L'Ami de la Religion et du Roi

L'Ami de la Religion et du Roi

Des dates à réserver dès à présent :

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Chers membres et sympathisants de la Confrérie Royale,

 

Voici quelques dates qu'il est important que vous notiez et réserviez dès à présent :

 

1) 226ème anniversaire de la mort de Sa Majesté le Roi Louis XVI, lundi 21 janvier 2019 :

 

L'anniversaire de la mort du Roi-martyr doit bien évidemment être commémoré avec une ferveur toute particulière par TOUS les membres de la Confrérie, et CHACUN doit avoir à cœur de marquer ce jour : il importe donc de ne pas être passif, et de ne pas attendre la mi-janvier pour se poser la question "Que vais-je faire pour commémorer l'anniversaire de la mort du Roi ?"

La Confrérie Royale n'organise pas une unique Sainte Messe de Requiem qui serait en un unique endroit : bien sûr chacun des prêtres membres de la Confrérie célèbre ce jour-là la Messe à la pieuse mémoire du Souverain martyr, mais c'est aussi à CHACUN des membres non prêtres à réfléchir à ce qu'il peut faire pour ce jour là...
- en se renseignant sur les Messes commémoratives qui sont déjà programmées dans sa province et dans les environs de chez soi ;
- en prenant contact avec le Cercle Légitimiste le plus proche (si l'on n'en est pas déjà membre) pour savoir s'il organise quelque chose et - si ce n'est pas le cas - se proposer pour l'institution de cette cérémonie en lien avec ce Cercle ;
- si l'on se trouve dans une province ou région dans laquelle il n'existe actuellement pas de cérémonie commémorative du 21 janvier, en allant trouver le prêtre responsable de sa paroisse, ou de sa chapelle, ou de son prieuré... [ou bien d'une paroisse ou chapelle voisines si l'on essuie un refus de la part du premier], pour retenir dès à présent une célébration commémorative de la mort du Roi, le 21 janvier ou un jour proche de cette date et pour commencer à le faire savoir autour de soi ;

J'insiste très fortement pour que TOUS les membres de la Confrérie aient le souci que ces cérémonies commémoratives se multiplient dans tout le Royaume... et au-delà.

 

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2) Samedi 9 février 2019 : Pèlerinage à Cotignac.

 

La Très Sainte Vierge Marie est apparue à Cotignac, en Provence, les 10 et 11 août 1519. L'année 2019 marque donc le cinquième centenaire de cette manifestation de la Mère de Dieu qui a voulu être honorée en ce lieu sous le vocable de Notre-Dame de Grâces.
Messieurs les Chanoines de l'Ordre de Saint-Remi organisent une journée de pèlerinage à Cotignac le samedi 9 février 2019.
Pourquoi à cette date ? Parce que c'est le samedi le plus proche du 10 février, jour où Sa Majesté le Roi Louis XIII promulga l'Edit de Saint-Germain ordonnant la consécration du Royaume de France à Notre-Dame. Et l'on sait combien le sanctuaire de Cotignac est lié aux événements de la naissance du Dauphin Louis-Dieudonné, futur Louis XIV, lequel vint ici en pèlerinage d'action de grâces le 21 février 1660 : au cinquième centenaire de l'apparition de Notre-Dame, nous associons donc aussi le souvenir du pèlerinage du Grand Roi.

Toutes les indications concernant le programme de ce pèlerinage et ses modalités pratiques, seront communiquées en temps opportun, mais il est déjà important que les membres et sympathisants de notre Confrérie Royale retiennent cette date. 

 

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3) Pèlerinage annuel au Puy-en-Velay 30-31 mai & 1er juin 2019 :

 

Le pèlerinage annuel au Puy-en-Velay est une institution : il est, à l'heure actuelle, le rassemblement annuel auquel, autant que possible, tous les membres de la Confrérie Royale doivent faire tout leur possible pour participer.
Nous rappelons qu'il a lieu chaque année à l'occasion du "pont" de l'Ascension : en 2019 donc à partir du jeudi de l'Ascension 30 mai après-midi jusqu'au samedi 1er juin en début d'après-midi

Là encore, le programme précis et les modalités pratiques seront communiquées dans les meilleurs délais, mais il importe que ces dates soient déjà notées et réservées dans vos agendas !

 

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4) La Confrérie Royale s'associe en outre au pèlerinage organisé conjointement par les Cercles Légitimistes du Dauphiné, de la Vicomté de Nîmes et du Vivarais le mercredi 8 mai 2019 :

 

Le 8 mai est la fête de l'apparition de l'archange Saint Michel au Mont-Gargan, dans le sud de l'Italie.
Ce pèlerinage commun aux trois Cercles Légitimistes voisins du Dauphiné, de la Vicomté de Nîmes et du Vivarais n'est cependant pas réservé à leurs seuls membres et il accueille volontiers tous les sympathisants des provinces avoisinnantes !
Il donnera l'occasion de se rendre à l'abbaye Saint-Michel de Frigolet où l'on ne vénère pas seulement l'archange vainqueur mais aussi Notre-Dame du Bon-Remède dont la chapelle fut somptueusement embellie au XVIIe siècle grâce aux libéralités de Sa Majesté la Reine Anne d'Autriche :

 

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Abbaye de frigolet : chapelle Notre-Dame du Bon-Remède

 

Nous nous rendrons ensuite à Tarascon à la Collégiale Royale Sainte-Marthe, sur les pas - entre autres - de Saint remi, de Clovis, de Saint Louis,  de Sainte Brigitte de Suède, de Louis XI, de Saint François de Sales, de Louis XIII, de Louis XIV et de nombreux autres souverains et saints, afin d'y vénérer Sainte Marthe, sœur de Saint Lazare et de Sainte Marie-Magdeleine, dont les précieuses reliques se trouvent ici, mais également pour y découvrir l'extraordinaire trésor de la collégiale qui comporte de très nombreux souvenirs de nos Rois et de nos Princes (Madame Elisabeth et Madame la Duchesse d'Angoulème par exemple).

Encore une fois, les détails du programme et des modalités pratiques seront communiqués en temps utile, mais vous pouvez dès à présent réserver cette date.

 

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Reliquaire du chef de Sainte Marthe
offert par Sa Majesté le Roi Louis XI


16/10/2018
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Saint Michel Archange

Saint Michel Archange

Lettre mensuelle aux membres de la Confrérie Royale

25 septembre 2018

Dans quelques jours nous célébrerons la fête de saint Michel et de tous les saints Anges, dont il est le Chef ou Archange.

Deuxième Séraphin à la création des Anges, il en devint le premier à la révolte de Lucifer, dont l'orgueilleuse rébellion suscita chez lui ce cri d'indignation : "Qui est comme Dieu", en hébreu Mi kha el ? Qui prétend s'égaler à Dieu ?

Premier Ange, il est le "grand Prince", comme l'appelle le saint prophète daniel, le "Prince de la Milice des Anges", dit un répons de la liturgie, le Chevalier des droits de Dieu, et le principal ennemi du diable, selon saint Bruno. Son rôle dans l'histoire du salut et dans celle de l'Eglise est incommensurable (très souvent mentionné dans la Sainte Ecriture sans être nommé, selon les Pères).

Il fut le "Prince d'Israël", selon saint Daniel, l'Ange gardien du Peuple élu de l'Ancien Testament. Premier des Anges, seul il pouvait être désigné par Dieu comme l'Ange gardien de l'Humanité de Jésus, "afin, dit le Psaume XC du saint Roi David, de le garder en toutes ses Voies". Il devint logiquement dans le Nouveau Testament l'Ange gardien de la Sainte Eglise, nouvel Israël, d'après saint Chrysostome. Il convenait qu'il devînt l'Ange gardien de la France, qui est la nouvelle "tribu de Juda", selon le Pape Grégoire IX ; et il vint préparer sa mission en consacrant avec les saints Anges la cathédrale Notre-Dame du Puy, future protectrice du Royaume, le 11 juillet 225.

 

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I. Le Patron du Royaume.

