L'Ami de la Religion et du Roi

L'Ami de la Religion et du Roi

Condamné à mort

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Communiqué

de l’Union des Cercles Légitimistes de France et de la Confrérie Royale

 

17 avril 2018

 

 

« Mon fils a été condamné à mort »

 

« Mon fils a été condamné à mort. Il s'appelle Vincent Lambert, il est père d'une petite fille, il vit, et n'a commis aucun crime. Et pourtant, ce lundi 9 avril 2018, en France, un médecin m'a annoncé que dans dix jours commencerait la lente et longue agonie de mon enfant, qui va mourir de faim et de soif. »

« Mon fils n'a pas mérité d'être affamé et déshydraté. Qui oserait, à cet égard, parler de « mourir dans la dignité » ? »

Madame Viviane Lambert s'oppose à l'arrêt de la nutrition et de l'hydratation de son fils handicapé, décidé par le CHU de Reims. Dans une tribune au Figaro, elle en a appelé directement à Emmanuel Macron.

Comme le lui permet la loi de la république, le CHU de Reims, pour la quatrième fois, s’est prononcé pour un arrêt des traitements de Vincent Lambert, à savoir l’arrêt de son alimentation et de son hydratation. Dans trois jours, le malade ne sera plus alimenté et donc condamné à mort.

Vincent est devenu l’otage malgré lui d’un combat pour la vie. Il est devenu l’emblème d’un enjeu de société.

« Vincent n'est pas en fin de vie. Il n'est pas malade. Il ne souffre pas. […] n'est pas dans le coma, il n'est pas branché. Ce n'est pas une machine qui maintient mon fils en vie. Il respire sans assistance. Il se réveille le matin, et s'endort le soir.[…] Alors qu'il avait perdu le réflexe de déglutition, il l'a retrouvé.

[…] Lors de la procédure collégiale, vingt-quatre spécialistes ont adressé un courrier à l'hôpital de Reims pour indiquer que Vincent Lambert n'est pas en situation d'obstination déraisonnable. S'il faut qu'il meure, ce n'est pas pour sa dignité : c'est par volonté euthanasique. Vincent va être sacrifié pour faire un exemple. Mon fils doit être un cas d'école.

Comme les 1700 personnes porteuses du même handicap que lui, Vincent aurait donc dû être placé dans un service spécialisé pour personnes cérébrolésées. […] Plusieurs établissements qui accueillent des personnes victimes de graves accidents de la route sont prêts à l'accueillir. »

 

Tuer l’innocent est très grave. Le cinquième commandement de Dieu est formel : « Tu ne tueras point ». L’euthanasie directe est un crime.

 

Certes l’individu est une partie qui doit coopérer au bien du tout, mais d’un autre côté, il transcende ce tout par sa dignité de personne et sa destinée éternelle ! Dès lors la société ne peut « se débarrasser des inutiles » sans sombrer dans le totalitarisme qui fait du « tout » le seul absolu.

« C’est pourquoi le médecin méprisera toute suggestion qui lui sera faite de détruire la vie, si frêle et si humainement inutile que cette vie puisse paraître » (déclaration de Pie XII aux médecins chirurgiens, le 13 février 1945).

Nous ne pouvons rester passifs devant une telle décision létale qui, si elle est exécutée, sera suivie, demain, de l’euthanasie de milliers d’autres Vincent Lambert.

Redoublons d’efforts pour rendre à la France le régime qui a fait sa dignité et sa grandeur car il est le seul qui prenne totalement en compte l'ordre naturel voulu par le Créateur et l'ordre  surnaturel établi depuis l'accomplissement du mystère de la Rédemption et qui, de ce fait, puisse assurer la dignité et la grandeur de toute personne humaine.

 

« Pour la monarchie traditionnelle, gouverner, c’est s’appuyer sur les vertus de la France, c’est développer tous ses nobles instincts, c’est travailler sans relâche à lui donner ce qui fait les nations grandes et respectées, c’est vouloir qu’elle soit la première par la foi, par la puissance et par l’honneur » - Henri V, Comte de Chambord (1820/1883).

 

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17/04/2018
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« Dic nobis, Maria : quid vidisti in via ? »

- Dic nobis, Maria : quid vidisti in via ?

- Sepulchrum Christi viventis, et gloriam vidi Resurgentis !
Angelicos testes, sudarium, et vestes.
Surrexit Christus spes mea : præcedet suos in Galilæam.

 

- Dites-nous, Marie (Magdeleine) : qu'avez-vous vu en chemin ?
- J'ai vu le sépulcre du Christ vivant et la gloire du Ressuscité !
Les témoins angéliques, le suaire et les linges.
Le Christ mon espérance est ressuscité : Il précédera les Siens en Galilée.

 

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 Voeux de Pâques à l'adresse des membres et sympathisants

de la

Confrérie Royale

 

Très chers Amis,

 

au terme d'un carême dont j'espère qu'il aura été pour chacun d'entre vous un moment d'intense ferveur et de générosité dans la pénitence et le sacrifice, ces quelques lignes vous retrouveront pour vous souhaiter de belles et joyeuses fêtes de Pâques
A la sainte quarantaine de la mortification et de l'ascèse qui nous a préparés aux célébrations de la Passion, de la mort et de la Résurrection de notre divin Rédempteur, répond maintenant la sainte quarantaine de l'allégresse qui va nous conduire jusqu'au jour de la glorieuse Ascension.

 

Seuls ceux qui ont pratiqué avec générosité les saintes observances du grand carême peuvent finalement goûter en plénitude toute la profonde et sereine sublimité de la joie et de la consolation spirituelle qui fortifient l'âme en ces jours de Pâques.
Pour les autres - les tièdes, les mous, les véléitaires qui ne vont jamais jusqu'au bout de leurs résolutions -, la plupart du temps, ils s'empressent d'oublier la Passion et la Croix qu'ils masquent par des réjouissances superficielles, elles-mêmes vite oubliées et emportées par les tourbillons du monde.
J'espère qu'il n'en est pas ainsi de vous, et que, loin de les occulter, la lumière de la sainte Résurrection de Notre-Seigneur fait resplendir Sa Croix, Sa bienheureuse Passion et Ses Plaies glorieuses, d'un éclat plus grand, dans lequel votre contemplation et votre amour trouvent d'inépuisables délices ! 

 

Les fondateurs de la Confrérie Royale ont vécu ensemble cette Semaine Sainte, avec un petit groupe d'amis, et ils se proposent fermement de recommencer cela d'année en année.

 

Hier, lundi de Pâques 2 avril, avant de se séparer, ils ont eu l'immense joie de chanter une Sainte Messe dans le sanctuaire de la basilique royale de Sainte Marie-Magdeleine, à Saint-Maximin, en Provence.
Les mots ne peuvent exprimer comme il le conviendrait la grâce presque palpable d'une telle célébration auprès des reliques de celle qui fut, après Notre-Dame, la première à voir le Seigneur Jésus ressuscité et fut choisie par Lui pour être, selon l'expression traditionnelle, "l'apôtre des Apôtres".

