L'Ami de la Religion et du Roi

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Discours et messages du Prince


Message de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, à l'occasion de la fête de Saint Louis, 25 août 2016

Jeudi 25 août 2016,
Fête de Saint Louis, Roi de France, céleste protecteur de la Confrérie Royale.

 

 

Quelle consolation et quel magnifique encouragement de recevoir, en cette fête de Saint Louis, le message que Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, aîné des Capétiens, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, adresse en ce jour à tous les Français !
Nous ne pouvons que souhaiter la diffusion maximale de ce texte en tous points remarquable - qu'il faut lire, relire, approfondir et méditer - , dans lequel nous nous sommes permis d'imprimer en caractères gras les passages qui nous semblent les plus percutants.

 

Bonne et belle fête de Saint Louis à tous !

 

Bonne et belle fête surtout à notre Roi légitime !
Vive le Roi !

 

Mgr le duc d'Anjou de jure Louis XX

 

 

Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou,
de jure Sa Majesté le Roi Louis XX.

 

Mes chers compatriotes,

 

La date du 25 août, fête de la Saint-Louis, mon aïeul et mon saint patron et aussi le modèle largement reconnu de la sagesse en politique, m’offre l’occasion de m’exprimer. Je n’ai pas voulu le faire au moment où les dramatiques événements de l’été se sont produits car ma voix aurait peu apporté à ce qui fut dit alors. La compassion devant les victimes s’imposait et continue à s’imposer car les conséquences de ces attaques barbares sont loin d’être terminées ; les encouragements aux forces de sécurité et de secours ou aux équipes de soins s’imposaient elles-aussi et s’imposent encore devant l’ampleur du mal. Mais au-delà ? Que pouvait-on dire devant l’horreur des actes commis ? Les assassinats aussi monstrueux que lâches, d’êtres innocents, n’ont jamais aucune justification et les commettre au nom d’une religion encore moins. Fanatisme et politique n’ont jamais fait bon ménage. L’histoire nous le rappelle.

 

Or c’est justement au nom de l’histoire, mais sans nostalgie et dans un souci d’avenir meilleur, que je peux apporter quelque chose, au moment où la France, mon pays, subit une grave crise. Il me semble que les seuls remèdes politiques habituels ne suffiront pas à conjurer les dégâts et la profondeur du mal. Vu avec le recul des siècles et surtout l’expérience que cela donne, le mal qui atteint la France me parait double. Il y a d’abord une guerre de civilisation, déclarée par un ennemi plus ou moins visible et insidieux, et que désormais les gouvernants semblent enfin désigner par son nom mais, surtout, une très profonde et grave crise morale ou d’identité, sorte de cancer de l’intérieur qui nous affaiblit tout autant, peut-être même davantage, que l’ ennemi désigné.

 

De la guerre qui est menée à la France, à l’Europe, à la Chrétienté, que dire ? Accepter de mettre un nom sur les choses et donc les qualifier est déjà le meilleur moyen pour combattre. L’ennemi identifié, il s’agit de concevoir et de mettre en œuvre une politique étrangère et une politique intérieure qui répondent aux intérêts de la France et de l’Europe chrétienne dont nous sommes solidaires. Il s’agit ensuite d’avoir une stratégie et une tactique. Je ne doute pas que l’une et l’autre soient à la portée de nos gouvernants quels qu’ils fussent, s’ils acceptent de se remettre en cause, de se donner les moyens de la lutte et de faire confiance aux spécialistes. Faire parler la raison plus que le sentiment et l’idéologie. La France a toujours su mener les combats, ses forces armées sont reconnues par tous et partout, et le pays entier trouvera l’énergie nécessaire pour les soutenir. Déjà, force est de constater que de saines réactions ont commencé à apparaître.