 Aux aurores du Royaume saint Michel apparut au saint Roi Clovis 1er le Grand à la bataille de Tolbiac en 496 pour répondre à son appel au secours au "Dieu de Clothilde", il lui prédit la victoire en vertu de la Croix et réduisit l'armée ennemie à la merci de Clovis. Après la bataille Clovis, par reconnaissance (grande vertu royale envers Dieu), lui consacra sa personne et son Royaume. C'est donc chronologiquement le premier saint Patron de la France, il est "le Patron et Prince de l'empire des Gaules", selon les termes de saint Charlemagne.

Saint Michel compléta son intervention en servant de ministre au Saint-Esprit pour apporter, sous la forme d'une Colombe (qui manifestait la troisième Personne de la Très-Sainte Trinité comme au Baptême du Sauveur), la Sainte Ampoule au sacre de Clovis à la Noël 496 à Rheims, comme le dit une antienne du sacre du Roi de France : "par le ministère d'un Ange". Et tous les Rois des trois Races tinrent saint Michel en grand honneur ; saint Charlemagne le mit sur son étendard et fit de sa fête du 29 septembre une fête d'obligation en 813 (jusqu'au concordat de 1801 !).

 

Eglise de la garenne colombes 95 - apparition st Aubert.JPG

II. Le bastion de Saint Michel.

Pour rendre sa protection perpétuellement visible, saint Michel apparut le 16 octobre 708 à saint Aubert, évêque d'Avranches, pour lui demander "que l'on bâtît une église sous son patronage au sommet du mont Tombe", dit l'office du 16 octobre. Pour vaincre les doutes de l'évêque, à la troisième apparition il lui pressa le crâne avec son doigt sur le côté gauche et y fit un trou, ce qui convainquit l'évêque et son chapitre de la réalité de l'apparition, comme on peut encore le voir sur le crâne du saint en l'église des Saints Gervais et Protais d'Avranches. L'Archange prenait matériellement possession du Royaume en y plaçant son Trône terrestre.

Averti, le Roi Childebert III le juste "voulut s'y rendre en pèlerinage", selon le même office, suivi au cours des siècles par nombre de ses successeurs. Le mont Saint-Michel-au-Péril-de-la-Mer, dont l'église primitive (toujours subsistante sous l'actuelle) fut consacrée par Notre-Seigneur lui-même en présence de saint Michel le 16 octobre 709, est, aux confins de la Normandie et de la Bretagne, face aux tempêtes de l'océan (figure des tempêtes du monde et des démons), le bastion du Prince des Anges face au prince de ce monde pour la protection du Royaume, et l'un des pèlerinages les plus fréquentés de la France et de la Chrétienté : "Immensi tremor oceani" (la terreur de l'immense océan), selon la devise de l'ordre de Saint-Michel.

 

III. La protection du Royaume.

Dans l'une de ces plus graves tempêtes, alors que la moitié du pays était envahie, le Mont soutint vaillamment un siège de trente-cinq ans (1415-1450), malgré l'abbé, passé à l'ennemi, mais grâce à ses moines, à sa petite garnison et à ses habitants, restés fidèles à saint Michel, car, "tant que dura la monarchie, dit dom Guéranger, l'Archange ne souffrit pas qu'une autre bannière que celle du Roi Très-Chrétien flottât jamais près de la sienne sur ses remparts" (comme au Puy fit Notre-Dame).

L'Archange apparut alors en 1425 à une vierge de treize ans, sainte Jehanne d'Arc, à Domremy, en Barrois mouvant, et peu à peu il lui "raconta la pitié du Royaume de France et comment elle devait aller au secours du Roi".
Lui-même avait reçu mission de la Reine du Puy pour son jubilé de 1429, et il envoya la jeune Pucelle délivrer la ville d'Orléans le 8 mai (en la fête de son Apparition au mont Gargan), puis mener sacrer le Roi Charles VII le Victorieux à Rheims le 17 juillet (pendant l'octave de la Dédicace de la cathédrale Notre-Dame du Puy par saint Michel et les saints Anges).

La sainte envoyé sa mère et les soldats de son escorte gagner le jubilé anicien à sa place et prier l'Archange en l'abbatiale Saint-Michel d'Aiguilhe (consacrée sur son mont le 18 juillet 961) pour le succès de sa mission. Elle-même plaça saint Michel et saint Gabriel sur son étendard. Et à son martyre saint Michel vint prendre sa belle âme.

 

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En reconnaissance (vertu royale envers Dieu), le Roi Louis XI le Prudent fonda le 1er août 1469 l' "Ordre et aimable Compagnie de Monsieur saint Michel" en "commémoration et honneur de Monsieur saint Michel Archange, premier Chevalier". C'est le plus ancien ordre royal actuellement subsistant, et pour ce motif son collier se trouve au plus près de l'écu royal. Monseigneur le Duc d'Anjou, Chef et Souverain Grand-Maître, et trois chevaliers (dont deux des Ordres du Roi) continuent cette tradition des vertus chevaleresques à l'image du grand Archange et de la fidélité royale sous la protection de l'Ange gardien du Royaume.

 

IV. La fidélité de saint Michel.

Pendant les périls des guerres de Religion, lors du sacre du Roi Henri IV le Grand à Chartres le 27 février 1594, un jeune enfant vêtu de blanc et resplendissant de lumière demeura auprès du Roi pendant toute la cérémonie comme sainte Jehanne d'Arc au sacre de Charles VII, puis disparut, et l'on pensa que c'était saint Michel (qui avait laissé une trace de pied d'enfant au mont Gargan) : l'Archange était donc toujours fidèle pour protéger le Royaume et "sauver le Roi" (selon le Psaume XIX de saint David). Pensons à prier saint Michel pour le salut du Roi et du Royaume.

Pendant les périls de la Fronde, la Reine Mère Anne d'Autriche, au nom de son fils le Roi Louis XIV le Grand, se tourna vers l'Ange gardien du Royaume et décida en 1652 de consacrer le premier mardi de chaque mois (on honore chaque mardi les saints Anges depuis saint Alcuin au VIIIème siècle) à saint Michel, et d'y faire célébrer une messe en son honneur pour la protection du Royaume, selon la grande tradition royale de la dévotion à saint Michel. Nous pourrions faire célébrer cette messe mensuelle en l'honneur de saint Michel pour le Roi et pour le Royaume.

 Saint Michel apparut en 1751 à la bienheureuse Antoinette d'Astonac, carmélite portugaise (dans un pays capétien), pour lui demander de répandre le chapelet de saint Michel et des neuf chœurs des Anges : quatre Pater en l'honneur de saint Michel, de saint Gabriel, de  saint Rapahël et de notre Ange gardien, puis trois Pater et trois Ave en l'honneur de chacun des neuf chœurs des Anges suivis à chaque fois d'une salutation au chœur concerné. Ce pourrait être une de nos dévotions chaque premier mardi du mois auprès du Chef et des membres de la Milice angélique (munie d'indulgences par le bienheureux Pape Pie IX) pour le Roi et pour le Royaume.

 En 1758 les neuf évêques de Bretagne (comme les neuf chœurs des Anges) instituèrent à la date du 5 janvier, veille de la fête de la Royauté de Jésus-Christ et des saints Rois Mages, une fête en "l'honneur des saints Anges gardiens du Roi et du Royaume", ce dernier étant saint Michel. Même hors de Bretagne ce pourrait être une grande fête en l'honneur de saint Michel et du saint Ange gardien de Louis XX (certainement un grand Ange pour le Roi Très-Chrétien).

