L'Ami de la Religion et du Roi

L'Ami de la Religion et du Roi

Lettre mensuelle aux membres de la Confrérie (25 mai 2017)

Lettre mensuelle
aux membres et sympathisants de la

Confrérie Royale

pour le 25 mai anno Domini 2017

 

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Le 25 mai 2017,
en l'Ascension du Seigneur.

 

En ce jour de l'Ascension du Seigneur, rappelons-nous cette autre Ascension de l'an de grâce 1643, 14 mai cette année-là, où s'endormit dans la paix du Seigneur son serviteur le Roi Très-Chrétien Louis, XIIIème du nom, par la grâce de Dieu Roi de France et de Navarre.

 

mort de Louis XIII vitrail de St Séverin détail.JPG

 

Saint Vincent de Paul assistant Louis XIII dans sa dernière agonie
(vitrail de l'église Saint-Séverin, à Paris - détail)

 

  1. Le serviteur de Dieu Louis XIII le Juste.

 

Celui-ci eut un règne difficile, mais glorieux, où il montra les qualités d'un Roi Très-Chrétien.

 

Foi. Louis le Juste eut une foi sans faille, conscient des devoirs tenus de son sacre et de la nécessité de se sanctifier pour le salut de ses peuples, et refusant que les moines d'Argenteuil exposassent la Sainte Tunique exprès pour lui, disant : « La foi me suffit. »

 

Espérance. Il eut une espérance vraiment surnaturelle, vivant sans cesse avec l'idée qu'il rendrait compte à Dieu de son gouvernement, disant : « Dieu ne m'a fait Roi que pour lui obéir et donner l'exemple » ; et disant en mourant : « Je suis ravi d'aller à Dieu. »

 

Charité. Il eut une charité profonde, cherchant le bien naturel et surnaturel de ses sujets, étant pacifique par sa longue patience envers les huguenots et les grands malgré leurs insoumissions et envers les ennemis extérieurs malgré leurs provocations, pardonnant miséricordieusement à ses sujets rebelles repentants, ne sévissant qu'envers les plus coupables, et ne voulant obtenir la conversion des huguenots que de la persuasion, sans faiblesse ni contrainte.

 

Prudence. Il agit toujours avec une grande prudence, vertu du chef, n'entrant en guerre que contraint par les rébellions des huguenots et des grands, ou par l'attaque de ses alliés par les ennemis extérieurs (n'entrant dans la guerre de Trente Ans que pour défendre l'archevêque et prince-électeur de Trèves, fait prisonnier par l'Infante gouvernante des Pays-Bas), et, malgré l'exemple de ses ennemis catholiques qui s'alliaient aux protestants anglais, allemands ou français contre lui, n'acceptant des protestants parmi ses alliés qu'après les assurances des théologiens et en imposant des conditions en faveur de la Religion catholique.

 

Justice. Il agit toujours avec une vraie justice, vertu royale, rendant la justice à ses sujets, rendant la paix à son Royaume, s'attachant à n'entrer en guerre que pour des causes justes (la défense du Royaume, de ses alliés et de la Religion), et disant : « On m'enlèvera plutôt mon sceptre et ma couronne que le titre de Juste qui m'est plus cher que tout. »

 

Religion. Il agit avec une sincère religion, tenant à faire respecter les droits de Dieu (qu'il rétablit en Béarn et à La Rochelle, entrant dans la ville précédé du Saint-Sacrement et accompagné de pains), protégeant l'Eglise et favorisant les réformes voulues par le concile de Trente, favorisant les missions extérieures et les missions de conversion des protestants, commençant la lutte contre le jansénisme, composant de la musique religieuse, rendant de larges grâces à Dieu pour sa protection et ses victoires, consacrant solennellement son Royaume à la Vierge de l'Assomption, revêtu du saint Scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel, consacré lui-même à Notre-Dame du Puy qui lui avait donné « de grandes grâces ».

 

Force. Il agit toujours avec une constante force, renversant à quinze ans un ministre ambitieux qui le tenait en tutelle et en mépris, accomplissant tous ses devoirs publics malgré une très mauvaise santé continuelle, maintenant un grand ministre utile à l'Eglise et au Royaume malgré les ennemis de celui-ci, gouvernant personnellement sans se laisser imposer par la forte personnalité de son ministre, étant à la tête de ses armées à la guerre, maintenant l'édit sur les duels malgré toutes les pressions mais pour protéger sa noblesse contre cette mauvaise habitude.

 

Tempérance. Il agit toujours avec une tempérance assumée, résistant à toutes les tentations qu'une cour propose trop souvent, vivant une vie austère dont le seul plaisir était la chasse, se sacrifiant pour le bien de ses sujets.

 

Ecrits. Ses lettres, édits et ordonnances protégèrent l'Eglise, la famille, les mœurs, disant : « Les bonnes familles sont la condition nécessaire et suffisante d'un bon Royaume. » Et sa déclaration de consécration de la France à Notre-Dame est un véritable petit traité de la Médiation universelle de Marie.

 

Miracles. Sans parler des guérisons des écrouelles (même d'Espagnols venus en France à l'occasion de son mariage à l'occasion de son mariage avec l'Infante Anne), miracles dus non à sa sainteté personnelle, mais à son sacre de Roi de France, il guérit miraculeusement une jeune fille muette en lui imposant les mains pendant le siège de La Rochelle, ce qui provoqua la conversion du duc de la Trémoille, jusque-là calviniste. Et sur son lit de mort il prophétisa au Prince de Condé la victoire de Rocroy, qui sera gagnée par le fils de celui-ci le Duc d'Enghien quelques jours après sa mort.

 

Réputation de sainteté. Saint Vincent de Paul, qui l'assista sur sa demande à sa mort, écrivit ensuite : « Depuis que je suis sur la terre, je n'ai vu mourir personne plus chrétiennement. » Sa réputation de sainteté était telle que Monseigneur Harscouët, évêque de Chartres au XXème siècle, fit les démarches introductives d'un procès en béatification. L'on a parlé d'un second saint Louis.

 

Rocheservière - 85 - Vitrail voeu de Louis XIII.JPG

 

(vitrail de l'église de Rocheservières, en Vendée)

 

  1. Appel à la sainteté.

 

Ce qui précède est l'esquisse de tous les dossiers de ce qui pourrait être un procès en canonisation du Roi Louis XIII.

 

Assurément la fidélité à un supérieur, en particulier à un Roi, ne se fonde pas sur ses qualités ni sur sa sainteté. La fidélité royale repose sur la légitimité divine et humaine de la Royauté française et sur les vertus naturelles et surnaturelles de ses institutions. On n'obéit pas un supérieur parce qu'il est saint, mais parce qu'il nous a été donné par Dieu. Les Rois sont des hommes, avec leurs qualités et leurs défauts, et nous ne devons pas passer notre temps à voir la paille de leur œil en oubliant la poutre du nôtre.

Mais la Royauté française, par ses vertus intrinsèques et par les grâces de prédilection divine, porte à la sainteté ses titulaires et par eux ses peuples. La Chrétienté autrefois était admirative des qualités de la lignée royale française (supérieures et plus constantes que dans beaucoup de royaumes).

Depuis Clovis, si l'on compte les Rois qui ont reçu la canonisation, la mise au martyrologe romain, un culte local liturgique ou non liturgique, un début de procès de canonisation, la mort en bas âge après le baptême, ou tout simplement la mort en odeur de sainteté ou de grandes vertus chrétiennes, l'on arrive aux deux tiers environ des Rois de France ; tous les autres ont été des chrétiens plus ou moins pécheurs, mais tous de bons chrétiens, protégeant la Religion, veillant au bien commun, et rendant la justice à leurs peuples, vertu dont l'absence aux dires de Louis XV, pouvait damner un Roi ; et certains ont accompli leur rôle jusqu'au sacrifice suprême.

Comme le disait un prédicateur en 1795 à la mort de Louis XVII, « ô vous tous amis du sceptre et du catholicisme, faites en sorte de ne pas ramper dans la fange, lorsque vous le voyez élevé à une si haute sublimité ». C'est un appel à notre sainteté et pour cela à notre sanctification pour Dieu, pour nous, et pour obtenir des grâces pour le Roi, la Famille Royale et le Royaume.

 

Depuis 1789 et 1830, nos Princes remplissent leurs devoirs avec plus ou moins de bonheur, mais toujours avec fidélité (ce qui n'est pas toujours le cas de toutes les monarchies subsistantes ou renversées). Sommes-nous, quant à nous, fidèles à nos devoirs envers eux ? Nous efforçons-nous, à la suite du serviteur de Dieu le Roi Louis XIII le Juste et de nos Rois, de croître dans la sainteté par la vie de prière, par le bon accomplissement de notre devoir d'état là où Dieu nous a placés dans la société, et en répandant avec zèle et discernement la fidélité au Roi légitime ? Pensons à prier pour le Roi de France (il y a diverses indulgences accordées par les Papes pour cela) ? La Confrérie Royale en est un moyen providentiel.

 

Le jeune Louis XIV voyait dans la Royauté les délices de pouvoir répandre le bien sur ses sujets, Louis XVI à la veille de mourir voyait le poids redoutable de la Royauté. Les deux sont vrais. Mais si être Roi gouvernant le Royaume comporte beaucoup de devoirs, accompagnés de nombreux pouvoirs pour ce faire, en revanche être Roi de droit comporte presque autant de devoirs au moins moraux, sans presque aucun pouvoir : c'est un « métier » des plus ingrats et des plus difficiles.

