L'Ami de la Religion et du Roi

L'Ami de la Religion et du Roi

Après l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris

Après l’incendie de Notre-Dame de Paris…

Mardi Saint 16 avril 2019.

 

Incendie Notre-Dame de Paris 15 avril 2019

Un brasier en forme de croix au cœur de la France, au cœur de tous les fidèles….

 

Très chers Amis,

 

En ces premières heures du jour du mardi saint, il est évidemment bien tôt – bien trop tôt – pour se livrer à des considérations présentant tout le recul indispensable, échappant à l’émotion de l’instant : comme des millions de personnes à travers la France et à travers le monde, je pense que vous avez été douloureusement saisis par les images diffusées à la télévision, sur Internet et sur les réseaux sociaux hier soir à partir de 19 heures.


En notre vallée retirée et loin de tout, c’est environ une demi-heure après le déclenchement de l’incendie que nous avons été prévenus par une amie, et tout au long de la soirée nous sommes restés, jusqu’à une heure avancée de la nuit, à prier et à espérer pour ce bâtiment prestigieux qui était la proie des flammes et qui, selon l’expression d’un auteur dont j’ai oublié le nom, a toujours été et demeure en quelque manière la « paroisse de l’histoire de France ».

 

L’enquête sur les causes de l’incendie ne fait évidemment que commencer et, peut-être, faudra-t-il du temps pour qu’elle établisse la vérité des faits : contrairement aux affirmations rapides sur l’origine du sinistre, et au risque de passer pour « parano », il me semble non seulement prématuré, mais aussi téméraire, d’exclure a priori la cause criminelle pour des motifs idéologiques ou fanatiques…

 

Mais là n’est pas l’essentiel de mon propos.

 

Bien sûr nous sommes consolés par le fait qu’un grand nombre d’œuvres d’art se trouvant dans la cathédrale aient pu être sauvées ou protégées au maximum. 

 

Nous nous réjouissons surtout, au plus haut point du fait que le Très Saint-Sacrement et les précieuses reliques de la cathédrale aient pu être soustraits aux flammes.

 

Au-delà de l’émotionnel et des réactions, naturelles certes, je vous invite à réfléchir, prier et méditer sur les leçons providentielles que nous pouvons tirer de cet horrible événement : un bâtiment quelque prestigieux et sacré qu’il soit, reste un bâtiment. Nous avons d’ores et déjà l’assurance que la basilique-cathédrale Notre-Dame de Paris sera restaurée, reconstruite. Mais au-delà de la reconstruction matérielle, il nous faut réfléchir à la restauration spirituelle.

 

Le feu d’un incendie physique n’est RIEN en comparaison du feu de l’enfer qui menace les âmes par millions en raison de la perte de la foi et du refus de l’obéissance à Dieu.

 

Le feu de cet incendie n’est RIEN en comparaison de la dévastation spirituelle qui navre gravement la Sainte Eglise à cause du modernisme qui la ravage, à cause des mauvais exemples et de la tiédeur des catholiques , et tout particulièrement à cause des scandales de ceux qui devraient, au plus haut point, avoir des comportements exemplaires et donner le témoignage de la sainteté : je parle des clercs et des religieux qui ont trahi leurs engagements sacrés pour ce qui concerne la foi et les mœurs !

 

Je vais être absent du Mesnil-Marie à partir de ce matin-même, et ne reviendrai vers vous que pendant l’octave de la Résurrection de Notre-Seigneur.

 

Il n’y a maintenant plus qu’une seule chose à dire : prions avec davantage de ferveur, faisons pénitence avec générosité, tenons compagnie au divin Cœur de Jésus dans Son agonie, cramponons-nous à la main maternelle de Notre-Dame de Compassion, confions-nous en l’intercession des Saints de France, et, au-delà de tous les motifs de découragement, ne cessons jamais de croire en la sainte et glorieuse Résurrection, car notre Dieu est le Tout-Puissant et le « Maître de l’impossible ».

 

Vôtre in Corde Iesu & Mariae.

 

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur. 

 

P1080750 France, Paris, «le voeu de Louis XIII» dans le fond du choeur de la cathédrale Notre-Dame; Louis XIII et Louis XIV entourent la Vierge de pitié «Pieta»


16/04/2019
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Message de SM le Roi au moment de l'incendie de la basilique-cathédrale Notre-Dame de Paris

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15/04/2019
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Présentation de Monseigneur le duc de Touraine.

Ce samedi 13 avril 2019, soit presque un mois et demi après sa naissance (cf. ici), Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a Lui-même, par le moyen de Ses propres réseaux sociaux, fait la présentation de Son troisième fils, Monseigneur le Prince Henri de Jésus, duc de Touraine, avec le message et les photographies suivants :
« Je suis très heureux, avec la Princesse Marie-Marguerite, de vous présenter Henri de Jésus, Duc de Touraine entouré de sa soeur Eugénie et de ses deux frères, Louis et Alphonse. »

 

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Comme au jour de l'annonce de cette naissance (cf. ici), nous nous réjouissons grandement du bonheur et de la prospérité de notre Famille Royale, pour laquelle nous prions avec ferveur chaque jour, demandant pour elle à Dieu, à Notre-Dame, Reine de France, aux Saints Anges et à tous les célestes protecteurs de la France et de la race royale, d'incessantes bénédictions et protections.

