une vertu inférieure devient meilleur et plus méritoire, du fait qu'il est commandé par une vertu supérieure, puisque par ce commandement il en devient l'acte. […]
   2° Celui qui accomplit une chose après en avoir fait le vœu se soumet plus entièrement à Dieu que celui qui se contente de l'accomplir. Sa sujétion s'étend en effet non seulement à l'acte, mais au pouvoir, puisque désormais il ne peut plus faire autre chose. Qui donne l'arbre avec les fruits fait un présent plus grand que s'il donnait seulement les fruits, remarque S. Anselme. […] 
   3° Le vœu confirme de façon stable notre volonté de bien faire. Or, agir avec une volonté ainsi stabilisée dans le bien, c'est faire acte de vertu parfaite, comme le montre Aristote. De même encore dans le cas du péché, où l'obstination spirituelle aggrave la faute. C'est ce qu'on appelle pécher contre le Saint-Esprit, comme on l'a vu précédemment.
   […] L'obligation du vœu vient en réalité d'une volonté rendue inébranlable. Renforçant la volonté, il accroît la dévotion. […]
   C'est la nécessité de contrainte qui cause de la tristesse parce qu'elle contrarie la volonté. Telle est la pensée d'Aristote. Mais l'obligation du vœu chez ceux qui sont bien disposés, par le fait qu'il affermit leur volonté, ne cause pas de tristesse, mais de la joie. « N'aie point regret de tes vœux : réjouis-toi de ce que désormais il ne te soit plus permis de faire ce dont la licence t'était dommageable », dit S. Augustin.
   Si cependant l'œuvre considérée en elle-même devenait triste et contraignante, une fois le vœu prononcé, tant que subsiste la volonté d'accomplir le vœu, c'est encore plus méritoire que de l'accomplir sans vœu, parce que l'accomplissement du vœu est un acte de la religion, vertu supérieure […].
   Lorsqu'on fait une chose sans vœu, on a une volonté fixe envers l'œuvre particulière que l'on fait, et au moment où on la fait. Mais cette volonté ne demeure aucunement fixée pour l'avenir, comme dans le vœu qui oblige la volonté à faire quelque chose avant d'accomplir cette œuvre particulière, et peut-être à la renouveler plusieurs fois. 
ARTICLE 7 ─ La solennité du vœu 
Chaque chose reçoit la solennité qui convient à sa condition. […] Or le vœu est une promesse faite à Dieu. Il tirera donc sa solennité de quelque chose de spirituel, où Dieu soit engagé, c'est-à-dire d'une bénédiction ou consécration spirituelle […]. En voici la raison. On n'a coutume d'user de solennités que lorsque quelqu'un se consacre totalement à quelque chose. Ainsi la solennité des noces n'est-elle employée que dans la célébration du mariage, lorsque chacun des deux époux livre à l'autre pouvoir sur son corps.
   Cette solennité tient non seulement aux hommes, mais à Dieu, en tant qu'elle comporte une certaine consécration ou bénédiction spirituelle, dont Dieu est l'auteur, bien que l'homme en soit le ministre […]. Le vœu solennel a donc une obligation plus forte devant Dieu que le vœu simple, et celui qui le transgresse pèche plus gravement. Quant à dire que le vœu simple n'oblige pas moins auprès de Dieu que le vœu solennel, il faut l'entendre en ce que la transgression est dans les deux cas péché mortel.
   Les actes particuliers ne comportent pas ordinairement de solennité, mais seulement l'entrée dans un nouvel état. Aussi, lorsqu'on fait vœu de quelque œuvre particulière comme un pèlerinage ou un jeûne spécial, la solennité ne lui convient pas, mais seulement au vœu par lequel on s'assujettit totalement au ministère divin ou au service de Dieu, vœu qui d'ailleurs embrasse beaucoup d'œuvres particulières. […] 
ARTICLE 8 ─ Ceux qui sont soumis à une autorité peuvent-ils faire des vœux ? 