Pendant la première Guerre Mondiale Paris fut épargné grâce à un vœu de son archevêque à saint Michel, ce pour quoi il construisit une nouvelle église à saint Michel aux Batignolles. Et l'Archange manifesta encore sa fidèle protection du pays en arrêtant la seconde Guerre Mondiale le 8 mai 1945, en sa fête. Pensons à célébrer les fêtes du saint Ange gardien du Royaume (8 mai Apparition au mont Gargan en 490, 29 décembre Dédicace du mont Gargan par saint Michel en 493 et fête principale de l'Ordre de Saint-Michel, 16 octobre Apparition en 708 et Dédicace par le Sauveur en 709 du mont Tombe, et 5 janvier fête du saint Ange gardien du Royaume). Rappelons-nous que dans les graves périls et tempêtes actuelles c'est saint Michel, Chevalier du Cœur immaculé de Marie et de la Reine du Puy, qui donnera la victoire ; et qu'il nous dit, selon la poësie de sainte Thérèse de Lisieux :

 

"Je suis Michel, le gardien de la France,
Grand général au royaume des cieux".

 

Soixante-deux villes et villages de France, sans compter les hameaux (et combien de sanctuaires et de chapelles d'églises !) lui sont consacrés.

Rappelons-nous qu' "il est spécialement chargé par le Seigneur de nous assister au moment de la mort", selon saint Alphonse, et qu'il est invoqué dans la prière de la recommandation des mourants. Il "vient, dit saint Thomas, au secours des chrétiens, non seulement à l'heure terrible de la mort, mais au jugement particulier", et "Dieu lui a donné, dit saint Bonaventure, de faire pencher la balance en faveur de ses dévoués serviteurs" : "Prévôt du paradis", selon une antienne, il "introduit les âmes dans la sainte lumière" du ciel, selon la messe des Défunts. Puisse-t-il en être ainsi de notre Roi, de notre Reine, de nos petits Princes et Princesse, du plus grand nombre de Français, et de nous-mêmes. Ainsi soit-il.

 

Abbé Gabriel Eyquin +

 

 

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24/09/2018
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« A fructibus eorum cognoscetis eos » (Matth. VII, 16).

« Vous les reconnaîtrez à leurs fruits »

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Chers Membres et Amis de la Confrérie Royale,

 

Cette fête de Saint Louis, plus encore que tous les autres « 25 du mois » - pourtant déjà spécialement consacrés à davantage de prière pour notre Souverain légitime, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX -, nous invite à redoubler de ferveur : « Domine, salvum fac Regem nostrum Ludovicum : Seigneur, sauvez notre Roi Louis ! ».

Cette fête de Saint Louis, modèle de tous les Rois chrétiens, nous stimule à être toujours plus dévoués à la prière pour le Roi Très Chrétien.

Cette fête de Saint Louis, céleste patron de notre Prince Louis ainsi que de Monseigneur le Dauphin, et protecteur particulier des Capétiens, exige de nous que nous nous montrions toujours plus généreux et exigeants dans l'accomplissement de ce à quoi nous nous sommes engagés en devenant membres de cette Confrérie.

Nous ne sommes pas entrés dans cette milice spirituelle – car c'en est une - par mondanité, mais pour mener un combat, au service du Roi de la terre lieu-tenant du Roi du Ciel, par les armes de la prière et de la pénitence.

 

Quitte à passer pour un radoteur et un rabat-joie, mon devoir de Prieur est de vous le rappeler, à temps et à contretemps.

Mon devoir de Prieur m'impose d'insister, aujourd'hui et demain, et jusqu'au bout de mes forces, sur le fait que, pour fléchir le Ciel et en faire descendre d'abondantes grâces sur le Royaume des Lys et son Souverain légitime, il est nécessaire et indispensable, d'ajouter à nos prières des sacrifices et des mortifications volontaires.

Ayez en mémoire que Saint Louis non seulement donnait la première place à Dieu, par la prière, dans ses journées, mais qu'en outre il était assidu et constant dans la pénitence, portant haire et cilice, pratiquant rigoureusement le jeûne et se faisant donner la discipline.

 

* * *

 

Chers Amis, en ce 25 août 2018, notre humble Confrérie Royale célèbre le troisième anniversaire de sa fondation : cette journée est donc aussi marquée par une profonde action de grâces.

Action de grâces pour son développement : développement qui s'effectue – lentement mais sûrement - par une croissance continue en effectifs et en audience, mais surtout par la croissance spirituelle de chacun des membres. Nombreux, en effet, sont ceux qui peuvent témoigner que les engagements qu'ils ont pris en entrant dans cette Confrérie sont une force et un puissant stimulant pour leur vie chrétienne tout entière, en même temps qu'ils sont source d'épanouissement et de joie.

Les fondateurs de cette Confrérie Royale sont eux-mêmes émerveillés, même s'il ne s'agit pas de choses spectaculaires, par la manière dont la divine Providence qui s'est servie d'eux comme de pauvres instruments, conduit les choses, bien au-delà de ce qu'ils pouvaient concevoir ou imaginer quand, le 25 août 2015, ils ont annoncé cette fondation.

 

Mais nous savons et n'oublions jamais que marcher à la suite de Notre-Seigneur Jésus-Christ signifie, immanquablement, d'embrasser Sa Croix et d'avoir part à Ses opprobres. S'il n'en était pas ainsi d'ailleurs, nous pourrions - et même devrions - douter de la vérité surnaturelle de l'œuvre entreprise.

Nous ne pouvons donc pas nous étonner du fait que la Confrérie Royale soit tantôt méprisée, tantôt combattue, tantôt calomniée : cela est déjà une réalité, et, compte-tenu des enjeux pour lesquels elle a été créée, il faut être certain que cela n'ira pas en diminuant.

 

* * *

 

Méprisée, combattue, calomniée : la Confrérie Royale doit bien sûr s'y attendre de la part des ennemis de la Royauté traditionnelle et de toutes les valeurs humaines et spirituelles dont elle est la synthèse. Ces dignes héritiers des sans-culottes et des septembriseurs ont au moins le mérite d'être cohérents avec les idées perverses dont ils se sont faits les serviteurs.

Jusqu'à présent, certes, ils ne nous ont pas maltraités physiquement, pas jetés en prison, pas torturés, pas envoyés à la guillotine. Cela viendra peut-être un jour, et nous devons non seulement nous préparer à cela (car la persécution viendra peut-être plus rapidement qu'on ne l'imagine) mais nous devons avoir le désir de rendre le témoignage suprême du sang versé « pour Dieu et pour le Roi ».

Néanmoins, il est déjà arrivé que nous recevions des insultes et faisions l'objet d'agressions verbales, avec toutes les « délicatesses de langage » dont les personnes grossières dans leur mentalité et dans leurs mœurs sont évidemment capables. Mais de cela nous ne nous formalisons pas trop ; il n'y a là rien que de très conforme à la logique des « deux cités » décrites par Saint Augustin : « Deux amours ont donc bâti deux cités, l'amour de soi jusqu'au mépris de Dieu, la cité de la terre ; l'amour de Dieu jusqu'au mépris de soi, la cité de Dieu ».

 

Méprisée, combattue, calomniée, la Confrérie Royale l'est aussi par de sincères serviteurs de Dieu : fidèles de la Sainte Eglise catholique qui ne sont pourtant pas des apostats, prêtres ou religieux qui ne sont pourtant pas des clercs dévoyés, prélats réputés pour leur soutien aux valeurs traditionnelles, royalistes défendant les principes d'une monarchie chrétienne, voire même légitimistes affichés et « engagés »... etc.

Faut-il s'en étonner ? Certainement pas !

C'est par ceux dont Il a dit qu'ils siégeaient dans la chaire de Moïse et qu'il fallait pratiquer ce qu'ils enseignaient (mais pas imiter leur conduite) que Notre-Seigneur Jésus-Christ a été attaqué de la manière la plus virulente, plus que par les impies et les païens auxquels ils finiront par Le livrer.

Les catholiques – et plus encore les clercs - qui calomnient et colportent des mensonges sur la Confrérie Royale auront à en rendre compte au tribunal de Dieu, parce qu'ils enfreignent gravement le 8ème précepte du décalogue dont ils sont supposés faire une application exemplaire. Quant à nous, nous avons mieux à faire que de nous justifier nous-mêmes (cf. Rom. VIII, 33).

 

* * *

 

La seule réponse qu'il est en notre devoir et pouvoir de donner, est celle d'une toujours plus grande fidélité aux exigences auxquelles nous nous sommes librement et volontairement engagés, afin d'obtenir le maximum de grâces au Roi que nous avons l'honneur de servir et, à travers lui, à la France.

