L'Ami de la Religion et du Roi

L'Ami de la Religion et du Roi

Trois brefs messages de Sa Majesté.

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Au cours de la semaine écoulée, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publié, par le moyen des réseaux sociaux trois communiqués dont vous trouverez ci-dessous les textes :

                     

A - Le 24 mars 2020 - Hommage appuyé au Cercle Saint Louis Roi de France de Nîmes, membre de l'UCLF, pour son action caritative nommée "La Poule au pot d'Henri IV" :

                              

"Je souhaitais, en ces temps de confinement et de difficultés, vous faire part d’une belle œuvre que je souhaiterais voir rayonner ! L’opération « la poule-au-pot d’Henri IV », à l’initiative du Cercle Saint-Louis, Roi de France réunit depuis le 1er décembre 2019, une équipe de 15 bénévoles qui accueille dans le centre-ville de Nîmes des personnes de la rue, des personnes âgées et isolées. Ils apportent réconfort aux personnes les plus fragiles en leur offrant un plat de cuisine familiale, chaud, à emporter, avec la possibilité de se recueillir en la chapelle voisine, d’être accompagnées dans les démarches administratives et d’avoir un vestiaire à disposition.

Un temps de réconfort où la charité chrétienne, inspirée par Saint Louis, et le service du bien commun ont trouvé toute leur expression. Mettons-nous ainsi à la suite d’Henri IV pour offrir aux peuples de France la fameuse poule-au-pot !Dans la situation actuelle, avec le COVID-19, où les personnes de la rue sont encore plus dans le besoin, et avec les encouragements des autorités civiles, ils continuent leur service d’accueil des personnes les plus fragiles pendant la période de confinement, bravo pour ce dévouement !
Les Lys servent le bien commun."

                                                  

Pour plus de renseignements sur cette belle œuvre - et éventuellement pour lui adresser des dons pour soutenir son action -, voir ici

                   

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B - 26 mars 2020 - Mort de la Princesse Marie-Thérèse de Bourbon-Parme :

                              

Troisième enfant du Prince François-Xavier de Bourbon-Parme et de Madeleine de Bourbon-Busset, née à Paris le 28 juillet 1933, la Princesse Marie-Thérèse de Bourbon-Parme était la filleule de sa tante paternelle l'Impératrice et Reine Zita de Bourbon-Parme (cf. ici). Célibataire et connue pour des engagements que nous pouvons qualifier de non conformistes qui lui ont parfois valu le surnom de "princesse rouge", la Princesse Marie-Thérèse s'est éteinte à Paris ce 26 mars 2020 dans sa 87ème année : elle est le premier membre d'une famille royale à succomber à l'épidémie de COVID-19.
A l'annonce de sa mort Monseigneur le Prince Louis de Bourbon a publié le 28 mars le communiqué suivant :

                         

"J’apprends avec regret le décès jeudi de ma cousine la Princesse Marie-Thérèse de Bourbon-Parme, atteinte par le covid-19. J’assure sa famille et ses proches de mes prières et de ma sympathie dans ce deuil."

                              

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C - 26 mars 2020 au soir - Libération des bénévoles de l'association SOS Chrétiens d'Orient retenus captifs en Irak depuis le 20 janvier :

                 

La belle association SOS Chrétiens d'Orient (que nous avions évoquée > ici) et tous ses amis qui priaient en union avec elle depuis l'enlèvement à Bagdad de trois de ses bénévoles français et de leur accompagnateur irakien, le 20 janvier dernier, a eu la très grande joie d'apprendre, le 26 mars au soir, leur libération. Ce fut une explosion d'action de grâces à Dieu pour cet heureux dénouement.
Le 29 mars, Monseigneur a publié le communiqué suivant :

 

Grande joie d’avoir appris la libération jeudi des quatre otages de l’association SOS Chrétiens d’Orient enlevés à Bagdad le 20 janvier dernier. La France a déployé tous ses efforts pour parvenir à ce dénouement avec le soutien des autorités irakiennes.
En ces jours de prière intense pour les catholiques et à l’aube de Pâques, n’oublions pas les chrétiens d’Orient et leur espérance obstinée. N’oublions pas ces communautés qui ont pratiquement l’âge du Christ et qui sont très souvent les otages d’une politique qui les dépasse et qui les broie.
Leur courage reste extraordinaire.
Que Saint Louis les protège !

                         

Louis,
Duc d’Anjou

                        

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Nous nous permettons de recommander chaleureusement à votre générosité, particulièrement en ces jours où il faut concrétiser nos offrandes de carême, cette association amie.

                                   

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31/03/2020
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Lettre mensuelle aux membres et amis de la Confrérie - 25 mars 2020.

Lettre mensuelle aux membres et amis
de la
Confrérie Royale
en la fête de
l'Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie,

patronne principale de la Confrérie

25 mars 2020

    

Philippe de Champaigne - Annonciation de 1644.jpg

     

Philippe de Champaigne : Annonciation de 1644

     

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Fiat !

                            

C’est par ces paroles qu’une humble jeune fille de Nazareth offrit au monde ce que le grand Moïse dans toute sa sagesse n’avait pu que préfigurer, ce que le roi David dans toute sa gloire n’avait pu que chanter, ce que le prêtre Melchisédech n’avait pu qu’annoncer : la victoire de l’humilité sur l’orgueil, de la femme sur le serpent, du Roi des rois sur le prince de ce monde, le Fils de Dieu fait Homme pour nous sauver.

                                 

Par ce Fiat, la Très Sainte Vierge Marie se conforma totalement à la volonté de Dieu, toute attentive à Ses voies, s’oubliant en Lui. C’est par un acte d’abandon total à la volonté divine que Notre-Dame nous a donné le Roi des rois… Ah ! Mais ne serait-ce donc pas le mode d’emploi ? Nous qui prions chaque jour pour le retour du Roy sur le trône de France, n’avons-nous pas là le plus beau, le plus adapté des exemples ? Oui bien sûr ! Et l’Histoire nous le prouve :

                      

Fiat ! Le cri de Clovis au Dieu de Clotilde et du grand saint Rémy, qui porta sur les fonts baptismaux le Royaume de France naissant, et scella ainsi l’alliance éternelle entre Dieu et nos rois.

                        

Fiat ! La victoire de Philippe-Auguste à Bouvines, seul contre tous, repoussant la perfide Albion et l’empire Germanique qui cherchaient à submerger le Fils aîné de l’Eglise.

                                 

Fiat ! L’empressement de saint Louis pour délivrer le Saint Tombeau des mains des Infidèles, y laissant la vie pour accomplir sa mission de Majesté Très Chrétienne.

                               

Fiat ! La réponse de l’humble bergère de Domrémy, boutant les Anglais hors de France, confirmant au Nom de Notre Seigneur Jésus-Christ la loi de primogéniture mâle, et établissant pour jamais, par la Triple Donation, Jésus-Christ vrai Roy de France, et le Roy pour Son lieutenant.

                           

Fiat ! La conversion, contre toute attente, du huguenot Henri de Navarre à la Vraie Religion, montrant par-là que Dieu veille à l’application exacte des lois fondamentales.

                            

Fiat ! Le vœu de Louis XIII, établissant pour jamais la Très Sainte Vierge Marie Reine de France et de Navarre, lui offrant sa couronne et ses sujets.