 

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Prières au bas de l'autel
(Messe au maître-autel de la basilique de Sainte Marie-Magdeleine - lundi de Pâques 2 avril 2018)

 

Quelle émotion spirituelle il y avait à chanter devant ce maître-autel surmonté de l'urne-reliquaire de porphyre offerte par Sa Majesté le Roi Louis XIV, en laquelle sont conservés des ossements de Sainte Marie-Magdeleine, les magnifiques paroles de la séquence pascale : "Dic nobis, Maria : Quid vidisti in via ? - Sepulchrum Christi viventis et gloriam vidi Resurgentis ! Angelicos testes, sudarium et vestes. Surrexit Christus, spes mea, praecedet suos in Galilaeam" (séquence "Victimae paschali").
Et quelle jubilation aussi à se rendre en procession dans la crypte pour y vénérer le chef de celle à laquelle fut tant pardonné parce qu'elle a tant aimé, en chantant "Et Maria-Magdalene, et Jacobi et Salome corpus venerunt ungere. Alleluia ! Et Marie-Magdeleine, Marie-Jacobé et Marie-Salomé vinrent oindre le Corps : un ange assis, vêtu de blanc, annonce à ces femmes que le Seigneur est ressuscité : Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !" (cantilène pascale "O filii et filiae).

 

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Elévation du Corps de Notre-Seigneur
(Messe au maître-autel de la basilique de Sainte Marie-Magdeleine - lundi de Pâques 2 avril 2018)

 

Nous avons bien évidemment demandé à la sainte pénitente devenue si proche du divin Coeur de Jésus, d'intercéder puissamment pour notre France, priant pour que les Français  abandonnent les voies du reniement et du péché, se convertissent et reviennent vers le Sacré-Coeur, faisant ainsi en sorte que le Royaume ne soit plus apostat mais redevienne fidèle à ce que Dieu a voulu pour lui à travers l'institution de la royauté très chrétienne née dans les fonts baptismaux de Reims.

Nous avons aussi prié Sainte Marie-Magdeleine d'intercéder pour notre Roi, Louis XX, afin qu'il corresponde avec toujours plus d'exactitude et de plénitude aux grâces et aux devoirs qui lui incombent du fait de sa naissance. 

 

En présence des reliques de l'une des plus célèbres converties de l'Evangile nous ne pouvions pas nous empêcher de penser à la célèbre prophétie de Saint Pie X au sujet de la France, et nous avons ardemment demandé au Ciel que soit hâté le jour où se réaliseront les paroles du saint Pontife : « Lève-toi, lave-toi des souillures qui t’ont défigurée, réveille dans ton sein les sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, Fille Aînée de l’Eglise, nation prédestinée, vase d’élection, va porter, comme par le passé, Mon Nom devant tous les peuples et devant les rois de la Terre ».

Alors, comme de Marie-Magdeleine au matin de Pâques, on pourra dire du Royaume de France ressuscité : "Dic nobis, Gallia : quid vidisti in via ? - Misericordiam Christi viventis, et gloriam vidi Regis christianissimi omnipotente Deo restituti ! Dis-nous, ô France : Qu'as-tu vu en chemin ? - J'ai vu la miséricorde du Christ vivant et la gloire du Roi Très Chrétien restauré par Dieu tout-puissant !"

 

Ainsi soit-il !

 

Frère Maximilien-Marie,
prieur.

 

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Prière devant le reliquaire du chef de Sainte Marie-Magdeleine
(crypte de la basilique de Sainte Marie-Magdeleine - lundi de Pâques 2 avril 2018)


03/04/2018
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Avec Dieu, des lys peuvent pousser dans un désert.

Avec Dieu, des lys peuvent pousser dans un désert.

Lettre aux membres et amis de la Confrérie Royale
pour le dimanche des Rameaux
25 mars 2018

En cette fin de mois de mars, beaucoup d’événements liturgiques se bousculent. Aujourd’hui même, nous aurions fêté, si nous n’avions pas été au début de la Semaine Sainte, la belle fête de l’Annonciation. Durant tout le mois, nous avons honoré spécialement saint Joseph, père légal de notre Seigneur Jésus-Christ et patron de l’Église universelle. Enfin, le carême s’achève et nous entrons de plain-pied dans le cœur de l’année liturgique où nous allons revivre, dans la foi et la beauté des offices, ces événements fondamentaux pour notre salut que sont la Passion, la mort et la Résurrection de notre Seigneur.

En tant que membres de notre chère Confrérie, nous nous engageons à prier pour la restauration dans ses droits de l’Aîné des Capétiens, afin que celui qui n’est que le « Lieu-tenant » puisse rendre à Dieu son royaume. Comment inscrire cette intention dans cette période si riche liturgiquement et qui nous concentre entièrement sur la Personne divinement aimable de Jésus-Christ ?

S’il nous faut éviter d’entrer dans des analogies hasardeuses ou risquer de verser dans un providentialisme de mauvais aloi, le temps liturgique nous donne néanmoins quelques beaux parallèles à faire, ainsi que des sujets de méditations pour mieux ancrer notre prière et trouver des consolations lorsque nous souffrons de l’incompréhension de notre entourage, y compris parmi les catholiques, souvent déconcertés voire hostiles à notre engagement spirituel en faveur de la Légitimité. Pie XII n’avait-il pourtant pas dit que « la politique c’est, après la prédication de l’Évangile, la plus grande des charités » ? Et quoi de plus naturel pour un catholique français que de garder ou de retrouver la fidélité à ce qui a fait la France chrétienne pendant près de mille ans ?

 

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L’Annonciation : le « fiat » de l’humilité.

 

L’Annonciation, que nous fêterons le 9 avril prochain, est marquée par le « fiat » de Marie. Le sort du monde entier, le salut des hommes, se retrouvaient suspendus aux paroles qu’allait prononcer une jeune vierge de Nazareth. Dans son amour incomparable et sans bornes pour les hommes, Dieu fait passer la Rédemption par le biais de la coopération humaine dans la liberté, alors même que c’est dans un usage dévoyé de cette dernière que nos premiers parents avaient péché. Adam et Eve avaient en effet mangé du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, ils avaient désobéi et s’étaient ainsi érigés en dieux, répondant à la tentation du serpent : « vous serez comme Dieu » (Genèse III, 5).

Marie, tout au contraire, accepte humblement tout ce que vient lui dire l’ange Gabriel : «  voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole » (S. Luc I, 38). Elle vit tout dans la foi, dans cet abandon total à Celui dont nous espérons tout. Certes, exempte de tout péché en sa conception même, Marie vivait continuellement dans l’obéissance et l’amour de son Dieu. Cependant, elle restait absolument libre, et d’autant plus libre qu’elle n’était aucunement soumise à l’esclavage du péché. Elle ne questionne pas Dieu sur son choix la concernant elle, simple jeune fille d’un village dont on disait qu’il ne pouvait rien en sortir de bon. Elle ne demande pas de temps de réflexion, d’assurances. Elle s’abandonne entièrement.

Parfait exemple pour nous de l’humilité et de la confiance en Dieu, telle est l’attitude que nous devons imiter chaque jour dans la confiance sans réserve que nous plaçons en notre Seigneur, quelque soit la tournure des événements.

 

La situation de la France semble désespérée. Le trône et l’autel sont par terre. Dieu nous demande pourtant de continuer chaque jour à combattre, dans la prière et dans l’action. Allons-nous lui demander un temps de réflexion, des assurances ? Non. Disons simplement et humblement : « fiat ».