Autrefois le Roi pouvait récompenser ses sujets méritants ; maintenant qu'il est sans pouvoir, servons-le par fidélité : si le Roi ne peut nous en récompenser, Dieu le fera à notre mort dans le ciel.

 

Louis XX est fidèle à ses devoirs, sur les traces de ses prédécesseurs et de son vénéré Père Alphonse II, qui s'est manifestement sanctifié par son devoir d'état royal accompli jusqu'à l'héroïsme. C'est une lourde tâche, qui a besoin de nos prières pour l'aider. Peut-il compter sur elles ?

 

Autrefois tous les couvents, toutes les paroisses, tous les sujets priaient pour le Roi ; maintenant que nous sommes moins nombreux à le faire, prions pour lui davantage (la prière n'empêche pas l'action mais la fonde).

La conversion des Français, notre conversion, est la condition nécessaire d'une Restauration stable. Henri V disait : « Il faut, pour que la France soit sauvée, que Dieu y rentre en Maître pour que j'y puisse régner en Roi. » Dieu est-il le Maître en notre âme ? Et sommes-nous prêts à vraiment servir le Roi ? Commençons donc par notre conversion, et prions pour le Roi, la Reine, le Dauphin, la Famille Royale et le Royaume. Alors notre action pourra être efficace ici-bas, et notre salut assuré au ciel.

 

« Seigneur, sauvez le Roi. Et exaucez-nous au jour où nous vous invoquerons » (prière pour le Roi tirée du Psaume XIX, 10).

 

Abbé Gabriel Equin +

 

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Philippe de Champaigne : Louis XIII couronné par la Victoire


24/05/2017
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Programme du pèlerinage annuel au Puy-en-Velay

PROGRAMME DU PELERINAGE ANNUEL
de la
CONFRERIE ROYALE

Pour le Roy et pour la France


au
PUY-EN-VELAY

les 26 & 27 mai 2017

 

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Merci à tous les membres et sympathisants
de la Confrérie Royale
qui ne peuvent être présents
de s'y unir par la prière
 
Vendredi 26 mai 2017 :
 
Midi : Rassemblement au grand-séminaire
12 h 30 : Déjeuner
& Visite de la cathédrale
16 h : Conférence de Monsieur le Grand Prieur de la Confrérie Royale
17 h 45 : Sainte Messe de Saint Philippe de Néri
19 h 15 : Dîner
20 h 30 ou 45 : Adoration du Très Saint Sacrement
 
Samedi 27 mai 2017 :
 
7 h : Messes basses des prêtres présents
8h : Petit-déjeuner
9h : Conférence du secrétaire de la Confrérie Royale
10 h 30 : Procession vers la cathédrale suivie de la
Sainte Messe du Coeur Immaculé de Marie
& entrées dans la Confrérie Royale
12 h 30 : Déjeuner et conclusion du pèlerinage.

 

 
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20/05/2017
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Neuvaine préparatoire au Pèlerinage du Puy (17-26 mai A.D. 2017)

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Neuvaine préparatoire au pèlerinage au Puy

(du 17 au 25 mai)

 

Pèlerinage au Puy

 

Veni Creator à réciter chaque jour.

 

 


17/05/2017
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"Appelez tout le peuple et montrons-lui son Roi !"

Lettre Mensuelle aux membres de la Confrérie Royale

25 avril 2017

43ème anniversaire de la naissance de notre Roi

 

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"Appelez tout le peuple et montrons-lui son Roi !"

 

Mardi 25 avril 2017,
43ème anniversaire de la naissance de S.M.T.C. le Roi Louis XX.

 

Au milieu des singuliers égarements de ce monde, au milieu des singuliers égarements d'une grande partie des catholiques, au milieu des singuliers égarements des Français, au milieu des singuliers égarements d'un bon nombre de ceux qui se disent royalistes, il incombe au petit troupeau des membres de la Confrérie Royale d'être "différents" et d'être plus que jamais "forts et fidèles".

 

Différents !

 

 

- Dans ce monde, dans cette Eglise, dans cette France, dans ce microcosme royaliste, la grande majorité des personnes ne réfléchit plus, n'est plus capable de penser et d'agir par soi-même, n'est plus en mesure de poser un raisonnement solide et cohérent, n'a plus la capacité d'énoncer des connaissances et une argumentation consistantes, capables d'entraîner l'adhésion de l'esprit, de l'âme et du coeur de ses interlocuteurs autrement qu'en s'adressant à leur sentimentalité ou à leurs passions.

En face de cela, il est plus que jamais nécessaire et urgent que chacun des membres et sympathisants de cette Confrérie Royale ait le souci constant de se former, d'étudier la doctrine royale légitimiste autant que la doctrine catholique, d'approfondir sans cesse ses connaissances historiques et les principes de la Royauté capétienne traditionnelle.
Sans cela, on aura beau arborer des fleurs de lys à sa boutonnière, on aura beau crier à tout bout de champ : "Vive le Roy ! Vive Louis XX !", on aura beau courir ici ou là avec des drapeaux et des bannières : on ne sera pas solide et on court le risque d'être entraîné dans des voies sans issue.

 

- Dans ce monde, dans cette Eglise, dans cette France, dans ce microcosme royaliste, la grande majorité des personnes ne prie plus, ne prie pas assez, prie mal... 

En face de cela, il est plus que jamais nécessaire et urgent que chacun des membres et sympathisants de cette Confrérie Royale ait le souci constant de prier mieux et davantage, ne se contente pas de réciter de "pieuses formules" - aussi belles et aussi longues soient elles - , mais plutôt que de "dire des prières" à intervalles réguliers avec plus ou moins d'attention, d'être prière à tout instant et à chaque instant, en toutes ses activités, par une union du coeur et une offrande d'intention qui embrasse, anime et vivifie toute sa vie.
Sans cela, on aura beau arborer des fleurs de lys à sa boutonnière, on aura beau crier à tout bout de champ : "Vive le Roy ! Vive Louis XX !", on aura beau courir ici ou là avec des drapeaux et des bannières : on ne sera que dans l'agitation superficielle et le sel s'affadira jusqu'à n'être plus bon qu'à être jeté dehors et piétiné...

 

- Dans ce monde, dans cette Eglise, dans cette France, dans ce microcosme royaliste, la grande majorité des personnes ne fait plus pénitence et répugne aux sacrifices... 

En face de cela, il est plus que jamais nécessaire et urgent que chacun des membres et sympathisants de cette Confrérie Royale ait le souci constant de l'expiation, de la pénitence, de la réparation et de l'union à la Croix salvatrice de Notre-Seigneur Jésus-Christ, ne se contente pas d'être "en règle" par rapport aux observances légales du carême et des quelques rares pratiques pénitentielles qui subsistent officiellement, mais soit plus zélé et ingénieux pour offrir chaque jour et plusieurs fois par jour des sacrifices généreux offerts pour la conversion et le salut de la France, pour la personne auguste de notre Souverain légitime, pour la pleine et entière restauration de la Royauté des Lys.
Sans cela, on aura beau arborer des fleurs de lys à sa boutonnière, on aura beau crier à tout bout de champ : "Vive le Roy ! Vive Louis XX !", on aura beau courir ici ou là avec des drapeaux et des bannières : on encourra la terrible sentence tombée des lèvres de Notre-Seigneur Jésus-Christ "si vous ne faites pas pénitence, vous périrez tous de la même manière !" (cf. Luc XIII, 1-5)...

 

Sans une formation plus profonde et plus solide, sans une prière plus intense et plus constante, sans des sacrifices plus généreux et plus nombreux, nous ne serons jamais "différents" de la masse des hommes superficielle et creuse, nous ne pourrons jamais être "forts et fidèles", nous ne passerons jamais que pour de doux dingues aux yeux de nos contemporains pénétrés des faux principes et des illusions républicains, nous ne travaillerons jamais efficacement à la restauration monarchique que nous prétendons espérer !

 

Forts et fidèles !

 

- La force est une vertu ; la vertu n'a pas grand' chose à voir avec le bon point rose attribué à des bambins de maternelle qui n'ont pas fait de bruit et ne se sont pas agités pendant un quart d'heure. La vertu est une espèce de muscle spirituel et moral, que, comme les sportifs, l'on a entraîné et développé.

On n'est pas un légitimiste fort sans un entraînement assidu, et souvent pénible. On n'est pas un légitimiste fort, sans faire d'effort, sans des heures de "musculation", sans des heures de "course" ou des heures de "punching ball" qui mettent en sueur et qui font mal parfois !

- La fidélité ne consiste pas - ou du moins pas seulement - à se souvenir et à organiser des commémorations des hauts faits et de la gloire de la France et des souverains de jadis. La fidélité est une rigueur, une ascèse que l'on exerce aujourd'hui, au jour le jour, et elle exige une cohérence de tous les instants à tous les principes de pensée et d'action qui ont animé la monarchie traditionnelle depuis Clovis jusqu'à la funeste révolution.

 

"Appelez tout le peuple et montrons-lui son Roi !"