 

La crise morale est plus grave. Les causes internes sont toujours plus complexes à combattre que les ennemis déclarés. Elles le sont notamment parce qu'elles ont souvent des origines plus profondes, plus lointaines. Mais l’histoire dont par ma naissance je suis en quelque sorte le représentant comme héritier et successeur des souverains qui, patiemment, siècle après siècle, ont façonné la France, l’histoire montre que les crises de conscience ne sont pas insurmontables. C’est même souvent de l’épreuve et de la rupture avec des habitudes passées qui endorment plus qu’elles ne font progresser, que la France s’est constituée. Dès l’origine ! Epreuves et rupture, avec Clovis qui fait passer la Gaule du rang de province romaine à celui de royaume libre et autonome ; épreuves et rupture avec la renaissance carolingienne ; puis avec le renouveau de la souveraineté au XIIIe siècle, celui de Bouvines et de Saint Louis ; et je continue avec le renouveau d’après la guerre de Cent ans qui avait pourtant laissé la France exsangue et quasi à la merci d’une dynastie étrangère. Que dire de la Renaissance qui a suivi le désastre de Pavie, de celle d’après les Guerres de Religion ou encore du sursaut admirable de tout le pays dans les premières années du XVIIIe siècle alors que Louis XIV devait faire face à une Europe une nouvelle fois coalisée. Oui, il y a un ressort très français qui veut que notre pays même malmené, même quasiment abattu, ne capitule pas.

 

Ces sursauts proviennent de la nature très particulière de la France. Ce n’est pas un état comme les autres. Le pouvoir ne s’y confond pas avec la force. La France a toujours reposé sur ses familles, sur des communautés d’intérêt, sur un état de droit mis en place alors que l’Europe connaissait encore régime féodal et droit du plus fort. Si la France présente cette spécificité cela lui vient de ses origines. Clovis, ne fut pas seulement le premier des rois, mais ce fut surtout le premier des rois chrétiens. Ainsi dès l’aube de la civilisation française il y avait, venant couronner au sens propre comme figuré le pouvoir, une transcendancePolitique et mystique allaient de pair. Jamais le roi ne fut un monarque tout puissant. La royauté française a toujours été vécue comme un service, imposant des devoirs garantis par Dieu. Au-dessus du roi il y avait toujours la nécessité de conserver les préceptes de l’évangile qui sont aussi ceux du droit naturel : respect de la personne humaine, respect de la famille. La France a mérité le titre de « Fille aînée de l’Eglise », parce que plus que toute autre nation, elle a su mettre ses devoirs avant ses droitsElle a puisé dans la religion une éthique qui donnait à la politique une autre dimension. Ainsi, elle devint un modèle.

 

Certes cela a pris des contours bien différents selon les âges, mais le principe a toujours subsisté ; certes il y a eu parfois de mauvaises politiques mais justement reconnues comme telles. Mais l’histoire nous enseigne aussi qu’il y a des limites à ne pas franchir, des principes non négociables : la souveraineté de l’état, le primat du bien commun contre les intérêts particuliers, les libertés notamment collectives pour garantir les particularismes hérités de l’histoire des lieux, etc.

 

L’histoire nous apprend aussi et surtout qu’un peuple est grand quand il a des motifs de partager une vision commune de sa destinée c’est-à-dire de son avenir ; de donner de lui-même pour des causes qui le dépassent mais qui le font entrer dans l’histoire. Tel est bien ce qui a produit les grands artistes, les grands savants, les grands capitaines et les conquérants ; les gloires nationales que nos livres, nos mémoires, nos chansons exaltaient. Durant longtemps, de l’épopée des grognards de l’Empire au « debout les morts ! » de la Guerre de 14-18, les régimes nouveaux ont continué à évoquer ce récit national. La mystique de la Patrie avait su remplacer l’amour pour le Roi et la Couronne. Mais qu’en est-il actuellement ? Quelle « mystique » est-elle offerte aux jeunes depuis deux ou trois générations ? Celle du consumérisme et du matérialisme ; celle de la culture de la mort ; celle du jeu et du moindre effort, celle de la toute-puissance de l’argent. Depuis des décennies ont été élevés au rang de nouvelles valeurs l’individualisme, l’abandon de la notion de service et de sacrifice, le relativisme, l’immanence et, comble, la négation des épisodes glorieux de notre histoire dont il faudrait s’excuser ! Tout cela a détruit peu à peu les fondements de la société qui n’a plus su intégrer ceux qui frappaient à sa porte et qui, surtout, a ôté tout souhait et désir de s’intégrer à la France devenue plus un contre-modèle qu’un modèle.