 

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Le charpentier de la lignée de David.

 

A côté de la figure de notre Mère du Ciel, nous trouvons celle du charpentier de Nazareth, saint Joseph. Quelle étonnante providence ! Qui de nous aurait fait un messie du fils d’un charpentier ? Les voies de Dieu ne sont définitivement pas les nôtres...

Joseph est une figure discrète dans les évangiles. On ne lui prête aucune parole, et sa discrétion n’a d’égal que son humilité et sa chasteté qui en faisaient l’époux le plus digne pour la très sainte Vierge Marie. Cependant, si Joseph était d’humble condition sociale et matérielle, il n’en n’était pas moins d’une lignée royale, membre « de la maison et de la famille de David » (Luc II, 4-5). Dieu accomplit ainsi les prophéties messianiques de l’Ancien Testament, mais non de la manière dont les juifs l’attendaient. Joseph inscrivait Jésus dans cette lignée davidique nécessaire pour l’accomplissement des prophéties. Cependant, ce Messie « Fils de David » vit le jour couché dans une mangeoire, entouré d’animaux et de bergers, et c’est justement dans cette fragilité, dans cette humilité et dans cet abandon extrêmes que se manifestent de la manière la plus profonde la puissance et la miséricorde de Dieu.

 

La monarchie française et chrétienne ne reprend-t-elle pas un peu cette belle image dans le principe d’hérédité et dans l’exclusivité de la couronne ? Le roi vient bien d’une lignée, et c’est l’appartenance à ce sang qui le porte sur le trône. Les peuples de France l’acceptent, quelles que soient les qualités, les richesses et le pauvretés humaines de celui que désignent les Lois fondamentales. En retour, le roi de France ne peut se dérober à ses devoirs. Ils les assument dans l’obéissance et l’humilité, ayant conscience que les honneurs attachés à cette couronne ne sont surpassés que par les devoirs qu’elle lui impose. Voilà pourquoi nous restons fidèles à l’Aîné des Capétiens, quels que seraient ses qualités et ses défauts, son intelligence, son aspect physique, son accent ou ses éventuels handicaps. Nous n’exigeons pas telle attitude, tel discours, tel ton du Prince, en échange de notre dévouement. Nous le recevons et nous l’aimons, d’un amour surélevé par la charité, le plus bel apanage du chrétien.

 

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Du désert à la Résurrection.

 

Aujourd’hui, les « Hosanna » résonnent dans Jérusalem, lorsque le peuple de la ville rend honneur à son Messie, à son Roi. Pourtant, quelques jours plus tard, ce même Roi sera trahi, méprisé, condamné, flagellé, puis cloué sur une croix comme le dernier des voleurs. Pendant le carême, nous nous sommes efforcés de jeûner et de prier avec davantage d’ardeur pour nous libérer du superflu et nous recentrer sur l’Essentiel qu’est le Christ. Aujourd’hui, nous acclamons avec la foule des juifs notre Roi, le Roi des rois. Et nous allons l’accompagner cette semaine dans sa Passion, car nous savons pourquoi, ou plutôt pour qui il est mort. Nous savons que c’est par la Croix qu’il nous a ouvert les portes du Ciel et que c’est par cette même Croix qu’il nous a témoigné de son amour infini pour nous. Enfin, nous savons que, derrière l’ombre de cette Croix, apparaissent déjà les premières lueurs de la Résurrection. Nous allons revivre avec notre Seigneur ce calme matin de Pâques où la création silencieuse se réconciliait enfin avec son Créateur, cette matinée durant laquelle un tombeau vide témoignait de l’incomparable puissance divine et de sa victoire définitive sur le péché et la mort.

 

Nous traversons depuis plus de deux cents ans maintenant le désert du Royaume de France. Le Roi est tombé, sous le couperet mortel de l’homme « se faisant dieu » qui a renié le « Dieu fait homme ». La situation paraît, en effet, sans espoir. La République des droits de l’homme est bien installée et use de toujours plus d’artifices électoraux pour faire miroiter un changement à ceux qu’elle exaspère. Qui pourrait croire à une résurrection ?

Mais avec Dieu, des lys peuvent toujours pousser, même dans un désert sans eau. Car c’est lorsque tout paraît perdu et que notre foi est mise à l’épreuve, que le doigt de Dieu fait irruption dans le cours des événements. « Nous n'étions peut-être pas à Paris dix républicains le 12 juillet 1789 », disait le révolutionnaire Camille Desmoulins. Et nous désespérerions de la Providence lorsque, contrairement aux révolutionnaires, nous nous appuyons sur la puissance de Dieu et non sur nos seules forces humaines ? Peut-être, et même sûrement, les choses ne se passeront pas comme nous l’imaginons, comme nous le voulons. Nous ne savons ni le jour, ni l’heure. Mais nous avons décidé de placer toute notre confiance en Dieu, de nous abandonner entièrement à son bon vouloir. Car nous savons que c’est lorsque que nous sommes faibles que nous sommes forts, selon la belle expression de saint Paul.

Alors oui, lorsque nous seront mus par ces sentiments, par cette conviction, et non par une simple nostalgie comme aime à le dire notre Prince, nous pourrons espérer admirer un jour Reims se parant à nouveau de ses plus beaux atouts, voir la foule se masser dans l’antique cathédrale, et la couronne prête à tomber des mains du pontife telle un couperet de vie. Nous pourrons déjà sentir quelque chose de l’odeur fleurie des arcs de triomphe, du parfum de l’encens du Saint Sacrifice et du baume du chrême et de l’huile de la Sainte Ampoule. Nous pourrons entendre résonner au loin les Te Deum et les serments de jadis, et retentir les « Vivat Rex in æternum ! »

 

Nous verrons alors refleurir les lys.

 

Abbé F. Sauvigny

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23/03/2018
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Deux avis importants et urgents...

- Inscriptions au pèlerinage du Puy : plus qu'une semaine pour vous inscrire !

 

Attention ! A ce jour, 15 mars, il reste moins de 10 jours pour adresser vos inscriptions pour le pèlerinage auprès de Notre-Dame du Puy des 11 & 12 mai au Secrétariat de la Confrérie Royale.
En effet, nous devons impérativement transmettre aux services d'intendance du grand séminaire du Puy-en-Velay les réservations des chambres au début du mois d'avril.
En outre, à partir du samedi 24 mars au petit matin et jusqu'au mardi 3 avril, il n'y aura personne dans les locaux du secrétariat (Semaine Sainte oblige) : débrouillez-vous donc pour que vos courriers d'inscription nous parviennent au plus tard le vendredi 23 mars.

La célèbre citation de Nicolas Boileau "Hâtez-vous lentement" n'a donc pas sa place ici !!!

 

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- Semaine Sainte : il reste deux ou trois places !