                                    

Fiat ! La grandeur du Roy Martyr, pardonnant à ses bourreaux sur l’échafaud, suppliant le Dieu Tout-puissant d’épargner à ses peuples les châtiments d’un tel crime.

                       

Fiat ! donc, le mot d’ordre de tous ceux qui ont fait la France. Mais est-ce à dire que tous ces serviteurs de Dieu n’ont fait qu’attendre sans rien faire l’homme providentiel ? Sont-ils restés oisifs ? Certainement pas ! Notre-Dame n’avait-elle pas anticipé la volonté divine en Lui consacrant sa virginité, bien avant la visite de l’ange ? Et lorsque celle-ci arriva, n’était-elle pas, comme nous le rapporte la Tradition, en train de prier pour l’avènement du Messie ? Du Sauveur ? Oui nous pouvons et nous devons vivre de la volonté de Dieu au point de pouvoir l’anticiper !

                     

Voici donc ce que nous pouvons faire en cette belle fête de l’Annonciation : Renouvelons avec ardeur notre engagement pour le retour de la France à son Roy, Notre Seigneur Jésus-Christ, par Son lieutenant. Demandons pour cela l’aide de notre Reine très aimante, qu’elle nous enseigne comment vivre de l’humilité et de l’obéissance qui l’ont sans cesse animée, afin qu’à sa suite, tout le Royaume de France puisse un jour avec son Roy s’agenouiller aux pieds de Son Divin Maître et redire avec foi : « Ecce ancilla Domini, fiat mihi secundum Verbum Tuum ! »

 

abbé de Fleury

                                

 

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Philippe de Champaigne : Annonciation (1645)

              

Quelques avis complémentaires :

                  

Avec la crise générale engendrée par l'épidémie de coronavirus-covid 19, beaucoup - sinon la plupart - d'entre vous , chers membres de la Confrérie Royale, se trouvent privés de l'assistance à la Sainte Messe et de l'accès aux sacrements de pénitence et d'Eucharistie.
Cette situation pénible, dont il semble bien à ce jour qu'elle englobera les jours sacrés de la Semaine Sainte et de la fête de Pâques, représente un véritable sacrifice, dont il faut savoir tirer profit pour se sanctifier davantage, creuser en nous de plus grands désirs spirituels, ne rien relâcher de notre ferveur...

Concrètement, si Nos Seigneurs les évêques nous ont dispensé (c'est en leur pouvoir en cas de crises graves comme en ces jours) de l'assistance à la Sainte Messe dominicale, cela ne nous dispense en aucune manière du devoir imposé par le 3ème commandement de Dieu de sanctifier le dimanche. Vous disposez, en beaucoup d'endroits, à titre exceptionnel, d'assister "à distance" à la Sainte Messe par le moyen de nombreuses diffusions en direct sur Internet : c'est un pis aller qui permet de maintenir le lien avec nos pasteurs et avec les prêtres qui ont la charge de nos âmes.
Le temps du confinement est un temps privilégié pour intensifier notre vie de prière personnelle : chapelet voire rosaire quotidien, chapelet des Sept-Douleurs de Notre-Dame, chemin de la Croix, pratique de la communion spirituelle. Dans l'impossibilité de vous confesser, ayez soin de faire de nombreux et fréquents actes de contrition.

Prions pour que la contagion épargne notre Roi et sa famille, prions les uns pour les autres, prions pour les malades, demandons l'intercession des saints thaumaturges pour la cessation de l'épidémie, prions pour le personnel soignant, prions pour les âmes des défunts (un très grand nombre entre dans l'éternité sans préparation, sans avoir eu le temps de la conversion et du repentir), prions pour les familles dans le deuil, prions pour les pauvres pécheurs à l'agonie... prions ! prions ! prions !

MERCI de bien vouloir nous signaler en particulier s'il y a des membres de notre Confrérie qui sont touchés par la maladie.

En ces jours-ci, la divine Providence a fait en sorte que deux des fondateurs de la Confrérie Royale, Monsieur l'Abbé Louis de Saint-Taurin et moi-même, votre humble serviteur, nous trouvions réunis en mon ermitage : nous portons ensemble le souci de tous les membres de notre Confrérie et leurs intentions que nous recommandons au divin Cœur de Notre-Seigneur et au Cœur douloureux et immaculé de Notre-Dame.

Ne lâchons jamais la main de la "petite fille Espérance", comme l'appelait Charles Péguy, et soyons plus que jamais unis

           

Pour Dieu et pour le Roi !

               

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.

                  

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24/03/2020
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"Illuminons l'Annonciation !"

Nos Seigneurs les Cardinaux, Archevêques et Evêques de France ont publié il y a quelques jours un texte qui s'adresse pour une part à tous les Français, et pour une autre part à tous les catholiques de France, demandant à ce que, ce prochain mercredi 25 mars, fête de l'Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie et jour anniversaire de l'Incarnation de Notre-Seigneur Jésus-Christ, à 19 h 30, toutes les cloches des églises de France sonnent pendant dix minutes (rappelons au passage que le son des cloches, lesquelles reçoivent une bénédiction très particulière, a un pouvoir d'exorcisme contre les puissances maléfiques), et que dans le même moment les Français allument sur leurs fenêtres au moins une bougie, ou des lumignons ainsi qu'on le fait au soir du 8 décembre, en signe d'espérance, et pour les catholiques en signe d'une grande prière commune montant à ce moment-là vers le Ciel par l'intercession de Notre-Dame...
Voici le texte introductif de Son Excellence Révérendissime Monseigneur Eric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et président de la Conférence des Evêques de France et l'appel co-signé de tous les Evêques de France. 

                                          

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« L’ensemble des évêques de France invite les Français à un geste commun le mercredi 25 mars prochain. Les catholiques lui donneront une signification particulière en raison de la fête de l’Annonciation, mais tout le monde peut s’y joindre : déposer une bougie sur sa fenêtre au moment où les cloches sonneront sera une marque de communion de pensée et de prière avec les défunts, les malades et leurs proches, avec tous les soignants et tous ceux qui rendent possible la vie de notre pays. Ce sera aussi l’expression de notre désir que la sortie de l’épidémie nous trouve plus déterminés aux changements de mode de vie que nous savons nécessaires depuis des années. Nous, catholiques, demanderons en même temps à la Vierge Marie de remplir nos cœurs de foi, d’espérance et de charité en ces temps et de nous obtenir la grâce de l’Esprit-Saint pour que nous sachions trouver les gestes nécessaires. »

                                        

Mgr Éric de Moulins-Beaufort
Archevêque de Reims
Président de la Conférence des Evêques de France.

                                           

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La première partie de ce texte s'adresse à tous les Français de bonne volonté :

                                    

« Notre pays, avec de nombreux autres, traverse une grande épreuve. Le chef de l’État nous appelle à laisser de côté nos divisions et à vivre ce temps dans la fraternité. C’est pourquoi nous avons voulu que ce message destiné en premier lieu aux catholiques s’adresse aussi à tous nos concitoyens sans distinction. 

Nous le faisons dans un esprit d’humilité, mais avec la certitude que la foi chrétienne a une mission spécifique dans ce monde et qu’elle ne doit pas s’y dérober. Nous pensons aussi à tous ceux et celles qui partagent avec nous la foi en Dieu et la conviction qu’Il accompagne notre vie. Nous pensons enfin à tous ceux et celles qui ne croient pas mais souhaitent que la solidarité et l’esprit de service s’accroissent entre les hommes. 