 

Il me semble que la cause première de ce triste état des lieux est avant tout l’abandon des repères notamment religieux par notre pays c’est-à-dire ces limites sans lesquelles les libertés ne sont plus que des licences dangereuses tant pour l’homme que pour la société. Ainsi, en un peu plus de deux siècles a été porté profondément atteinte à notre identité, française et chrétienne. Les repères perdus, l’avenir est difficile à construire ! Aussi, nourrie de bonnes intentions comme le prétendent ses partisans, la laïcité républicaine n’en est pas moins un leurre. Elle nous coupe en réalité de nos racines séculaires et le vide idéologique laisse la place à toutes les idéologies mortifères.

 

Les jeunes ont besoin de grandeur, besoin d’espérance. Une société qui désespère et désenchante sa jeunesse n’a plus sa place. Il faut revenir de cet esprit d’abandon. Il faut retrouver enthousiasme, désir de se dépasser et, surtout, volonté. Retrouver la ferveur de Bouvines et de Patay, celle que montrent les champions sportifs prenant exemple sur les saints ou les militaires. Offrir des perspectives qui présentent leur part de gratuité et de grandeur. Ces occasions ne manquent pourtant pas aujourd’hui où les combats à mener sont nombreux : ceux pour redonner à la vie humaine sa place avec ses multiples facettes depuis l’éthique oubliée dans les états riches jusqu’aux problèmes de malnutrition dans les pays pauvres ; ceux pour rendre notre planète plus durable après qu’elle a été souvent saccagée par l’inconscience de plusieurs générations ; ceux pour faire accéder le plus grand nombre à l’instruction sans laquelle il n’y a pas d’échanges possibles entre les hommes. Savoir se parler et pouvoir se comprendre !

 

Redonner le goût du bien commun et se souvenir que la France est d’abord une communauté forte de son identité façonnée par ses racines gréco-latines et chrétiennes.

 

Heureusement, bon nombre de jeunes l’ont retrouvé d’eux-mêmes dépassant les faux maîtres qui les trompaient plus qu’ils ne les formaient. Depuis plusieurs années on les voit veiller sur leur pays ; retrouver les fondamentaux de la philosophie notamment politique, renouer avec les valeurs du don, de la gratuité sans lesquelles il n’y pas de bien commun possible. On les voit surtout retrouver le sens de la famille et de la vie sur lequel ils assoient leurs perspectives d’avenir. Le monde appartient aux jeunes et à ceux qui donnent du sens à leur vie. L’histoire de France nous l’enseigne.

 

J’ai voulu le rappeler car, en invoquant l’aide de Saint-Louis, mon aïeul, mais aussi celle de tous les saints et saintes de France, si nombreux, et en n’oubliant pas le dernier d’entre eux, le père Hamel, mort en martyr pour sa Foi, je crois plus que jamais en mon pays et en son avenir.

 

Louis de Bourbon, duc d'Anjou.

 

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- Prières et litanies en l'honneur de Saint Louis ici


25/08/2016
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« Que la ferveur de vos prières contribue à protéger la France ».

Nous avons l'immense joie de vous transmettre le message particulier que Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a adressé aux pèlerins de l'Union des Cercles Légitimistes de France et de la Confrérie Royale présents au Puy-en-Velay , ces 4 et 5 juin, à l'occasion du Grand Pardon de cette année 2016.

 

Le message, communiqué par le Secrétariat du Prince au Président de l'UCLF a été lu par ce dernier au groupe des pèlerins avant que ceux-ci ne commencent leur démarche jubilaire, ce qui était bien propre à stimuler la ferveur de leur prière.
Au-delà de ceux qui étaient présents aujourd'hui au Puy-en-Velay, ce message touche aussi tous ceux qui, étant empêchés d'être physiquement présents, nous étaient unis par la prière.