 

De quoi s'agit-il ?
De vivre la totalité de la Semaine Sainte (c'est-à-dire depuis le samedi 24 mars, jusqu'au lundi de Pâques 2 avril), en Provence, dans un lieu idyllique, rustique et très au calme, à 20 km de la mer envion, et surtout auprès d'un monastère où sera pratiquée la liturgie latine selon les rites antérieurs à la réforme de 1955, c'est-à-dire selon les rites qui ont eu cours pendant plus de mille ans en Occident (puisque les rites de la Semaine Sainte ont été retouchés sous le pontificat de Pie XII et que la cheville ouvrière de cette réforme fut déjà le Père Bugnini qui oeuvrera ensuite pour l'élaboration de la "nouvelle messe" après le concile V2).
L'hébergement se fait dans un petit mas, dans lequel se trouveront aussi le Prieur de la Confrérie Royale (avec son inséparable Maître-Chat Lully !) et quelques laïcs de confiance, dans une ambiance de simplicité et d'amitié.
Deux prêtres éminents de la Confrérie Royale seront aussi présents à proximité.

Le coût de l'hébergement (9 nuits) reste modique. Les frais de nourriture seront à partager.
Au moment où ces lignes sont publiées, il reste deux places disponibles, éventuellement trois.

 

Les membres de la Confrérie Royale qui souhaiteraient participer et disposer de plus amples renseignements sont invités à se manifester dans les plus brefs délais par courriel : confrerie.royale@yahoo.fr

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L'église du monastère dans laquelle seront célébrés les offices de la Semaine Sainte


15/03/2018
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Programme du 3ème pèlerinage légitimiste au Puy-en-Velay (11 & 12 mai 2018)

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Nota bene : Pour ceux qui arrivent au Puy le jeudi de l'Ascension 10 mai :
18 h ou 18 30 : Sainte Messe (église du séminaire)

Vendredi 11 mai :



Important : Arrivées et installations autant que possible avant 11 h.

11 h Sainte Messe : Messe votive pour le Roi (dans l'église du Séminaire)

12 h 30 déjeuner (séminaire)


14 h : Visites = Le bâton miraculeux de Saint Georges et la chapelle de l'ancienne Visitation, tribunal révolutionnaire pendant la grande révolution.

Conférences 
16 h à 17 h : « Les Rois de France aux pieds de ND du Puy »
17 h 15 – 18 h 15 : « Légitimité & Liturgie »

18 h 30 chapelet [et messe basse]

19 h 30 dîner (séminaire)

20 h 45 à 21 h 30 : conférence : « Marie Leczinska et le culte du Sacré-Coeur »

21 h 45 : adoration silencieuse & confessions
23 h reposition du Saint Sacrement

Samedi 12 mai :



7 h 30 : petit déjeuner 
8 h 45 conférence : « Nécessaire dévotion au Sacré-Coeur dans la Confrérie Royale »

10 h 30 Messe à la cathédrale (chapelle des reliques – Messe votive de l'Annonciation) et réceptions dans la Confrérie Royale.

12 h 30 : déjeuner (séminaire)

Conclusion du pèlerinage – bénédiction par les prêtres - départs


10/03/2018
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Entretien avec le Prieur de la Confrérie Royale

Le site « Vexilla Galliae », en plein renouvellement après un changement de directeur de la publication, de contributeurs et d’esprit profond, a sollicité Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur en sa qualité de Prieur de la Confrérie Royale, pour un entretien, à l’occasion du prochain pèlerinage légitimiste  qu’elle organise auprès de Notre-Dame du Puy (cf. > ici).
Nous remercions Monsieur Loïc Baverel de nous avoir aimablement autorisés à reproduire cette « intervioue » sur les deux blogues de la Confrérie Royale.

 

 

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La bannière de la Confrérie Royale auprès de la Vierge Noire du Puy
lors du pèlerinage légitimiste du grand jubilé du Puy, en juin 2016

 

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Entretien avec le Prieur de la Confrérie Royale


Source > Vexilla Galliae « Entretien avec le Prieur de la Confrérie Royale »

 

Pour la troisième année consécutive la Confrérie Royale organise un pèlerinage légitimiste au Puy-en-Velay. L’occasion pour nous de découvrir, ou de redécouvrir, la Confrérie Royale.
Entretien avec son Prieur, Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

 

VG –  Bonjour Mon Frère, vous êtes le Prieur de la Confrérie Royale. En quelques mots, quel est son objet, son charisme propre ?

 

Fr.Mx.M.
La Confrérie Royale est née de la rencontre providentielle de prêtres et de religieux dont la vocation propre (je parle bien de vocation, c’est-à-dire d’appel divin authentifié par leurs conseillers spirituels respectifs) comporte une mission très spéciale de prière et de service spirituel de la France, en totale conformité avec les desseins particuliers de Dieu sur ce Royaume, et donc – en toute logique – de prière et de service spirituel de son Roi légitime, dans lequel s’incarnent les principes de la royauté capétienne traditionnelle.
Cette royauté traditionnelle, qui est parvenue à un degré d’équilibre et de perfection inégalé sous le règne du Grand Roi, nous en souhaitons ardemment la pleine restauration, car elle seule peut assurer l’avenir et la prospérité de la France, ainsi que le bonheur de ses peuples.
Or cette restauration ne se pourra faire qu’à la suite d’une conversion profonde et générale : en renvoyant à la célèbre formule de Sainte Jeanne d’Arc, je dirais que s’il convient que les hommes d’armes bataillent, il ne faut jamais oublier que c’est Dieu qui donne la victoire. Il est vain d’attendre de Dieu la victoire – et la conversion qui la précédera – si l’engagement militant en faveur de la royauté traditionnelle et les efforts de reconquête des intelligences, des cœurs et des âmes, ne sont pas soutenus par un vrai, profond et solide mouvement spirituel, qui attire sur le Royaume et sur son Souverain légitime toutes les grâces nécessaires à cette restauration.
Conscients que des fidèles laïcs peuvent eux aussi éprouver cet attrait surnaturel à prier spécialement pour le bien spirituel du Royaume et, au premier chef, pour l’Aîné des Capétiens, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, les fondateurs de la Confrérie Royale, laquelle s’adresse en priorité au clergé de France, ont également prévu que des fidèles puissent y être associés.
En résumé donc, l’objet propre de la Confrérie Royale est la prière pour la France et donc très spécialement pour le Prince, son Souverain légitime, dans lequel s’incarnent les principes de la royauté capétienne traditionnelle.

 

VG  -  Quelle est la situation de la Confrérie vis-à-vis de l’Eglise ? Quel statut avez-vous ?