 

A la scène 7 de l'acte 5 d' "Athalie", le sublime Jean Racine a écrit :

« Appelez tout le peuple, et montrons−lui son Roi :
Qu’il lui vienne en ses mains renouveler sa foi.
Roi, prêtres, peuple, allons, pleins de reconnaissance,
De Jacob avec Dieu confirmer l’alliance,
Et saintement confus de nos égarements,
Nous rengager à lui par de nouveaux serments. »

 

 

J'aime à actualiser ces vers en y remplaçant le nom de Jacob par celui de Clovis, et à ainsi transposer dans nos temps si misérables le drame biblique merveilleusement mis en scène par Racine :

« Appelez tout le peuple, et montrons−lui son Roi :
Qu’il lui vienne en ses mains renouveler sa foi.
Roi, prêtres, peuple, allons, pleins de reconnaissance,
De Clovis avec Dieu confirmer l’alliance,
Et saintement confus de nos égarements,
Nous rengager à lui par de nouveaux serments. »

 

- Légitimistes, membres et sympathisants de la Confrérie Royale, nous avons pour devoir, pour impérieux devoir, de montrer le Roi légitime au peuple abusé et égaré : le montrer pas seulement par nos - belles et nécessaires certes - fleurs de lys et bannières, pas seulement par les portraits du Prince Louis mis à l'honneur dans nos maisons, pas seulement par notre présence aux diverses manifestations légitimistes organisées çà et là en telles circonstances ponctuelles. Nous devons le montrer par toute notre vie, à travers la cohérence catholique et française, à travers la différence, à travers la force et la fidélité, exprimées par chacun de nos jours et par chacun des instants de chacun de nos jours.

- Légitimistes, membres et sympathisants de la Confrérie Royalenous avons pour devoir, pour impérieux devoir, d'être au bord du chemin de nos contemporains des balises, des poteaux indicateurs qui montrent la route et qui guident le peuple abusé et égaré vers son Roi légitime, et qui le préparent à revenir vers lui et à lui renouveler les serments d'hommage et de fidélité de jadis : c'est ainsi que nous oeuvrerons au renouvellement de l'alliance sainte conclue dans les fonts baptismaux de Reims aux origines de la France ; c'est ainsi que nous combattrons tous les poisons et toutes les funestes conséquences de la révolution impie ; c'est ainsi que, fidèles et aimants sujets, nous pouvons offrir à notre Souverain légitime et bien-aimé le plus beau de tous les cadeaux d'anniversaire.

« Appelez tout le peuple, et montrons−lui son Roi :
Qu’il lui vienne en ses mains renouveler sa foi.
Roi, prêtres, peuple, allons, pleins de reconnaissance,
De Clovis avec Dieu confirmer l’alliance,
Et saintement confus de nos égarements,
Nous rengager à lui par de nouveaux serments. »

 

Ainsi soit-il !

 

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

 

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24/04/2017
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Jeudi Saint

 
Fête du Sacerdoce catholique
 
En ce Jeudi Saint,
"Jour de l'Amour" selon sainte Thérèse,
la Confrérie Royale
est heureuse de souhaiter une
Très sainte Fête du Sacerdoce
à tout le Clergé de France 
et du monde :
aux Evêques et aux Prêtres,
aux Diacres et aux Sous-Diacres,
aux Acolytes, Exorcistes, Lecteurs & Portiers.
 
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Mon Dieu donnez-nous des prêtres,
Mon Dieu donnez-nous de saints prêtres,
Mon Dieu donnez-nous beaucoup de saints prêtres,
Et rendez-nous dociles à leur enseignement !
 
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"Quel immense trésor qu'un prêtre vraiment bon partout où il se trouve !"
S. Pie X

13/04/2017
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Inscriptions au pèlerinage de la Confrérie Royale des 26 & 27 mai 2017 au Puy-en-Velay

Pèlerinage de la Confrérie Royale
26 & 27 mai 2017
Le Puy-en-Velay

 

Ne tardez pas à vous inscrire !

 

Affiche pèlerinage - Copie allégée.jpg

 

Téléchargez, remplissez et renvoyez sans retard votre inscription (et, dans tous les cas, avant le 14 mai dernier délai) > Bulletin d’inscription

 

 

Merci !


10/04/2017
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Université Saint-Louis 2017, Camp Chouan :

 

Si la Confrérie Royale est une association spirituelle qui promeut et fédère la prière pour le Roi légitime, elle ne peut toutefois qu'encourager toutes les initiatives de formation et d'action qui tendent à une authentique restauration de la Royauté chrétienne, aussi est-ce avec joie que nous transmettons l'annonce de l'Université d'été Saint-Louis, qui permet une solide (et indispensable) formation doctrinale légitimiste dans une ambiance de ferveur et de saine camaraderie.

 

L'Université d'été Saint-Louis est ouverte à tous.
Pour tous renseignements et inscriptions voir > ici

 

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01/04/2017
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Pèlerinage de la Confrérie Royale : Le Puy-en-Velay, 26 & 27 mai 2017

Annonciation - bas relief du maître-autel de la cathédrale du Puy

 

 

Annonciation (bas-relief du maître-autel de la cathédrale du Puy)

 

Pèlerinage de la Confrérie Royale
auprès de
Notre-Dame du Puy
les
26 & 27 mai 2017

 

fleur de lys gif2

 

 

Le Puy est le plus ancien lieu d'apparition de Notre-Dame sur le sol de ce qui deviendra le Royaume de France, et nous vous avons déjà longuement entretenus de l'histoire de ces apparitions (cf. l'histoire du pèlerinage et de son jubilé ici et aussi l'histoire de Saint Georges et de son bâton miraculeux ici).

 

Après le succès et les grâces particulières (cf. ici) dont le Ciel a favorisé le pèlerinage jubilaire organisé conjointement par la Confrérie Royale et l'Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF) en juin 2016, encouragés par la bienveillance de Monseigneur l'Evêque du Puy et de Monsieur le Recteur de la Cathédrale-basilique Notre-Dame de l'Annonciation, les responsables de la Confrérie Royale ont pris la décision d'instituer de façon pérenne un pèlerinage légitimiste au Puy, sans attendre le prochain jubilé qui sera célébré en 2157 - c'est-à-dire dans 140 ans ! - puisque, même en dehors de la période du jubilé, la Cathédrale Notre-Dame du Puy reste un très important lieu spirituel en lien étroit avec la France et ses Souverains, et un sanctuaire majeur où la Très Sainte Vierge Marie se plaît à répandre ses grâces.

 

Dorénavant donc, chaque année les vendredi et samedi qui suivent la fête de l'Ascension seront la date régulière de ce pèlerinage à l'intention du Roi et de la France (cette année 2017 les 26 & 27 mai, en 2018 les 11 & 12 mai... etc.).
Pourquoi à cette date ? Parce que un très grand nombre de fidèles peuvent bénéficier du "pont de l'Ascension", et qu'en plaçant ce pèlerinage aux vendredi et samedi qui suivent l'Ascension les prêtres membres ou sympathisants de la Confrérie Royale peuvent se rendre disponibles pour venir au Puy sans que leur ministère paroissial de la fête de l'Ascension et du dimanche en soit gêné ou les oblige à trouver un remplaçant, ce qui se révèle parfois bien difficile en nos temps de "pénurie sacerdotale"... 

 

 

Statue de la Vierge Noire

 

Notre-Dame du Puy - Vierge Noire couronnée en 1856 au nom du Souverain Pontife :
« Entre tous les lieux du monde, l’auguste Mère du Sauveur s’est choisie spécialement cet endroit pour y être servie et honorée jusqu’à la fin des siècles... »
(paroles prononcées par les anges lors de la 2e apparition de la Vierge, en l'an 225)

 

fleur de lys gif2

 

 

Insistons !

Il n'est pas indispensable de faire partie de la Confrérie Royale pour participer à ce pèlerinage : il est ouvert à tous les fidèles, à toutes les âmes de bonne volonté. Cela n'engage à rien, si ce n'est à unir ses prières à celles qui seront faites pour le Roi et la France !
Faire un pèlerinage pour le salut de notre Royaume n'est pas un luxe, mais une nécessité morale, spécialement en cette année centenaire des apparitions de Notre-Dame à Fatima (1917), où la Sainte Mère de Dieu avertissait l'humanité des maux qui aujourd'hui nous accablent, et appelait, comme auparavant à Lourdes (1858), à la conversion et à la pénitence.

Oui, il est plus que jamais nécessaire et urgent d'implorer du Ciel ses grâces pour le Roi et la France :
   - pour notre Roi légitime, Fils aîné de l'Eglise et du Sacré-Coeur, que les Lois Fondamentales du Royaume de France désignent en la personne de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, sous le nom de Louis XX, afin qu'il soit un roi selon le Coeur de Jésus ;
   - pour la France - « Regnum Galliae, Regnum Mariae » (Pie XI) - : pour que notre Patrie soit enfin consacrée au Sacré-Coeur de Jésus et qu'elle renoue avec sa si belle vocation de Fille aînée de l'Eglise ;
   - pour nos personnes (corps et âme), nos familles, nos provinces...

 

 

Statue de St Louis avec la Ste Couronne - Le Puy

 

Saint Louis portant la Sainte Couronne d'Epines
(statue en bois polychrome, chapelle du T. St Sacrement - cathédrale du Puy)

 

Programme du pèlerinage :

[ les Messes sont célébrées selon le rite latin traditionnel ]

 

- Vendredi 26 mai : 

 

Rassemblement à midi au Grand-Séminaire (accueil Saint-Georges).
Angélus Veni Creator
Déjeuner
Visite patrimoniale et spirituelle
Conférence de Monsieur le Grand-Prieur "Le Roi et la France, c'est tout un !" & Etat des lieux de la Confrérie
Grand'Messe
Dîner
Adoration du Très-Saint-Sacrement (pendant laquelle les prêtres seront à disposition pour les confessions).