Membres de cette Confrérie de prière à l'intention de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon et pour la France, nous retiendrons particulièrement dans ce message (dont nous nous sommes autorisés à mettre en caractères gras quelques passages particulièrement importants) la conviction exprimée par notre Souverain légitime que la prière, aujourd'hui comme jadis, est un moyen très important - et même fondamental - pour travailler au bien temporel et spirituel de notre France...

 

Pèlerinage légitimiste au Puy - message du Prince 4 juin 2016.jpg

 

Message de Monseigneur le duc d'Anjou
adressé au Président de l’UCLF
à l’occasion du pèlerinage jubilaire au Puy-en-Velay

 

(4 et 5 juin 2016)

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Chers Amis,

 

Vous m’aviez invité à votre pèlerinage jubilaire au Puy et je vous en remercie.
A défaut de pouvoir être présent parmi vous, je suis là par la pensée et mes prières accompagnent tous ceux qui accomplissent ce geste immémorial de dévotion.

 

En cette année 2016, alors qu’un tel Jubilé ne se reproduira que dans 141 ans, je mesure toute l’importance de cet acte.

 

Je la mesure d’autant plus que pour tous mes prédécesseurs, les Rois de France au souvenir desquels votre association est si attachée, venir ici, au Puy, a toujours été la marque d’un renouveau profitable à tout le royaume.

 

La venue de Charles VII, par exemple, implorant le secours de Notre-Dame pour sauver son royaume, demeure en ce sens un symbole marquant. Il est encore plus parlant en cette année où la présence de Jeanne d’Arc est si manifeste. Elle-même envoya sa mère la représenter au jubilé de 1429, convaincue que sa mission de renaissance du pays, alors, presque tout abandonné aux mains étrangères, passait par l’intercession miraculeuse de la Vierge du Puy.

 

Or ce renouveau n’est-il pas toujours d’actualité dans notre société si déchirée et inquiète ? Un vieux monde né à la fin du XVIIIe siècle disparait et un monde nouveau retrouvant le sens de la transcendance et de l’unité est en train de se mettre en place. Le Saint-Père l’appelle de ses vœux dans tous ses récents écrits. Les jeunes y contribuent grandement par leur action et leur engagement pour une société redonnant au bien commun toute sa réalité. Beaucoup ont, justement, placé leur espérance dans le pèlerinage jubilaire du Puy.

 

Vous prierez durant le vôtre pour qu’un monde renaissant aux valeurs de la tradition de nos pères puisse redonner à la France et le sens de sa grandeur, et l’esprit de sa mission civilisatrice pour l’ensemble des nations et la puissance des grâces de son baptême.

 

Pour tout cela soyez remerciés.

 

Et que la ferveur de vos prières contribue à protéger la France.

 

Louis, duc d’Anjou.

 

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Les pèlerins au sortir de la cathédrale du Puy-en-Velay
à la fin du parcours jubilaire.


04/06/2016
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Saint Louis est intimement lié à la France qu'il protège.

Ce dimanche 8 mai 2016, en fin d'après-midi, Monseigneur le duc d'Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, s'est rendu à Poissy à l'occasion de la cérémonie marquant la restauration de la statue de son aïeul et céleste protecteur, Saint Louis : cette statue avait fait l'objet d'un acte de vandalisme l'année dernière, une souscription a permis sa restauration.

A cette occasion, qui coïncidait avec la fête nationale de Sainte Jeanne d'Arc, le Prince a prononcé les paroles suivantes :

 

 

Louis XX à Poissy 8 mai 2016.jpg

Déclaration de Monseigneur le Duc d'Anjou

le 8 mai 2016

 

à l'occasion de la réinstallation de la statue restaurée de saint Louis
dans la Collégiale de Poissy :

 

J’ai souhaité être présent pour la réinstallation de la statue de saint Louis qui avait été brisée l’année même où de nombreuses villes de France commémoraient la naissance de Louis IX, le saint roi.