 

Fr.Mx.M.
Composée de prêtres, de religieux et de fidèles de la Sainte Eglise catholique romaine, la Confrérie Royale professe la foi catholique traditionnelle, et dans le cadre de ses activités et pèlerinages célèbre la liturgie latine traditionnelle. De ce fait, la Confrérie Royale est pleinement catholique.
Elle est pleinement catholique même si, pour l’heure, elle ne bénéficie pas d’une reconnaissance canonique particulière, qui n’est ni indispensable ni nécessaire pour exister et pour être catholique. En l’état actuel des choses, ce n’est pas le « label » qui fait la catholicité : on connaît des œuvres ou des mouvements qui bénéficient d’une reconnaissance officielle alors qu’ils sont des instruments de l’apostasie !
La Confrérie Royale est catholique parce qu’elle professe la foi catholique en communion avec tous les pasteurs légitimes de l’Eglise catholique. Le code de droit canonique promulgué en 1983 affirme : « Les fidèles ont la liberté de fonder et de diriger librement des associations ayant pour but la charité ou la piété, ou encore destinées à promouvoir la vocation chrétienne dans le monde, ainsi que de se réunir afin de poursuivre ensemble ces mêmes fins » (canon 215). Cela suffit pour le moment.
Vous savez, il ne faut pas de crispation juridique. Un canoniste qui travaillait au Vatican sous le pontificat de Benoît XVI, m’a dit un jour en substance : « En France, beaucoup de catholiques marchent sur la tête parce qu’ils veulent toujours avoir des autorisations avant de faire exister les choses. Mais ce n’est pas ainsi que le Saint-Esprit a agi dans l’Eglise : le Saint-Esprit suscite des fondateurs et des œuvres. C’est lorsqu’elles se développent que l’Eglise les observe, exerce son discernement et les authentifie, mais pas avant. Imaginez ce qui ce serait passé si Saint Benoît et Saint François, par exemple, avaient commencé par demander des autorisations : nous n’aurions jamais eu ni bénédictins ni franciscains ! Non ce n’est pas ainsi que le Saint-Esprit agit dans les fondations. Il faut d’abord vivre… »
Voilà pourquoi, pour l’heure, alors que la Confrérie Royale n’a que deux ans et demi d’existence, il ne faut pas – selon une expression de Saint Vincent de Paul – « enjamber sur les marches de la Providence ». La Confrérie Royale croît doucement, « en sagesse, en stature et en grâce, devant Dieu et devant les hommes » (cf. Luc II, 52) et c’est d’abord cela qui importe.

 

VG - La Confrérie Royale organise à l’Ascension son 3ème pèlerinage légitimiste au Puy-en-Velay. Comment cela est-il accueilli par les autorités diocésaines ?

 

Fr.Mx.M.
A l’occasion du grand jubilé de Notre-Dame du Puy, la Confrérie Royale – qui avait tout juste neuf mois – a en effet organisé, conjointement avec l’Union des Cercles Légitimistes de France, un pèlerinage au Puy-en-Velay, les 4 et 5 juin 2016. Ce pèlerinage, auquel Monseigneur le Prince Louis de Bourbon a alors adressé un message particulièrement chaleureux, a été l’occasion de très grandes grâces.
Ce pèlerinage officiellement légitimiste de 2016 a été accueilli avec bienveillance par les autorités diocésaines, Son Excellence Monseigneur Luc Crépy lui ayant accordé sa bénédiction.
Nous n’avions alors pas particulièrement envisagé une reconduction systématique de ce pèlerinage. Toutefois, en considération d’une part des liens historiques très spéciaux qui unissent le sanctuaire de Notre-Dame du Puy avec la royauté française, et d’autre part des fruits de grâce reçus au Puy-en-Velay, nous avons commencé à penser qu’il serait peut-être bon d’annualiser ce pèlerinage pour le Roi et la France.
Nous en avons donc entretenu le Recteur de la basilique-cathédrale du Puy, qui en a bien évidemment conféré avec Monseigneur l’Evêque, et nous en avons reçu une réponse très favorable. C’est donc en plein accord avec les autorités diocésaines que désormais tous les ans, les vendredi et samedi qui suivent la fête de l’Ascension, a lieu et aura lieu ce pèlerinage auprès de Notre-Dame du Puy, pour le Roi et la France.

 

VG -  Comment un pèlerinage peut-il être légitimiste ? Que répondez-vous à ceux qui disent que c’est confondre la Foi et le politique ?

 

Fr.Mx.M.
Ah ! Cette pernicieuse accusation de confondre la Foi et le politique !!!
La Confrérie Royale est, je me répète, pleinement catholique, et en tant que telle elle adhère totalement aux condamnations de la « séparation de l’Eglise et de l’Etat » formulées et argumentées par le pape Saint Pie X. Nous n’adhérons en aucune manière au divorce (même « par consentement mutuel » !) entre l’Eglise et l’Etat : dans la saine compréhension des rapports entre ces deux domaines de compétence, il y a une distinction, non une séparation.
C’est ainsi qu’ont pensé et agi nos Souverains légitimes, depuis Clovis, en passant par Saint Charlemagne, Saint Louis, Philippe le Bel, Louis XIII et Louis XIV ; c’est aussi ainsi qu’ont pensé et agi les grands serviteurs de la Couronne et de la France tels le cardinal de Richelieu ; c’est enfin ainsi qu’ont aussi pensé et agi les saints de France, depuis Sainte Geneviève et Saint Remi, et, après eux, une longue litanie de saints dont il n’est pas possible d’énumérer ici tous les noms, mais dont émerge très spécialement Sainte Jeanne d’Arc et les glorieux martyrs de la grande révolution…
L’accusation de confusion entre la Foi et le politique n’émane que d’esprits viciés par les pseudo « lumières » et par le modernisme.
Alors, oui, un pèlerinage peut être légitimiste ! Parce que ce qui est légitimiste est ce qui est conforme à la loi : la sainte loi de Dieu d’abord, et ensuite les desseins providentiels de Dieu sur la France dont, en définitive, les lois fondamentales du Royaume terrestre ont été indubitablement suscitées par la divine Providence.
C’est aussi simple que cela ! Et nous n’allons pas renier ce que Dieu a fait en France depuis Clovis à travers treize siècles de royauté catholique, par complaisance envers la secte impie qui poursuit d’une même haine le trône et l’autel.

 

VG - Y a-t-il d’autres projets dans la besace de la Confrérie Royale ?

 

Fr.Mx.M.
Le but de la Confrérie Royale, je le redis, c’est la prière pour le Roi légitime et pour le Royaume de France. En conséquence, tous les projets de la Confrérie Royale consistent à obtenir du Roi du Ciel, toutes les grâces dont le Roi de la terre a besoin : grâces de lumière et de discernement, grâces de force et de prudence, grâces pour accomplir la mission qui lui est dévolue par sa naissance.
Les projets de la Confrérie Royale, ce sont aussi la croissance en ferveur et en vertu – et donc la sanctification – de ses membres : sanctification qui rejaillit immanquablement en fruits de grâce pour Monseigneur le Prince Louis, pour sa famille et pour la famille de ses peuples dans tout le Royaume.
A partir de là, la Confrérie Royale, en fonction des opportunités, des anniversaires historiques, des invitations qui lui sont adressées par les légitimistes de telle ou telle province pour telle ou telle occasion particulière, peut être présente, s’associer ou organiser des pèlerinages ou récollections.
Ces événements sont alors annoncés, en temps opportun, sur les deux blogues de la Confrérie Royale : « l’Ami de la Religion et du Roi » et « Confrérie Royale », ainsi que sur sa page Facebook. 

 

VG -  Qui peut rejoindre la Confrérie Royale et à quoi s’engage-t-on lorsqu’on la rejoint ?