 

- Samedi 27 mai :

 

Petit-déjeuner
Conférence du Secrétaire
Procession et Grand'Messe du Coeur Immaculé de Marie au maître-autel de la Cathédrale (avec les engagements dans la Confrérie Royale)
Déjeuner

 

Bénédiction et conclusion du pèlerinage.

 

Indications pratiques
(à lire avec la plus grande attention !)

 

Remarque préliminaire :
Il est évidemment possible à chacun, selon ses opportunités, d’arriver au Puy dès le jeudi de l’Ascension 25 mai et de n’en repartir que le dimanche 28 mai.
La Sainte Messe latine traditionnelle est célébrée en la chapelle des Clarisses (rue Sainte-Claire, au Puy) à 10h30, tant le jeudi de l'Ascension 25 mai que le dimanche 28 mai.

 

                                           Très important :

Chacun doit retenir son hébergement pour la totalité de son séjour (une, deux ou trois nuits en fonction du temps qu'il a prévu de rester au Puy) :
- soit dans un hôtel de son choix ou bien à l' "Auberge de jeunesse" proche de la Cathédrale (voir le site de l'Office de tourisme du Puy-en-Velay),
- soit au Grand-Séminaire Accueil Saint-Georges  (où auront lieu l'accueil, les repas, les conférences et certaines cérémonies)
Tél. : 04 71 09 93 10  / courriel : grandseminaire43@live.fr

 

Nota bene : 
Le Grand Séminaire offre aussi la possibilité de camper dans son parc pour une somme modique.

En revanche, les inscriptions pour les trois repas du pèlerinage (c'est-à-dire le déjeuner et le dîner du vendredi 26 & et le déjeuner du samedi 27 - chacun de ces repas est servi au prix de 12€) se font dès à présent auprès de Frère Maximilien-Marie : vivarais.legitimiste@gmail.com ou bien par téléphone : 04 75 65 49 20 (de préférence après 19 h)

Une libre participation sera demandée à chacun pour le réglement de la location de la salle de conférence et subvenir aux frais d'organisation.

 

Merci de vous inscrire sans retard 

Téléchargez, imprimez et renvoyez votre bulletin d'inscription, voir ici

 

Affiche pèlerinage 26-27 mai 2017


29/03/2017
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Lettre mensuelle aux membres de la Confrérie (25 mars 2017)

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Lettre

aux membres et amis de la Confrérie royale

du 25 mars A.D. 2017

 

 

 

le 24 mars 2017

en la fête de saint Gabriel Archange

 

Chers Amis,

 

         Si le 25 août est l’anniversaire de notre Confrérie, le 25 mars en est la solennité majeure, en tant que fête de l’Angélus – auquel s’engagent nos membres trois fois par jour – et en tant que mystère central de l’École française de spiritualité. A tous donc, joyeuse et sainte fête !

 

       « Ma personne n’est rien, mon principe est tout ».

S’il est une citation que tout le monde connaît du vénéré comte de Chambord, notre roi Henri V (que l’évêque de Goritz n’a-t-il encore ouvert son procès en béatification !), il s’agit bien de celle-là. Cette admirable expression doit être la devise de la Légitimité, tant en théorie – puisqu’elle résume en les concentrant les Lois fondamentales du Royaume – qu’en pratique, par notre « non-culte » de la personnalité du Roi principalement. Notre bien-aimé Prince, S.M. T.-C. le roi Louis XX, reprend d’ailleurs régulièrement cet héritage à son compte.

 

         Il y a une dizaine de jours, en la fête de sainte Louise de Marillac, la dévouée auxiliaire de Monsieur Vincent, la Sainte Église offrait à notre méditation l’évangile de la récompense promise, à la fin des temps. En voici la conclusion : « Le Roi leur répondra : En vérité, Je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait au moindre de Mes frères que voici, c’est à Moi Que vous l’avez fait ».

     Chers Confrères, à chaque fois que vous êtes fidèles à la récitation de l’angélus (et pour beaucoup d’entre vous, à toutes sortes de bonnes œuvres offertes et consacrées d’avance par Vœu), à chaque fois, pendant ce saint Carême, que vous luttez contre vos défauts et travaillez à courir dans la voie des vertus par vos efforts, avec l’aide de la sainte grâce, à chaque fois que vous offrez votre humble devoir d’état et chacune de vos bonnes actions (et beaucoup d’entre vous, par Vœu), « c’est au Roi que vous l’avez fait », c’est pour la sanctification et la restauration de notre Roi légitime que vous l’avez fait.

Vous êtes, nous sommes les gardes de l’âme du roi Louis : rappelez-vous toujours que, selon le mot de dom Guéranger, ce sont les Saints qui font l’Histoire ; c’est par la profondeur de votre vie chrétienne et spirituelle que vous contribuerez à l’avènement du Règne de Dieu sur terre à travers Son lieutenant.

 

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        « Faire les choses ordinaires de manière extraordinaire, et les choses extraordinaires de manière ordinaire », se répétait saint Jean Berchmans. L’auguste Mère de Dieu n’a pas agi autrement au cours de toute sa vie, et en cette nuit bénie de l’Annonciation où, gracieuse à son habitude, elle délivre son Fiat en un bouquet odoriférant de toutes les vertus. Grandes ou petites choses : faisons tout en Saints, « à la française, c’est-à-dire royalement »[1], et disons au Patron des rois chrétiens :

 

« Sire le Roy, qui envoyez vos plus beaux chevaliers à la pointe de votre armée, daignez vous souvenir d'un sujet qui voudrait se hausser jusqu'à vous pour mieux servir Sire Dieu et Dame Sainte Église.

Donnez-moi le péché en horreur et gardez-moi pur comme le lys de votre blason.

Vous teniez votre parole, fût-elle donnée à un noble chevalier ou un infidèle, faites que jamais mensonge ne passe ma gorge, dût franchise me coûter la vie.

Ô le plus fier des barons français, inspirez-moi de mépriser le jugement des hommes et donnez-moi le goût de me compromettre pour l'amour du Christ.

Enfin, Prince au grand cœur, ne permettez pas que je sois jamais médiocre, mesquin ou vulgaire, mais partagez-moi votre cœur royal, et faites qu'à votre exemple je serve Dieu et mon prochain à la française, royalement. Ainsi soit-il ».

  

         Soyez convaincus de l’importance de notre fidélité à nos engagements, pour faire resplendir notre Cause, dans un monde sombrant inlassablement dans l’abîme. La situation de la Sainte Église est proprement lamentable, en ce centenaire de Fatima.

Nous verrons – cela est entièrement plausible pour ne pas dire certain – si les châtiments du Ciel s’abattront sur notre terre, mais reconnaissons que le pire des châtiments est bien ce tableau, sous nos yeux, des âmes « en état de se perdre éternellement », avec beaucoup d’ecclésiastiques dont l’attitude y contribue hélas.

     Mais comme nous l’enseigne saint Augustin, « Docteur des Docteurs » (dom Guéranger), la barque de Pierre « en a vu d’autres », peut-être et sans doute même jamais aussi graves, mais nous avons la Sainte Messe, le Catéchisme et la Sainte Écriture, et donc tout pour être des Saints et contribuer à l’avènement du Règne du Christ au Royaume des Lys !

 

Au corbeau criant Cras (demain), c'est bien cet Hodie que porte gravé sur sa croix saint Expédit, et qui est le secret de notre sanctification selon saint François de Sales.


         Parlant de saint Louis, je voudrais vous faire part de mes joies en cette pluie de grâces annoncées pour ce 25 mars, en reprenant la tradition liturgique des « Hodie » (aujourd’hui), multipliés à l’antienne de Magnificat des Vêpres des solennités majeures, comme celle de l’Annonciation, pour décliner tous les mystères commémorés et toutes les grâces reçues alors :

HODIE, dans une église dédiée au Roi-juge de Vincennes,

HODIE, à l’autel qui vit la consécration de la France au Cœur Immaculé de Marie,

HODIE, un frêle poupon reçoit l’eau salutaire, l’adoption divine et l’incorporation au Corps du Christ,

HODIE, un jeune fidèle entre dans la Confrérie Royale,

HODIE, un lévite revêt la livrée du Christ et de la milice cléricale,

HODIE, un ecclésiastique de plus prononce son Vœu de consécration à la Couronne de France !

 

"Aujourd'hui, le Christ est né ; aujourd'hui, le Sauveur est apparu ; aujourd'hui, les Anges chantent sur terre, les Archanges se réjouissent ; aujourd'hui les justes exultent en disant : Gloire à Dieu au plus haut des Cieux, a******* !"