 

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14/04/2019
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Message du Prieur de la Confrérie Royale à l'occasion de la Semaine Sainte et des célébrations pascales :

On ne restaurera pas le Royaume des Lys par d'autres moyens que ceux que Dieu a utilisés pour son établissement ! 

 

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Message du Prieur de la Confrérie Royale

à l'occasion de
la Semaine Sainte et des célébrations pascales

 

Vendredi de la Passion 12 avril 2019,
Commémoraison solennelle de la Compassion de Bienheureuse Vierge Marie.

 

Messieurs les Chanoines,
Mes Révérends Pères,
Messieurs les Abbés,
Chers Fidèles,
Membres et Amis de la Confrérie Royale,

                            

 

« La foi nous apprend, mes frères, et nous sommes fortement convaincus qu'un jour le Christ est mort pour nous : le Juste pour les pécheurs, le Maître pour des esclaves, le Libre pour des prisonniers, le Médecin pour ses malades, le Bienheureux pour les infortunés, le Riche pour les pauvres, pour les égarés Celui qui courait à leur recherche, le Rédempteur pour ceux qui s'étaient vendus, le Pasteur pour son troupeau, et, ce qui est plus admirable encore, le Créateur pour sa créature, ne perdant rien toutefois de ce qu'Il est éternellement, tout en donnant ce qu'Il S'est fait dans le temps ; invisible comme Dieu et visible comme homme, donnant la vie à cause de Sa puissance et acceptant la mort à cause de Sa faiblesse, immuable dans Sa divinité et passible dans Son humanité. Mais, comme s'exprime l'Apôtre : « S'Il a été livré pour nos péchés, Il est ressuscité pour notre justification » (Rom. IV, 25). Vous savez parfaitement que cela ne s'est accompli qu'une fois. Or, quoique toutes les voix de l'Écriture publient que cet événement ne s'est accompli qu'une fois, cette solennité le ramène, à des temps révolus, comme s'il avait lieu souvent. Toutefois il n'y a pas opposition entre la réalité et la solennité ; l'une ne dit pas vrai pour faire mentir l'autre, mais ce que l'une représente comme n'étant arrivé qu'une fois effectivement, l'autre le rappelle aux cœurs pieux pour le leur faire célébrer plusieurs fois » (Saint Augustin - sermon CCXX pour la veillée de Pâques au §1).

 

Nous allons une fois encore entrer dans la "grande Semaine", ainsi que l'appelaient nos pères dans la foi.
Nous voici aux portes de l'événement majeur de toute l'histoire de l'humanité.
Nous voici arrivés au point culminant de notre année liturgique.

Tant de choses ont été dites et écrites depuis près de deux-mille ans à ce sujet, que je n'ai nulle prétention à faire œuvre d'originalité en m'adressant à vous ce jour d'hui.

Mais s'il est une chose que je dois dire et redire inlassablement, c'est que c'est l'amour de notre divin Rédempteur que nous devons considérer en ces jours, auquel nous devons nous attacher, à travers lequel nous devons regarder toutes les réalités d'ici-bas, et au moyen duquel il nous faut juger de toutes choses : un amour pleinement surnaturel qui ne s'attache en rien à répondre aux prétentions et préventions de la nature, un amour pleinement surnaturel qui est ordonné aux seules réalités éternelles, un amour pleinement surnaturel qui ne se satisfait pas de demi-mesures, un amour pleinement surnaturel qui va jusqu'au bout de ses excès de compassion et de générosité, un amour pleinement surnaturel qui ne s'économise en rien, un amour pleinement surnaturel dont la Croix est à jamais le signe !

Que la générosité de Notre-Seigneur se donnant tout entier "usque ad mortem, mortem autem Crucis : jusqu'à la mort, et la mort de la Croix", soit l'unique point de référence - le modèle et la norme - de notre engagement dans cette Confrérie Royale

Car « [Le Christ] n’a pas annoncé pour la société future le règne d’une félicité idéale, d’où la souffrance serait bannie ; mais par Ses leçons et par Ses exemples, Il a tracé le chemin du bonheur possible sur terre et du bonheur parfait au ciel : la voie royale de la croix. Ce sont là des enseignements qu’on aurait tort d’appliquer seulement à la vie individuelle en vue du salut éternel ; ce sont des enseignements éminemment sociaux et ils nous montrent en Notre-Seigneur Jésus-Christ autre chose qu’un humanitarisme sans consistance et sans autorité » (Saint Pie X, encyclique "Notre charge apostolique" du 25 août 1910).
La restauration d'un ordre temporel accordé aux desseins providentiels de Dieu sur ce Royaume de France, accordé à la volonté divine qui a si merveilleusement œuvré à l'établissement de notre royauté chrétienne traditionnelle - cette royauté qui demeure malgré tout le modèle inégalé de toutes les royautés chrétiennes dans le monde entier -, nécessite toujours plus de générosité.

En effet, je ne cesse de le dire et vous me l'entendrez dire encore de nombreuses fois, on ne restaurera pas le Royaume des Lys par d'autres moyens que ceux que Dieu a utilisés pour son établissement, c'est-à-dire la conversion profonde des esprits, des mentalités, des cœurs et des mœurs, et par la collaboration active et généreuse de nombreux saints à la geste de Dieu.

Cette humble Confrérie est au service de cette restauration ; elle est au service du Règne de Dieu sur la terre ; elle œuvre autant qu'elle peut à la sanctification de ses membres pour qu'ils deviennent de fidèles instruments de la grâce divine pour le rétablissement d'un ordre social conforme à la Sainte Loi de Dieu, et cette sanctification ne peut se faire sans une union de plus en plus grande au divin Cœur de Notre-Seigneur, qui a été ouvert et révélé sur la Croix. 

