L'Ami de la Religion et du Roi

L'Ami de la Religion et du Roi

R.I.P.


Memento : Abbé Christian-Philippe Chanut (+ 17 août 2013)

Ce 17 août 2016 marque le 3e anniversaire du rappel à Dieu de Monsieur l'Abbé Christian-Philippe Chanut que beaucoup d'entre nous ont rencontré, connu, apprécié...

 

Monsieur l'Abbé Chanut était né le 7 août 1948 : il était âgé de 65 ans et 10 jours lorsque la maladie l'a emporté. Depuis 1979 et jusqu'à sa mort, il a été l'aumônier de feu le Prince Alphonse de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Alphonse II, puis de son fils, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, de là le titre de Grand Aumônier de France que nous lui donnions de manière habituelle.

 

memento de Monsieur l'abbé Chanut.jpg

 

Nous ne voulons pas faire de cette notice un exposé biographique, nous voulons simplement rappeler par ces modestes lignes la pieuse mémoire de celui qui fut à la fois un digne serviteur de Dieu et un authentique serviteur de nos Princes légitimes, et rappeler, au jour anniversaire de son trépas, le devoir que nous avons de continuer à prier pour le repos de son âme.

Entres autres, ce mercredi 17 août 2016, une Sainte Messe de Requiem sera célébrée à son intention, à 18 h 15, en l'église de La Fertais-Alais.

 

Oremus :

 

Deus, indulgentiarum Domine : da animae famuli tui Christiani-Philippi, cujus anniversarius depositionis diem commemoramus, refrigerii sedem, quietis beatitudinem, et luminis claritatem. Per Dominum...

O Dieu, Seigneur des miséricordes : accordez à l'âme de Votre serviteur Christian-Philippe, dont nous célébrons l'anniversaire du trépas, le séjour du rafraîchissement, la béatitude du repos éternel, et la clarté de Votre lumière. Par Notre-Seigneur...

 

Site internet permettant de réécouter
les conférences et sermons de Monsieur l'Abbé Chanut ici

 


17/08/2016
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40e anniversaire du retour à Dieu du Généralissime Franco

 
Francisco Franco
 
"20 de noviembre"
Requiem pour le Généralissime
 
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« Generalísimo Francisco Franco, 
Caudillo de España por la Gracia de Dios ».

 

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Testament du Généralissime
 
Au moment où arrive pour moi l’heure de rendre ma vie au Très-Haut et de comparaître devant son Jugement sans appel, je demande à Dieu de m’accueillir avec bonté en sa Présence, car j’ai voulu vivre et mourir en catholique. Mon honneur est dans le nom du Christ, et ma volonté a été constamment d’être un fils fidèle de l’Eglise, dans le sein de laquelle je vais mourir.
 
Je demande pardon à tous, comme je pardonne de tout coeur à tous ceux qui se déclarèrent mes ennemis, sans que je les tinsse pour tels. Je crois et je désire ne pas en avoir eu d’autres que ceux qui le furent de l’Espagne, Patrie que j’aime jusqu’au dernier moment et que j’ai promis de servir jusqu’à mon dernier souffle, que déjà je sais proche.
 
Je veux remercier tous ceux qui ont collaboré avec enthousiasme, désin­téressement et abnégation à la grande entreprise de faire une Espagne unie, grande et libre.
 
Pour l’amour que je ressens envers notre Patrie, je vous demande de per­sévérer dans l’unité et la paix et d’entourer le futur Roi d’Espagne, Don Juan Carlos de Borbón, de la même affection et loyauté que vous m’avez offert et de lui offrir, à tous moments, le même appui de collaboration que j’ai reçu de vous.
 
N’oubliez pas que les ennemis de l’Espagne et de la Civilisation chré­tienne sont en alerte. Veillez, vous aussi, et dans ce but abandonnez, face aux suprêmes intérêts de la Patrie et du peuple espagnol, tout projet personnel.
 
Efforcez-vous d’atteindre la justice sociale et de donner la culture à tous les hommes d’Espagne, et faites de cela votre objectif primordial.
 
Maintenez l’unité des terres d’Espagne, exaltant la riche multiplicité de ses régions, comme source de la solidité de l’unité de la Patrie.
 
Je voudrais, en mon dernier moment, unir les noms de Dieu et de l’Espagne, et vous embrasser tous, pour que nous criions ensemble, pour la dernière fois, sur le seuil de ma mort :
 
Debout l’Espagne ! Vive l’Espagne ! (¡Arriba España ! ¡Viva España !).
 