Notre-Seigneur a donné un critère de discernement infaillible au moyen duquel toute âme de bonne volonté est capable de se faire une opinion objective et solide : « A fructibus eorum cognoscetis eos : vous les reconnaîtrez à leurs fruits ! » (Matth. VII, 16).

Je terminerai donc par quelques questions auxquelles je n'apporterai pas moi-même de réponse : la Confrérie Royale porte-t-elle ses adhérents à mieux aimer et servir Dieu, oui ou non ? La Confrérie Royale est-elle un « club » mondain et superficiel, oui ou non ? La Confrérie Royale diffuse-t-elle des idées contraires aux desseins de Dieu sur la France, oui ou non ? La Confrérie Royale pose-t-elle des obstacles à une authentique restauration de la monarchie traditionnelle, oui ou non ? Les pèlerinages et manifestations organisés par la Confrérie Royale portent-ils des fruits de grâce et de vie spirituelle, oui ou non ?

 

Ainsi donc : « Si cette entreprise ou cette œuvre est des hommes, elle se dissipera ; mais si elle est de Dieu, vous ne pourrez la détruire, et peut-être que vous vous trouveriez à combattre contre Dieu même ! » (Act. V, 38-39).

 

Votre très humble et très dévoué,
in Corde Iesu & Mariae.

 

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur,
Prieur.

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24/08/2018
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Message du Prieur de la Confrérie Royale à l'occasion de la fête de l'Assomption

Mardi 14 août 2018,
Fête de Saint Maximilien-Marie Kolbe,
Vigile de l'Assomption de Notre-Dame.

 

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Messieurs les Chanoines,
Mes Révérends Pères,
Messieurs les Abbés,
Chers Confrères,
Bien chers membres et sympathisants de la Confrérie Royale,

 

A la veille de la très grande et belle fête de l'Assomption de Notre-Dame et principale fête patronale du Royaume de France, permettez-moi de vous rejoindre à travers ces quelques lignes afin de 


1) vous souhaiter à chacun une bonne, belle et surtout très fervente fête (puisque toute fête de notre Mère céleste et souveraine, est une fête de chacun de ses enfants) ;


2) vous encourager, autant que cela est possible (mais je sais bien que ce n'est pas possible pour tous, en raison de la maladie, de l'infirmité, ou bien encore en raison du désert spirituel dans lequel ils se trouvent), à participer non uniquement à la Sainte Messe mais encore aux autres cérémonies - en particulier les processions - en l'honneur de Notre-Dame dont cette fête est l'occasion ;


3)  et dans le cas où cela n'est pas possible (pour l'une ou l'autre des raisons évoquées ci-dessus) de ne pas omettre alors de renouveler en votre particulier la consécration de notre France à Notre-Dame en utilisant les prières traditionnelles prescrites pour cela (vous les trouverez par exemple > ici), car l'accomplissement du Vœu de Louis XIII ne consiste pas à faire une lecture publique de l' édit de Saint-Germain par lequel ce pieux monarque a publié ses volontés concernant la consécration de la France à la Très Sainte Vierge Marie, mais à réciter les prières liturgiques particulières édictées par la Sainte Eglise pour le renouvellement de cette consécration ;


4) à prier de manière toujours plus instante pour notre Souverain Légitime, SMTC le Roi Louis XX, pour qu'il ait toutes les inspirations célestes, lumières naturelles et surnaturelles, et toutes les forces - physiques et morales - nécessaires à la mission que la divine Providence a placée sur ses épaules par l'effet des Lois Fondamentales du Royaume ; 


5) à ne pas négliger de prier pour la Confrérie Royale elle-même, afin qu'elle croisse en nombre, bien sûr, mais plus encore en ferveur et en fruits de sainteté : dans une confrérie, les membres sont plus spécialement unis par des liens de fraternité spirituelle et doivent donc, même éloignés les uns des autres et lors même qu'ils ne se connaissent pas personnellement, avoir un vif souci de prier les uns pour les autres, mus par une sollicitude fraternelle sincère et profonde ;


6) à recommander d'une manière encore et toujours plus instante à Notre-Seigneur, par l'intercession de Sa Très Sainte Mère et de tous nos saints intercesseurs, notre cher confrère Emmanuel, père de famille nombreuse, membre plénier de la Confrérie et militant actif de la Légitimité au sein du Cercle Légitimiste d'Ile de France : nous avons déjà à plusieurs reprises - depuis la fin du mois de mai - demandé des prières à son intention, et nous le faisons encore avec insistance, car après de très grosses alarmes, qui ont fait craindre le pire, et même s'il se trouve aujourd'hui dans un service de rééducation fonctionnelle, son état donne encore lieu à des inquiétudes et nécessite que nous ne relâchions en aucune manière nos prières à son intention, ainsi que pour son admirable épouse et ses enfants.

 

Mosaïque du Vœu de Louis XIII - basilique de Fourvière.jpg

 

Basilique de Fourvière (Lyon) : mosaïque représentant le Vœu de Louis XIII

 

A ces recommandations, permettez-moi encore d'ajouter quelques informations :


- Le 25 août, fête de Saint Louis de France, saint patron de notre Roi et de Monseigneur le Dauphin, céleste protecteur de la France et de la Confrérie Royale, dont ce sera aussi le troisième anniversaire de la fondation, n'omettez pas de marquer avec une ferveur renouvelée le "25 du mois".
Amis Parisiens ou proches de Paris, je vous rappelle qu'une Sainte Messe sera célébrée par des prêtres de la Confrérie en l'église Saint-Germain l'Auxerrois à Paris, à 10 h 30.
Vous êtes loin de Paris ? Mais dans nos provinces, plusieurs membres de la Confrérie ou membres des Cercles Légitimistes font célébrer des Messes pour la Saint-Louis : renseignez-vous !
Quant aux membres des Cercles Légitimistes du Dauphiné et du Vivarais et les membres de la Confrérie Royale qui se trouvent géographiquement proches, ils sont aussi invités à une journée de récollection que j'animerai au Mesnil-Marie (cf. > ici).

 

- Les 29 et 30 septembre prochains, aura lieu le 106ème pèlerinage légitimiste à Sainte-Anne d'Auray, organisé par la Fédération Bretonne Légitimiste : nous n'insisterons jamais assez sur l'importance de ces pèlerinages pour soutenir l'action d'authentique restauration de la royauté capétienne traditionnelle ; nous vous invitons donc instamment à vous rendre à ce pèlerinage, où je compte moi-même être présent. Tous les renseignements se trouvent > ici.

 

- Enfin, je signale à votre attention la publication présentant la fondation des chanoines séculiers de Saint-Remi qui a été faite, ce 13 août, > ici

 

Je vous renouvelle mes vœux les plus fervents à l'occasion de ce 15 août, vous assure de ma (malheureusement très pauvre) prière à l'intention de chacun d'entre vous et à toutes vos intentions, me confiant aussi moi-même à vos charitables prières.

Vôtre, in Corde Iesu & Mariae.

 

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur,
Prieur.

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13/08/2018
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Annonce d'une naissance dans la famille royale

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Chers membres et amis de la Confrérie Royale,

 

En ce dernier jour du mois de juillet, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a annoncé vers 16 h (heure de Paris) par une publication sur les réseaux sociaux, une naissance dans la famille royale pour 2019.
Nous reproduisons ci-dessous la photo et le texte mêmes publiés par notre Souverain légitime, et dès à présent nous allons prier pour cet Enfant de France, et confier très particulièrement à Notre-Dame la grossesse de notre Reine, afin qu'elle se passe sans difficultés et parvienne heureusement à terme.

 

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur,
Prieur.