Toute autre personne soumise à la puissance d'autrui ne peut d'elle-même contracter l'obligation d'un vœu. […] Personne ne peut faire une promesse qui l'oblige de façon ferme à ce qui est au pouvoir d'un autre : il faut que ce soit totalement en son propre pouvoir. Or, celui qui est soumis à une autre personne, n'a pas pouvoir de faire ce qu'il veut dans le cadre de sa sujétion, il dépend de la volonté d'autrui. Il ne peut donc, dans le domaine où il est soumis à autrui, s'obliger efficacement par un vœu sans le consentement de son supérieur. 
ARTICLE 9 ─ Les enfants peuvent-ils s'obliger par vœu à entrer en religion ? 
Si le garçon ou la fillette, avant l'âge de la puberté, n'a pas l'usage de la raison, il ne peut aucunement se lier par un vœu. S'il a atteint l'usage de la raison avant l'âge de la puberté, il peut bien, en ce qui dépend de lui, se lier, mais son vœu peut être annulé par ses parents, auxquels il demeure soumis. […] Après l'âge de la puberté, les enfants peuvent se lier par vœu […] sans le consentement des parents. 
ARTICLE 10 ─ Peut-on dispenser d'un vœu ou le commuer ? 
Celui qui fait un vœu s'impose en quelque sorte une loi, en s'obligeant à quelque chose qui est bon en soi et dans la majorité des cas. Cependant tel cas peut se présenter où la chose deviendrait absolument mauvaise ou inutile, ou opposée à un bien plus grand ; ce qui est contraire aux conditions essentielles que nous avons requises pour la matière du vœu. Il est donc nécessaire de déterminer qu'en pareil cas le vœu ne doit pas être observé. Si l'on détermine de façon absolue la non-exécution d'un vœu, c'est ce qu'on nomme dispense. Si l'on remplace l'obligation par une autre, on appelle cela commuer le vœu. La commutation du vœu est donc moindre que la dispense. L'une et l'autre toutefois font appel au pouvoir de l'Église.
   […] Le supérieur ayant autorité pour dispenser, fait que ce qui était compris sous un vœu cesse de l'être ; par là même il détermine qu'il n'y a pas, en tel cas, matière convenable pour un vœu. C'est pourquoi, lorsqu'un supérieur ecclésiastique dispense d'un vœu, il ne dispense pas d'un précepte naturel ou de droit divin; mais sa décision est relative à ce qui tombait sous l'obligation issue d'une délibération humaine qui n'a pu tout prévoir. 
ARTICLE 12 ─ Faut-il, pour dispenser d'un vœu, recourir à une autorité supérieure ? 
Le vœu oblige à la façon d'une loi. Or nous savons que pour dispenser d'un commandement de la loi il faut l'autorité du supérieur, nous l'avons déjà dit. Il en va de même du vœu, à titre égal.
   Le vœu est, nous l'avons dit, la promesse faite à Dieu d'une chose qu'il agrée. Que cela lui agrée, c'est au destinataire de cette promesse d'en juger. Or, dans l'Église, le supérieur tient la place de Dieu. C'est pourquoi, s'il s'agit de commuer un vœu ou d'en dispenser on doit recourir à l'autorité d'un prélat qui, en la personne de Dieu, détermine ce que Dieu agrée. […] Car toute dispense demandée à un supérieur doit avoir pour but l'honneur du Christ au nom de qui il l'accorde, ou l'intérêt de l'Église qui est son corps.
   […] Le prélat spirituel n'est pas un maître, mais un intendant : son pouvoir lui est donné « pour édifier et non pour détruire » (2 Co 10, 8); de même que le prélat ne peut commander ce qui de soi déplaît à Dieu, le péché, de même il ne peut empêcher d'accomplir les œuvres de vertu, celles qui plaisent à Dieu. On peut donc en faire vœu de façon absolue. C'est au prélat toutefois qu'il appartient de juger ce qui est plus vertueux et plus agréable à Dieu.
   Le souverain pontife tient la place du Christ d'une façon plénière et pour toute l'Église. Aussi a-t-il plein pouvoir de dispenser de tous les vœux susceptibles de dispense. Aux autres prélats inférieurs est remis le pouvoir de dispenser des vœux que l'on fait communément et qui nécessitent fréquemment une dispense : le recours est ainsi facilité. C'est le cas des vœux de pèlerinages, jeûnes, et œuvres analogues. Mais les grands vœux de continence et de pèlerinage en Terre sainte sont réservés au souverain pontife.