 
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Au mariage des parents de S.M. Louis XX, dont il est le bisaïeul : Alphonse II et Dona Carmen, fille de la duchesse de Franco.

 

 
De profundis clamavi ad te, Domine, Domine, exaudi vocem meam.
Fiant aures tuæ intendentes in vocem deprecationis meæ.
Si iniquitates observaveris, Domine, Domine, quis sustinebit ?
Quia apud te propitiatio est, et propter legem tuam sustinui te, Domine.
Sustinuit anima mea in verbo ejus, speravit anima mea in Domino.
A custodia matutina usque ad noctem, speret Israël in Domino.
Quia apud Dominum misericordia, et copiosa apud eum redemptio.
Et ipse redimet Israël ex omnibus iniquitatibus ejus.
Requiem aeternam dona eis Domine, et lux perpetua luceat eis.
 

 
V/ A porta inferi.
R/ Erue, Domine, animam ejus.
 
V/ Requiescat in pace. 
R/ Amen.
 
V/ Domine exaudi orationem meam.
R/ Et clamor ad Te veniat.
 
Oremus. 
Quaesumus Domine pro tua pietate miserere famuli tui Francisci : et a contagiis mortalitatis exutum, in aeternae salvationis partem restitue. Per Christum Dóminum nostrum. R/ Amen.

Une Messe de Requiem, suivie de l'Absoute, sera célébrée le vendredi 28 novembre 2015 à 18h30 en la chapelle du Sacré-Coeur (12 rue du Mal Joffre) de Vichy pour le repos de son âme.
(Faites-nous connaître les autres célébrations organisées  à cette occasion)
 
 

20/11/2015
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Evénement

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ATTENTATS ISLAMISTES A PARIS LE 13 NOVEMBRE 2015

 

Deuil France (drapeau).png

130 morts, 350 blessés dont une centaine en état très grave, voici le lourd bilan des attentats islamistes accomplis à Paris ce 13 novembre 2015. L'état d'urgence a été décrété dans tout le pays, et les frontières fermées.

 

Prions pour les victimes... ainsi que pour les coupables : les bourreaux et les irresponsables. Prions pour la France et le Roi de manière plus fervente par le saint rosaire, contre l'islamisme et le laïcisme.

 

 

 Armes de France (en-tête bleu).PNG

 

Communiqué du Secrétariat de Mgr le Duc d'Anjou

 

« Au moment où la lâcheté provoquant l'horreur endeuille Paris et la France toute entière, je fais part de ma profonde émotion. Mes pensées et mes prières vont aux victimes et à leur famille. Aux morts et aux blessés innocents. Aux gardiens de la sécurité et de la santé. Au-delà de la douleur et de l'indignation, face à cet acte de guerre, il appartient à tous d'être responsables et confiants en l’avenir. Comme en d'autres temps troublés, la France retrouvera sa paix et sa grandeur par l'union autour de ce qui a toujours fait sa force et sa constance, ses valeurs, puisées aux sources de son histoire ».  Louis de Bourbon, duc d’Anjou

 

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Pour nous, Chrétiens, à la suite de Monseigneur le Duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, il ne s’agit pas seulement de « penser » mais aussi de prier .

 

Prier : 


1) pour le salut des âmes de ces victimes décédées (car, il convient de le rappeler, Dieu – qui est hors du temps – , en considération des prières faites après l’événement, peut accorder des grâces, notamment en ce qui touche à la conversion, au repentir et au salut éternel, reçues par ces victimes au moment de leur mort) ;

2) pour les blessés, afin de les soutenir et pour leur obtenir des grâces de guérison (physiques, psychologiques et spirituelles) ;

3) pour leurs proches qui portent le poids du deuil ou qui se resserrent auprès de leurs blessés ;

4) pour la France…

 

Vous remarquerez très particulièrement la dernière phrase de ce communiqué qui, malgré sa concision, n’en est pas moins lourd d’un message fondamental : « Comme en d’autres temps troublés, la France retrouvera sa paix et sa grandeur par l’union autour de ce qui a toujours fait sa force et sa constance, ses valeurs puisées aux sources de son histoire ».