 

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Texte publié par Monseigneur le Duc d'Anjou :

« Ma chère femme et moi sommes heureux d'annoncer que nous serons parents pour la quatrième fois. Nous sommes très excités de l'arrivée d'un nouveau membre dans la famille et nous remercions Dieu de nous avoir offert ce cadeau. »

 

Trois lys blancs


31/07/2018
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Lettre mensuelle aux membres de la Confrérie (25 juillet 2018)

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Lettre aux membres et amis de la Confrérie royale

25 juillet 2018

 

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Le mystère du Sang versé 

 

Le mois de juillet est traditionnellement consacré au mystère du précieux Sang du Sauveur. 

 

Le Seigneur Jésus, Fils de Dieu, s’est fait homme pour assumer notre chair et notre âme et ainsi nous rejoindre en notre pauvre humanité blessée. Dieu fait homme, Il s’est offert Lui-même en offrande salutaire. Assumant tous les sacrifices de l’ancienne Alliance, le Roi des rois et Seigneur des seigneurs s’est offert Lui-même en holocauste d’agréable odeur à son Père pour notre Salut et celui du monde entier. Par cet unique et parfait sacrifice du Golgotha, une fois pour toute, l’humanité a été plongée dans l’infinie miséricorde de notre Dieu qui jaillit de chacune de ses plaies et de son Cœur transpercé. 
 
Le Docteur angélique, saint Thomas d’Aquin, nous rappelle qu’une seule goûte de ce Sang précieux aurait suffi à laver le monde de tous ses crimes. Pourtant, une goutte ne Lui suffit pas. Dans son Amour infini pour notre humanité blessée, c’est tout son Sang qu’Il versa pour nous et la multitude. Et Il ne cesse, d’âge en âge, de nous L’offrir par le moyen de ses prêtres quand nous venons participer à la divine liturgie et que nous communions au Saint Sacrement de l’autel, à la divine Eucharistie. 
 
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Tout au long du mois de juillet, nous sommes appelés à contempler la grandeur de l’amour infini de notre Dieu. Mystérieusement, les paroles acrimonieuses de la foule s’accomplirent comme promesse de Salut. Ils criaient : « A mort ! A mort ! Crucifie-Le ! ~ Que son Sang retombe sur nous et sur nos enfants ! ». Au lieu d’une juste vengeance, d’une seule parole qui aurait pu convoquer à l’instant-même des légions d’Anges pour l’annihilation de ce monde pécheur, notre Dieu laissa couler son Sang pour racheter tous les peuples de la terre et rendre la vie à ceux qui, comme le larron, ouvriraient leur cœur à son amour infini. Son Sang injustement versé couvre une multitude de péché car c’est, pour l’éternité, le sacrifice suprême de la charité. 
 
Si les gouvernements qui se succèdent depuis 1789 célèbrent le 14 juillet comme une grande fête de la libération du peuple français de l’ancien régime, de son carcan religieux et de ses antiques traditions ainsi que de ceux qui l’asservissaient, l’historien comme tout homme de bien ne peuvent que tristement constater l’effroyable boucherie sacrilège que fut la Révolution. 
 
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Des milliers de meurtres plus abominables les uns que les autres furent perpétrés au nom de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Au nom des fameuses « valeurs » de la République naissante, on tuait, on pillait et on violait impunément. Hommes, femmes, vieillards ou enfants, ni rien ni personne ne pouvait trouver grâce aux yeux de ce nouveau Moloch prêt à engloutir l’humanité entière au nom de son idéologie meurtrière. Les églises étaient détruites. Les mystères sacrés, singés. Les saintes espèces, profanées. Les prêtres, religieux et consacrés, avilis avant d’être sauvagement exterminés. Ce fut jusqu’au principe-même de la France, son histoire, sa foi, sa famille royale qui incarnait dans sa chair notre pays ; tout fut odieusement et systématiquement souillé de manière sacrilège pour l’annihiler. 
 
Si le 14 juillet est un jour de deuil et de honte, le 17 juillet, lui, est pour nous source d’espérance et de joie. En 1794, seize femmes, seize bienheureuses carmélites du couvent de Compiègne offrirent leurs vies place de la Barriere du Trône renversé (aujourd’hui place de la Nation) pour le Salut et la paix de la France. Unissant leur sang au Sang du Sauveur, elles permirent la fin de la Terreur et de mettre un terme à la folie meurtrière de Robespierre qui fut guillotiné dix jours plus tard. 
 
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Ô mon Dieu, écrivait un directeur de conscience à la bienheureuse Mère Thérèse de Saint-Augustin, ocd, une âme simple et touchée a tout réparé ; ô miséricordes divines, que vous êtes adorables ! Faite pour aimer Dieu sans réserve, livrez-vous toujours à l’attrait qui vous conduira toute à Lui, ne consultez que cet attrait, même au milieu des désolations que doit nécessairement produire la vue de quelque chute : commencez par aimer mieux, et finissez par aimer parfaitement. Le calvaire vaudra toujours mieux pour le ciel que tous les plaisirs. Que Dieu vous y fixe avec Lui, et nous donne la grâce d’y mourir comme Lui. 
Et la Bienheureuse Soeur Julie-Louise de Jésus, ocd, disait à ses sœurs : 
Nous sommes les victimes du siècle et nous devons nous immoler pour sa réconciliation avec Dieu. Une éternité de bonheur m’attend, hâtons-nous donc, courons vers ce terme, et souffrons volontiers pendant les courts moments de cette vie. Aujourd’hui la tempête gronde, mais demain nous serons dans le port (témoignage de Sr. Marie de l’Incarnation, ocd.). 
Le roi Louis XVI, dans son testament écrit à la prison du Temple le 25 décembre 1792, s’offrit à ses bourreaux dans le même esprit : 
Je plains de tout mon cœur nos frères qui peuvent être dans l’erreur, mais je ne prétends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous en Jésus-Christ suivant ce que la charité chrétienne nous l’enseigne. Je prie Dieu de me pardonner tous mes péchés. Je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite, et surtout le repentir profond que j’ai. Je pardonne de tout mon cœur à ceux qui se sont fait mes ennemis. Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient, les mauvais traitements et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi. 
 
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Le mystère du Sang versé pour le pardon de l’humanité assuma tous les crimes et révoltes du monde. Puisque le Sang du Sauveur versé sur la Croix offrit le Salut au monde entier, prions pour que le sang de ses martyrs et de ses saints apporte le Salut et la paix à notre monde, à notre pays en particulier. 
 
Unissons nos prières et nos sacrifices pour le salut et la grandeur de la France. 
 
Qu’elle retrouve sa place dans le concert des nations et redevienne en vérité « Fille aînée de l’Eglise » ! 
 
Que Dieu bénisse la France, sa famille royale, et nous donne la grâce de Le servir de tout notre cœur ! 
 
Seigneur Jésus, ayez compassion de la France, daignez l’étreindre dans votre Amour et lui en montrer toute la tendresse. Faites que, remplie d’Amour pour vous, elle contribue à vous faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô Amour de Jésus, nous prenons ici l’engagement de vous rester fidèles et de travailler d’un cœur ardent à répandre votre Règne dans tout l’univers. Ainsi soit-il. (prière dictée par le Seigneur Jésus au vénérable Marcel Van).

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24/07/2018
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Lettre du Prieur de la Confrérie Royale à l'occasion du centième anniversaire du martyre de la famille impériale russe, le 17 juillet 1918.

1918 - 17 juillet - 2018

 

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Icône de la famille impériale russe martyre

 

Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, vers le petit matin, dans la cave de la maison Ipatiev à Ekaterinbourg, petite ville de l'Oural, Leurs Majestés Impériales le Tsar Nicolas II Aleksandrovitch et la Tsarine Alexandra Feodorovna, ainsi que leurs cinq enfants : les grandes duchesses Olga, Tatiana, Maria et Anastasia et le Tsarévitch Alexis furent horriblement massacrés, puis leurs corps furent jetés dans une fosse à quelque deux kilomètres de là.

Il n'est point dans mon intention de relater les détails de cette abominable boucherie, ni même de rappeler les circonstances qui ont conduit à la chute de l'empire des Romanov.