 

Je vous laisse méditer, chers Amis, au cours de cette Neuvaine préparatoire à notre pèlerinage au Puy, ce bel enseignement du Docteur commun.

 

Qu’en cette fête de Notre-Dame Auxiliatrice, Secours des Chrétiens, donnée comme remède à la Chrétienté par le grand pape saint Pie V, nos cœurs voient leur zèle ranimé d’ardeur et de dévotion pour la plus belle des Reines et la plus tendre des Mères.

 

Et puisque notre lettre est publiée un 25 mai, nous laisserons pour finir le grand dom Guéranger demander pour nous l’intercession du grand saint Grégoire VII qui releva dignement l’Église au XIe siècle :

 

Ce monde est à Jésus-Christ, « le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs » ; à Lui, à l’Homme-Dieu, « toute puissance a été donnée au ciel et sur la terre ». Quiconque s’insurge contre Lui, roi ou peuple, sera brisé comme l’a été le peuple juif qui s’écriait dans son orgueil : « Nous ne voulons pas que Celui-Là règne sur nous ». Grégoire, priez pour ce monde que vous avez sauvé de la barbarie, et qui est au moment d’y retomber. 
Les hommes de ce temps ne parlent que de liberté ; c’est au nom de cette prétendue liberté qu’ils ont dissous la société chrétienne ; et le seul moyen qui leur reste de maintenir quelque ordre au sein de tant d’éléments ennemis, le seul moyen, c’est la force. Vous aviez triomphé de la force, vous aviez rétabli les droits de l’esprit ; par vous la liberté des enfants de Dieu, la liberté du bien, était reconnue, et elle régna durant plusieurs siècles. Généreux Pontife, venez en aide à cette Europe que votre main ferme préserva autrefois d’une ruine imminente. Fléchissez le Christ Que les hommes blasphèment, après L’avoir expulsé de Son domaine, comme s’Il ne devait pas y rentrer triomphant au jour de Ses justices. Implorez Sa clémence pour tant de Chrétiens séduits, et entraînés par d’absurdes sophismes, par d’aveugles préjugés, par une éducation perfide, par des mots sonores et mal définis, et qui appellent voie du progrès celle qui les éloigne toujours plus de l’unique but que Dieu S’est proposé en créant l’homme et l’humanité. 
De ce séjour tranquille où vous vous reposez après tant de combats, jetez, ô Grégoire, un regard sur la sainte Église qui poursuit sa marche pénible à travers mille entraves. Tout est contre elle : les débris d’anciennes lois inspirées par la réaction de la force contre l’esprit, les entraînements de l’orgueil populaire qui poursuit avec acharnement tout ce qui lui semble contraire à l’égalité des droits, la recrudescence de l’impiété qui a compris qu’il faut marcher sur l’Église pour monter jusqu’à Dieu. Au milieu de cette tempête, le rocher qui porte le siège immortel sur lequel vous avez tenu, ô Grégoire, la place de Pierre, est battu par les flots en furie. Priez pour le vicaire de Dieu [NDLR : et à la pensée du pape régnant, nous associons également, comme avec plus de tendresse, celle de Benoît XVI :Comme vous, il a aimé la justice, il a détesté l’iniquité ; et nous craignons de le voir partir aussi pour l’exil. Détournez, ô saint Pontife, le fléau qui pèse sur Rome. « Les sectateurs de Satan, ainsi que l’a annoncé Jean, Évangéliste et Prophète, sont montés de leurs antres ténébreux à la surface de la terre ; ils ont fait le siège du camp des Saints et de la cité bien-aimée ». Veillez, ô Grégoire, sur cette ville sainte qui fut votre épouse sur la terre. Déjouez des plans perfides, ranimez le zèle des enfants de l’Église, afin que, par leur courage et par leurs largesses, ils continuent de venir en aide à la plus sacrée des causes. 
Priez, ô Pontife, pour l’ordre épiscopal dont le Siège Apostolique est la source. Fortifiez les oints du Seigneur dans la lutte qu’ils ont à soutenir contre les tendances d’une société qui a expulsé le Christ de Ses lois et de Ses institutions. Qu’ils soient revêtus de la force d’en haut, fidèles dans la confession de l’antique doctrine, empressés à prémunir les fidèles exposés à tant de séductions dans ce fatal naufrage des vérités et des devoirs
Dans un temps comme le nôtre, la force de l’Église n’est plus que dans les âmes ; ses appuis extérieurs ont disparu presque partout. Le divin Esprit, Dont la mission est de soutenir ici-bas l’œuvre du Fils de Dieu, l’assistera jusqu’au dernier jour ; mais Il veut pour instruments des hommes dégagés des préoccupations de la vie présente, résignés, s’il le faut, à l’impopularité, résolus à braver tout pour proclamer l’immuable enseignement de la Chaire suprême. […] Priez, afin que tous, à votre exemple, aiment la justice et haïssent l’iniquité, aiment la vérité et haïssent l’erreur ; qu’ils ne craignent ni l’exil, ni la persécution, ni la mort ; car « le disciple n’est pas au-dessus du maître ».