C’est bien là, malgré les nécessaires pudeur et sobriété imposées par les circonstances, une manière non équivoque de rappeler a) que la France – de nos jours – a perdu toute grandeur (puisqu’on ne peut retrouver que ce qui a été perdu), et b) que les valeurs qui ont toujours fait la force et la constance de la France ne sont pas les prétendues "valeurs de la république", mais bien les authentiques principes qui ont présidé à la naissance de la France il y a plus de quinze siècles : l’alliance scellée dans les fonts baptismaux de Reims, aux sources de notre histoire.

 

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur

 

 

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Honteux communiqué de l'Etat islamique (clairement antichrétien)

 

"Dans une attaque bénie dont Allah a facilité les causes, un groupe de croyants des soldats du Califat, qu’Allah lui donne puissance et victoire, a pris pour cible la capitale des abominations et de la perversion, celle qui porte la bannière de la Croix en Europe, Paris. Un groupe (…) s’est avancé vers ses ennemis cherchant la mort dans les sentiers d’Allah, secourant sa religion, son Prophète et ses alliés. (…) Allah a conquis par leur main et a jeté la crainte dans le coeur des croisés dans leur propre terre. Huit frères portant des ceintures d’explosifs et des fusils d’assaut ont pris pour cible des endroits choisis minutieusement à l’avance au cœur de la capitale française, le stade de France lors du match des deux pays croisés la France et l’Allemagne auquel assistait l’imbécile de France François Hollande, le Bataclan (…) ainsi que d’autres cibles dans le dixième et onzième arrondissement et ce, simultanément. (…) Le bilan de ces attaques est de minimum 200 croisés tués et encore plus de blessés, la louange et le mérite appartiennent à Allah".

 

 

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Témoignages

 

« L’ambiance était très joviale. Le groupe jouait depuis environ une heure. Ils venaient de dire « On vous aime Paris » et avaient entamé la chanson Kiss the Devil (Embrasse le diable) avec les paroles : I Meet the Devil And this Is His Song (Je rencontre le diable et voici sa chanson) », quand on a entendu très clairement des détonations derrière la porte d’entrée. Célia: «Comme le concert était rigolo, j’ai cru à des pétards et comme je n’aime pas ça, je me suis écartée de Benjamin vers la droite. J’ai reçu un truc dans les fesses, j’ai vu bien plus tard que c’était un éclat de balle ». 
Témoignages dans Le Figaro du 14 novembre 2015.

 

 

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"Il y a quelques semaines, sur une station radiophonique du réseau de la RAI, au cours d'une émission de début d'après midi, un document audio vieux d'un demi-siècle a été retransmis, qui était resté imprimé dans ma mémoire (Robi Ronza est né en 1941). Il s'agissait de la nouvelle publiée le 22 novembre 1963 de l'assassinat du président américain John F. Kennedy, qui avait eu lieu ce jour-là à Dallas. L'annonceur concluait en informant qu'à partir de ce moment, en signe de deuil, la RAI allait suspendre ses émissions (une interruption, qui à l'époque, si je me souviens bien, dura pendant plusieurs heures). C'était encore le temps où la radio et la télévision avaient un monopole absolu en Italie, il n'y avait donc pas de risque qu'un concurrent pût en tirer profit.
 
Faire une telle remarque, cependant, a quelque chose d'anachronique: si la RAI avait eu à l'époque des concurrents, nul doute que ceux-ci auraient fait de même.
 
Ce qui frappe dans cet épisode, c'est qu'il nous fait clairement comprendre combien les médias ont reculé depuis lors en matière de respect pour la capacité de jugement des gens ordinaires, en somme, pour la liberté de chacun d'entre nous. J'avais complètement oublié qu'à l'époque, c'est ce que l'on faisait en cas de grand deuil, mais en écoutant l'émission, ma mémoire s'est réveillée. Et me sont donc revenus à l'esprit les motifs pour lesquels on suspendait les émissions de radio ou transmettait uniquement de la musique classique: c'est parce que l'on voulait laisser aux gens leur espace de réflexion et de méditation personnelle.
 
Aujourd'hui, en revanche, dans de tels cas, les chaînes de télévision et les stations de radio font la course pour se précipiter sur la scène de l'accident, le submergeant sous une avalanche d'images pour la plupart toujours les mêmes, répétées des centaines de fois (contribuant ainsi à disproportionner l'événement), de commentaires improvisés et inutiles, d'anecdotes sans intérêt, de détails tragiques et sans espoir, de paroles de témoins abasourdis pris au piège de journalistes à la chasse aux émotions et ainsi de suite. Selon les cas, au moins pendant un jour ou deux, mais aussi parfois pendant des semaines. Au contraire du silence ou de la musique classique dont il a été question, tout doit servir à éviter le jugement et la réflexion des gens.
 