Puisse donc la générosité de Jésus-Christ en Sa bienheureuse Passion, être l'exemple amoureusement suivi par tous les membres de cette Confrérie !
La joie de la Résurrection ne peut être qu'à ce prix, et la joie de la résurrection de la France catholique et royale pour laquelle nous sommes engagés dans un combat spirituel sans merci ne peut être elle-aussi qu'à ce prix.

 

A vous tous, mes très chers Amis"ma joie et ma couronne" (Phil. IV, 1) -,
je souhaite une bonne, belle, fervente et très généreuse Semaine Sainte
et de très joyeuses fêtes pascales !

 

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.

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Important :
Si vous n'êtes pas encore inscrit au Pèlerinage de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay,
il est important de le faire sans retard !
Voir > ici


12/04/2019
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Discours de S.M. le Roi

 

Discours de Monseigneur le Duc d'Anjou
devant l’assemblée du
Congrès mondial des Familles à Vérone

 

Monsieur le Président,
Cher Brian Brown,
Mesdames et Messieurs
Chers Amis,

 

Merci de me laisser un temps de parole pour exprimer, une nouvelle fois, l’importance que je j’accorde à la Famille et à sa défense. Actuellement un combat se joue entre deux modèles : celui d’un monde déshumanisé et celui d’une société -il faudrait dire d’une civilisation- qui donne à l’homme toute sa place.

 

 

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Entre l’homme objet, soumis, esclave d’une globalisation excessive et celui que les institutions aident à s’élever, à se construire, c’est-à-dire sujet de droit, il ne s’agit pas d’un choix à faire entre deux conceptions qui se valent, mais il s’agit d’en rejeter une pour promouvoir l’autre. Tel est le but des  rencontres du Congrès mondial des Familles –WCF), et donc de leur importance. Il faut, en effet, sortir de l’équivoque dans laquelle les sociétés occidentales ont trop longtemps vécu, reposant sur un certain scepticisme et sur le relativisme. Les deux ont conduit à des impasses. L’enseignement chrétien, socle de nos sociétés, est pourtant là pour nous rappeler qu’il n’y a pas place pour deux vérités. Mais qu’a-t-on fait de ce message durant les deux derniers siècles ? Il a été battu en brèche en permanence, la religion étant présentée souvent comme source d’oppression voire « opium » du peuple. Mais qui sont ceux qui ont proféré ces idées ? Ceux qui ont menée aux Terreurs et aux totalitarismes. Maintenant que les historiens ont retrouvé une certaine liberté de pensée, Marx longtemps exalté, n’est plus que l’homme des cent millions de victimes accumulées dans le monde. Triste bilan. Les idéologies peuvent tuer !


Mais l’histoire nous apprend que l’excès mène toujours à la saine réactionNe la voit-on pas venir actuellement ? Elle passe par les familles qui, partout, commencent à réagir de multiples manières. 

 

  • Là c’est en reprenant ses droits naturels sur l’éducation et l’instruction ; 
  • là en recréant des structures pour la petite enfance, pour les personnes âgées ou handicapées ;
  • là en s’affirmant, comme en France actuellement, pour retrouver un niveau de vie décent et ne pas être accablées de taxes et règlements multiples n’ayant de sens que pour ceux qui les élaborent. 

 

Ce retour au réel est mené par les familles. Ce sont elles qu’il faut encourager en leur redonnant un cadre d’action précis. Celui-ci passe par trois points : 

 

  • la reconnaissance de la famille comme cellule de base de la société, celle dont découleront les autres, la commune, les communautés de travail qu’il soit manuel ou intellectuel et cela jusqu’à l’Etat qui peut ou non encourager les familles ; 
  • ce cadre doit ensuite exalter la vie dans toutes ses expressions c’est-à-dire rejeter ce qui la détruit avant la naissance comme au moment des dernières années. Nous devons donner à nos enfants comme à ceux qui nous ont précédés l’assurance d’une existence la plus paisible
  • Enfin le troisième pilier d’une société équilibrée est celui de la justice qu’il faut entretenir pour garantir à la société un équilibre entre ceux qui la composent

 

Nous savons qu’il y aura toujours des forts et des faibles, mais le bon gouvernement est celui qui permet au fort d’exercer ses talents et au faible de n’être pas opprimé. Chacun à sa juste place, tel est le secret d’une société équilibrée. La France d’Ancien Régime l’avait compris et les Rois, mes ancêtres, génération après génération,  ont toujours eu à cœur de faire respecter cette justice qui était leur premier devoir dont le sacre était le garant. Rompre cet équilibre en donnant la priorité non plus à la loi éternelle mais à la loi contingente que des majorités de hasard et de circonstance peuvent changer, est ce qui a entraîné nos sociétés dans l’impasse.

 

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Serment de Louis XVI à son sacre (Reims, 1775).

 

Il est temps qu’elles en sortent. Une réunion comme celle-ci y contribuera puisqu’elle permet aux uns et aux autres de mieux se connaître, de s’entraider dans leurs pratiques mutuelles, et surtout de reprendre espoir en demainCette espérance là aussi inscrite dans les gènes de la société chrétienne est ce qui nous aide tous. 