 

Pro Rege et Francia

Ad pristinum Regnum restituendum

 

Abbé Louis de Saint-Taurin +

 

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Il faut résolument faire l'assaut du Ciel par nos prières confiantes !

Sainte Jeanne d'Arc est notre modèle, notre héroïne et notre Patronne.

 

 

ADDENDUM

QUESTIONS des lecteurs / REPONSES de l'auteur

 

Merci pour vos remarques pertinentes qui permettent d'éclairer l'esprit de la lettre.

 

1. A propos de l'objet du voeu

 

"Le vœu d'offrir ses prières et la valeur de ses bonnes actions pour l'intention susmentionnée" : où est définie cette intention ?

 
> "L'intention susmentionnée" renvoie à la finalité (ou intention) de la Confrérie : le Roi (légitime) et la France (catholique et royale) selon la conception traditionnelle de la royauté de droit divin.
La Messe que je célèbre chaque dimanche l'est à l'intention du Roi et de la France ("Pro Rege et Francia").
La Confrérie a pour but d'unir les âmes de bonne volonté dans la prière pour le Roi de France légitime [...] et pour la France, catholique et royale, selon la conception traditionnelle de la royauté de droit divin.  [...] Les engagements particuliers que prend chaque confrère (plénier) sont les suivants :  le vœu d'offrir ses prières et la valeur de ses bonnes actions pour l'intention susmentionnée de la Confrérie, qui est une consécration à la Couronne de France et à son salut 

Suite à votre remarque :

-j'ai remplacé "a pour but" par "a pour objet" afin de clarifier davantage la phrase : l'objet est le rassemblement des âmes de bonne volonté, et la finalité de cet objet est la prière à l'intention du Roi et de la France ; 

-intention que j'ajoute entre parenthèses après "l'intention susmentionnée".

 

 

2. A propos du voeu de consécration totale de ses prières et oeuvres

 

Si on offre TOUTES ses prières et la valeur de TOUTES ses bonnes actions pour ladite intention, cela veut-il dire que l'on ne peut plus rien offrir pour le salut de l'âme de ses parents défunts, pour la guérison des malades, pour la conversion des pêcheurs... ? Il ne me semble pas possible que l'on exige cela, donc comment doit-on comprendre la phrase ?

 

Je répondrai d'abord à la fin de votre question. Comme dit dans la lettre,

Les engagements particuliers que prend chaque confrère (plénier) sont les suivants :  le vœu d'offrir ses prières et la valeur de ses bonnes actions pour l'intention susmentionnée de la Confrérie, qui est une consécration à la Couronne de France et à son salut [...].

ce voeu est une consécration à la Couronne de France et à son salut, consécration libre qui n'est exigée de personne : ceux qui ne souhaitent pas faire ce voeu et se consacrer ainsi peuvent être "membres associés" de la Confrérie royale (eux aussi signeront leur adhésion, comme les "membres pléniers").

   Libre à vous de "ne pas mettre tous vos oeufs dans le même panier", mais en terme d'offrande, reconnaissez que c'est plus généreux de le faire.

   C'est le rôle du voeu de nous engager profondément. Tout voeu n'engage pas nécessairement totalement ; celui-ci : si, puisqu'il est une "consécration à la Couronne de France et à son salut". 

   Se consacrer à quelque chose empêche en soi de se consacrer à autre chose (un peu comme se marier avec quelqu'un "discrimine" les autres personnes... ; entrer dans une congrégation à la spiritualité propre, nous empêche de vivre les riches spiritualités des autres congrégations).