 

Je veux en revanche insister sur le fait que, selon les paroles de Notre-Dame de Fatima quelques mois plus tôt, l'écroulement de cet empire russe chrétien, allait permettre que la Russie répandrait ses erreurs dans le monde provoquant guerres et persécutions.

A la suite de la famille impériale martyre, des centaines de milliers de moines, de moniales, de fidèles adultes et enfants, en Russie puis dans tous les pays où le communisme triomphant exporta ses doctrines abominables, derrière les rideaux de fer ou de bambou et sur tous les continents, ont subi le martyre sanglant en raison de leur fidélité au Christ.

 

Je veux en revanche insister sur le fait que les deux révolutions russes (1905 et 1917), ne sont que les filles et les épigones de l'abominable révolution de 1789, et que les bourreaux de 1917 et des décennies suivantes ne sont que les successeurs et continuateurs de ceux qui ont conduit à l'échafaud Leurs Majestés le Roi Louis XVI et la Reine Marie-Antoinette, Madame Elisabeth, les Bienheureuses Martyres d'Orange, les Bienheureuses Ursulines de Valenciennes, les Bienheureuses Filles de la Charité d'Arras, les Bienheureuses Carmélites de Compiègne (dont la fête liturgique se trouve justement en ce 17 juillet), et tant de milliers d'autres connus ou anonymes ; les successeurs et continuateurs de ceux qui ont fait mourir à petit feu emmuré Sa Majesté le Roi Louis XVII, ou confiné plusieurs milliers de religieux et de prêtres dans les pontons des navires-mouroirs de Rochefort ; les successeurs et continuateurs de ceux qui ont fusillé et percé de baïonnettes les Bienheureux Martyrs d'Angers et d'Avrillé, les milliers de défenseurs de Lyon s'insurgeant contre la Convention ; les successeurs et continuateurs de ceux qui ont brûlé vifs les villageois et les tout petits enfants des Lucs sur Boulogne et les habitants de nombreux bourgs de nos bocages et de nos campagnes ; les successeurs et continuateurs de ceux qui ont égorgé avec une liesse satanique les détenus des prisons et des hôpitaux de Paris en septembre 1792, ou organisé des noyades en série dans des mises en scène aussi cruelles qu'impudiques... etc. ...etc.

 

Je veux en revanche insister sur le fait que les millions de victimes des deux guerres mondiales du XXe siècle, ainsi que des guerres liées aux combats d' « unification nationale » au XIXe siècle (par exemple pour l'Italie et l'Allemagne), ou des guerres dites d'indépendance au XXe siècle, comme encore les millions de victimes de toutes les idéologies qui découlent des divers avatars du nationalisme (dont les plus célèbres sont le fascisme et le national socialisme hitlérien) – ce nationalisme vers lequel lorgnent pourtant certains catholiques qui, ce faisant, croient être contre-révolutionnaires ! -, toutes, absolument toutes, sont en fait des victimes de la révolution dite française continuée, exportée, diversifiée, démultipliée, à la manière des têtes sans cesse renaissantes d'une hydre sortie de l'enfer.

Je pourrai développer cette sanglante et sinistre litanie sur des pages et des pages encore...

 

La nuit prochaine, nuit de l'exact centième anniversaire du martyre de la famille impériale russe, le Patriarche orthodoxe Cyrille de Moscou conduira une imposante procession sur 21 km – oui, vous avez bien lu : sur 21 km ! - à Ekaterinbourg.

Certes, je ne suis pas orthodoxe et je ne méconnais ni ne minimise les obstacles doctrinaux qui empêchent l'unité et la pleine communion entre orthodoxes et catholiques, néanmoins je ne peux que souscrire et reprendre à mon propre compte et pour le compte de toute la Confrérie Royale cette déclaration du Patriarche Cyrille : « Lavés par le sang de nos martyrs nous devons devenir un autre peuple qui ne permettra jamais plus d’outrager ses valeurs sacrées, de se refuser à Dieu » ; et l'on voudrait qu'aujourd'hui en Occident et dans l'Eglise catholique romaine des évêques aient des convictions suffisantes et assez de courage pour tenir le même langage au sujet de la révolution de 1789 et de toutes ses continuations : pour tenir le même langage lorsqu'ils sont interrogés par nos médias pourris, pour tenir le même langage en face des politiques marionnettes des loges, pour tenir le même langage surtout dans nos églises et nos cathédrales dévastées par la crise moderniste en face de fidèles qui, dans leur écrasante majorité, ne professent plus que des bribes de la foi authentique révélée par Notre-Seigneur !

Mon Dieu, donnez-nous des évêques et des prêtres capables de prêcher la pénitence et l'expiation au sujet de la satanique révolution, et, ce faisant, entraînant les âmes vers une authentique conversion des intelligences, une authentique conversion des cœurs et une authentique conversion des mœurs pour que la pureté et l'intégralité de la foi divine soit restaurée non seulement dans les âmes mais dans la société tout entière !

Le but de la révolution en effet, en 1789 comme en 1917, a été de détruire les monarchies chrétiennes, remparts de l'Eglise et de la foi, ce pourquoi la seule véritable et nécessaire contre-révolution se fonde sur la conversion profonde des individus, des institutions et des sociétés pour restaurer dans leur pureté et leur splendeur spirituelle des Rois et des Princes authentiquement chrétiens, participant de toute leur légitimité et de toute leur volonté aux desseins rédempteurs et sanctificateurs de Dieu, dans l'ordre social et politique qui leur a été départi par la divine Providence.

 

J'ai cru nécessaire de le rappeler avec force à l'occasion du centième anniversaire du massacre de Leurs Majestés Impériales le Tsar Nicolas II Aleksandrovitch, la Tsarine Alexandra Feodorovna, et leurs cinq enfants, authentiques martyrs comme la famille royale française lors de la grande révolution, parce que c'est en haine de la royauté chrétienne dont ils incarnaient les principes (malgré leurs faiblesses personnelles), en haine du Droit Divin, et donc en haine du Christ Notre-Seigneur, qu'ils ont été mis à mort.

 

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur,
Prieur.

 

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16/07/2018
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« Ce que certains détruisent, d’autres le restaurent... »

Deux allocutions
de
Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou,
de jure  Sa Majesté le Roi Louis XX
prononcées à Paris le vendredi 6 juillet 2018
à l'occasion
d'une journée commémorant le
deuxième centenaire du rétablissement de la statue d'Henri IV au Pont-Neuf

 

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En 1605, la ville de Paris pour remercier Sa Majesté le Roi Henri IV de tous ses bienfaits et en particulier des travaux d'urbanisme accomplis par lui dans ce quartier (aménagement de la Place Royale - aujourd'hui Place Dauphine -, achèvement du Pont-Neuf et percement de la rue Dauphine) commanda une statue équestre du Roi qui fut achevée et inaugurée seulement après sa mort, en 1614. 
Cette première statue fut mise à bas et fondue par l'impiété et le vandalisme révolutionnaires. Cependant dès le 3 mai 1814, jour de l'entrée triomphale de Sa Majesté le Roi Louis XVIII dans Paris, une statue provisoire avait été placée en ce lieu avec cette dédicace : « Le retour de Louis fait revivre Henri »
Le 25 août 1818, en la fête de Saint Louis, ce provisoire prenait fin et l'on inaugura, dans une grande liesse populaire, une nouvelle statue de bronze du premier Roi Bourbon sur le Pont-Neuf, portant une dédicace latine qui se traduit ainsi : « La statue révérée du très illustre roi Henri le Grand, qui avait été un père pour son peuple, fut jetée à bas, à l'indignation de la France, au cours de la révolution. Après le retour souhaité de Louis XVIII, des citoyens issus de tous les ordres se cotisèrent et la rétablirent, ainsi que l'inscription honorifique détruite en même temps que la statue, qu'ils firent graver de nouveau dans la pierre. Fait le 25 août 1818. »
Le 25 août 2018 marquera donc l'exact deuxième centenaire du rétablissement de la statue d'Henri IV au Pont-Neuf.
Devançant cette date, ce vendredi 6 juillet 2018, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, aîné de tous les descendants d'Henri IV, et de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, est venu à Paris pour y présider une cérémonie commémorative, et assister à deux conférences à caractère historique données dans un cercle restreint.