À tous, nous disons notre désir que notre communauté nationale sorte grandie de cette épreuve. Depuis bien des années déjà notre humanité a l’intuition qu’elle doit changer radicalement sa manière de vivre. La crise écologique nous le rappelle sans cesse, mais la détermination a fait largement défaut jusqu’ici pour prendre ensemble les décisions qui s’imposent et pour s’y tenir. Osons le dire, l’égoïsme, l’individualisme, la recherche du profit, le consumérisme outrancier mettent à mal notre solidarité. Nous avons le droit d’espérer que ce que nous vivons en ce moment convaincra le plus grand nombre, qu’il ne faut plus différer les changements qui s’imposent : alors, ce drame porteur d’angoisse n’aura pas été traversé en vain. 

                          

Le mercredi 25 mars, à 19h30 

                       

Un peu partout en France, les cloches de toutes les églises sonneront pendant dix minutes, non pour appeler les fidèles à s’y rendre, mais pour manifester notre fraternité et notre espoir commun. 

Elles sonneront comme elles ont sonné aux grandes heures de notre histoire, la Libération par exemple. En réponse à ce signe d’espoir, nous invitons tous ceux qui le voudront à allumer des bougies à leur fenêtre. Ce geste, qui est de tradition dans la ville de Lyon, est un signe d’espérance qui transcende les convictions particulières : celui de la lumière qui brille dans les ténèbres !

                                 

Ce qui suit s'adresse maintenant spécifiquement aux catholiques :

                                                

Mercredi 25 mars, nous fêterons l’Annonciation du Seigneur. Elle eut lieu à Nazareth, chez une jeune fille, Marie. Dans sa maison, le Ciel rencontre la terre ; dans sa maison, le salut du monde est conçu ; dans sa maison, une joie nouvelle apparaît, la joie de l’Évangile, une joie pour le monde: «Car rien n’est impossible à Dieu» (Lc 1, 37).

Cette année, sans l’avoir voulu, nous fêterons l’Annonciation, confinés, dans nos maisons ! Pouvons-nous célébrer cette fête plus en vérité, plus intensément, plus en communion?

Quand les cloches sonneront, le 25 mars, à 19h30, que chaque disciple de Jésus, dans sa maison, ouvre sa Bible (ou son ordinateur) et lise, seul ou en famille, le récit de l’Annonciation, dans l’Évangile selon saint Luc, chapitre 1, versets 26 à 38.

Et qu’au même moment chaque maison allume une ou plusieurs bougies, à sa fenêtre, pour dire son espérance et conforter celle de ses voisins.

                          

Nous prierons en communion par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie en nous unissant au chapelet récité, à Lourdes, chaque jour à 15h30. Nous demanderons à Marie de nous protéger et de nous aider à mieux accueillir Jésus dans nos maisons, dans nos cœurs, dans nos vies comme elle l’a fait elle-même pour nous: «Que tout m’advienne selon ta parole» (Lc 1, 38) – [1ère dizaine].

                           

Nous confierons à Marie qui devient Mère du Sauveur et qui deviendra notre Mère, nos frères et sœurs malades, nos frères et sœurs soignants, notre communauté humaine éprouvée. Nous lui dirons que nous voulons les aimer comme nous aimons Jésus, «le fruit béni de ses entrailles» (cf. Lc 1, 42), Lui qui a pris sur lui nos souffrances et nos péchés [2ème dizaine].

                        

Nous pourrons aussi confier nos craintes et nos doutes à celle qui fut toute bouleversée et s’interrogea: «Comment cela va-t-il se faire?» (Lc 1, 34). La peur d’une vie remise à Dieu, différente de celle dont nous rêvons, rejoint la peur de la mort. Marie la connaît de l’intérieur et nous pouvons lui dire sans cesse: «Prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort», comme l’Église nous l’a appris [3ème dizaine].

                         

Enfin, poussés par l’Esprit, nous pourrons dire à Jésus: «Guéris-nous !» Nous ne savons pas quelle sera la réponse sinon que, dans quelques jours, nous fêterons la passion, la mort et la résurrection de Jésus, le premier-né d’une multitude de frères qu’il fait entrer dans la vie de Dieu [4ème dizaine.]

                        

[5ème dizaine avec intentions particulières].

                              

Ouvrir sa fenêtre, allumer une bougie est un geste de communion que nous voulons offrir à toute la nation pour qu’elle rende hommage aux défunts, victimes du Covid-19, et aussi à ceux qui donnent de l’espoir, soignants, autorités mais aussi famille, amis, voisins.

C’est pourquoi nous vous demandons de relayer ce message très largement autour de vous, par tous les moyens autorisés à votre disposition ! »

                              

Les Évêques de France

                       

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22/03/2020
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Concession de l'indulgence plénière en ce temps d'épidémie mondiale.

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Alors que toute l’humanité est « menacée par une maladie invisible et insidieuse » et que nombre de fidèles vivent des angoisses et des incertitudes au quotidien, ainsi que « des souffrances physiques et morales », Son Eminence Révérendissime Monsieur le cardinal Mauro Piacenza, grand pénitencier, ce vendredi 20 mars 2020, a publié avec l'autorité du Siège Apostolique un décret qui accorde l’indulgence plénière aux fidèles affectés par le Conoravirus Covid-19 en quarantaine dans les hôpitaux ou chez eux, ainsi qu’au personnel de santé, à leurs proches et à ceux qui assistent les malades en s’exposant au risque de la contamination et à tous ceux qui prennent soin d’eux à quelque titre, y compris par la prière. 

                    

Cette indulgence peut en effet être obtenue par les « fidèles qui offrent la visite au Saint-Sacrement, ou l’adoration eucharistique ou la lecture de la Bible durant au moins une demi-heure, ou la récitation du chapelet, ou le Chemin de croix, ou la récitation du chapelet de la Divine Miséricorde, pour implorer de Dieu Tout-Puissant la fin de l’épidémie, le soulagement pour ceux qui en sont affectés et le salut éternel de ceux que le Seigneur a appelés à lui ».

                      

La Pénitencerie Apostolique rappelle en même temps que les conditions pour obtenir cette indulgence sont : le détachement du péché, l’union spirituelle à la messe, au chapelet, au Chemin de croix ou à d’autres dévotions grâce aux moyens de communication, ou au moins la prière du Credo, du Notre Père et une invocation à la Vierge Marie, « en offrant cette épreuve dans un esprit de foi en Dieu et de charité envers les frères, avec la volonté de réaliser les conditions habituelles (confession sacramentelle, communion eucharistique et prière aux intentions du pape), dès que cela sera possible ».

                  

L’Eglise, conclut le décret, prie pour ceux qui sont dans l’impossibilité de recevoir le sacrement des malades, en les confiant à la Miséricorde divine. Elle accorde l’Indulgence plénière aux fidèles à l’article de la mort, s’ils y sont « disposés » et s’ils avaient l’habitude de réciter quelque prière dans leur vie : l’Eglise supplée alors aux trois conditions de l’indulgence, mais elle préconise d’avoir un crucifix avec soi.