   Effectivement, en notre cas, l'intention de nos prières et bonnes oeuvres n'a plus de nécessité d'être précisée en acte à chaque fois (intention actuelle, dont on a conscience à l'instant où l'on pose l'acte), puisqu'elle est, par voeu, préétablie (intention virtuelle, qui engage d'avance tous les actes).

   La totalité de l'engagement est liée à la gravité des temps que nous vivons, qui appellent des âmes consacrées à cette intention surnaturelle fondamentale : contribuer au salut des âmes par la fidélité du Roi et de la France à leur vocation voulue par Dieu.

   Pour reprendre la première partie de votre question, consacrer d'avance la valeur de ses prières et bonnes oeuvres à une cause ne vous empêche pas absolument de souhaiter offrir telle prière et telle oeuvre à une autre intention ; seulement, contrairement à celle Pro Rege et Francia, cette nouvelle intention n'est plus pour vous un "droit" - je mets entre guillemets car comme le dit de manière splendide et inspirée saint Augustin, repris par le Magistère et la Liturgie (préface des Saints) : "Dans l'assemblée des Saints, c'est Vous Seigneur Qui êtes glorifié, et en couronnant leurs mérites, Vous couronnez Vos propres dons", "eorum coronando merita, coronas dona Tua- que mérite la bonne action, mais une humble demande qui ne peut rien "exiger" du Seigneur.

   Ne croyez pas pour autant que cette nouvelle demande n'a pas de valeur : Dieu est très honoré par le voeu consacrant d'avance nos oeuvres (je vous renvoie à saint Thomas qui souligne combien le voeu est agréable à Dieu : il nous lie librement, ce qui affermit notre volonté et enchante le Bon Dieu), et heureux de Vous, Il est prêt à nous accorder facilement, par surcroît, ce que nous demandons encore. Pour étayer ma thèse, je vous citerai en exemple les saintes Âmes du Purgatoire : elles n'ont plus rien à offrir, n'ayant aucun mérite ; Dieu n'est aucunement tenu d'exaucer leurs prières ; et pourtant, ceux qui invoquent leur intercession savent combien Dieu l'a pour agréable et l'exauce par pure Miséricorde et amitié.

   Le site Totus Tuus propose ce développement :

Y a-t-il lieu de se recommander aux âmes du Purgatoire ? Certains répondent qu'elles ne peuvent pas prier pour nous. Ils s'appuient sur l'autorité de saint Thomas pour qui ces âmes, se purifiant au milieu des souffrances, nous sont inférieures et, de ce fait, elles ne sont point « intercesseurs, mais bien plutôt des gens pour qui l'on prie ». Cependant beaucoup d'autres docteurs, tels que Bellarmin, Sylvius, le Cardinal Gotti, etc... affirment le contraire comme très probable : on doit pieusement croire que Dieu leur fait connaître nos prières afin que ces saintes âmes prient pour nous, en sorte qu'il se fasse entre elles et nous un bel échange de charité : nous prions pour elles et elles prient pour nous.                                     Ce qu'a écrit le Docteur Angélique, à savoir qu'elles ne sont pas en situation de prier, n'est pas absolument contraire à cette dernière opinion, comme le font remarquer Sylvius et Gotti : autre chose, en effet, est de ne pas être à même de prier par situation et autre chose de ne pas pouvoir prier. Ces saintes âmes ne sont pas habilitées à prier de par leur situation, c'est vrai, parce que, comme dit saint Thomas, elles sont là en train de souffrir, elles sont inférieures à nous et elles ont besoin au plus vite de nos prières. Elles peuvent pourtant fort bien prier pour nous parce que ce sont des âmes amies de Dieu. Si un père qui aime tendrement son fils le tient enfermé pour le punir de quelque faute, ce fils n'est plus alors en situation de prier pour lui-même, mais pourquoi ne pourrait-il pas prier pour les autres et espérer obtenir ce qu'il demande en vertu de l'affection que lui porte son père ? De même les âmes du Purgatoire sont très aimées de Dieu et confirmées en grâce. Rien ne peut leur interdire de prier pour nous.                                                                                 L'Église, c'est vrai, n'a pas coutume de les invoquer et d'implorer leur intercession, parce qu'ordinairement elles ne connaissent pas nos demandes. Mais l'on peut croire pieusement (comme on l'a dit) que le Seigneur leur fait connaître nos prières. Alors, elles qui sont remplies de charité, ne manquent certainement pas de prier pour nous. Quand sainte Catherine de Bologne désirait quelque grâce, elle recourait aux âmes du Purgatoire, et elle se voyait vite exaucée. Elle certifiait que beaucoup de grâces qu'elle n'avait pas obtenues par l'intercession des saints, elle les avait ensuite reçues par l'intercession des âmes du Purgatoire. [...] Bien qu'elles ne soient plus en ce monde, elles continuent pourtant de faire partie de la communion des Saints« Car les âmes des justes à la mort, dit saint Augustin, ne sont pas séparées de l'Église ».