Le symbole était trop fort pour que ne soit pas perçu dans cet évènement quelque chose qui le dépasse. Qui nous dépasse !

 

Saint Louis, né en 1214, il y a donc maintenant un peu plus de huit siècles, demeure le modèle du bon gouvernant. Dans ses diverses actions, dans ses écrits, il a toujours montré que le devoir des rois était tout entier contenu dans le service qu’ils pouvaient assurer vis-à-vis de leurs sujets.

Cela s’est traduit en termes de justice qu’il réforma pour une meilleure adéquation entre la sentence et la faute ; de fiscalité qu’il voulut rendre plus juste et mieux ordonnée au bien commun ; de préoccupations sociales vis-à-vis des plus pauvres ou des malades.

Il ne nous appartiendra pas de rappeler ses mérites que le peuple a tout de suite reconnus au point de vouloir en faire un saint dans des délais très courts.

Au-delà de sa personne et de son action humaine, il y a en effet l’intercesseur entre les hommes et Dieu qui est honoré sur les autels de centaines de cathédrales, églises et chapelles placées sous son patronage.

Oui, ce saint est intimement lié à la France qu’il protège.

Il était donc important qu’il soit encore mieux vénéré dans cette église de Poissy où il fut baptisé et où sa statue a toute sa place. Celle-ci ne pouvait pas disparaître, fracassée par une main iconoclaste. Ainsi dès que j’ai su qu’elle avait été brisée alors que par deux fois, quelques semaines avant, elle avait accompagné ma démarche d’hommage à mon saint aïeul, j’ai demandé que soit mis en œuvre ce qui était possible pour replacer l’effigie de saint Louis dans son église.

L’Institut de la Maison de Bourbon, organisme culturel reconnu d’utilité publique, permet de répondre à de tels besoins et il a pu ouvrir une souscription à laquelle ses membres ont largement répondu, ainsi que ceux d’autres associations, elles aussi sollicitées. Je les remercie toutes.

Le mécénat est nécessaire dans un pays qui conserve de nombreux témoignages de son passé mais qui est confronté aussi, souvent, à leur triste état et même, parfois, malheureusement à leur abandon. Mais sans doute la création d’une nouvelle statue aurait-elle dû être envisagée sans le talent, la patience et tout l’art de Pierre-Charles Mouterde qui a su, parmi les centaines de débris épars, reconnaître chaque morceau et reconstituer l’œuvre. Ainsi cet objet de foi des générations passées continue, au présent, à soutenir la dévotion des fidèles. Beau symbole chrétien d’unité des générations qui ne forment qu’une famille. Symbolique forte, à l’image de celui qui fut autant un grand roi sur terre qu’un grand saint au ciel.

Remercions donc le Père Courtois, d’avoir pu organiser cette cérémonie. La date choisie, qui est celle de la fête nationale de Jeanne d’Arc, n’est pas un hasard. Elle permet de se rendre encore mieux compte qu’en France la foi et l’attachement aux valeurs chrétiennes sont les meilleurs fondements de la vie publique. Qu’à l’occasion de la restauration de la statue du souverain né et baptisé à Poissy, saint Louis et sainte Jeanne d’Arc protègent notre Patrie et lui rappellent sa mission.

 

Louis, duc d’Anjou

 

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09/05/2016
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Allocution de Monseigneur le duc d'Anjou à Argenteuil à l'occasion de son pèlerinage auprès de la Sainte Tunique de Notre-Seigneur

Voici le texte de l'allocution prononcée par Monseigneur le duc d'Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, à l'occasion de son pèlerinage à la basilique Saint-Denys d'Argenteuil, ce vendredi 1er avril 2016, à l'occasion de l'ostension solennelle de la Sainte Tunique sans couture de Notre-Seigneur (nous nous permettons de mettre en caractères gras les passages qui nous paraissent les plus importants).