 

         Il sera fondamental de prier avec une ferveur redoublée ce mois-ci :

–depuis ce jour, plus important (chronologiquement parlant) mystère de la Rédemption par l’Incarnation du Fils de Dieu dans les chastes entrailles de la plus pure des vierges ;

–jusqu’au 25 avril, anniversaire de naissance de notre Roi (né 760 ans jour pour jour après son aïeul saint Louis), qui aura 43 ans, âge d’entrée dans la gloire de saint Louis-Marie Grignion de Montfort (célébré le 28 avril), dont les deux noms doivent nous inciter à confier Louis à Marie, notre Roi à notre Reine…

         Prier pour une intention particulière, de grand intérêt pour la Confrérie. Prier également pour les intentions qui nous sont confiées, notamment la santé de l'épouse d'un postulant romain [que je devrais recevoir dans la Confrérie lors d'un prochain pèlerinage ad limina Apostolorum], ainsi que celle d’un Légitimiste, Emmanuel, dont le nom (Dieu avec nous) se réalise aujourd’hui : portons-nous bien mutuellement dans la prière d’une vraie charité, contribuant ainsi déjà à la vraie union des Français que consacre la Royauté de droit divin.

 

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« Comment cela arrivera-t-il ? » (Luc. I, 34), demandons-nous avec la Très Sainte Vierge, qui préférait s’il était possible préserver son principe (son vœu de virginité consacrée) plutôt qu’exalter sa personne[2], par la si recherchée – parmi les filles d’Israël – qualité de mère du Messie (et d’un Dieu, mais cela, qui pouvait s’en douter ?), comme avec la Pucelle de Domrémy, que l’on imagine ébahie devant sa vocation… Comme ces deux figures, nous sommes petits et faibles[3], bien qu’encore plus, elles étant incomparablement pures, et Notre-Dame de manière inégalée et inconcevable !

     Quelle différence entre la Vierge toute ouverte et pleine de foi, par rapport à son cousin par alliance, saint Zacharie, incrédule face à ce qui est pourtant LA nouvelle fondamentale de sa vie : la naissance tant désirée d'un héritier malgré son grand âge. Ne retrouvons-nous pas en lui tous ces Français nostalgiques du passé et horrifiés du présent, mais incapables hélas d'oser espérer un avenir chrétien, et qui plus est d'y contribuer ? Comme le père de saint Jean-Baptiste, ils risquent d'être condamnés au mutisme...

     Et le séraphin saint Gabriel, célébré aujourd’hui, de nous répondre à tous, tandis que devant nos yeux se déroule rapidement et majestueusement la formidable « épopée » de notre Mère du Ciel comme de notre héroïne nationale[4] : « Rien n’est impossible à Dieu » (Luc. I, 37), repris par Notre-Seigneur Lui-même trente ans plus tard : « Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu » (Luc. XVIII, 27).

Toute la Révolution se résume dans le NON du diable et son « Non serviam », « Nolumus hunc regnare super nos » ; la Contre-Révolution, synonyme d’Ordre sacré (hiérarchie), s’écrie aujourd’hui et toujours avec l’Immaculée Conception, dans l’humilité et la confiance, et surtout une foi à transporter les montagnes : OUI, « Fiat » !

 

« Notre-Dame qui par votre Oui avez changé la face du monde, prenez en pitié ceux qui veulent dire Oui pour toujours

Vous qui savez à quel prix ce mot s'achète et se tient ; apprenez-nous à le dire comme vous dans l'humilité, la pauvreté, la fidélité et l'abandon à la volonté du Père.

Demandez à votre divin Fils, que les oui que nous dirons après celui-là, tout au long de notre vie, nous servent, à l’exemple du vôtre, à faire encore plus parfaitement la volonté de Dieu : pour notre salut, celui de la France et du monde entier. Ainsi soit-il ».

 

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« Et que la ferveur de vos prières contribue à protéger la France ! » (Louis XX).

 

Pro Rege et Francia

Ad pristinum Regnum restituendum

 

Abbé Louis de Saint-Taurin +

Grand-Prieur


[1] Prière scoute à saint Louis.

[2] « Tandis que Jésus parlait ainsi, une femme, élevant la voix du milieu de la foule, lui dit : Heureux le sein qui t'a porté ! Heureuses les mamelles qui t'ont allaité! Et Il répondit : Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! » (Luc. XI, 27-28). Cette citation scripturaire est le fondement scripturaire de la citation de Henri V, comme l’on pourrait dire : « Vive le Roi de par sa naissance », et Notre-Seigneur de nous corriger : « Vive le Roi bien plus de par sa fidélité à sa mission ».

[3] « Il a daigné jeter les yeux sur la bassesse de Sa servante » (Luc. I, 48) s’écrie Notre-Dame au Magnificat.

[4] De Domrémy à Chinon, de Poitiers à Orléans, de Reims aux geôles puis au bucher de Rouen, et enfin le Ciel !


24/03/2017
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Relation du toucher des scrofuleux au sacre de Charles X (Reims, 31 mai 1825)

Exclusivité de la Gazette royale (n° 148)

(4,5 euros le numéro, 15 euros l'abonnement)  > lien pour s’abonner

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Relation du toucher des scrofuleux

au sacre de Sa Majesté Charles X

(REIMS, LE 31 MAI 1825)

 

 

 

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Charles X en costume de sacre.

 

Le document que vous allez lire n'a jamais été publié dans son intégralité. Le 31 mai 1825, soit deux jours après son sacre, le roi Charles X se rendit à l'hospice Saint-Marcoul afin d'accomplir le rite du toucher et de perpétuer ainsi la tradition des rois thaumaturges. Les religieuses de Saint-Marcoul relatèrent cet événement et les guérisons qui s'ensuivirent dans un manuscrit. Ce document fut ensuite remis à l'abbé Desgenettes ; l'abbé le confia plus tard à Dom Guéranger ; le manuscrit est encore aujourd'hui à l'abbaye Saint-Pierre de Solesmes. Nous remercions vivement Dom Thierry Barbeau d’avoir transmis ce texte, exceptionnel, à La Gazette Royale. « Dieu te guérisse, le Roi te touche ».

 

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Sacre de Charles X (détail).

 

Relation de ce qui s’est passé à l’hospice Saint-Marcoul, le 31 mai 1825

 

La communauté partagea avec toute la nation la joie que répandit dans les cœurs vraiment français l’auguste cérémonie du sacre de Sa Majesté Charles X. Elle se réjouissait de voir dans cette ville, qui fut le berceau du christianisme pour les Francs, un prince religieux consacrer son royaume et son peuple au Dieu de saint Remi et de Clovis. Les sœurs connaissaient, par le récit de celles qui les avaient précédées dans l’honorable emploi de mères des pauvres, les nombreuses guérisons qu’il avait plu à Dieu d’opérer au sacre de Louis XVI. Dépositaires de quelques-uns des procès-verbaux qui constatent ces faits 1, elles espéraient les voir se renouveler sous leurs yeux et ne négligeaient rien pour préparer leurs malades et ceux du dehors à se rendre dignes des mêmes faveurs, par leurs prières et leurs bonnes œuvres. Mais à mesure que le moment approchait, elles virent avec peine [f° 7 v°] qu'on ne s'occupait pas de cette intéressante cérémonie, et bientôt on les chargea d'annoncer aux malades qui se présenteraient, que le Roi ne toucherait pas les écrouelles.

 

Les personnes pénétrées de respect pour les usages religieux de notre antique monarchie cherchaient à connaître les raisons qui avaient pu déterminer notre auguste monarque à renoncer à l’une des plus belles prérogatives de sa couronne. On se demandait comment il avait pu se décider à ne pas se rapprocher de cette portion de son peuple, que des maux incurables doivent rendre plus chère à son cœur. Les uns attribuaient sa résolution à un sentiment profond d’humilité qui ne lui avait pas permis de croire qu’il plût à Dieu d’opérer par son moyen quelques-uns de ces prodiges, preuves de sa toute-puissance et dons de sa miséricorde pour réveiller et raffermir la foi et allumer le feu de la charité dans tous les cœurs. Les autres pensaient que les intrigues et les réflexions des philosophes avaient pu exercer quelque influence ; qu’on avait craint que le miracle si bien avéré des guérisons précédentes ne se renouvelât pas et que cette circonstance, au lieu de faire rentrer en eux-mêmes des chrétiens indignes des bienfaits du Très-Haut, ne fût pour les faibles une cause de scandale et [f° 8 r°] pour les impies une occasion de triomphe. Quoi qu'il en soit, le 29 mai, jour du sacre, on avait perdu l'espérance de faire révoquer l'ordre qui avait été donné de renvoyer les scrofuleux. Mais que peuvent l'indifférence ou des craintes mal fondées contre une tradition ancienne et si bien établie dans la conscience d'un peuple entier !

 

Tandis que les conseillers du prince flottaient incertains sur le parti à prendre, les malades pleins de confiance dans la protection de saint Marcoul, instruits des nombreuses guérisons qui avaient suivi le sacre de Louis XVI par ceux qui en avaient été les témoins, affluaient à Reims de toutes parts, se rendaient à l’hospice et là s’informaient avec la plus vive anxiété du jour où ils auraient le bonheur d’être touchés par le Roi.

 

Il est impossible d'exprimer les peines et les angoisses des sœurs. Comment annoncer à ces infortunés que leur attente est trompée, que tout espoir de guérison est perdu pour eux ! Ces malheureux, harassés des fatigues de voyages longs et pénibles, se plaignaient amèrement de ne pouvoir se reposer un instant dans le lieu où ils avaient espéré trouver la fin de leurs maux et, dans leur mécontentement, ils avaient l’injustice de s’en prendre [f° 8 v°] aux sœurs de la maison, qui chargées de leur faire connaître la volonté du Souverain, en gémissaient pour eux et avec eux et mettaient tout en œuvre pour la leur rendre favorable.