                    

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22/03/2020
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« Que l'ampleur de la crise nous ramène vers l'essentiel ! »

Message de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon
de jure SMTC le Roi Louis XX

en la fête de Saint Joseph
à l'occasion de l'épidémie qui afflige le monde

             

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« Un péril difficilement maîtrisable et très violent met la maladie et la mort au cœur de l’actualité en surgissant aux portes de nos sociétés. Dans un monde entier touché par le virus, France, Espagne, Italie et à peu près toute l’Europe sont confrontées à une crise sanitaire d’une ampleur majeure et oubliée sur notre continent…
Les victimes sont et seront nombreuses et c’est à elles et à leurs familles que j’exprime d’abord mon soutien et ma sympathie. Je pense aussi aux personnels hospitaliers et médicaux si sollicités comme à toutes les bonnes volontés qui vont se déployer autour des malades et de chacun pour assurer la vie quotidienne, je les en remercie et me joins à la prière des catholiques de France. J'ai aussi une pensée reconnaissante pour tous ceux qui vont avoir à maintenir la sécurité publique dans ces temps difficiles.
Demandons à Dieu que tous les malades puissent bénéficier des soins nécessaires à leur état et que les conséquences de toutes sortes qui vont immanquablement peser sur la société, et sans doute pour un temps assez long, puissent, elles aussi, être contenues.

                                      

Aujourd’hui il s’agit de faire front avec courage et foi. Un sursaut de la part de tous est nécessaire, il en va du bien commun.
Il n’est plus temps d’incriminer les erreurs du passé, il appartient maintenant d’en tirer les leçons et de rectifier ce qui peut l’être. La nécessité de changements nombreux et fondamentaux s’imposera. L’état providence a trouvé ses limites et n’offre qu’une frontière poreuse au virus ; les visions politiques et économiques à court terme ont démontré leurs faiblesses et leur impuissance. Dans l’immédiat, comme dans tous les moments les plus graves de notre histoire, il va s’agir pour les familles d’assumer leur rôle si fondamental dans notre société. C’est à elles et à leur esprit de responsabilité comme à leur détermination que revient la lourde charge de maintenir.
Pendant que les personnels soignants feront leur devoir, les familles assureront les tâches de soins, de formation spirituelle et intellectuelle. Pères et mères responsables. Les uns et les autres devront s’adapter à de nouvelles formes de travail qu’il faudra en partie improviser sans oublier de développer de nouvelles formes de liens, entre les générations notamment, alors qu’il faut limiter les contacts.
Enfin, pour tous les Français, que l'ampleur de la crise nous ramène vers l'essentiel, le sens des autres et du bien commun, celui de la famille, de la patrie, le sens de Dieu.

                                 

Je pense profondément que par l’intercession de Saint Joseph, protecteur des foyers, que les catholiques fêtent aujourd’hui, les familles trouveront la force de résister à l’épreuve que nous traversons en maintenant la Foi et l’Espérance.

                       

Louis de Bourbon,

duc d'Anjou.

                           

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19/03/2020
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Lettre mensuelle aux membres et amis de la Confrérie - 25 février 2020.

Pour un Carême sans face de Carême !

  Lettre mensuelle aux membres et amis de la Confrérie Royale

25 février  2020        

      

« Memento, homo, quia pulvis es, et in pulverem reverteris »

                                            

Cette sentence de la liturgie romaine résonne chaque année à nos oreilles, lorsque nous approchons de l’autel, la tête baissée, notre besace spirituelle remplie de bonnes résolutions en vue de nous élancer sur le chemin de la Quarantaine pénitentielle, désireux de nous corriger et de rayonner de la sainteté sous le beau soleil de Pâques. Beau tableau en vérité, que nous aimerions tant voir sans ombre, sans tache, sans déchirure. Et pourtant, nous le savons bien par expérience, et chaque année nous le révèle, nos résolutions s’évanouissent rapidement, nos pieux désirs se refroidissent, nos aspirations à la sainteté se dissolvent. Nos objectifs fixés la veille des Cendres sont rarement atteints dans leur quantité comme dans leur qualité. Quant au retour au réel des lendemains de Pâques, il nous fait bien souvent oublier de conserver intacts nos fermes propos et nos louables améliorations. Ainsi va la vie, dirait un fataliste. Quant au païen, il nous rirait au nez en cherchant à nous prouver, par ses sarcasmes, l’inutilité, la vacuité, voire l’hypocrisie de tels efforts. Et pourtant ! Si le Carême était une démonstration rituelle d’hypocrisie, à l’image de certains prétendus jeûnes religieux dont nous n’évoquerons pas ici la malice intrinsèque, il ne serait plus de mise chez les catholiques dans une société aussi areligieuse que la nôtre. Je dirai même plus, le Carême est au XXIe siècle une preuve de la véracité de notre sainte religion, tellement cette pratique vénérable est en rupture avec le consumérisme en vogue depuis tant d’années. Ce dernier nous inventera des pratiques de jeûne à toutes les sauces, du régime d’amincissement publicitaire aux délires véganistes, pour ne viser qu’un prétendu bien-être corporel associé à de petites économies et une pseudo-bonne conscience devant le diktat médiatique et culturel ambiant. Bref, rien à voir avec notre Carême, ces 40 jours d’intimité dans le désert avec le Seigneur pour retrouver la pleine vie de Dieu en notre âme.

                

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Pierre Mignard : Ecce Homo

                   

Pénitence, pénitence, vous avez dit pénitence ?

                                                     

Il ne faut pas confondre la fin et les moyens. Le Carême, ce n’est pas avant tout la privation de certaines catégories de nourriture et de boisson. Il ne faudrait pas non plus présumer trop de ses propres forces dans le domaine – la présomption reste d’ailleurs une fausse morale – en identifiant le Carême à ces privations matérielles et en risquant d’endommager sa santé et d’entraîner des répercussions néfastes sur notre vie de famille et notre travail professionnel ou scolaire. Un mineur de fond qui s’essaye au jeûne parfait, je ne sais pas comment il va remonter le tunnel. Et je ne parle pas du chauffeur de bus qui risque l’évanouissement à chaque virage ou l’élève qui tombera d’inanition sur sa copie. Bref, un petit conseil. S’il vous faut vos 2000 calories par jour pour tenir le coup et exécuter fidèlement votre devoir d’état – qui est, je le rappelle, votre premier devoir de chaque jour – alors n’hésitez pas à remplir votre assiette et votre verre, raisonnablement bien sûr, sans qu’aucun scrupule ne vous guette. On le sait, ce genre de scrupules viennent plus souvent des ténèbres que de la lumière… De même, s’il vous faut vos 3 carrés de chocolat avec votre café pour repartir avec le sourire et ne pas risquer de regimber contre le voisin de classe ou le collègue de bureau, pour finir la journée avec une tête de cochon, alors mangez vos 3 carrés de chocolat, et même 5 s’il le faut. Tous ces exemples triviaux pour dire qu’il ne faut pas identifier le péché à la seule gourmandise (surtout la gourmandise la plus puérile !) et ne pas réduire le carême à la seule pénitence alimentaire.