Si vous me permettez cette comparaison triviale : si avant d'aller à la boulangerie, vous décidez de consacrer tout l'argent que vous avez en poche pour acheter des pains au chocolat, rien ne vous empêche de demander encore à la boulangère, une fois votre argent dépensé, un pain aux raisins ; elle n'est aucunement obligée de vous le donner, puisqu'il n'y a pas d'échange, mais elle peut le faire par pure gratuité, parce qu'elle vous estime et veut vous faire plaisir.

   Votre "argent", c'est la valeur de vos prières et oeuvres. Sans entrer dans toutes les explications et preuves théologiques, vous avez un certain droit à être exaucé. Vous donnez tout pour que Dieu sauve le Roi et la France. Mais rien ne vous empêche de demander, sans "argent", d'autres choses, surtout si elles sont charitables (parents défunts, guérison des malades, conversion des pécheurs, etc.).

   Je prendrai une autre explication : à l'école du vénérable abbé Henri-Marie Boudon (1624-1702), saint Louis-Marie Grignion de Montfort nous appelle au saint esclavage de la Très Sainte Vierge Marie, et à lui offrir la valeur de toutes nos bonnes actions - c'est là son secret ! Cela n'empêche nullement de prier notre Mère à des intentions particulières. Heureuse que nous lui soyons tout abandonnés comme des enfants aimants, Elle s'empressera d'exaucer nos plus petits désirs, si cela est conforme à la Volonté de Dieu et à notre salut. Mais strictement parlant, par confiance en celle que nous avons consacrée notre Régente, nous abandonnons d'avance nos désirs à son bon plaisir et discernement.

   Personnellement, j'ai fait ce voeu d'esclavage à la Très Sainte Vierge, et lui ai remis la valeur-même de mes bonnes actions. C'est donc à la condition que cela soit agréé par ma Reine, Dame et Maîtresse que je ferai le voeu de consécration à la Couronne de France.

 

Enfin, le fait de faire un voeu à plusieurs, au sein d'une confrérie, aide à être fidèle à ce même voeu, par la "communion des Saints" et l'émulation entre confrères, surtout dans les sécheresses.

 


24/05/2016
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Programme et inscriptions pour le pèlerinage de la Légitimité au Puy-en-Velay les 4 & 5 juin 2016

Affiche du pèlerinage jubilaire légitimiste au Puy.jpg

 

Bien chers Amis,

 

Nous vous avons annoncé en son temps le pèlerinage jubilaire de la Légitimité dans le cadre du Grand Pardon du Puy-en-Velay (rappel > ici) qui est organisé conjointement par l'UCLF et la Confrérie Royale.

Nous vous espérons nombreux à ce rendez-vous spirituel important.

 

Une version très détaillée du programme de ce pèlerinage se trouve publiée > ici.

Nous vous proposons une version imprimable par chacun, dans laquelle se trouvent les indications pratiques pour le lieu du rassemblement, qui est à télécharger > ici.

 

Voici également le bulletin d'inscription à nous retourner dans les meilleurs délais (et avant le mardi 24 mai) si vous désirez participer au déjeuner du dimanche 5 juin > ici.

 

Puisse tout ce mois de mai nous tenir unis invisiblement autour de Celle que notre divin Rédempteur nous à donnée pour Mère en mourant, dans une grande ferveur et supplication, afin que ce pèlerinage jubilaire des 4 & 5 juin prochains porte beaucoup de grâces...

 

Vive le Roi Louis XX !

 

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur


09/05/2016
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