 

L’affliction de ces pauvres infirmes était encore augmentée par la présence de plusieurs de ceux qui, touchés au sacre précédent, avaient été guéris. La circonstance ranimant leur reconnaissance, ils venaient publier les bienfaits de Dieu, offrir leurs hommages au glorieux patron de l’hospice, l’implorer pour ceux qui étaient atteints des maux dont ils avaient obtenu la guérison. « Je viens, disait l'un d'eux, remercier les bonnes sœurs, qui m’ont si bien accueilli il y a cinquante ans, faire ma prière près des reliques de saint Marcoul » ; et s’adressant à une sœur : « Voyez, lui dit-il, les cicatrices de mes plaies, j’ai eu le bonheur d’être touché par notre bon roi, et depuis ce temps je n’ai pas éprouvé le plus léger retour du mal dont j’étais atteint. » Combien la satisfaction des uns devait ajouter à la tristesse des autres ! Les discours de ceux qui publiaient leur bonheur en présence de ceux à qui on ôtait l'espoir de le partager augmentaient les peines et les embarras des sœurs de l'hospice.

L’état du plus grand nombre de ces infortunés était [f° 9 r°] réellement digne de compassion. Appartenant pour la plupart à la classe indigente, les uns avaient été amenés sur de mauvaises charrettes et les incommodités du chemin avaient ajouté à leurs souffrances habituelles. Les autres s'étaient traînés sur leurs béquilles et, à force de courage et de patience, étaient arrivés au lieu si ardemment désiré. Quelques-uns y avaient été apportés sur le dos ou les bras de leurs parents. Tous étaient sans asile et sans ressource. Comment renvoyer, sans aucune espèce de secours, des malheureux à qui on était obligé de refuser la consolation dont le seul espoir leur avait fait braver tant de fatigues.

 

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Sacre de Charles X.

 

Le 30 mai, jour fixé pour la cérémonie des cordons bleus 2, on informa Sa Majesté de ce qui se passait à Saint-Marcoul. Son cœur toujours ouvert à la bienfaisance s'émut et, par ses ordres, une somme d'argent 3 fut remise à la sœur supérieure pour être distribuée aux plus nécessiteux. Ces secours donnés à propos séchèrent quelques larmes, mais, aux yeux de ceux qui les recevaient, c'était un bien faible dédommagement de ce qu'on leur refusait. Cependant toute incertitude allait cesser. Les efforts de ceux qui s'opposaient à cette cérémonie allaient devenir impuissants. Le Roi s'étant une fois occupé du sort de ces infortunés [f° 9 v°], dont peut-être on lui avait laissé ignorer l'arrivée à Reims, ne pouvait longtemps se refuser à leurs désirs et le triomphe de la religion devait être complet.

En vain les aumônes distribuées aux malades, qui s’étaient présentés d’abord, les avaient déterminés à se retirer. D’autres en plus grand nombre leur succédèrent bientôt. Les mêmes scènes accompagnées de détails encore plus affligeants se représentèrent. Monsieur Desgenettes, curé des Missions étrangères à Paris 4, témoin de ce triste spectacle et touché de la désolation des sœurs, se chargea de réclamer pour les scrofuleux l'appui de quelques personnes puissantes. Il s'adressa à son Éminence Monseigneur de Latil 5, cardinal et archevêque de Reims. Ce digne prélat réunit ses pressantes sollicitations à celles de Monsieur le Grand-Aumônier 6. Chacun d'eux peignit au roi le désespoir et la consternation de ces pauvres infirmes. Alors Sa Majesté fut convaincue qu'ils préféraient à toutes les consolations le bonheur de l'approcher et d'être touchés par elle. Sensiblement affectée de leur malheur et du désir qu’ils témoignaient, elle déclara que la cérémonie du toucher des scrofuleux se ferait à Saint-Marcoul le lendemain [f° 10 r°] 31 mai.

 

Ce bon prince se souvenait d'avoir vu son auguste frère dans le parc de Saint-Rémi, entouré de deux mille quatre cents scrofuleux, venus des différentes provinces du royaume et des États voisins. Il se souvenait de la tendre compassion qui, après les fatigues d'une cérémonie aussi longue et qu'il avait faite à jeun, détermina Louis XVI à toucher les cancéreux, placés à part pour les soustraire à ses regards, et à qui il voulut accorder la même faveur. Un si bel exemple donné par un frère si tendrement chéri ne devait pas être perdu.

 

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Louis XIV touchant les écrouelles.

 

Dès que Monsieur le Grand-Aumônier eut pris les ordres du Roi, il s’empressa de faire porter cette bonne nouvelle à l’hospice de Saint-Marcoul. Monsieur le Cardinal Archevêque de Reims, qui depuis longtemps connaissait les peines et les inquiétudes des sœurs, avait déjà envoyé les instructions nécessaires. Aussitôt on commença les préparatifs. La chapelle fut décorée avec soin. On apporta du Garde-Meuble de la Couronne, les tapis, fauteuils et pliants destinés au Roi et aux princes de la famille royale. On défendit d’admettre le lendemain dans la maison aucun étranger. La sœur supérieure fut invitée à [f° 10 v°] enregistrer les infirmes qui se présenteraient. Alors les sœurs purent se livrer à la joie, mais ce ne fut pas sans un mélange de tristesse, en considérant le nombre des   malades éloignés par les ordres reçus précédemment et qui se trouvaient privés d'une faveur, à    laquelle leur piété et leur confiance en cette cérémonie semblaient leur donner tant de droits.

Le mardi, dès le matin, tout était debout dans la maison malgré les fatigues excessives des jours précédents. Les sœurs trouvèrent dans leur zèle des forces nouvelles. Les malades furent visités par Monsieur Noël 7, docteur médecin attaché à l'hospice, en présence de la sœur supérieure, qui toujours assiste à cette visite. Bientôt Monsieur Dupuytren 8, premier chirurgien du roi, vint s'adjoindre à eux. Le but de cet examen étant de ne présenter au toucher que des personnes réellement atteintes d'écrouelles. Il se fit très rigoureusement.

 

Le 31 mai 1828, à dix heures, le roi partit à cheval de son palais, revêtu de l’uniforme d’officier général, accompagné de Monsieur le Dauphin 9, des princes de la famille royale 10 et des officiers de sa maison. Arrivé à Saint-Marcoul, il descendit de [f° 11 r°] cheval à la porte principale. Là, il était attendu par la communauté et Monsieur l'aumônier de la maison qui s'y était rendu avec ses acolytes portant la croix, l'encens, les chandeliers et l'eau bénite. Monsieur le chapelain présenta l'aspersoir à Monsieur l'Aumônier de quartier, des mains duquel le reçut Monsieur le prince de Croy, Grand-Aumônier, pour donner l’eau bénite à Sa Majesté. On s'achemina ensuite processionnellement vers la chapelle. On traversa la première cour, la salle Sainte-Agnès et le jardin au milieu des acclamations et des cris de « vive le Roi », qui retentissaient jusque dans les rues adjacentes. La foule accourue sur le passage du Roi, répondait à ces cris par de nouvelles acclamations : nulle part l'enthousiasme ne fut plus vif. Le roi parut satisfait de l'ordre et de la propreté de la maison. Au sortir du jardin, il trouva son passage orné de tapis que les sœurs y avaient fait placer. Des ordres avaient été donnés pour faire au nom du Roi une neuvaine à saint Marcoul 11 : deux chapelains de Sa Majesté l’avaient commencée le matin par la célébration des Saints Mystères.

 

À l’entrée de la chapelle, l’eau bénite fut de nouveau présentée avec les cérémonies qui s’étaient observées à la porte de la rue. [f° 11 v°] Le Roi s'étant rendu au  prie-Dieu qui lui avait été préparé, s'agenouilla et fit sa prière. Pendant ce temps, le chœur chanta le psaume Exaudiat, l'oraison pour le Roi 12, l'antienne au saint patron, la strophe O vere digna hostia. Ensuite Monsieur Delaumois, aumônier de la maison, donna la bénédiction du Très-Saint-Sacrement. Leurs Altesses Royales, Madame la Dauphine 13 et Madame, Duchesse de Berry 14, arrivèrent pendant qu'on chantait le psaume Laudate Dominum omnes gentes. L'empressement pour voir le Roi avait été tel, que leurs voitures furent obligées de s'arrêter pour donner à la foule le temps de s’écouler ; ce qui se fit fort lentement, les citoyens, avides de voir les princesses, se pressaient autour d'elles et témoignaient leur amour par les cris mille fois répétés : « Vive le roi, vivent les Bourbons ! »

 

Après avoir demandé à Dieu, par l’intercession de saint Marcoul, la guérison des malades qu’il était venu toucher, le Roi dans le plus profond recueillement et fortement pénétré de l’importante cérémonie dont il allait être le ministre, retourna à Sainte-Agnès et y trouva réunis et rangés environ cent trente malades de la maison ou du dehors: faible reste de [f° 12 r°] ce nombre considérable d'infirmes, qui, dans les jours précédents, s'étaient empressés à  venir chercher près de leur Roi la guérison de leurs maux ou au moins les douces consolations de l'espérance.