                                     

 

En effet, le carême est avant tout un temps de pénitence. Faire pénitence, c’est « changer de vie en se détournant du mal et de ce qui nous entraîne au mal, pour se tourner vers Dieu dont on s’était éloigné. »1 La pénitence doit donc viser un but unique : la conversion (convertere, « se tourner vers ») à Dieu, qui implique le rejet du mal et l’attrait du bien. Or comme nous sommes tous pécheurs – n’est-ce pas ? – nous avons tous besoin de pénitence. La pénitence est pour le bien de l’âme, et par répercussion du corps. Les actes de pénitence, intérieurs et extérieurs, exigent un effort sur nous-mêmes, contre nos tendances au mal, un désir sincère de réparer nos fautes passées, que nous devons regretter du fond du cœur, et la résolution non moins sincère d’éviter le péché. Le sacrement de pénitence, l’un des plus beaux dons du Seigneur, qui répand sur nos âmes la miséricorde divine, ne peut s’appliquer à nous que si nous avons le regret de nos fautes (contrition) et la résolution de les réparer. Le Carême doit d’ailleurs être pour chacun d’entre nous l’occasion de retrouver le chemin du confessionnal, si notre GPS nous avait égaré dans les sentiers du péché, de l’insouciance, de la négligence ou de la peur d’avouer nos fautes. Quelle drôle d’idée d’avoir peur du confessionnal ! Peut-on avoir peur de Quelqu’un, en l’occurrence du bon Dieu, qui non seulement nous pardonne immédiatement nos fautes, mais en plus nous accorde un trésor de grâces pour affronter à l’avenir la Tentation ? Ce serait être ingrat ou manquer de confiance en la miséricorde du Seigneur, que de fuir le confessionnal ou d’avoir peur de ces moments d’humiliations spirituelles qui sont pourtant indispensables pour notre sanctification. Alors, chers amis, profitons de ce Carême pour repousser cet orgueil qui paralyse nos efforts spirituels !

                             

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Francisco de Zurbaran : Agnus Dei

                          

Le jeûne, la prière et l’aumône

                             

Ce sacrement de pénitence est ainsi prolongé, dans notre pratique quadragésimale, par nos actes de pénitence. Nous parlions d’actes intérieurs et extérieurs, de pénitences spirituelles et matérielles. Pas la peine de se faire des nœuds dans le cerveau pour trouver de bonnes résolutions dans le domaine ! Ouvrons simplement les Écritures, qui nous enseignent qu’il existe trois types d’expression de la pénitence. Ainsi, nous lisons dans le livre de Tobie : « La prière est bonne avec le jeûne, et l’aumône vaut mieux que l’or et les trésors. Car l’aumône délivre de la mort, et c’est elle qui efface les péchés, et qui fait trouver la miséricorde et la vie éternelle. »2

                     

Commençons par le jeûne. Le jeûne consiste pour le chrétien, « à faire un seul véritable repas pendant la journée, et à ne prendre qu’une collation frugale le matin et le soir »3. Et moi qui croyais que ça voulait dire ne rien manger du tout ? Rassurez-vous, mon cher, on n’est loin de ça ! Quant à la qualité du repas et de la collation, nous laissons à chacun le soin d’organiser ses menus, car nous ne sommes ni traiteur ni diététicien… Comme nous le disions tout à l’heure – malgré le carré de chocolat – il nous faut faire un certain effort d’ascèse adapté, afin que notre devoir d’état n’en pâtisse point. Chacun doit voir ce qu’il peut faire et comment il peut le faire, selon son âge et son état de santé bien entendu : à l’impossible nul n’est tenu ! Ce jeûne doit être avant tout une offrande au Seigneur, par lequel « le corps est replacé dans sa vraie position : celle de serviteur de notre esprit. »4 Libéré d’un « surpoids » gênant, notre âme est plus légère et plus apte à s’élever vers les hauteurs spirituelles du Carême, vers la contemplation du mystère de la Rédemption, vers sa conversion au Seigneur. Mais attention ! Cette libération doit se manifester sur notre visage, le visage d’un chrétien libre et joyeux, un visage qui reflète la sainteté et qui respire le bonheur : « Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air sombre, comme font les hypocrites, qui exténuent leur visage, pour faire paraître aux hommes qu’ils jeûnent. »5 Bref, mes amis, ayez des têtes de sauvés, pour reprendre une parole de… Nietzche.

                   

La prière. C’est la respiration de toute âme chrétienne. Un chrétien qui ne prie pas étouffe... et meurt. Le Carême doit être pour nous l’occasion de redoubler d’activité spirituelle, de renouer nos dialogues quotidiens avec le bon Dieu, si le tourbillon du monde et de l’activisme ont pu malheureusement couper nos communications. La prière, c’est mieux que la 5G, elle nous connecte avec le Ciel sans risquer de voir notre batterie se vider et notre forfait exploser. Mais, chers amis, est-ce que nous avons l’audace de briser notre suractivité de chaque jour en offrant par-ci par-là quelques minutes au Seigneur ? Entrons-nous dans une église, lorsque nous voyons la porte ouverte, ne serait-ce que 5 minutes, pour nous recueillir dans un cœur à cœur avec Jésus présent au Tabernacle ? Ouvrons-nous l’Évangile, ou quelque pieuse lecture spirituelle, avant de nous coucher pour reposer notre âme en Dieu ? Tous ces petits réflexes d’une vie chrétienne, souvent reportés aux calendes grecques par nos « pieuses velléités », doivent être appréhendés avec soin pendant le Carême. Chers amis, rappelons-nous encore : une âme qui ne prie pas est une âme qui se meurt. Et cette prière peut s’effectuer partout, spécialement dans la solitude de l’âme : « Lorsque vous priez, ne faites pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et au coin des rues, afin d’être vus des hommes. […] Pour toi, quand tu veux prier, entre dans ta chambre, et, ayant fermé ta porte, prie ton Père qui est présent dans le secret : et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. »6 Vous voyez, ce n’est pas difficile !

                                  

L’aumône. Le Carême est le moyen aussi de nous rappeler que nous ne sommes pas seuls sur la terre ; que la dimension communautaire du Salut doit s’exprimer dans notre quotidien, en tant qu’apôtres de la Vérité et en tant que ministres de la Charité auprès de nos frères, vivants et défunts. Le bon Samaritain de l’Évangile doit être ainsi notre principal modèle au cours de la sainte Quarantaine. Mais attention ! Nous devons, sur ce plan-là, bien garder à l’esprit l’enseignement du Sauveur : « Quand donc tu fais l’aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d’être honorés des hommes. […] Pour toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta main droite, afin que ton aumône soit dans le secret : et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. »7 Tout un programme ! Mais que sont ces aumônes ? Le catéchisme nous l’enseigne, sous le titre d’œuvres de miséricorde : les œuvres spirituelles (enseigner l’ignorant, conseiller celui qui en a besoin, corriger l’égaré, pardonner les injures, consoler les tristes, souffrir avec patience les adversités, prier Dieu pour les vivants et les morts) et les œuvres corporelles (visiter le malade, donner à manger et à boire à celui qui a faim et soif, secourir le captif, vêtir celui qui est nu, accueillir le pèlerin, enterrer les morts)8. À nous d’estimer, en fonction de notre devoir d’état, de nos aptitudes physiques et de nos possibilités matérielles, en bannissant toute vanité et toute présomption, comment réaliser telle ou telle de ces œuvres de miséricorde, au service de notre prochain, comme un témoignage de l’œuvre de Rédemption du Seigneur.