Les auditeurs de la radio, les téléspectateurs sont considérés et traités non comme des personnes , mais comme des sacs vides à remplir d'émotions par ailleurs de courte durée dont le «précipité» est un désespoir sceptique et impuissant envers la réalité et le monde dans lequel nous vivons.
 
Certes, le noble silence radiotélévisuel d'alors n'est plus possible aujourd'hui. Il me semble toutefois qu'au moins dans des circonstances exceptionnelles, une alternative au bavardage planétaire permanent actuel pourrait être imaginée".

 

Robi Ronza (1er janvier 2013), article opportunément rappelé par Béatrice

 

 

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"2° Habiliter les mêmes autorités à prendre toutes mesures pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature ainsi que celui des émissions radiophoniques, des projections cinématographiques et des représentations théâtrales". 

Alinéa 2 de l’article 11 de la loi de 1955 

 

 

Deuil France (carte).jpg

Requiescant in pace.


15/11/2015
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6e centenaire d'Azincourt

Vendredi 25 octobre 1415 :

Massacre de la fine fleur de la chevalerie française féodale à Azincourt

 

Azincourt.PNG

 

Prions pour nos ancêtres et nos héros tombés lors de la Guerre de Cent Ans, et gardons l'espérance : sainte Jehanne d'Arc avait alors trois ans, et saint Michel la préparerait à la grande épopée de Restauration...

 

À sa mort, en 1380, Charles V «  le Sage » avait laissé un royaume pacifié et prospère. Certes le vieux contentieux territorial avec l’Angleterre restait vivant dans les esprits et de fréquentes escarmouches opposaient Français et Anglo-Aquitains, la Guyenne demeurant, avec Calais, la seule possession anglaise après les reconquêtes de Du Guesclin.
    Le nouveau roi, encore sain d’esprit mais âgé seulement de douze ans,  « gouvernait »  sous l’étroite tutelle de ses oncles qui, en réalité, ne songeaient qu’à nourrir leurs querelles personnelles et à piller le trésor royal : Fouché et Talleyrand en 1815… Les princes rivalisant dans l’art du gaspillage, la société seigneuriale du temps ressemblait un peu à quelque «  Belle Époque » ou « Années folles », inconsciente des dangers qui la guettaient. À vingt ans, Charles VI entendait reprendre les choses en mains mais une première crise de démence le submergea en 1392.
   Les finances du royaume épuisées, on augmenta considérablement les impôts afin de pourvoir aux coûteuses fêtes de l’aristocratie, dans une France qui pouvait aussi se comparer au bas-Empire romain tel que revu par les péplums d’Hollywood. Tandis que les puissants accumulaient les privilèges et se dispersaient en orgies, le peuple étouffait sous la surpression fiscale, les corvées, le mépris, le corset ecclésiastique, débauché au palais mais impitoyable de moralité dans les campagnes, et surtout la rivalité entre deux princes, Philippe II duc de Bourgogne, cousin du roi en tant que fils de Jean II le Bon, et Louis duc d’Orléans, frère cadet du roi. Chacun fut à son tour assassiné par le camp adversaire, le premier en 1404, le deuxième en 1407. Dès lors, le choc de deux ambitions personnelles dériva en guerre civile sur fonds de révoltes provinciales : Armagnacs – car l’épouse du nouveau duc d’Orléans, Charles, venait de cette région – contre Bourguignons ; puis en totale anarchie dévastant le royaume.
     Depuis Londres, Henri V de Lancastre, monté sur le trône en 1413, ne perdait rien des luttes intestines qui affaiblissaient la France et qui, lui, l’incitaient à rêver d’une revanche. Ses préparatifs de guerre surprirent le fantomatique gouvernement de Charles VI. Toutefois, le succès du débarquement anglais et la prise d’Harfleur, afin de s’ouvrir la route de la Normandie, quoique sans réaction française, ne suffirent pas à décider le prudent roi d’Angleterre d’aller plus loin : ses troupes manquaient de vivres et des épidémies les amenuisaient. Il chercha donc à joindre Calais, anglaise depuis 1347, afin de se réembarquer. Entretemps, Charles VI sorti  de son apathie, parvint, tant bien que mal, à rassembler une armée à Rouen afin de couper la route aux Anglais. Judicieuse stratégie : il suffirait de fondre sur le flanc de ces troupes affamées, malades, démoralisées et en considérable infériorité numérique pour «  bouter l’Anglais hors de France. »
   Henri V disposait, au mieux, de 6000 hommes valides (sur 9000) dont 5000 archers. L’armée du roi de France, forte de 18 000 hommes, comptait plus de 4000 chevaliers, censés emporter rapidement la décision par une charge contre des archers à pied, comparable à ce que seraient celles des panzers en 1940 contre des fantassins baïonnette au canon. L’histoire militaire est un éternel recommencement mais avec des résultats souvent contradictoires, d’où les multiples bévues commises par les états-majors.
    Dès l’abord, on comprend que ce qui manquait avant tout au dispositif français, c’était un commandement unique. Le connétable de France, Charles Ier d’Albert, ne possédait pas de véritable autorité sur les grands féodaux soucieux d’étaler leur bravoure sans souci de coordination ou de complémentarité.
     Le jeudi 24 octobre au soir, sous une pluie intense, les deux armées se trouvèrent face à face entre les bois d’Azincourt et de Tramecourt. Henri V, conscient de son infériorité, voulut éviter la bataille et engagea des négociations, proposant notamment de rendre Harfleur et de renoncer à la couronne de France si on le laissait poursuivre sa route jusqu’à Calais. Mais les chevaliers français désiraient violemment en découdre. Il était dix heures du matin. Dans le sol fangeux et détrempé, les chevaliers français s’embourbèrent et reçurent, sans avoir pu atteindre les rangs ennemis, un déluge de flèches qui les désarçonnèrent et  abattirent leurs chevaux. C’est pourquoi, certains historiens militaires regardent Azincourt comme la première bataille moderne, en ce sens qu’elle substituait à la traditionnelle mêlée féodale l’usage des armes à distance. Un peu moins de quarante ans plus tard, la bataille de Castillon, en 1453, confirmerait cette analyse, les flèches étant cette fois remplacées par les boulets de canon des frères Bureau hachant menue la fine fleur de la chevalerie anglaise.
      Les conséquences d’Azincourt furent terribles : l’élite du royaume avait laissé sa vie sur le champ de bataille et la France, désormais privée de cadres et dirigée par un roi qui n’était lucide que durant de brefs moments, semblait devoir achever sa course souveraine le 21 mai 1420 avec la signature du traité de Troyes.
   Et c’est ici qu’intervint la force la Légitimité, avec « le petit roi de Bourges », Jeanne d’Arc, Charles VII à Reims et, finalement, Castillon, qui mit fin à la guerre de Cent-Ans en même temps qu’au Moyen-Âge. 
Daniel de Montplaisir (Source: Vexilla Galliae)