Le Roi toucha les malades et prononça la formule: « Dieu te guérisse, le Roi te touche.» Il adressa même à quelques-uns des paroles pleines de cette bonté qui lui est si naturelle. Voyant une femme privée depuis longtemps de l’usage de ses jambes faire des efforts impuissants pour s’approcher : « Attendez, lui dit-il, bonne mère, j’irai à vous. » Un jeune homme portait son bras en écharpe, il lui demanda s'il avait été blessé dans quelque bataille. La vue d'un enfant dont les plaies sont placées à la tête, lui arracha cette exclamation : « Ses souffrances doivent être cruelles ! » On voyait que son cœur était profondément ému du spectacle de tant de malheureux.

 

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Nous avons dit que le roi avait touché les malades et prononcé la formule, parce que des spectateurs peu attentifs ont paru en douter et que, sur ce témoignage équivoque, d’autres ont assuré qu’il ne l’avait pas fait. Il y a bien de la légèreté dans cette assertion. Le Roi était venu toucher les scrofuleux, suivant l’usage de ses prédécesseurs ; il est impossible de [f° 12 v°] croire qu'il n'a pas accompli religieusement ce qui est prescrit par le cérémonial. Les sœurs placées près des malades et qui portaient à cette action du Roi un si vif intérêt ont parfaitement entendu la formule, et dans leur cœur elles bénissaient notre auguste monarque, qui touchait avec une si bienveillante compassion des infirmes, qui excitent quelquefois en elles une répugnance involontaire.

 

Pendant cette cérémonie, son Altesse Royale Madame la Dauphine avait eu la bonté d’adresser la parole à l’une des sœurs, s’informant à elle du nombre des malades, de celui des sœurs, de l’ordre auquel elles appartiennent, des maisons du même ordre en France. Pendant qu’elle satisfait à ces questions on prévient cette sœur qu’elle avait l’honneur de parler à Madame la Dauphine. « Madame la Dauphine ! », reprit-elle tout étonnée, en s'adressant à la personne qui lui donnait cet avis ; « Oui », dit la princesse avec la plus grande affabilité, puis elle continua ses questions sur divers objets. Enhardie par cette bienveillance, sœur N. pria son Altesse Royale de vouloir bien lui faire connaître les grands personnages qui accompagnaient le Roi. La princesse les lui désigna successivement. Frappée de cet air [f °13 r°] de grandeur et de bonté qui s'allient si bien dans la personne de Charles X, sœur N. s'écria « Madame que notre auguste monarque est bon – Oui, ma sœur, répondit la princesse, il est bien bon, sa visite attirera sur votre maison les bénédictions du Ciel. » Sœur N. lui exprima le regret de ne pas voir les enfants de France 15 « Leur âge n’a pas permis de les amener. » Puis faisant l'éloge de leur amabilité et de leur gentillesse, elle se tourna vers une personne placée à côté d'elle, en ajoutant : « Voilà leur Mère. – La mère de notre espérance », dit la sœur. Madame la duchesse de Berry parut accueillir ce petit mot fort affectueusement : elle dit qu'elle avait reçu de sa fille une lettre à l'occasion de sa fête, sainte Clotilde. Elle se disposait même à la montrer, mais elle en fut distraite par ce qui se passait. Sœur N. remarquant que Monsieur le Dauphin était le seul que Madame la Dauphine ne lui eut pas montré, témoigna le désir de le voir. « Le voilà, répondit-elle d'un ton plein d'amitié pour son auguste époux, Monsieur le duc d’Orléans est à côté de lui. »

 

Pendant le toucher des malades, Monsieur Delaunois précédait immédiatement Sa Majesté, et les lui présentait. Il a aussi bien [f° 13 v.] entendu la formule que le Roi prononçait à demi-voix, fort distinctement. Le témoignage de ce respectable ecclésiastique suffirait seul pour détruire toute assertion contraire, nous n'insisterons pas davantage sur cette circonstance, le fait est suffisamment éclairci pour ceux qui cherchent la vérité de bonne foi.

 

La cérémonie du toucher des malades étant finie, Monsieur Delaunois, s'adressant à Sa Majesté, prit la liberté de lui observer que les sœurs étant toujours avec les scrofuleux, se trouvaient constamment exposées à ce mal contagieux, qu'elles croyaient que le toucher du Roi pouvait les en préserver et que ses prédécesseurs leur avaient toujours accordé la même grâce. « Qu’elles s'avancent» dit le Roi : en même temps Monsieur l'aumônier les invita par ses gestes à s'approcher. Ici s'éleva une légère discussion. Monsieur le Dauphin qui n'avait entendu ni la demande de Monsieur  Delaunois, ni la réponse favorable de Sa Majesté, prenant la parole: « Les sœurs, dit-il, ne sont pas atteintes d'écrouelles. – Monseigneur elles regardent cette faveur comme un préservatif. – Ce n'est pas l'usage. – Monseigneur notre cérémonial prouve le contraire. – Où est-il ? – Monseigneur nous l'avons fait passer à Monsieur le Grand-Aumônier. » On [f° 14 r.] interroge son éminence. « Je n'ai pu lire le livre tout entier. » Cette réponse n'éclaircissait pas la question. Mais le Roi sut trouver dans son cœur le moyen de trancher la difficulté, il posa sa main sur celles de l'une des sœurs. Celle-ci crut deviner l'intention du Roi, emportée par son amour et n'écoutant que les mouvements de son cœur, baisa la main qu'il avait eu la bonté de lui présenter, puis se relevant: « Approchez, mes sœurs, Sa Majesté vous permet de lui baiser la main. » Toutes furent admises au même honneur. Le roi mit le comble à leur satisfaction en disant : « Je vous remercie, mes sœurs, vous avez bien soin de mes pauvres. »

 

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Le pouvoir thaumaturgique des rois de France découlant du sacre de Clovis.

 

Peu après le roi quitta l’hospice et alla implorer sur son peuple et sur lui-même la protection de l’apôtre des Français 16. Il laissa les sœurs et les spectateurs pénétrés de la plus vive reconnaissance. Plus les infirmes avaient craint d'être privés du bonheur qu’il venait de leur procurer plus ils sentirent la grandeur du bienfait, non seulement Sa Majesté les avait recommandés à saint Marcoul et les avait touchés, mais encore elle avait fait remettre à chacun d'eux des marques de sa libéralité. Sa présence avait contenu les élans [f° 14 v.] de la joie, mais, à son départ, elle éclata par les mêmes témoignages d'amour qui l'avaient accueillie à son arrivée.

 

La maison présenta alors un spectacle bien différent de celui des jours précédents, aux gémissements et aux plaintes, succédèrent la consolation et l’espérance. Bientôt ce que l’opulence a de plus somptueux remplaça les    livrées de la misère. Les personnes les plus qualifiées de la cour venaient, dans l’asile des pauvres, féliciter les sœurs et se réjouir avec elles de la victoire remportée sur la philosophie et l’indifférence. Des étrangers de tout âge, de tout sexe et de toutes conditions, s’empressaient à visiter les lieux où le Roi venait de donner un si grand exemple de charité et une preuve de son respect pour la religion et pour les usages du royaume très chrétien. Tous allaient adresser leurs vœux à saint Marcoul, unir leurs prières à celles de notre bon Roi ; demander à Dieu de renouveler pour les enfants les merveilles qu’il avait opérées pour les pères et dont ceux-ci leur ont transmis le glorieux souvenir. Animés par ces exemples de piété que donnent tous les jours le roi et son auguste famille, pleins du désir de voir la religion refleurir, ils disaient avec le Roi-prophète : « Seigneur, nous [f° 15 r.] avons entendu de nos oreilles, et nos pères nous ont annoncé l’ouvrage que vous avez fait dans leurs jours et dans les jours anciens, levez-vous, Seigneur, secourez-nous pour la gloire de votre Nom. » Parmi les personnes qui vinrent offrir leurs hommages au bienheureux patron de l’hospice, on distingua deux jeunes gardes du corps qui édifièrent toute la maison par leur piété et la sagesse de leurs discours.

 

Deux chapelains, ainsi que nous l’avons dit, avaient commencé une neuvaine le jour même du toucher des malades : ils la continuèrent après le départ du roi pour la capitale. Tous les malades de la maison y prirent part. Monsieur l’aumônier les disposa à s’approcher des sacrements. Le dernier jour il y eut communion générale. On chanta un Te Deum en action de grâces. Les pauvres de la maison firent entre eux une collecte et déposèrent entre les mains de la sœur supérieure cette portion de leurs épargnes, la suppliant de faire dire des messes pour la conservation du Roi et la prospérité de son royaume.

 

Tel a été l’ordre de cette cérémonie, dont quelques détails ont pu nous échapper n’ayant voulu consigner dans ce récit que ce qui avait été vu et entendu par les sœurs et par Monsieur Delaumois leur aumônier.

 

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Henri IV touchant les écrouelles.