 

 

Louis XX à Argenteuil le 1er avril 2016.jpg

 Le Prince Louis à genoux dans la basilique Saint-Denys d'Argenteuil
le 1er avril 2016
lors des cérémonies d'ostension de la Sainte Tunique sans couture de Notre-Seigneur.

 

 

J’ai souhaité, à l’occasion de cette ostension exceptionnelle, pouvoir vénérer à mon tour, la Sainte Tunique conservée dans la basilique d’Argenteuil. 

 

Depuis le recueil de cette insigne relique par Charlemagne, qui l’a reçue de l’Impératrice Irène de Constantinople, nombreux furent les Rois de France, mes ancêtres, qui vinrent l’honorer.
Les annales ont retenu notamment Louis VII dont le règne marque la première ostension dont on ait la trace ; Saint Louis dont la dévotion était si grande qu’il acquît les reliques de la Passion et fit construire pour elles la Sainte-Chapelle ; François 1er sous le règne duquel eut lieu une grande procession réunissant la Couronne d’épines et  la Sainte Tunique. Henri III et Louis XIII vinrent aussi s’y recueillir, ainsi qu’à la suite de Blanche de Castille, les Reines Catherine et Marie de Médicis et Anne d’Autriche.

 

Au-delà de l’importance de la Sainte Tunique, relique permettant aux fidèles de renforcer leur foi en offrant à leur vénération un objet qui les relie directement au Christ, l’ostension suscite une communion comme peu d’évènements en produisent.

Publique, elle permet à tout un peuple de s’associer dans une même prière.
Il y a là un symbole très fort. Les ostensions permettaient à des dizaines de milliers, des centaines de milliers de Français, d’être réunis autour du Souverain pour un acte commun.

 

Cette année ce seront entre 250 000 et plus de un demi-million de personnes qui participeront à cette présentation solennelle.
Quel symbole pour notre époque ! 
Un des évènements majeurs de l’année sera religieux. Voilà qui remet bien des idées en place. Dans une société laïcisée dans laquelle certains voudraient n’attribuer à la religion qu’une dimension personnelle et individuelle, il est important de donner l’occasion d’exprimer leur foi et leurs convictions à de nombreux fidèles  dans un esprit d’unité. 

 

Plusieurs Evêques et Cardinaux, et il me plaît tout particulièrement à cette occasion de saluer Son Eminence le Cardinal Philippe Barbarin, Primat des Gaules,  se succèderont durant ces deux semaines, pour présider les cérémonies. La présence de tous renforce le caractère universel de l’ostension de 2016.

 

Il me paraissait important à la fois comme chrétien et comme héritier des Rois mes prédécesseurs, d’y participer, dans le même élan de partage avec le plus grand nombre, d’une foi commune dans laquelle la France puise son identité et sa grandeur.

 

La Messe du 1er avril est célébrée par son Excellence Monseigneur Luc Ravel, évêque Aux Armées, aux intentions de la France.
Dans ma position d’héritier de la dynastie qui a fait la France, j’ai tenu à m’y associer souhaitant ainsi continuer à inscrire cette ostension de 2016 dans une tradition plus que millénaire.

 

Je remercie tout particulièrement Son Excellence Monseigneur Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise, d’avoir pris l’initiative de permettre cette ostension exceptionnelle, pour les 150 ans de l’édification de la nouvelle basilique Saint-Denys, les 50 ans de la création du Diocèse du Val d’Oise, et l’année de la Miséricorde. 

J’associe à mes remerciements l’ensemble des équipes paroissiales si dévouées.
Enfin j’adresse toutes mes félicitations au Père Cariot, recteur de la basilique, pour son rôle majeur dans l’organisation de ces cérémonies et la  restauration exemplaire de la sainte relique.

 

Qu’en cette occasion qui nous permet de toucher jusqu’au plus profond du mystère de notre foi catholique et de notre histoire de France, Saint Louis et Saint Denis, Intercèdent afin que la France poursuive sa mission, si essentielle pour toute l’humanité, de fille aînée de l’Eglise.

 

Louis, duc d’Anjou

 

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02/04/2016
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