                             

Bref, je me rends compte que je n’ai finalement rien à dire sinon qu’à répéter inlassablement les paroles de l’Évangile, les enseignements de l’Église et les exemples des saints, comme les prédicateurs ne cessent de le faire depuis tant de siècles. Mais bon, la terre continue de tourner, les paroles sont toujours oubliées, et nous avons l’impression de prêcher dans le désert… Puisse ce Carême 2020 nous aider à nous secouer, pour offrir à Dieu une pénitence sincère et un désir profond de conversion personnelle, pour notre sanctification, pour l’édification du monde qui nous entoure, pour l’exaltation de la sainte Église en ces temps apocalyptiques, pour notre pauvre France qui a tant besoin d’offrandes et de sacrifices pour rayonner de nouveau de cette lumière de Fille aînée de l’Église, pour qu’elle redevienne le flambeau des nations. Ceci est mon plus vif désir ! Alors, courage et confiance ! Qu’il en soit ainsi.

                      

Mathias Balticensis

               

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Philippe de Champaigne : la Sainte Face

 

                     

1 Blog du Mesnil-Marie : "Petit catéchisme sur le carême et la pénitence" ici

 

2 Tob. XII, 8-9.

 

3 Blog du Mesnil-Marie : "Petit catéchisme sur le carême et la pénitence" ici

 

4 Ibid.

 

5 Mt VI, 16.

 

6 Mt VI, 5-6.

 

7 Mt VI, 2-4.

 

8 Blog du Mesnil-Marie : "Petit catéchisme sur le carême et la pénitence" ici

 


24/02/2020
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« Que la Très Sainte Vierge continue à veiller sur nous et la France.»

Ce 10 février 2020 en fin d'après-midi, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux le message suivant, pour commémorer l'anniversaire de l'Edit de Saint-Germain (10 février 1638) cf. > ici, dans lequel son ancêtre SM le Roi Louis XIII rendait publique la consécration qu'il avait faite de la France à Notre-Dame.
Notre Souverain légitime a accompagné son message de l'illustration suivante.

                

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Monument du Vœu de Louis XIII à Notre-Dame de Paris

              

En ce jour anniversaire de la consécration solennelle de la France à Marie par mon aïeul Louis XIII, je formule à nouveau ma confiance en l’avenir de la France.
L’avenir repose dans les mains des couples qui mettent leur espoir dans leurs enfants et dans la chaîne de la vie ; l’avenir repose dans les entrepreneurs animés par le souci du bien commun, l'avenir repose sur tous ceux qui défendent le pays à ses frontières plus ou moins lointaines ; tout repose sur ceux qui préfèrent leurs devoirs aux seuls droits ; tout repose sur ceux qui croient en l’homme, enfant de Dieu et dans le bien commun.
Que la Très Sainte Vierge continue à veiller sur nous et la France.

               

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11/02/2020
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Adresse de Sa Majesté le Roi Louis XX à la France au commencement de l'année 2020

Mardi 28 janvier 2020,
Fête de Saint Charlemagne (cf. ici et ici).

                                      

En cette fête de Saint Charlemagne, le magazine "Valeurs Actuelles" (cf. ici) a rendu publique une adresse de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, à tous les Français, à l'occasion des vœux pour l'année 2020.
C'est un long message, profond et lucide qui requiert une grande attention et demande d'être lu, relu et médité.

                    

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Mes Chers Compatriotes,

                                           

En ce début de l’année 2020, présenter des vœux n’est pas simple. Nous aimerions parler accomplissement, prospérité, bonheur, mais nous nous adressons à un pays confronté à une crise profonde. Elle est morale et matérielle. Tant de menaces extérieures comme intérieures pèsent sur la France. Confronté à cette situation et à une certaine inertie d’un pouvoir qui a déjà abdiqué et refuse d’affronter les problèmes, le devoir du successeur légitime des Rois de France est de s’exprimer. Tel est me semble-t-il le devoir des dynastes ! Simplement faire preuve de courage et de réalisme.

                          

Je sais les Français malheureux dans un pays très largement découragé et pessimiste. Le Pays connait une crise profonde qui s’amplifie d’année en année et a pris, depuis plus d’un an, une tournure plus radicale avec la mobilisation populaire qui ne faiblit pas. Elle est fondée non pas sur des revendications d’intérêts individuels ou de classe, mais sur un appauvrissement général, un recul de la qualité de la vie et une angoisse pour l’avenir dans les grandes agglomérations comme dans les campagnes. Ainsi, le pays qui attendait beaucoup de l’Europe ou de la mondialisation des échanges, connaît désillusions et déceptions devant une situation qui ne cesse de se détériorer, d’où son trouble et son inquiétude pour l’avenir. Soyons reconnaissants envers ceux qui continuent, vaille que vaille, à entreprendre et à innover pour tenter de maintenir la France dans le concert des grandes puissances ; à ceux qui assurent les services publics dans des conditions toujours plus difficiles comme le constatent pompiers, médecins ou policiers ; aux familles qui ne désespèrent pas et assurent la relève démographique et aux derniers gardiens de notre souveraineté qui veillent aux frontières au prix parfois du sacrifice de leur vie. A tous ceux-là j’adresse des vœux les plus sincères pour 2020 en leur disant combien ce qu’ils font est juste et doit être encouragé. Mais au-delà de cette avant-garde, il faut penser à relever la France.

                               

Résidant au-delà des frontières, à cheval sur deux continents, j’ai le recul nécessaire pour me pencher sur la situation de la France. Cela me permet d’aborder l’avenir sereinement et, malgré tout, avec optimisme. Les siècles d’histoire sur lesquels la tradition que j’incarne repose, permettent d’identifier certains des ressorts qui actuellement manquent cruellement au pays.

                             

Depuis des années la France s’est engourdie et s’est laissé bercer par des idées qui l’éloignent du réel. Pourtant on ne peut ni oublier ni gommer les réalités comme si elles n’existaient pas. Le réel est plus fort que les idéologies car il est la vie. La vie quotidienne de tout un chacun ; la vie familiale ; la vie qu’il faut transmettre car sinon c’est la mort qui gagne. Or les Français veulent vivre et transmettre car ils savent, au fond d’eux-mêmes, qu’ils sont les héritiers d’une histoire millénaire à poursuivre. Ils savent qu’au-delà des apparences, le pays a encore un patrimoine spirituel et moral et des richesses à apporter au monde. Cela passe par la redécouverte des valeurs. Le mot a été bien galvaudé ces derniers temps. Quand je parle de valeurs il s’agit de celles qui ont fait la France, portées par quinze siècles de royauté, les valeurs que sont le sens du travail, de l’effort, du bien commun, de la morale et du sacrifice s’il le faut. Valeurs issues du christianisme et de l’héritage de la pensée gréco-latine. Celles de la civilisation française et européenne. Non pas celles inspirées d’idéologies aussi fausses que perverses qui sous-tendent les reniements, les repentances, l’abandon des traditions et la destruction des Institutions. Les Français ne s’y trompent pas et ne se reconnaissent plus dans un pouvoir qui déconstruit au lieu de bâtir. Les Français aspirent à un changement, à une rupture avec des décennies de politiques fatales et mortifères.

                         

Rompre, c’est redonner du sens à l’existence en revenant aux fondamentaux. Le premier demeure la place reconnue à la vie naturelle, de la conception à la mort, car tel est le fondement anthropologique sur lequel repose notre  société; le second de ces fondamentaux, c’est  le bien commun. Il est le guide qui indique à chacun ce qu’il doit faire. Du plus humble au plus puissant. Est-ce que mon action apporte quelque chose à la société et notamment aux plus faibles ? Est-ce qu’elle la fait progresser ? Est-elle morale ?