 

Que Saint Louis, mon aïeul, inspire nos dirigeants et que la Sainte-Famille demeure l’icône qui nous guide. 

 

Prince Louis de Bourbon,

Duc d’Anjou

 

 

 

 

"Reconnaissons la Famille comme origine de la société, exaltons la Vie en toutes ses expressions (depuis la conception de la vie jusqu'à la fin de nos jours) et défendons la Justice pour maintenir l'équilibre.


Que Saint Louis inspire nos chefs et que la Sainte Famille continue d'être l'icône qui nous guide". 

 

Louis XX

 


30/03/2019
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Lettre mensuelle aux membres de la Confrérie (25 mars 2019)

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Saint Dismas : le héraut de la Royauté du Christ

 

Le 25 mars se célèbre une double Annonciation : premièrement l’annonce de l’avènement du Sauveur délivrée par l’archange Gabriel à la bienheureuse Vierge Marie, et secondement l’annonce par Notre-Seigneur de l’entrée en Paradis du bon larron. L’annonce du Salut universel, et l’annonce d’un Salut particulier. Trente-trois années séparent ces deux événements-clefs de l’histoire du Salut, lesquels réjouissent notre cœur parce qu’ils nous incitent ensemble à la confiance.

 

         C’est que, en effet, la Tradition nous rapporte que le Vendredi-Saint « tombait » cette année-là un 25 mars ; d’où le principe d’une année jubilaire au Puy-en-Velay lorsque le Vendredi-Saint coïncide avec la fête de l’Annonciation. Et c’est avec émotion que nous nous souvenons des grâces reçues lors du pèlerinage organisé par la Confrérie royale en 2016 − le premier d’une longue liste, s’il plaît à Dieu.

 

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Les yeux de Dismas s’ouvrent in extremis

 

Dismas est un bandit, le chef d’une troupe de malfaiteurs, que la justice des hommes a condamné à mort. Mais la justice de Dieu se fait « plus humaine » en quelque sorte, en faisant miséricorde aux pécheurs sincèrement repentis. Dans les premières heures au Golgotha ce Vendredi-Saint, Dismas n’est pourtant pas encore redevenu un enfant de chœur…

 

Notre-Seigneur, crucifié entre les deux malfrats en accomplissement de la prophétie d’Isaïe[1], est insulté par ceux qui assistent à la terrible scène. Même « ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient aussi », nous précise l’évangéliste S. Marc (XV, 31). Ces insultes qui jaillissent du cœur et des lèvres des passants et des soldats, voilà qu’elles vont encore empoisonner le cœur de l’autre larron, Gestas, et lui salir les lèvres. Car lui aussi fera chorus avec les ennemis du Christ. Loin d’avoir raison, il a « ses » raisons : condamné, il voudrait être libéré ; supplicié, il cherche désespérément la délivrance ; sur le point de mourir, il réclame obstinément la vie. Et Jésus ne s’était-il pas proclamé la Vie (cf. Jn XIV, 6) ?

 

Le drame qui se joue sous les yeux de tous se ramène à cette question : oui ou non, Jésus est-il celui qui a ouvert les yeux de l’aveugle-né, tiré Lazare de la tombe après quatre jours… ? Ayant accompli tant de miracles sur les autres, le moment n’est-il pas venu d’en faire un pour lui-même ? Si tout ce que l’on a raconté sur lui est exact, qu’attend-il alors pour « se tirer d’affaire », lui et ses compagnons d’infortune ? « Medice, cura te ipsum : médecin, guéris-toi toi-même ! » (Lc IV, 23) : n’est-ce pas un dicton cité de la bouche même de Notre-Seigneur ?

 

Au fond, Gestas réclame « les signe dans le ciel et les miracles sur la terre » (Ac II, 12), non pas tant pour croire, mais pour échapper à la mort qui s’abat sur lui. C’est un hurlement de bête fauve blessée et qui voudrait, avant l’assaut final, pouvoir au moins mordre et se venger. C’est pourquoi le mauvais larron redouble d’insultes envers l’Innocent. Loin de le déifier, il le défie : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même et nous avec ! » (Lc XXIII, 39).

 

Pourtant, la grâce de Dieu agit même dans les terres les plus infertiles. Dismas, bien qu’il ait suivi jusque-là l’exemple de son triste camarade, se reprend bien vite. C’est qu’il a vu le visage du Christ, atrocement douloureux et pourtant majestueusement paisible et beau. Il entend Jésus pardonner à ses bourreaux. De son visage et de son attitude se dégage une majesté surhumaine.

 

Dismas réalise alors qu’il s’agit, non pas d’un vulgaire bandit de grand chemin, mais du Juste persécuté, du Serviteur de Dieu outragé, de l’innocente Victime. Malgré les injustices qu’a pu commettre Dismas jusqu’ici, un fond d’équité demeure en sa conscience, qui le presse de réparer le tort que souffre Jésus suite à la méchanceté des hommes. Alors, s’adressant à Gestas, il l’admoneste en protestant : « Tu n’as même pas crainte de Dieu, toi qui subis le même sort ! Pour nous, c’est justice : nous payons nos actes ; mais lui n’a rien fait de mal ! » (Lc XXIII, 40-41).

 

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Le Titien : le Christ & le Bon Larron (XVIe s.)