27/10/2015
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1793 - 16 octobre - 2015

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Anniversaire du Martyre de la Reine

 

 

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« C'est dans le malheur qu'on sent davantage ce qu'on est ».

(Marie-Antoinette)

 

« Peu avant que la forme humaine ne se brise, le chef-d’œuvre impérissable est achevé, car à la dernière heure de sa vie, à la toute dernière heure, Marie-Antoinette, nature moyenne, atteint au tragique et devient égale à son destin ».

(Stefan Zweig)

 

 

 

« C'est à vous, ma sœur, que j'écris pour la dernière fois : je viens d'être condamnée non pas à une mort honteuse, elle ne l'est que pour les criminels, mais à aller rejoindre votre frère, comme lui, innocente, j'espère montrer la même fermeté que lui dans ces derniers moments... Je meurs dans la religion catholique, apostolique et romaine, dans celle de mes pères, dans celle où j'ai été élevée, et que j'ai toujours professée. N'ayant aucune consolation spirituelle à attendre, ne sachant pas s'il existe encore ici des prêtres de cette religion, et même le lieu où je suis les exposerait trop, s'ils y entraient une fois, je demande sincèrement pardon à Dieu de toutes les fautes que j'ai pu connaître depuis que j'existe. J'espère dans Sa bonté qu'Il voudra bien recevoir mes derniers vœux... ».

(Marie-Antoinette à Madame Élisabeth, le 16 octobre 1793 à 4h30).

 

> Commentaire de feu le R.P. Jean Charles-Roux.