 

Fr.Mx.M.
Tout homme de bonne volonté professant la foi catholique et convaincu de la nécessité de la restauration de la monarchie traditionnelle peut devenir membre de la Confrérie Royale (des non-catholiques peuvent également y être associés nous le dirons plus loin).
Tous les membres de la Confrérie Royale s’engagent
1) à la triple récitation de l’angélus (matin, midi et soir) en conclusion duquel ils ajoutent l’oraison pour le Roi,
2) à sanctifier plus spécialement le 25 de chaque mois,
3) à être dans une communion de prière et de charité avec les autres membres de la Confrérie,
4) à prier pour la béatification des membres de la Famille Royale martyrisés par la révolution,
5) à restaurer, maintenir et promouvoir autant qu’il est en leur pouvoir les fêtes et traditions du Royaume…

 

Il existe diverses catégories de membres :
1) les membres pléniers, qui prononcent un vœu de consécration à la Couronne de France et dont de ce fait toutes les prières et la valeur de leurs bonnes actions sont offertes pour le Roi et la France ;
2) les membres simples, qui s’engagent à l’observance des pratiques propres de la Confrérie ;
3) les membres associés, qui n’appartiennent pas à l’Eglise catholique mais veulent toutefois s’unir en leur for intérieur à la Confrérie par la prière pour le Roi et la France.
Enfin il y a les sympathisants, qui sont proches de l’esprit de la Confrérie Royaleet qui s’associent plus ou moins, selon leurs possibilités, à ses prières ou à ses manifestations.

 

Pour rejoindre la Confrérie Royale, il convient de nous contacter via l’un des deux blogues.

 

 Propos recueillis par Loïc Baverel

Rappel : pour les renseignements et les inscriptions au pèlerinage ici

 

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09/03/2018
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Pèlerinage annuel de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay, les 11 et 12 mai 2018 : inscrivez-vous !

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Avis très importants :

Merci de les lire avec la plus grande attention

(cela évite ensuite de poser des questions inutiles)

 

Notre troisième pélerinage annuel au sanctuaire presque bimillénaire du Puy-en-Velay, pour le Roi et la France, a lieu comme annoncé les vendredi et samedi qui suivent la fête de l'Ascension (et il en sera ainsi tous les ans) soit, en 2018, les vendredi 11 et samedi 12 mai.

 

Les inscriptions sont ouvertes :
Notez bien qu'elles seront closes le samedi 24 mars !

 

Avant de vous inscrire, veuillez prendre connaissance des éléments suivants :

 

1) Le pèlerinage commence par la Messe d'ouverture, célébrée le vendredi 11 mai à 11 h dans la chapelle du grand séminaire, et il se clôt après le déjeuner du samedi 12 mai ;

 

2) Cela signifie qu'il est souhaitable, d'être arrivé et d'avoir procédé à son installation avant cela ;

 

3) Pour les personnes qui souhaitent loger au grand séminaire : à la demande de l'intendance du séminaire, c'est le secrétariat de la Confrérie Royale qui centralise toutes les inscriptions pour les chambres, ce qui représente pour nous un très gros travail en raison des points suivants :

 

- 3 a) Les personnes qui viennent de très loin peuvent voyager dans la journée du jeudi de l'Ascension 10 mai : elles sont assurées d'avoir la Sainte Messe de la fête de l'Ascension (célébrée selon le rite latin traditionnel évidemment) en fin d'après-midi.

- 3 b) Cela signifie donc qu'il est possible de loger au grand séminaire dès le jeudi soir 10 mai : en ce cas, bien le noter sur votre bulletin d'inscription pour que nous réservions la chambre qui vous sera destinée, et pour que, si vous le souhaitez, nous vous inscrivions aussi pour le repas du soir au séminaire ;
- 3 c) De la même manière, les personnes qui souhaitent repartir seulement le dimanche 13 mai, peuvent également demander que nous leur réservions la chambre pour la nuit du samedi 12 au dimanche 13 mai, ainsi que, si elles le souhaitent, le dîner du samedi 12 au soir : là encore, il faut bien lire le bulletin d'inscription et nous le signaler ;

- 3 d) Lors de votre inscription, merci de nous bien préciser le type de chambre choisie : chambre à un lit, à deux lits ou trois lits (et pour ces deux derniers cas préciser vos compagnons de chambre), avec WC et douche dans la chambre (ou pas), ainsi que si vous prenez la location de draps et de linge de toilette - pour connaître les catégories de chambre et leurs tarifs voir ici > tarifs 2018 ;

- 3 e) En fonction de tous ces critères, calculez vous-même s'il vous plaît le montant total de votre dû qui doit comprendre : le prix des trois repas du vendredi midi et soir, et du samedi midi (soit 36 euros), auquel vous ajouterez le prix des repas supplémentaires s'il y a lieu (12 € par repas), le prix de la chambre en fonction de la catégorie choisie, sans omettre les 0,40 € de taxe de séjour par personne et par nuit, multiplié par le nombre de nuitées : cela est un peu fastidieux, nous en avons conscience, mais cela nous facilitera grandement la tâche et nous vous en remercions !

 

4) Les pèlerins sont également invités - s'ils le peuvent - à prendre en charge les frais des ecclésiastiques qui participent au pèlerinage (repas et hébergement), ainsi qu'aux frais d'organisation (en particulier pour l'utilisation de la chapelle et la location de la salle de conférence, en faisant un don, même minime, à cette intention (voir sur le bulletin).

 

5) De la même manière, les amis et sympathisants de la Confrérie Royale qui, pour des raisons diverses, ne peuvent être présents physiquement au pèlerinage, peuvent néanmoins aider à son organisation en effectuant un don : ils sont assurés d'avoir part aux fruits de la prière des pélerins présents auprès de Notre-Dame du Puy .

 

Tout ceci étant bien lu et assimilé, vous avez jusqu'au 24 mars, dernier délai, pour vous inscrire, ici Bulletin d’inscription

 

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27/02/2018
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Pèlerinage au Puy

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Inscriptions : pelerinage.confrerie@gmail.com


24/02/2018
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Lettre aux membres et amis de la Confrérie Royale - pour le 25 février 2018.

Le Silence du Roi

Andrea Mantegna Ecce Homo.jpg

 

Andrea Mantegna : "Ecce Homo"

 

Entrés dans le désert du Carême, nous accompagnons le Roi des rois dans sa montée vers le sacrifice et vers la gloire. Il est notre modèle pour nous préparer, dans la purification et l'ascèse, à suivre le chemin du Jardin des Olives au Tombeau de la mort et de la Résurrection. Une des grandes leçons spirituelles léguées par Notre Seigneur à ses apôtres et ensuite à tous ses disciples est le silence. Pas n'importe lequel mais celui qui est plénitude, écrin de la Parole divine et de toute parole conforme à la vérité.