 

Voici alors que le sursaut de droiture du bon larron est suivi d’un acte de foi qui s’exprime en une humble prière. Le respect de la justice et sa crainte de Dieu ont manifesté que Dismas demeurait une âme de bonne volonté. Comment alors la grâce ne pourrait-elle opérer en ce cœur bien disposé ? Aussi le brigand implore-t-il : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu entreras dans ton royaume ! » (Lc XXIII, 42).

 

Remarquons-le d’abord : il appelle le Christ par son nom, il lui dit : « Jésus », et en même temps il le proclame Seigneur, en évoquant son Royaume. Or, nous dira S. Paul, « Nul ne peut dire ‘‘Jésus est le Seigneur’’ si ce n’est par le Saint-Esprit » (I Cor. XII, 3). Animé et conduit par l’Esprit de Dieu, il est donc déjà devenu fils de Dieu (cf. Rm VIII, 14), et par conséquent héritier du Royaume, cohéritier du Christ. « Souffrant avec celui-ci, il sera glorifié avec lui » (Rm VIII, 17). Aussi, lorsque tout à l’heure, Jésus lui dira qu’il sera avec lui en Paradis, le Sauveur ne fera que confirmer la justification qui vient de s’opérer en l’âme du bon larron. La grâce, certes, a prévenu celui-ci, mais en lui elle n’a pas été vaine ; il l’a acceptée et s’est laissé transformer par elle.

 

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Sa foi a vu ce que ses yeux de chair n’avaient pas voulu voir durant sa vie

 

Le larron dit encore : « Souviens-toi de moi… ». Il ne réclame pas une place de choix, un privilège, un bonheur, mais seulement une pensée du Christ, un souvenir, une fidélité, une intercession ; il se satisferait d’un strapontin malcommode, même tout au fond du Paradis, pourvu qu’il y soit admis. Comme le publicain qui n’osait pas lever les yeux et se frappait la poitrine, il implore seulement de ne pas tomber dans l’oubli du Roi des Cieux : « Selon ta miséricorde, souviens-toi de moi ! » demandait déjà le Psalmiste (Ps. XXIV, 71). Dismas ne désire ni plus, ni moins. « N’oublie pas cette âme pour toujours, Seigneur », supplie l’Église sur le cercueil d’un Chrétien. Le bon larron emploie le même langage. Il connaît sa misère profonde, sa perversité foncière : il n’est pas digne d’obtenir plus, une simple pensée de pitié de la part de Jésus glorifié lui suffit.

 

« Quand tu seras dans ton royaume ». Peu avant, devant Pilate, Jésus a déclaré : « Tu l’as dit, je suis Roi. Mais mon royaume n’est pas de ce monde » (Jn XVIII, 36-37). Le procurateur, pourtant si avisé en politique humaine, n’a rien compris à cette affirmation émise par la Sagesse incarnée. Les soldats romains se sont moqué du titre revendiqué par Jésus et ont tourné en dérision le « roi des juifs » qu’ils ont recouvert d’une fausse pourpre comme manteau royal, d’un roseau en guise de sceptre, et d’une couronne d’épines à la place d’un diadème. Et sur la croix du Sauveur, ils ont placé un écriteau qui se veut outrageant à la fois pour les juifs et pour leur prétendu monarque.

 

Or, quand tous se rient de ce roi démuni, un seul, en toute honnêteté, confesse loyalement la souveraineté du Rédempteur, le tire sacré du « Roi des rois et Seigneur des seigneurs » (Ap. XIX, 16). Celui-ci, assurément, ne siège pas encore sur un trône de gloire, mais sur le bois d’une ignominieuse croix. Mais déjà a été donnée au larron l’intelligence de l’au-delà du Calvaire : la Passion et la mort du Christ ne sont pour Jésus, en effet, qu’une étape vers la Résurrection et la gloire éternelle. Per Crucem ad Lucem : la Croix conduit à la lumière.

 

Dismas ignore la nature de ce royaume, mais il a confiance. D’autres ont vu des prodiges du Christ ; lui n’a eu en spectacle que les insultes et les tourments. Et cependant, au-delà de ce voile, il aperçoit la réalité du règne du Sauveur. « Nous espérions qu’il serait le rédempteur d’Israël » soupireront les disciples d’Emmaüs (Lc XXIV, 21). Saint Augustin les admonestera : « Cet espoir que vous avez perdu, ce larron l’a découvert et c’est la Croix qui est son école et là, le Maître a instruit le brigand. Le gibet où Il pend devient pour lui la chaire où Il enseigne » (sermon 234).

 

Et pendant que le bon larron proclame la divinité du Christ, où sont passés les Apôtres ? Où est leur valeureux chef qui s’exclamait la veille au soir : « Dussé-je mourir avec toi, non, je ne te renierai pas ! » (Mt XXVI, 35) ? Et cependant, il leur était si bon de demeurer auprès de Notre-Seigneur lorsqu’il leur montrait sa divinité au jour de la Transfiguration ! Son humanité défigurée est-elle un spectacle si effrayant pour qu’ils aient tous pris la fuite, hormis saint Jean ?

 

Il est si aisé de demander d’accompagner Jésus dans la gloire, comme le fait la mère des fils de Zébédée réclamant pour ses enfants : « Ordonne que mes deux fils que voici soient assis, dans ton royaume, l’un à ta droite, l’autre à ta gauche » (Mt XX, 21). La réponse du Christ tient en ces termes : « Qu’ils boivent d’abord le calice auquel je dois boire ! Avant d’être assis à mes côtés, qu’ils soient cloués avec moi… » Oui, il nous est bon d’être avec Notre-Seigneur lorsque tout va bien, mais savons-nous demeurer à ses côtés dans les souffrances ?