 

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1 Ces procès-verbaux étaient en assez grand nombre avant la Révolution. Nos sœurs anciennes nous en ont parlé souvent et en regrettaient amèrement la perte. Pendant les orages révolutionnaires, les sœurs, qui composaient alors la communauté, ayant refusé le serment de la Constitution Civile du Clergé, furent emmenées de l'hospice pour être renfermées au séminaire devenu maison de détention. C'est alors que beaucoup d'objets précieux disparurent et, entre autres, ces certificats qu'on avait jusqu'alors soigneusement conservés. Parmi celles qui avaient eu le bonheur de souffrir pour le nom de Jésus-Christ, nous avons connu les sœurs Henri, Madeleine, Leroi, Catherine et Duru. Ces deux dernières furent nos supérieures ; c'est à elles que nous devons le bonheur d’avoir été admises au service des pauvres. Ce sont leurs sages conseils et leurs exemples qui ont guidé mes premiers pas dans cette voie difficile. Le souvenir de leurs vertus sera toujours présent à notre mémoire.

2 Dans l'après-midi eut lieu à la cathédrale la cérémonie de réception des chevaliers dans l'Ordre du Saint-Esprit. Le soir, selon l'usage, le roi tint un chapitre de l'Ordre où furent nommés vingt et un chevaliers commandeurs ou cordons bleus.

3 1000 francs.

4 Monsieur Desgenettes fut pendant le sacre logé à Saint-Marcoul. Ce respectable ecclésiastique a des droits à la reconnaissance de toute la communauté qui se fait un devoir de la consigner dans ce récit. Ses pieuses exhortations raffermissaient le courage de toutes les [f° 16 r.] sœurs au milieu des contradictions qu'elles eurent à éprouver. Il fut dans ces circonstances pénibles leur appui et leur consolation. Depuis il a mis le comble à toutes ses bontés, en envoyant à la communauté une collection précieuse de croix en cristal, qu'elle conservera comme un souvenir des vertus et du zèle dont il lui a donné l'exemple.

5 Jean-Baptiste-Marie-Anne-Antoine, duc le Latil (1761-1839), aumônier du comte d'Artois en exil, évêque de Chartres en 1821, puis archevêque de Reims en 1824, enfin cardinal en 1826.

6 Gustave-Maximilien-Juste, prince de Croy-Solre (1773-1844), évêque de Strasbourg en 1817, grand aumônier de France en 1821, transféré à l'archevêché de Rouen en 1823 et créé cardinal au consistoire du 21 mars 1825.

7 Nicolas Noël (1746-1832), chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu de Reims.

8 Guillaume Dupuytren (1777-1835), nommé premier chirurgien par Charles X en 1824.

9 Louis-Antoine d'Artois, duc d'Angoulême (1775-1844), dauphin de Viennois à la mort de Louis XVIII en 1824 et futur Roi Louis XIX (1836-1844).

10 Louis-Philippe, duc d'Orléans (1773-1850), et Louis-Henri-Joseph, duc de Bourbon, prince de Condé (1756-1830).

11 Comme aux sacres précédents, Charles X fit dire une neuvaine à saint Marcoul. C'est l'abbé de Pontevez, aumônier par quartier, assisté d'un autre chapelain du Roi, qui en fut chargé.

12  Le Domine salvum fac regem.

13 Marie-Thérèse-Charlotte de France, Madame royale (1778-1851), fille de Louis XVI.

14 Marie-Caroline-Ferdinande-Louis, princesse de Deux-Siciles (1798-1870), fille de François Ier de Bourbon, Roi des Deux-Siciles, épouse de Charles-Ferdinand d'Artois, duc de Berry (1778-1820), second fils de Charles X.

15 Louise-Marie-Thérèse d'Artois (1819-1864), future régente de Parme, et Henri-Charles-Ferdinand-Marie-Dieudonné d'Artois, duc de Bordeaux (1820-1883), et futur Henri V (1844-1883).

16 Après avoir quitté l'hospice, Charles X se rendit à la basilique Saint-Remi afin d'y vénérer les reliques du saint.

 

 

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Grande Entrée de Charles X à Paris au retour du sacre.

 

A  N  N  E  X  E

 

PROCÈS-VERBAUX

 

Nous soussignées Françoise Menu, dite en religion sœur Marie, supérieure des sœurs hospitalières de l’hôpital de Saint-Marcoul, et Marie Antoinette Lecareux, dite sœur Rosalie, assistante et économe, après avoir consulté celles de nos sœurs chargées spécialement du pansement des malades guéris par la suite du toucher de Sa    Majesté Charles dix, et avoir nous-mêmes visité de nouveau ces malades, de la guérison desquels nous nous étions assurées différentes fois depuis cette heureuse époque, certifions,

 

  1. Que le nommé Jean-Baptiste Camus, âgé de cinq ans et demi, admis à l’hospice le huit avril mil huit cent vingt- trois, à l’âge de trois ans, nous avait été avant son admission souvent apporté par sa mère pour recevoir les conseils et les remèdes propres à la guérison d’une humeur scrofuleuse qui s’était manifestée peu de jours après sa naissance, que malgré les soins qui lui ont été donnés avant et depuis son admission, quatre plaies qu’il avait au bras peu de jours avant le toucher de Sa Majesté semblaient faire craindre un accroissement à son mal; qu’aussitôt après  elles donnèrent des espérances de guérison qui se trouvèrent bientôt confirmées. Nous croyons devoir ajouter que voulant laisser exister un cautère au même bras, établi depuis dix-huit mois, nous fûmes forcées de la discontinuer attendu la guérison du cautère et des plaies scrofuleuses.

 

2. Que Marie Clarisse Faucheron, âgée de douze ans, admise le vingt-trois novembre mil huit cent vingt-quatre, ayant une plaie scrofuleuse à la joue depuis l’âge de cinq ans, a été parfaitement guérie dans la quinzaine qui a suivi le toucher.

 

  1. Que Suzanne Grevisseaux, âgée de onze ans, admise le dix novembre mil huit cent vingt-quatre, dès l’âge de deux ans nous fut présentée par sa mère, et depuis à différentes époques, pour recevoir des médicaments, que lors de son entrée à la maison elle avait autour du col et à la partie supérieure de la poitrine cinq plaies, qui s’étaient fermées peu de temps avant le toucher du roi, mais avaient été remplies par des tumeurs scrofuleuses qui nous laissaient la crainte de les voir se rouvrir, qu’aujourd’hui, il n’existe ni plaies ni humeurs et que la guérison est parfaite
  2. Marie Élisabeth Colin, âgée de neuf ans, entrée le quatorze octobre mil huit cent vingt-trois, attaquée d’une humeur scrofuleuse autour du col avait, avant le toucher du Roi, plusieurs plaies qui sont parfaitement guéries.
  3. Que Marie Anne Mathieu, âgée de quinze ans, admise le vingt-six juin mil huit cent vingt et un, est parfaitement guérie de tumeurs scrofuleuses qui étaient fort considérables à l’époque du sacre, que l’engorgement a sensiblement diminué après le toucher du Roi, qu’il n’existe plus en ce moment et qu’elle est en outre parfaitement guérie d’une plaie aussi fort considérable au côté gauche du col.

 

Nous certifions en outre que l’état actuel de ces malades guéris peu de temps après le toucher de Sa Majesté ne nous laisse pas la crainte que le mal ait quitté la place qu’il occupait pour partie du corps, en foi de quoi nous avons dressé la présente attestation dont nous avons différé jusqu’à ce jour la rédaction afin de mieux constater les guérisons.

 

Le présent procès-verbal a été lu à notre communauté, et adopté à l’unanimité, elle a ensuite décidé qu’il en serait fait une double expédition dont l’une serait adressée à Monseigneur de Latil, archevêque de Rheims, la seconde à Monseigneur le cardinal Grand Aumônier, et l’original déposé aux archives de la maison et ont deux sœurs signé avec nous au nom de la communauté.

 

Rheims, ce huit octobre mil huit cent vingt-cinq.

Sœur Marie, supérieure,

Sœur Rosalie, assistante économe,

Sœur Célinie,

Sœur Agathe.

________________________________________

 

Je soussigné prêtre, chanoine honoraire de l’église métropolitaine de Rheims, chapelain de l’hôpital de Saint-Marcoul de ladite ville, certifie que la déclaration faite et exprimée ci-dessus par nos chères sœurs supérieure, économe et autres, hospitalières composant la communauté des sœurs hospitalières de saint-Marcoul, est conforme à la plus exacte vérité; que j’ai moi-même examiné et reconnu les plaies guéries et cicatrisées des individus désignés dans leur dite déclaration ou procès-verbal, et que lesdits individus sont du nombre de ceux dudit hôpital que j’eus l’honneur de présenter successivement à Sa Majesté Charles dix, lorsqu’elle voulut bien leur accorder la grâce d’être touchés de sa main royale le lendemain de son sacre.

 

Rheims ce huit octobre mil huit cent vingt-cinq. Delaumois, chan. hon. chap. de saint-Marcoul.

 

______________________________________

 

Je soussigné docteur chirurgien et médecin de l’hospice de scrofuleux (depuis 56 ans), certifie avoir scrupuleusement examiné les plaies de cinq dénommés ci-dessus, avant leur entrée à l’hospice, et avoir reconnu et constaté par un certificat nécessaire pour leur admission, qu’elles étaient indubitablement toutes de nature scrofuleuse. Je certifie de plus que les plaies de chacun de ces cinq individus sont depuis deux et trois mois, guéries ; et qu’il n’a été employé pour leur guérison que le traitement habituellement en usage. J’atteste en outre qu’ils ont tous été touchés par Sa Majesté Charles dix que j’ai accompagnée et suivie de très près depuis le premier attouchement jusqu’au dernier.

 

Rheims ce 8 septembre 1825

 

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06/03/2017
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