 

Charles Péguy parle admirablement du silence que nous affrontons à chaque fois que nous nous retournons vers notre race. Même les hommes de lignée royale finissent par se heurter à ce silence des aïeux anonymes dont la généalogie remonte jusqu'au commencement du premier jour de la création de l'homme. Il écrit, dans sa Note conjointe : « (…) Cette silencieuse race est le seul écho que nous puissions percevoir du silence premier de la création. Silence de la prière et silence du vœu, silence du repos et silence du travail même, silence du septième jour mais silence des six jours mêmes ; la voix seule de Dieu ; silence de la peine et silence de la mort ; silence de l'oraison ; silence de la contemplation et de l'offrande ; silence de la méditation et du deuil ; silence de la solitude ; silence de la pauvreté ; silence de l 'élévation et de la retombée, dans cet immense parlement du monde moderne l'homme écoute le silence immense de sa race. Pourquoi tout le monde cause-t-il et qu'est-ce qu'on dit ? Pourquoi tout le monde écrit-il, et qu'est-ce qu'on publie ? L'homme se tait. L'homme se replonge dans le silence de sa race et de remontée en remontée il y trouve le dernier prolongement que nous puissions saisir du silence éternel de la création première. » Puissions-nous suivre ce chemin et obéir à ce conseil afin que ce Carême ne soit pas plein de vides. Il ne suffit pas de prier selon les règles, de jeûner selon les préceptes, de donner l'aumône selon l'envie du moment. Tout cela, et les autres sacrifices, demeurera creux, vain et stérile s'il se réalise dans le brouhaha, la cacophonie, la logorrhée du monde moderne qui hait le silence intérieur. Trop de paroles recouvrent désormais la Parole divine, ceci au sein même de l'Eglise, pourtant gardienne et dispensatrice de la Parole divine. Nos silences sont morts. Lorsqu'ils existent, ils sont souvent la marque de notre lâcheté ou de notre incompétence. Or, nous devrions nous laisser imbiber par le silence divin comme des babas en manque de rhum.

 

Les Saintes Ecritures ne cessent de nous ramener vers le silence intérieur. Les auteurs inspirés, les prophètes attirent l'attention sur ceux qui font un mauvais usage de la parole, qui ne peuvent se taire, qui se perdent en bavardages, radotages, et donc, tôt ou tard, en médisance et en mensonge. Mettre un frein à sa langue est une condition essentielle de la vie de pénitence. Nous avons toujours le désir d'en dire trop, de révéler ce qui ne doit pas l'être, de blesser avec les mots, de laisser traîner des sous-entendus qui détruisent les autres, leur réputation, leur existence. Le monde est rempli de ces bavards qui trouvent fortune en politique, comme journalistes, comme « artistes », comme écrivains, comme ecclésiastiques. La véritable autorité, elle, découle d'un silence fondateur, celui du Christ dans le désert ou dans un lieu retiré pour prier son Père, celui de Notre Seigneur en présence de ceux qui, les mains chargées de pierres, sont prêts à lapider, en face de ses accusateurs et de Pilate qui attendent des paroles alors qu'ils voient en aveugles le Verbe fait chair. Nous nous chargeons de mots comme des ânes, ils sont notre déguisement, notre fuite du silence qui nous terrifie car il nous révélerait notre vrai visage, déformé et grimaçant.

 

En cultivant le silence, nous pouvons avancer à grands pas dans le combat contre la tricherie et la méchanceté, et découvrir aussi que ce sont les silences qui demeurent lorsque tout le reste a disparu. Ce n'est pas par hasard si le Christ a commencé son pèlerinage terrestre dans le silence de la nuit noire de Bethléem et qu'Il l'a achevé dans le silence du Golgotha. Nul doute que les apôtres, se souvenant de son enseignement, gardèrent aussi au cœur, à l'image de la Sainte Vierge, les silences du Maître lorsqu'Il les regardait avec pitié, avec amour et avec lassitude à cause de leur surdité et de leur vanité. L'être du Seigneur dépasse ce qu'Il a dit et chacune de ses paroles s'est inscrite dans l'écrin du silence originel. Ce pouvoir du silence crée la valeur inestimable des rencontres qui bouleversent notre vie : celle de Notre Seigneur d'abord, dans le silence de notre cœur, mais aussi, par ricochet, celles des rencontres humaines qui sont le sel de l'existence. Maurice Maeterlinck souligne justement, dans Le trésor des humbles : « S'il vous est donné un instant de descendre en votre âme jusqu'aux profondeurs habitées par les anges, ce qu'avant tout vous vous rappellerez d'un être aimé profondément, ce n'est pas les paroles qu'il a dites ou les gestes qu'il a faits, mais les silences que vous avez vécus ensemble ; car c'est la qualité de ces silences qui seule a révélé la qualité de votre amour et de vos âmes ».

 

Silence de Gethsémani, de l'Ecce Homo, du Golgotha, du Tombeau, et même de la Résurrection : ce qui est le nœud de toute l'histoire des hommes s'est réalisé dans le silence, uniquement habité par les pleurs et les battements d'ailes des anges et des puissances invisibles. Pendant ce temps, tout autour du Christ, ce ne fut que vociférations, insultes, ricanements, hurlements, questions, jugements, lamentations, à l'exception de sa Sainte Mère, enfermée dans la contemplation de ce qui ferraillait ses entrailles et son cœur depuis qu'Elle avait accueilli la Volonté de Dieu. Quelles paroles d'ailleurs nous a-t-Elle laissées ? Elles sont en petit nombre. Elle est la Mère du Silence, Elle qui a porté le Verbe.

 

Contemplons donc, durant ces semaines liturgiques bouleversantes, le grand silence du Roi des rois. Il est un silence de plénitude et non pas un vide abyssal comme celui des paroles humaines. Là où il se révèle le mieux visiblement est dans le trésor de la sainte liturgie traditionnelle de l'Eglise lorsque le silence sacré enveloppe les fidèles alors que le prêtre offre le sacrifice. Grandeur indépassable de ce silence qui nous élève aussitôt jusqu'aux portes du Paradis. Plus la liturgie est bavarde, plus elle nous éloigne de la Parole faite chair, plus elle tourne le dos au Roi silencieux devant ses juges pour se jeter dans les bras du monde qui tue avec les mots. Plus notre prière est bavarde, plus elle risque de se contempler elle-même dans un miroir et d'être satisfaite de ce qu'elle est. Peu de mots dans le Pater Noster enseigné par Notre Seigneur. Dans sa sagesse millénaire, l'Eglise a toujours su nous éduquer dans cet attachement à la sobriété, à la belle simplicité, au silence habité. Creusons dans cette mine qui recèle tant de trésors. Il est utopique de penser que nous pourrions faire l'économie du silence pour mettre en pratique les commandements divins et pour vivre des Béatitudes. Les saints sont de vivantes figures pour nous prouver que nous serions dans l'erreur. Ils ont tous su mettre un frein à leur langue, écouter le silence et y découvrir les signes venant d'en haut. Imaginerait-on un saint Curé d'Ars passant son temps à bavarder, à réunir autour de lui les journalistes pour commenter les événements du moment et pour donner ses opinions à propos de tout et de n'importe quoi ? Cela aurait passablement abîmé la confiance des pénitents à son égard. Le saint Curé était tout en Dieu dans le silence et les murmures de son confessionnal où il procédait à de grandes lessives de printemps spirituel à longueur de journée.

 

Avançons à la suite de notre Roi des rois dans le désert silencieux où Il se donne au Père. Nous aurons ainsi part à son Royaume malgré notre indignité. Demeurons au fond du sanctuaire, derrière un pilier, sans oser lever les yeux vers la Miséricorde, tout enfouis dans le silence divin qui nous console et nous relève.

 

P. Jean-François Thomas s.j.

Mercredi des Cendres

14 février 2018

Henri Charlier Sacré Coeur Enfant Le Barroux dernière oeuvre de l'artiste.jpg

Henri Charlier : Sacré-Coeur enfant
(dernière oeuvre de l'artiste - abbaye Sainte-Madeleine du Barroux)


24/02/2018
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« Ignis vero numquam dicit : Sufficit ! - Le feu jamais ne dit : C'est assez ! »

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Confrérie Royale

Le Prieur

« Ignis vero numquam dicit : Sufficit »

(Prov. XXX, 16)

 

 

Le dimanche de la Quinquagésime 11 février 2018.