 

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Le doux regard du Christ ne peut laisser indifférent : il pénètre notre âme

 

« Aujourd’hui, tu seras avec moi en Paradis… » : voilà la promesse en retour. « Aujourd’hui, s’écriait magnifiquement Bossuet, quelle promptitude ! Avec moi, quelle compagnie ! Au Paradis : quelle béatitude ! ». Notre-Seigneur lui attribue la même récompense qu’il avait promise à ses Apôtres : « Vous, vous êtes ceux qui sont demeurés constamment avec moi dans mes épreuves ; et moi je vous attribue la royauté comme mon Père me l’a attribuée, afin que vous mangiez et buviez à ma table dans mon royaume » (Lc XXII, 28-30).

 

« Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice, demande Notre-Seigneur, et le reste vous sera donné par surcroît » (Mt VI, 32). Pourtant, ce n’est pas « d’abord » que le bon larron a cherché ce Royaume, mais in fine. C’est l’« ouvrier de la onzième heure » de la parabole (cf. Mt XX, 1-16), lequel sera payé le même prix que ceux qui ont souffert le poids du jour et la chaleur du soleil…

 

Cette attitude nous révèle ce grand principe si réconfortant que, dans notre vie spirituelle, « il n’est jamais trop tard » ! « Celui-là a tout volé, commente avec humour S. Augustin, même son Ciel ! » Tenez, le grand Augustin justement : sainte Monique n’a-t-elle pas supplié avec tant de larmes la conversion de son fils qui tardait à s’opérer ?

 

Ces conversions subites, tant dans nos saints Évangiles que dans toute l’histoire de l’Église, nous incitent à demander avec plus de ferveur la conversion de la France, devenue infidèle à sa mission. Le grand Pape S. Pie X n’avait-il pas prophétisé son relèvement ? « Comme Saül, elle se relèvera en découvrant qu’elle persécutait Jésus » ; et à sa question : « Seigneur, que voulez-vous que je fasse », le Christ répondra : « Lève-toi, lave-toi des souillures qui t’ont défigurée, réveille dans ton sein les sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, Fille aînée de l’Église, nation prédestinée, vase d’élection, va porter, comme par le passé, mon Nom devant tous les peuples et devant les rois de la terre »[2].

 

Les deux larrons symbolisent ainsi les « deux France » : la persécutrice, la fille de Satan, la mère du laïcisme… et la pénitente, la fille de l’Église, le « phare des nations » (Jean-Paul II). Pour nous aussi le royaume de France est méconnaissable, défiguré. En voyant le triste état dans lequel elle gémit, aurons-nous autant de foi que Dismas pour entrevoir la gloire du royaume à travers les traits douloureux du supplice ?

 

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On peut voir en la basilique romaine Sainte-Croix-de-Jérusalem la traverse de la croix de Dismas (debout à gauche)

 

Le XXe siècle est le siècle qui a proclamé les deux plus grands titres de gloire de Notre-Seigneur et de sa sainte Mère : l’institution de la fête liturgique du Christ Roi de l’Univers (1925), et la définition du dogme de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie (1950). Quand la France jouira-t-elle à son tour de son titre de gloire ? Les temps ne sont-ils pas enfin venus de lui rendre son roi légitime ? Comme nous le chanterons bientôt aux Rameaux : « Portes, ouvrez-vous, que le roi de gloire fasse son entrée ! » (Ps. XXIV, 7).

 

Chers membres et amis de la Confrérie Royale, à nos yeux aussi le royaume de France est souillé et semble anéanti. Mais le Vendredi-Saint ne nous enseigne-t-il pas que c’est lorsque tout semble perdu que tout est restauré ? Alors redoublons d’efforts pendant ce Carême, ranimons notre Vœu de consécration, dans lequel nous puisons une force persévérante pour offrir nos sacrifices, nos peines et nos actions à cette noble et belle intention de la restauration aussi bien que de la sanctification de l’Aîné des Bourbons. Méditons sans cesse cet axiome selon lequel « la force des méchants vient de la faiblesse des justes ».

 

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Dieu le Père donnant et bénissant les armes de France (Détail des Heures de Bedford, 1415)

 

En célébrant aujourd’hui la fête de l’Annonciation, nous revivons cet instant crucial où, dans un silence profond, toute l’humanité est suspendue aux lèvres de la jeune Vierge : Marie prononcera-t-elle ce Fiat libérateur ?

 

« Quand tout s’écroule, écrivait Dom Gérard du Barroux, il est bon de revenir à l’essentiel ; et l’essentiel, n’est-ce pas l’irruption de Dieu dans notre monde tel qu’il est ? Car au temps d’Hérode, le monde n’était guère différent du nôtre : la nature humaine ne change pas ; la maladie du péché ne change pas non plus. » En répondant oui, « Marie fonde l’Incarnation, Marie fonde l’Église, Marie fonde le Paradis. ‘‘Ecce ancilla – Fiat’’ : parole de servante, timide et auguste, qui fit trembler l’empire de Satan, parole apparentée au premier Fiat de la Création qui, comme elle, marque un commencement absolu. Parole inaugurale d’un univers plus parfait que l’ancien, redite par des milliers de bouches, qui fait de nous, en Marie, les coopérateurs de Dieu. »[3]

 

Par notre engagement solennel de réciter, trois fois par jour, la belle prière de l’Angélus qui nous remémore cet événement décisif et résume tout notre Credo, nous implorons de la Reine de France sa protection pour que, « sous une si puissante Patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu’il jouisse longuement d’une bonne paix ; que Dieu soit servi et révéré si saintement que nous […] puissions arriver à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés » (Vœu de Louis XIII, 1638).