 

Lys noir.jpg

 
De profundis clamavi ad te, Domine, Domine, exaudi vocem meam.
Fiant aures tuæ intendentes in vocem deprecationis meæ.
Si iniquitates observaveris, Domine, Domine, quis sustinebit ?
Quia apud te propitiatio est, et propter legem tuam sustinui te, Domine.
Sustinuit anima mea in verbo ejus, speravit anima mea in Domino.
A custodia matutina usque ad noctem, speret Israël in Domino.
Quia apud Dominum misericordia, et copiosa apud eum redemptio.
Et ipse redimet Israël ex omnibus iniquitatibus ejus.
Requiem aeternam dona eis Domine, et lux perpetua luceat eis.

V/ A porta inferi.
R/ Erue, Domine, animam ejus.
 
V/ Requiescat in pace. R/ Amen.
 
V/ Domine exaudi orationem meam.
R/ Et clamor ad Te veniat.
 
Oremus.
Quaesumus Domine pro tua pietate miserere famulae tuae Mariae Antoniae : et a contagiis mortalitatis exutam, in aeternae salvationis partem restitue. Per Christum Dóminum nostrum. R/ Amen.
 
 
Encensement-du-catafalque-a-labsoute.jpg

16/10/2015
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Royaume des Deux-Siciles

 

Deuil.PNG

Mort du roi Charles des Deux-Siciles

 

Nous sommes invités à prier pour le repos de l'âme de S.M. Charles de Bourbon-Siciles, qui vient de décéder à Retuerta del Bullaque (Espagne) et a été inhumé ce jeudi 8 octobre au monastère de l'Escorial par décision de S.M. le roi Philippe VI d'Espagne, en présence de LL.MM. Louis XX et Marie-Marguerite.
 
 
 
S.M. le roi Charles de Bourbon-Siciles (1938-2015), Infant d'Espagne, duc de Calabre, comte de Caserte et Chef de la branche aînée du royaume des Deux-Siciles, de l'Ordre de la Toison d'Or (1964), commandant majeur d'honneur de l'Ordre militaire d'Alcantara, président (jusqu'à l'an dernier) du Conseil royal des Ordres militaires, doyen-président du Conseil et Tribunal des Ordres de chevalerie, était le roi de jure du Royaume des Deux-Siciles depuis 1964, date de la mort de son père Alphonse de Bourbon-Siciles. Il avait épousé l'année suivante la princesse Anne d'Orléans, sœur de l'actuel duc d'Orléans. Lui succède leur fils Pierre, duc de Noto, Grand-Maître de l'Ordre constantinien de Saint Georges.
 
 
> Explications dynastiques par Franz de Burgos ici (Vexilla Galliae).
 
Le cercueil de l'Infant était suivi de ses cinq enfants, avec en tête le duc de Noto.
 


LL.MM. le roi Philippe et la reine Laetitia d'Espagne (à droite),

ainsi que LL.MM. Jean-Charles et Sophie, étaient présents. 

 

LL.MM. le roi Louis XX 

la reine et Marie-Marguerite.

 

LL.MM. Jean-Charles et Sophie

avec S.M. le roi Pierre des Deux-Siciles et l'Infante Hélène.

 

S.M. Anne des Deux-Siciles, 

veuve du défunt, et l'une de ses filles.

(Source et source)
 
 
 

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De profundis clamavi ad te, Domine, Domine, exaudi vocem meam.

Fiant aures tuæ intendentes in vocem deprecationis meæ.

Si iniquitates observaveris, Domine, Domine, quis sustinebit ?

Quia apud te propitiatio est, et propter legem tuam sustinui te, Domine.

Sustinuit anima mea in verbo ejus, speravit anima mea in Domino.

A custodia matutina usque ad noctem, speret Israël in Domino.

Quia apud Dominum misericordia, et copiosa apud eum redemptio.

Et ipse redimet Israël ex omnibus iniquitatibus ejus.

Requiem aeternam dona eis Domine, et lux perpetua luceat eis.

 

V/ A porta inferi.

R/ Erue, Domine, animam ejus.

 

V/ Requiescat in pace. R/ Amen.

 

V/ Domine exaudi orationem meam.

R/ Et clamor ad Te veniat.

 

Oremus.

Deus, cui próprium est miseréri semper et párcere, te súpplices exorámus pro anima fámuli tui regis Caroli, quam hodie de hoc sǽculo migráre iussísti : ut non tradas eam in manus inimíci, neque obliviscáris in finem, sed iúbeas eam a sanctis Angelis súscipi, et ad pátriam paradísi perdúci ; ut quia in te sperávit et crédidit, non pœnas inférni sustíneat, sed gáudia ætérna possídeat. Per Christum Dóminum nostrum. R/ Amen.

 

 

 


13/10/2015
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