 

Messieurs les Chanoines,
Messieurs les Abbés,
Mes Révérends Pères,
Chers Frères et Soeurs en la Confrérie Royale,
Chers Amis.

 

« Voici que nous montons à Jérusalem et que s'accompliront toutes les choses qui ont été écrites par les prophètes au sujet du Fils de l'homme... » (Luc XVIII, 31).

En ce dimanche où Notre-Seigneur Jésus-Christ annonce solennellement Sa Passion, Sa Mort et Sa Résurrection, je m'autorise à vous rejoindre chacun au travers de ces quelques lignes, dans la perspective du Grand et Saint Carême sur le seuil duquel nous nous trouvons et auquel l'Evangile de ce dimanche fait une introduction aussi profonde que magnifique.

 

Notre-Seigneur monte à Jérusalem pour y accomplir toutes les choses qui ont été écrites par les saints prophètes de l'Ancien Testament, qui décrivent – parfois avec infiniment plus de détails et de réalisme que ne le font les Saints Evangiles - la manière dont le Messie allait souffrir et l'accomplissement du Saint-Sacrifice rédempteur, par lequel nous sommes rachetés et nous sont ouvertes les portes du Ciel.

 

Mais notre divin Maître ne dit pas : « Voici que Je monte à Jérusalem », mais Il dit bien : « Voici que nous montons à Jérusalem ». Au-delà des apôtres et des disciples physiquement présents au moment où Il prononçait ces paroles, Notre-Seigneur S'adressait en particulier à chacun de ceux qui dans toute la suite des siècles prendrait au sérieux sa vocation chrétienne et voudrait s'attacher avec toujours davantage de ferveur et d'amour à suivre Ses pas et Ses exemples, à chacun d'entre nous aujourd'hui, à chacun en particulier. Comme s'Il disait individuellement et un par un à chacun des membres de cette Confrérie Royale :

« Voici que toi et Moi montons à Jérusalem... »


- Et pourquoi devrai-je monter avec Vous à Jérusalem, Seigneur ?

- Pour y souffrir la Passion, pour y mourir et pour y ressusciter !

- Mais n'avez-Vous pas assez souffert, Seigneur ? N'avez-Vous pas offert une Passion surabondante ? Une unique goutte de Votre Précieux Sang répandu n'était-elle pas suffisante pour laver le monde entier de ses crimes (hymne « Adoro Te » de St Thomas d'Aquin) ? Votre mort, survenue une fois pour toute lors de l'unique Vendredi Saint, et depuis lors continûment réactualisée et offerte sur les autels, n'a-t-elle pas suffi ?

- Mon Sacrifice a certes été suffisant pour racheter toutes les âmes et, tant de fois renouvelé et offert, possède-t-il par lui-même tout ce qu'il faut et bien au-delà pour les sanctifier toutes, mais les âmes manquent de correspondance : le Salut que je leur ai obtenu en telle surabondance ne peut s'accomplir sans qu'elles ne s'ouvrent aux grâces que Je leur ai méritées. Sans la franche coopération de leur volonté, sans l'acquiescement de leur liberté, sans leur contrition et sans leur amour, Mes grâces demeureront à jamais stériles pour elles ! C'est la raison pour laquelle à chaque génération, J'ai besoin que, comme Mon Apôtre, ceux qui ont compris ces choses, ceux qui ont compris le prix des âmes, accomplissent dans leur propre chair, pour Mon Corps qui est l'Eglise, ce qui « manque » à Ma surabondante Passion... (cf. Col. I, 24).

- C'est donc cela le Carême, Seigneur ?

- Oui, c'est la prise de conscience plus aiguë que Celui qui vous a créés sans vous ne vous sauvera pas sans vous (cf. St Augustin), et qu'il te faut donc, toi - toi personnellement - , te renouveler dans Ma grâce par une pénitence authentique, par un combat spirituel davantage pugnace, par une générosité qui n'oppose aucune limite à Mon bon plaisir, et par une charité plus fervente, prendre une part plus efficace à ton propre salut et œuvrer, autant qu'il est en ton pouvoir, pour la conversion et la sanctification de tes frères !


Oui, chers membres et sympathisants de la Confrérie Royale, n'opposons aucune limite aux desseins divins et, dans une mâle volonté de cohérence absolue à toutes les exigences de notre vocation chrétienne, faisons preuve d'une générosité totale pour correspondre aux grâces de Notre-Seigneur, pour nous-mêmes bien sûr, pour les âmes de tous les pauvres pécheurs évidemment, et – d'une manière très spéciale en raison de nos engagements en cette confrérie – pour notre Roi légitime, pour sa famille, et pour le Royaume de France qui, s'il ne se convertit pas pour revenir à sa vocation scellée dans les fonts baptismaux de Reims, périra immanquablement.

 

 

Notre-Seigneur a dit qu'Il était venu « allumer un feu sur la terre » (cf. Luc XII, 49). Puisse ce feu brûler en chacun de vos cœurs ! Puisse sa flamme arder avec toujours plus de force en chacune de vos âmes ! Puisse le feu d'une charité inextinguible embraser vos cœurs et vos vies, dans la générosité du don de vous-mêmes, et dans la générosité décuplée de nobles sacrifices amoureusement unis à celui de notre divin Rédempteur !

Et quand survient la tentation de la lassitude, de l' « à quoi bon ? », du découragement, répétez-vous cette sentence extraite des Proverbes de Salomon : « Ignis vero numquam dicit : Sufficit ! Le feu jamais ne dit : c'est assez ! » (Prov. XXX, 16).

Si par malheur, en effet, il advenait qu'il dise un jour : « Il suffit ! C'est assez ! », il deviendrait bientôt cendres : les cendres de la mort dont nos fronts seront symboliquement marqués mercredi en un rappel salutaire qui doit susciter en nous un sursaut de ferveur et de générosité.

 

Bon, fervent et très saint Carême !

 

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,

Prieur.

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Rappels pratiques et concrets :

 

1 – Les observances « légales » du Carême, de nos jours dans l'Eglise latine, sont minimalistes, mais nous ne nous contenterons pas du minimum légal en matière de jeûne, d'abstinence et de sacrifices, n'est-ce pas ? « Le feu ne dit jamais : c'est assez ! » Chacun le faisant en accord avec son conseiller spirituel, évidemment.

Ceux qui le désirent trouveront sur le « Blogue du Maître-Chat Lully » des rappels concernant la discipline et l'esprit du Carême (cf. > ici) et un rappel de la discipline antique, toujours en vigueur dans la plupart des Eglises orientales (cf. > ici)

 

2 – Il n'est pas proposé de textes particuliers pour le Carême dans le cadre de la Confrérie Royale, mais les membres qui le désirent (il n'y a bien évidemment aucune obligation) peuvent demander à recevoir les textes de réflexion et de méditation que je diffuse quotidiennement dans l'apostolat du Refuge ND de Compassion (demander > ici).


10/02/2018
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