 

Ô bon larron, vous qui avez humblement accueilli dans votre âme ce regard sanctifiant de Jésus sur la Croix et avez été l’annonciateur de l’avènement de son Royaume, priez pour que la France reconnaisse le Christ comme son Roi, et en appelle à son « lieutenant sur la terre » (sainte Jeanne d’Arc) pour la rediriger dans les voies du Salut. C’est toute la foule des saints français qui supplie : « Ô Jésus, souvenez-vous de la France lorsque vous entrerez en votre Paradis ! ».

 

R.P. Clément de Sainte-Thérèse +

 

 

[1] Cf. Mc XV, 27-28 : « Ils crucifièrent avec lui deux voleurs, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. Ainsi fut accomplie l’Écriture qui dit : ‘‘Il a été mis au rang des scélérats’’ (Is. 53, 12) ».

[2] Allocution du 29 novembre 1911.

[3] Dom Gérard, Benedictus, t. 1, Paris, éd. Ste-Madeleine, 2008, pp. 359-361.


24/03/2019
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Conférence du Prieur de la Confrérie Royale à l'invitation du Cercle Légitimiste du Roussillon :

A l'invitation du Cercle Légitimiste du Roussillon Hyacinthe Rigaud, Frère Maximilien-Marie, Prieur de la Confrérie Royale, donnera une conférence sur les caractères divins particuliers de la Royauté française et les signes providentiels qui l'attestent, le mardi 2 avril 2019.


Les membres ou sympathisants de la Confrérie, les personnes intéressées par la royauté traditionnelle ou qui, simplement, se posent des questions sur ce que fut vraiment la monarchie française, sont les bienvenues !
Merci de faire suivre l'information à vos amis et contacts qui se trouvent dans cette province ou dans les environs.


Pour toutes les indications pratiques >>>

 

Conférence Frère Maximilien-Marie Perpignan 2 avril - Copie.png


15/03/2019
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"Ceux qui sont au Christ ont crucifié la chair avec ses vices et ses concupiscences" (Gal. V, 24).

- 25 février 2019 -

 

Lettre mensuelle aux membres et amis
de la Confrérie Royale

 

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"Ceux qui sont au Christ ont crucifié la chair avec ses vices et ses concupiscences"
(Gal. V, 24)

 

Lundi 25 février 2019,
Anniversaire de l'exécution de Jean-Nicolas Stofflet
à Angers (25 février 1796).

 

Du fait du péché originel, l'homme a perdu l'empire de l'esprit sur son corps, sur ses propres sens, sur sa chair : de là découlent toutes les mauvaises tendances qui nous poussent vers ce qui est bas, vers ce qui est défendu par la sainte loi de Dieu, vers ce qui peut nous conduire à notre perte éternelle.
Saint Paul lui-même en faisait l'humble aveu : "Je sais que le bien n'habite pas en moi, c'est-à-dire en ma chair (...). Ainsi le bien que je veux, je ne le fais point ; mais le mal que je ne veux pas, je le fais" (Rom. VII, 18-19).
Cependant, il nous faut être certain que Dieu Notre-Seigneur, qui veut ardemment notre salut et nous l'a prouvé en envoyant Son Fils en ce monde afin de S'y offrir en sacrifice pour notre rédemption, nous donne toutes les grâces pour vaincre nos mauvaises inclinations.
Mais, ainsi que l'exprime magnifiquement Saint Augustin, "Celui qui t'a créé sans toi, ne te sauvera pas sans toi !" : si la grâce nous est donnée, elle doit rencontrer notre propre consentement et notre collaboration volontaire. A la grâce toute puissante de Dieu, mais infiniment respectueuse de notre liberté, doit correspondre notre effort. Et notre effort  doit précisément consister dans la pratique de la mortification volontaire : "Ceux qui sont au Christ ont crucifié la chair avec ses vices et ses concupiscences" (Gal. V, 24).

   

La mortification corporelle n'a pas pour but d'imposer au corps gênes et privations pour le plaisir de le faire souffrir, mais pour le discipliner et vaincre toutes ses tendances désordonnées qui s'opposent à la vie de la grâce. Saint Paul nous en avertit avec force : "Si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si, par l'Esprit, vous mortifiez les œuvres de la chair, vous vivrez" (Rom. VIII, 13).

   

Il s'agit donc de mettre un frein et de juguler nos inclinations au mal afin de prévenir les chutes ; il s'agit d'émonder les rameaux inutiles ou nuisibles pour éviter les déviations ; il s'agit de diriger fermement vers le bien des forces qui, laissées à leur propre mouvement, nous conduiraient au péché.
Ainsi, la mortification corporelle, qui n'est jamais une fin en elle-même et qui n'est pas non plus l'élément principal de la vie chrétienne, doit cependant y occuper une place fondamentale. La fin ultime sera toujours la perfection de la charité surnaturelle, mais dans les moyens mis en œuvre pour y parvenir la mortification corporelle demeure un moyen indispensable sans lequel la vie selon l'esprit n'est pas possible : "Si vous ne faites pas pénitence, vous périrez tous" (Luc XIII, 5) nous a dit Notre-Seigneur Lui-même sans détour.
Personne ne peut échapper à cette loi de notre condition terrestre, de notre condition chrétienne, sans risquer de voir se fermer l'accès au salut éternel et à la sainteté. Saint Paul, qui avait tant enduré et souffert pour Notre-Seigneur, ne s'en estimait pas dispensé et, dans l'épître que l'Eglise nous a donné à entendre le dimanche de la Septuagésime, il le rappelle avec énergie : "Je traite durement mon corps et je le tiens en servitude, de peur qu'après avoir prêché aux autres, je ne sois moi-même réprouvé !" (1 Cor. IX, 27).