Vous trouverez ci-dessous l'essentiel du texte des deux allocutions prononcées par notre Souverain légitime en ces circonstances.

 

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« Ce que certains détruisent, d’autres le restaurent... »

 

(allocution au Pont-Neuf devant la statue d'Henri IV)

 

« (...) Cette cérémonie du bicentenaire du rétablissement de la statue du Roi Henri IV sur le Pont Neuf m’amène à plusieurs réflexions : La première sur l’acte lui-même, dont  deux enseignements se dégagent, la seconde sur le roi Henri IV.

 

Lorsque les révolutionnaires en 1792, mirent bas la statue de celui qui, jusqu’alors, était considéré comme le bon roi Henri IV, sans doute ne pensaient-ils pas que leur geste, vingt-cinq ans après, serait effacé par celui de Louis XVIII qui rétablit devant une foule nombreuse la statue, à son emplacement, c’est-à-dire au cœur de Paris.

 

Ce geste prouvait la fidélité du Roi et de la Ville de Paris qui avait commandé la statue en 1605, mais surtout ce rétablissement rappelait qu’en politique tout est possible. Ce que certains détruisent, d’autres le restaurent dès lors qu’ils ont foi en ce qu’ils font et en leur mission. N’est-ce pas là quelque chose de toujours actuel.

 

Les parisiens et le Roi Louis XVIII voulaient honorer l’œuvre d’Henri IV,  l’homme de la paix rétablie après trente ans de guerre civile et aussi l’homme de la pacification des cœurs. L’image d’Henri IV n’a jamais été ternie par les aléas de l’histoire et en 1610 lors de sa mort, en 1614 lors de l’érection de la première statue, en 1818 lors de son rétablissement comme aujourd’hui, il demeure le roi préféré des Français (...).

 

Mais cette cérémonie est l’occasion d’évoquer un autre aspect de la personnalité du Roi. Nous sommes aujourd’hui  avec  l’Amicale régimentaire qui maintient le souvenir et la tradition du Royal Navarre, devenu en 1790 le 5ème Régiment d’Infanterie. Cette unité dont Henri de Navarre fut le premier Colonel, a combattu sur tous les champs de bataille, durant plus de quatre siècles, prouvant que la France transcende les aléas de la politique (...).

 

Ainsi le Roi apparait là sous son autre facette. Grand dans la Paix il le fut aussi dans la guerre. Chef vaillant et audacieux il savait que la paix et la sécurité des peuples ne s’obtiennent que si l’on maintient la garde haute. Pas de faiblesse pour les ennemis car sinon c’est le peuple qui  souffre !

 

C’est par là aussi que le roi est grand et le demeure dans la mémoire collective.

 

La gerbe que nous allons déposer au pied de sa statue est, ainsi, triplement symbolique : elle honore le roi, elle rend hommage à son héritier direct le roi Louis XVIII, elle permet de se souvenir que notre avenir s’écrit à travers la mémoire collective d’un peuple qui en honorant ses grands hommes et leurs vertus,  témoigne de son espoir pour demain.

 

Merci de m’avoir écouté. »

 

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 Henri IV : grand dans la paix comme dans la guerre !

(allocution avant les conférences)

 

« (...) Après la belle et émouvante commémoration de ce matin sur le Pont-Neuf (...), nous voici réunis toujours autour de la grande figure d’Henri IV pour entendre deux conférences (...).

Elles vont éclairer deux aspects de la personnalité du grand Roi : d’un côté l’homme des premiers grands travaux parisiens et, de l’autre, le chef militaire qui a su réconcilier des troupes qui durant trente ans avaient combattu les unes contre les autres. Il est intéressant de noter que ces deux actions participaient chacune à leur manière, à rétablir la paix et la concorde entre tous les Français, ce qui était son vrai programme politique. Il fallait oublier trente ans de guerres civiles avec tous les drames que cela avait suscité. Cela passait par la prospérité à retrouver, mais aussi par une paix des cœurs à obtenir.

 

Cette dernière n’est-elle pas la plus difficile à réaliser après tant de maux endurés qui pouvaient sembler indélébiles !  L’Armée et l’engagement des siens pouvant aller jusqu’au sacrifice de leur vie,  est, plus facilement que tout autre institution, le creuset de ces grandes réconciliations. La France l’a observé à plusieurs reprises, mais sans doute est-ce Henri IV qui, le premier, l’a compris et l’a mis en pratique. La communication du Professeur Hervé Drévillon va donc, pour nous tous, être d’un grand intérêt et je le remercie d’avoir bien voulu être des nôtres aujourd’hui.

 

Mes remerciements vont aussi au Professeur Jean-Pierre Babelon. Nous nous connaissons depuis de longues années et, cher professeur, vous êtes celui qui m’a permis de suivre et de comprendre la question de l’authentification de la tête d’Henri IV. Elle ne fait plus de doute désormais. Je vous en remercie et j’espère que la dépouille royale retrouvera la place qui lui revient.

 

Aujourd’hui vous allez parler du rôle du Roi vis-à-vis de Paris. Vous avez consacré de nombreux travaux à cette question. Si le roi avait fait la paix, il voulait aussi que cela se voit en donnant à Paris, très éprouvé par la guerre, du confort, de la sécurité et de la beauté.

 

Ce matin nous étions sur le Pont-Neuf, à côté de la Place Dauphine, des lieux encore témoins de son travail d’urbaniste. Ces lieux existent en fait dans tout Paris marquée par l’œuvre du Roi. Il a le premier créé la tradition des souverains soucieux de leur capitale.

 

Le bicentenaire du rétablissement de la statue d’Henri IV qui avait été abattue par les révolutionnaires est ainsi l’occasion, une nouvelle fois, d’honorer la mémoire du Roi qui demeure, dans la conscience collective, le plus aimé par les Français pour avoir été grand dans la Paix comme dans la guerre ; dans le combat comme dans le pardon, sachant réconcilier et faire l’unité pour le bien commun.

 

Une œuvre se juge par les fruits qu’elle porte. Celle d’Henri IV en est un bel exemple.

 

Merci à vous tous, Messieurs les Universitaires et vous les organisateurs, de nous donner l’occasion, en cette journée commémorative de celle de 1818, de nous le rappeler. Puisse cet exemple inspirer les uns et les autres et continuer à servir de modèle. Commémorer sert à faire mémoire des grandes actions pour inspirer le présent.

 

Henri IV demeure un roi d’hier comme de demain !

Merci. »

 

 

Détail de la statue équestre d'Henri IV au Pont-Neuf.jpg


06/07/2018
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Prières urgentes

La Confrérie royale invite ses membres à prier avec ferveur pour la santé d'Emmanuel, membre du C.L.I.F., opéré et qui vient de faire un A.V.C.

 

Que ce soit là le miracle pour la béatification de Madame Elisabeth, Fille de France et Martyre.

 

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Ô Dieu, qui par un effet admirable de Votre Providence, avez daigné enrichir le cœur de Votre servante Madame Élisabeth de France, des trésors les plus précieux de la nature et de la grâce : pour que ces dons ne demeurent pas stériles en son âme, daignez avoir pour agréables les prières que nous Vous adressons par son intercession (pour la santé de notre ami Emmanuel, serviteur de Dieu et du Roi), et donnez-nous d’imiter, avec son abandon à cette même Providence, son abnégation et sa générosité dans le sacrifice, afin que, par une sainte vie, nous méritions tous d’avoir part à la joie dont Vous couronnez Vos élus.  Ainsi soit-il.

 

Pater noster, Ave Maria, Gloria Patri…

Imprimatur
A. Laveille, Vic. Capit.

Meaux, le 11 juillet 1921

 

Prions également pour sa famille éprouvée, qui participa au dernier pèlerinage du Puy.

 

Image associée

 

Souvenez-vous, ô Très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance ou réclamé vos suffrages, ait été abandonné. Animé de cette confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, je viens vers Vous, et gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds. Ô Mère du Verbe Incarné, ne méprisez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer. Ainsi soit-il.