                        

Or ces fondamentaux n’ont pas perdu de leur nécessité ni de leur utilité pour organiser la société civile. Bien au contraire ! Il s’agit de leur redonner leur place dans la vie sociale. Dès lors la sphère du politique s’éclairera d’un jour nouveau et la société pourra y puiser les forces nécessaires pour progresser et améliorer la vie des uns et des autres. Les grandes espérances qui manquent tant actuellement, renaîtront. Croire en l’avenir pour le reconstruire en donnant toute sa place à l’enfant, en lui donnant une éducation basée sur la transmission, visant à l’élever et à en faire un adulte à la fois instruit et responsable. Croire en l’avenir en garantissant aux plus anciens qu’ils seront assurés de trouver des conditions décentes d’existence, juste retour de leur vie de labeur, puis toute l’assistance et la compassion qu’ils peuvent espérer pour leur fin de vie.

                        

Le bien commun est quant à lui le contraire de l’individualisme forcené dans lequel la société s’est abîmée depuis une cinquantaine d’années. Parti des fausses prémisses du bonheur confondu avec la seule consommation, il s’est perdu dans une société déréglée qui, n’ayant plus de finalité, ne sait plus produire que déchets et nuisances, pollutions et expériences contre-nature. Heureusement nous sentons une remise en cause de cette spirale du mal. Appuyée sur l’Evangile, l’Eglise a ouvert une réflexion nouvelle reposant sur la nature, fille de la création divine et donc inscrite, avec l’homme et pour l’homme, dans le plan de Dieu. Son audience s’élargit et les veilleurs conscients deviennent plus nombreux.

                          

Ainsi des ferments pour une société meilleure existent. Il appartient à ceux qui en font déjà les moteurs de leur action de mieux les faire connaître. L’avenir repose dans les mains des jeunes couples qui ne désespèrent pas et mettent leur espoir dans leurs enfants et dans la chaîne de la vie ; l’avenir repose dans les jeunes entrepreneurs animés par le souci du bien commun, qui mettent leurs talents, leur savoir, leur énergie, leurs capitaux, au service des entreprises qu’ils créent ; tout repose sur ceux qui préfèrent leurs devoirs aux seuls droits ; tout repose sur ceux qui croient en l’homme, enfant de Dieu et dans le bien commun.

                          

Voyez-vous, Chers compatriotes, j’ai confiance en l’avenir de la France, car même blessée, elle a du ressort, celui des Français héritiers de siècles d’histoire. Il y a une longue route à parcourir encore une fois retrouvé  le sens de ses traditions. Tels sont les vœux que je forme, en ce début d’année 2020, pour tous les Français. Que Saint Louis et Sainte Jeanne d’Arc continuent à veiller sur nous et la France.

                         

Louis de Bourbon,
Duc d'Anjou.

            

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28/01/2020
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Lettre mensuelle - 25 janvier 2020

" Parce que tu es tiède,
Je suis prêt de te vomir de Ma bouche  !"

 

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 « A l'ange de l'église de Laodicée, écris : Voici ce que dit Amen, le témoin fidèle et véritable, qui est le principe des créatures de Dieu. Je sais tes œuvres : tu n'es ni froid ni chaud : plût à Dieu que tu fusses froid ou chaud ! Mais parce que tu es tiède et que tu n'es ni froid ni chaud, Je suis prêt de te vomir de Ma bouche. »

(Apocalypse III, 14-16)

                                                 

Chers membres et amis de la Confrérie Royale,

                                    

Malheur à moi si, comme ces "chiens muets - canes muti" dénoncés par l'oracle inspiré au prophète Isaïe (cf. Is. LVI, 10), je n' "aboie" pas afin de vous mettre en garde contre les dangers qui menacent de toutes parts !
Malheur à moi si je ne vous "secoue" pas pour vous empêcher de vous assoupir dans votre vie spirituelle !
Malheur à moi si je vous laisse dans un repos illusoire dont les conséquences seraient néfastes pour vos âmes, pour l'Eglise et pour la France !
                       

Souffrez donc que je vous admoneste et que, une fois encore, je vous engage avec quelque énergie à ne point vous laisser aller à la routine, à ne point vous contenter du ronron des habitudes, à ne point demeurer dans les ornières d'un pieux train-train, à raviver sans cesse en vos âmes l'ardeur, la flamme et le zèle, et à combattre sans merci la tiédeur !

                               

Et parce que une âme de feu bien plus avancée que moi dans les voies de la sainteté et de la direction spirituelle a fort judicieusement résumé ce qu'il convient de dire à ce sujet, je me contenterai de lui laisser aujourd'hui la parole.
Cette âme de feu, cet homme qui s'est avancé très loin dans les voies de la sainteté, ce prêtre qui fut un directeur spirituel extraordinaire, c'est l'abbé Henri Huvelin (1838-1910), connu en particulier pour avoir contribué à la conversion du Bienheureux Charles de Foucauld et d'Emile Littré. 

                               

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Le confessional de l'abbé Huvelin à l'église Saint-Augustin (Paris)

                                      

1) La plus grande des menaces : la tiédeur.

                                         

« La tiédeur... Bien petit mot pour la plus redoutable des menaces et pour un état particulièrement dangereux. (...)

La tiédeur est l'état de l'âme qui se laisse aller au péché véniel, à l'infidélité (...) mais qui néanmoins reste tranquille tout en résistant à Dieu.

Des âmes arrivent au confessionnal avec le poids de fautes très lourdes (...) mais elles ont la volonté de sortir de cette mauvaise voie. D'autres âmes ont, en apparence, moins à se reprocher. Aussi facilement que de l'eau, elles boivent ce qu'il leur plaît de nommer 'fautes vénielles'. A force de résister à la Grâce, celle-ci ne devient plus qu'un petit souffle imperceptible. Voilà justement l'état dangereux : celui dont on ne souffre pas !

                   

(...) L'âme tiède n'ira pas jusqu'au péché mortel, elle s'arrêtera ; mais elle se complaît dans les infidélités et demeure dans cet état parce que, avant tout, elle craint de se gêner.

Par petitesse, mauvaise volonté ou lâcheté, absence d'ambition ou d'idée de grandeur, elle s'habitue à sa médiocrité... Elle méprisera ou négligera ce qu'elle traite de 'petites choses', comme si elle se plaçait au-dessus d'elles ; mais ces choses 'petites' forment l'ensemble des mérites de la vie !

                                

(...) De telles âmes ne s'inquiètent pas. Elles voient le mal qu'elles n'ont pas commis, mais ignorent celui qu'elles font et se targuent de n'être jamais tombées dans la faute mortelle. Elles ne cherchent pas à sortir de leur dangereuse quiétude.
Leur acte de contrition est aussi machinal que leur confession. Elles n'ont aucun regret et ne prennent aucune résolution...

(...) Il y a là quelque chose d'infiniment douloureux. Je ne parle de ce mal qu'avec la plus profonde tristesse. »

                                                       

(Abbé Henri Huvelin - récollection prêchée à Saint-Eugène, le 11 mars 1885)

                                    

2) Les causes de la tiédeur :

                                

« La tiédeur provient de différentes causes :

... de la lâcheté d'une âme qui redoute plus l'effort et la peine que la déplaisance à Dieu.