          

Chers membres de la Confrérie Royale, chers amis et sympathisants de la cause légitimiste, ce serait une illusion profonde et une erreur funeste que de s'imaginer pouvoir faire quelque chose de véritablement profitable au Royaume de France et à son Souverain légitime en dehors des voies que Notre-Seigneur et Ses saints apôtres nous ont si clairement indiquées, en dehors des voies de la pénitence !
Chers membres de la Confrérie Royale, chers amis et sympathisants de la cause légitimiste, ce serait une illusion profonde et une erreur funeste que de penser que la restauration des desseins de Dieu sur la France pourra s'accomplir sans des efforts toujours plus généreux pour tendre à la perfection, pour se sanctifier, pour correspondre toujours plus exactement - chacun - à la grâce de Dieu Notre-Seigneur, et donc sans embrasser avec une générosité toujours plus grande les voies de la pénitence et de la mortification volontaire !

      

Nous sommes aujourd'hui à huit jours de l'entrée en Carême.
Ce temps de pénitence, institué par les saints apôtres et qui nous est prescrit par la Sainte Eglise, doit être un temps de pénitence personnelle, en rapport avec notre propre combat spirituel, en correspondance avec nos nécessités individuelles dans notre chemin de sanctification et de correspondance à la grâce, bien sûr !
Mais "toute âme qui s'élève élève le monde" (Elisabeth Leseur) et il nous faut donc avoir une conscience suraigüe que nos combats personnels ont un impact sur l'ensemble du Corps mystique de Notre-Seigneur qu'est la Sainte Eglise, ont un impact sur l'ensemble du Corps mystique du Royaume de France - le Royaume de Dieu en France par la royauté très chrétienne que Dieu Lui-même a voulue - pour lequel nous combattons avec les armes de la pénitence et de la mortification.

Au-delà donc de la nécessité de travailler plus intensément à notre amendement et à notre sanctification, ne perdons jamais de vue que, par nos engagements dans cette petite milice spirituelle pour le Roi et la France, notre Carême et nos mortifications sont des actes de chouannerie contre la révolution diabolique, des faits d'armes contre l'occupant qui désole et ravage la terre des Lys depuis plus de deux siècles, des batailles qui sont livrées pour le triomphe du "Christ qui aime les Francs" (cf. prologue de la loi salique) et de son lieu-tenant en terre, aujourd'hui Sa Majesté le Roi Louis XX.

       

En face de tels enjeux, qui d'entre vous, rechignera à se montrer toujours plus généreux et plus persévérant dans les pénitences et les mortifications quadragésimales ?

       

Point n'est besoin de développer davantage.
C'est maintenant à chacun d'entre vous de voir, honnêtement, en conscience en face du saint Crucifix et des Lys outragés depuis trop longtemps, quelles résolutions il va prendre... et surtout tenir, pendant la sainte quarantaine qui vient.

                   

En union de combat et d'espérance,
dans le Cœur de Jésus et Marie.

                                

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
prieur

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Nota :
Pour aider votre réflexion et le choix de vos résolutions de Carême, il ne sera peut-être pas inutile de relire ces textes :
- Petit catéchisme sur le carême et la pénitence > ici
- Rappel des observances originelles du carême > ici
Et certains d'entre vous souhaiteront peut-être aussi s'abonner aux méditations quotidiennes que - comme chaque année - je propose pendant le saint temps du carême, voir > ici


24/02/2019
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Pèlerinage annuel au Puy-en-Velay : 30 - 31 mai et 1er juin 2019

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Les inscriptions pour le quatrième pèlerinage de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay, qui aura lieu les 30-31 mai et 1er juin 2019, sont ouvertes !

Découvrez la présentation de ce pèlerinage, prenez attentivement connaissance des informations pratiques et ne tardez pas à vous y inscrire avec le document ci-joint ici


20/02/2019
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Naissance de Monseigneur le duc de Touraine.

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En ce 1er février de l'an de grâce 2019, Monseigneur le duc d'Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX a annoncé la naissance de son quatrième enfant, troisième fils :

 

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Sur son compte Twitter, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon a ajouté les précisions suivantes :
« Je suis heureux, avec Marie-Marguerite, de vous annoncer la naissance d’Henri, notre quatrième enfant, aujourd’hui à 13:05 GMT. Il pèse 4,200 kg et mesure 53 cm. La maman et le bébé se portent bien. Nous remercions tous ceux qui s’associent à cette naissance par la prière ».

 

Nous invitons tous les membres de la Confrérie Royale à se réjouir de cette naissance et les exhortons à faire monter vers Dieu de très vives et ferventes actions de grâces, priant le Roi du Ciel de bénir ce nouveau Fils de France, de lui accorder longue vie, et de protéger toute la Famille Royale.

 

Te Deum laudamus !


01/02/2019
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