 



05/07/2018
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Lettre mensuelle aux membres de la Confrérie Royale - 25 juin 2018 :

Lettre mensuelle aux membres et sympathisants
de la

Confrérie Royale

 

- 25 juin 2018 -

 

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« Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé »

Dévotion au Sacré-Cœur, culte de l’Amour

 

Les atrocités et les douleurs de la Passion ne suffisaient pas aux Juifs, il leur fallait encore accomplir un outrage de plus. De sa lance, le soldat ouvrit le côté du Christ. Telle une clef, la lance du soldat nous ouvre la porte. Bien plus que la lance, c’est le Cœur même de Notre Seigneur qui est la véritable clef. Le côté transpercé, comme à « cœur ouvert », Notre-Seigneur veut que nous allions à Lui. « Quoi de plus pur que ce sang ? Quoi de plus salutaire que cette blessure ? » dira Saint Augustin.

« Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé » et l’Époux, le côté transpercé, le « cœur ouvert » donne vie à l’Église. Elle qui est sortie de ce côté transpercé doit sans cesse revenir à son origine : l’amour du Cœur de Jésus. De haut de la croix, Notre-Seigneur voit les misères et les horreurs des hommes, Il scrute chacun de nos actes. Depuis déjà plusieurs siècles, notre pays a vu ses fils tant aimés du Père devenir des fils de malédiction. L’ancienne lance qui leur avait ouvert la porte de la vie, ils l’ont retournée vers eux-mêmes et ils ont détourné leurs regards. Pour ces raisons, nous avons un devoir d’expiation, de réparation, et de faire amende honorable au Cœur Sacré de Jésus. Dans cette auguste mission, Notre Seigneur ne nous a-t-Il pas dit : « Voici que je suis avec vous jusqu’à la fin du monde » et aussi « je demanderai au Père, et Il vous donnera un autre Paraclet, l’Esprit de vérité ». Alors, avec de telles promesses, nous pouvons courageusement nous engager dans cette mission.

 

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  1. « Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé », Lui qui est le pain descendu du ciel.

Le mois de Juin est traditionnellement consacré au Sacré Cœur de Jésus. L’Église dans sa grande sagesse et par sa vénérable liturgie nous conduit. Elle nous envoie l’Esprit Paraclet en la fête de Pentecôte, nous fait ensuite contempler le mystère de la Très Sainte Trinité, puis nous fait adorer l’adorable corps de Jésus-Christ sous les voiles du Saint-Sacrement avec la « Fête Dieu. » À présent nous devons nous approcher plus particulièrement du Sacré Cœur de Jésus, brasier d’amour. Que ce temps liturgique est riche, qu’il est révélateur de la sagesse de l’Église ! Alors, si nous trouvons que l’Église nous propose bon nombre de fêtes entre la fin mai et début juin, il faut y voir une logique, bien plus, l’expression de la sagesse de l’Église. Si la fête du Sacré-Cœur est si proche de celle du Saint-Sacrement, n’est-ce pas pour mieux exprimer le lien très étroit entre les deux ? C’est Notre-Seigneur qui l’a voulu ainsi. Ce désir, Il l’a lui-même exprimé alors que Marguerite-Marie était en prière devant l’Eucharistie.

D’ailleurs, Notre Seigneur n’a-t-Il pas demandé à Sainte Marguerite-Marie la communion réparatrice du vendredi et la pratique de l’heure sainte. En allant devant la Sainte Hostie, nous rencontrons le divin Cœur de Jésus. Disons aussi que la dévotion au Sacré Cœur peut indéniablement avoir une grande influence sur nos communions : plus la dévotion grandit en nous, plus elle nous pousse à toujours mieux communier. Avec la douloureuse Passion, l’Eucharistie est la plus profonde manifestation de l’extrême amour de Jésus pour nous.

 

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  1. « Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé », Lui qui est Amour.

 

« Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé ». Les hommes ayant désappris l’amour, le Sacré Cœur est le seul à pouvoir réapprendre l’Amour, car Il est l’Amour. Alors Bien-Chers Confrères, ne perdons pas de vue l’essentiel : le Crucifié. C’est Jésus Crucifié qui laisse son Cœur être transpercé de la lance. Allons à lui et offrons-lui quelques consolations. Oh, nous aimons le Sacré Cœur, mais pensons-nous, devant les images du Sacré Cœur, à toutes les douleurs qu’Il a dû endurer pour nous, dans sa douloureuse Passion ?

Marguerite-Marie a été la grande propagatrice de l’amour du Cœur de Jésus, de son Sacré Cœur. L’objet propre de cette dévotion n’est autre que le divin amour, par lequel Jésus s’est livré pour nous. Et Jésus l’a lui-même dit à Sainte Marguerite-Marie, en montrant son Cœur de chair : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour. »

« Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé. » Le Sacré-Cœur est comme le soleil qui doit éclairer et réchauffer nos propres cœurs. « Ce Sacré-Cœur m’était représenté comme un soleil brillant d’une éclatante lumière, dont les rayons tout ardents donnaient à plomb sur mon cœur. » dira Sainte Marguerite-Marie. L’amour de Dieu fait homme demande notre dévotion, nous ne saurions la lui refuser. Saint Bonaventure ne dit-il pas en commentant le chapitre 19, 31-37 du Saint Évangile de Jean : « Riche trésor, précieuse perle est votre Cœur, très bon Jésus ; nous les trouvons dans le champ labouré de votre corps. Qui rejetterait cette perle ? » Aimons Celui qui est Amour, aimons ce Cœur qui a tant aimé les hommes.

 

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  1. « Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé », Jésus-Christ a un message pour le Roi (1).

 

Parmi les hommes, il en est un que Notre-Seigneur désigne comme le « fils aîné de son Sacré Cœur », c’est le Roi : « Fais savoir au fils aîné de mon Sacré Cœur, que, comme sa naissance temporelle a été obtenue par la dévotion aux mérites de ma sainte Enfance, de même il obtiendra sa naissance de grâce et de gloire éternelle par la consécration qu’il fera de lui-même à mon Cœur adorable, qui veut triompher du sien, et par son entremise de celui des grands de la terre. » Ainsi Marguerite-Marie a-t-elle formulé le message que Notre-Seigneur, au temps de Louis XIV, aurait voulu que l’on transmette à la personne du Roi. Il reste que ce message est d’une actualité certaine. Il nous faut sans cesse renouveler notre consécration, travailler au règne du Sacré Cœur dans notre pays, au sein de nos familles. Notre-Seigneur veut régner dans les cœurs de tous ses fils, Il veut toujours s’établir dans le cœur de son fils aîné.

Le 10 février 1792, alors qu’il est déjà prisonnier, Louis XVI serait entré à Notre-Dame pour se consacrer lui, sa famille et son royaume au Sacré Cœur. Ainsi, prenons cette démarche pour modèle. Dans les troubles actuels, l’instabilité politique, l’immoralité du peuple, la dévastation des mœurs, l’invasion islamique, le rejet de Dieu… consacrons-nous au Sacré Cœur ! Tant de bénédictions et de grâces nous serons assurées.

En ce mois de juin, en récitant les litanies du Sacré Cœur, pensons à tous ces hommes, à toutes ces femmes et à tous ces enfants qui avaient le Sacré Cœur attaché à leurs vêtements, signe de leur fidélité à Dieu et au Roi, son lieutenant. Souvent, ils sont allés jusqu’au sacrifice d’eux-mêmes. À leur exemple, nous devons avoir le Sacré Cœur en quelque sorte brodé « dans la peau ». Face aux grands tourments dont souffre notre pays, cherchons notre secours dans le Sacré Cœur.

Chaque jour, regardons Celui qu’ils ont transpercé et donnons-lui notre cœur. Jésus très aimant et très obéissant rendez nos cœurs semblables au vôtre.

 

Que cela soit-ainsi !

 

Abbé Louis-Samson de La Ferté

 

1 - année 1689.

 

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24/06/2018
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