... d'une disposition à se disperser. On vit hors de chez soi. On recherche de tristes ressources dans les choses, parce que la pensée de Dieu est pénible et que l'on veut y échapper.

(...) On recherche certaines familiarités, certaines conversations frivoles. On perd le goût de la piété, on évite les personnes pieuses. On traite de haut certains devoirs comme s'ils étaient à l'usage des enfants et non à celui d'une âme qui commence à grandir.

(...) En un mot, la tiédeur vient du besoin de s'affranchir de ce qui commence à ennuyer, d'un travail trop lourd... Oui, l'âme tiède fuit la gêne, essaie de se faire une vie plus facile.

(...) Elle s'enferme dans une existence sans gêne.

L'Evangile, ce n'est pas cela ! Dieu merci ! Le sentier est plus rude, mais aussi l'horizon plus étendu ! »

 

(Abbé Henri Huvelin - récollection prêchée à Saint-Eugène, le 11 mars 1885)

             

3) Débusquer sa propre tiédeur :

                                             

« La tiédeur se reconnaît facilement. J'entends tous les jours : 'Ma prière m'ennuie. Je ne la fais plus'. Voilà une âme tiède...

(...) Si Jésus passait (...) et disait : 'Que voulez-vous que Je fasse ?' Cette âme ne saurait que répondre. Au moment de prier elle subit l'ennuyeuse nécessité de la prière quotidienne et ne sait rien dire à Dieu. Voilà bien la tiédeur !

(...) Une âme me dirait : 'J'essaie, je me reprends à plusieurs fois... quand je renonce à prier je suis triste de n'avoir rien su, rien pu dire' ; alors ce ne serait plus de la tiédeur : le simple regret qui exprime une douleur serait le commencement d'une excellente prière !

(...) D'autres affirment : 'Je n'ai rien fait que de très petites fautes'. (...) Elles comptent pour rien les résistances à la Grâce et toute la multitude des fautes d'omission, l'absence de tout effort, de toute pensée... Elles oublient les petites émotions malsaines recherchées, l'entraînement des sens auquel elles ont obéi... les pensées auxquelles elles n'ont pas résisté.

Elles ont joué aux abords du mal et, parce qu'elles n'ont pas été jusqu'au bout, elles comptent pour rien ce qu'elles ont fait !

(...) Certaines vies ne comptent aucun acte bienveillant, salutaire ; aucune gêne de soi-même : ces âmes-là ignorent la bonté... et elles jugent n'avoir rien fait de répréhensible parce qu'elles n'ont pas fait directement un grand mal !

(...) Les âmes qui vivent de pensées futiles, d'entrainement, de laisser-aller, perdent tant d'occasions de faire le bien ! Elles refusent si souvent la Grâce de Dieu...

(...) Le seule moyen de les réveiller de cette torpeur sera la chute qui fait du bruit, entraînant tant de choses avec elles.
Dieu peut permettre cette chute humiliante pour réveiller l'âme qui s'endort, plutôt que de la laisser aller dans ses illusions. »

                               

(Abbé Henri Huvelin - récollection prêchée à Saint-Eugène, le 11 mars 1885)

                                        

                                            

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Bien chers Amis, ces remarques et conseils de l'abbé Huvelin, nous devons nous les appliquer loyalement à nous-mêmes, sans complaisance coupable : notre vie spirituelle en dépend, et de notre vie spirituelle dépend la qualité de notre engagement au service du Roi et de la France.

                                             

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.

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Rendez-vous importants à ne pas manquer
tout au long de cette année 2020 :

                                  

1) Quotidiens : avec les trois angélus suivis de l'oraison pour le Roi ;
2) Mensuels : le 25 de chaque mois, journée spécialement offerte à l'intention du Roi ;
3) Annuels, avec cette année en particulier trois importants pèlerinages :
- les 16 & 17 mai à Domremy avec l'Ordre de Saint Remy (voir > ici) ;
- du 21 au 23 mai au Puy-en-Velay pour le cinquième pèlerinage annuel de la Confrérie Royale ;
- les 26 & 27 septembre à Sainte-Anne d'Auray avec l'UCLF.


24/01/2020
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« Le roi très chrétien, le fils aîné de l’Église, avait comme objectif d’assurer le bien commun de ses peuples et le salut des âmes. Voilà en quelques mots, résumé, le programme des Rois.»

Dimanche 19 janvier 2020.

                                                 

A l'occasion de la Sainte Messe commémorative de la mort de SMTC le Roi Louis XVI, célébrée comme de coutume le dimanche le plus proche du 21 janvier à la Chapelle Expiatoire, et du déjeuner qui a suivi, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a lu le message suivant.

                           

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Chers Amis,

                       

Avant de commencer mon message, permettez-moi de dire quelques mots à la mémoire de M. le duc de Bauffremont qui vient de nous quitter. Durant plus de soixante ans il s’est consacré, corps et âme, à la cause de la royauté légitime. Il a été au côté de mon grand-père, puis de mon père et depuis 1989 auprès de moi, j’ai pu constater combien sa fidélité était à toute épreuve. Il savait braver les tempêtes et assurer la continuité de l’action. La cause de la monarchie lui doit beaucoup à travers tout le travail qu’il a accompli. Je redis à ses enfants et à toute sa famille, combien ma peine a été profonde en apprenant l’élévation au ciel, de celui qui ne pouvait concevoir le service du roi sans celui vis-à-vis de Dieu. Qu’il repose en paix et demeure dans vos prières à vous qui savez aussi être fidèles.

                              

Une nouvelle fois, merci de votre fidélité. Elle trouve sa source dans le souvenir du Roi Martyr et se développe dans l’espérance que vous mettez en l’avenir de notre Pays.

                       

La France, comme en 1793, parait de nos jours bien malade. Depuis des années une crise la ronge en la faisant douter d’elle-même puisque chaque jour on l’appelle au reniement. Il faudrait qu’elle oublie les gloires de son passé, qu’elle oublie la grandeur de son histoire ? Elle se devrait d’être en repentance ? Mais de quelle repentance pourrait-il s’agir ?

                                  

Regardons le règne de Louis XVI qui, à lui seul, synthétise tous ceux qui l’ont précédé. Pour la gloire et la grandeur du pays, mises à mal par le Traité de Paris, il a su, mettre un frein à la puissance anglaise, en privant la couronne britannique de ses colonies américaines et en créant le port moderne de Cherbourg ; en matière de « justice sociale » expression qu’il fut le premier à utiliser, Louis XVI prôna la réforme fiscale ; pour tenir compte des évolutions de son temps il reconnut des droits aux Protestants et aux Juifs ; dans le domaine scientifique, il encouragea les recherches les plus novatrices de l’aérostation à la machine à vapeur et à l’expédition de La Pérouse ; pour améliorer les conditions de vie des « exclus sociaux » du temps il soutint les œuvres en faveur des sourds-muets et des aveugles. Oui, son règne a été grand notamment par ses innovations. Il le fut car il était animé par la promesse qu’il avait faite lors de son sacre, celle du décalogue. Le roi très chrétien, le fils aîné de l’Église, avait comme objectif d’assurer le bien commun de ses peuples et le salut des âmes. Voilà en quelques mots, résumé, le programme des Rois. Cela ne vaut-il pas mieux que toutes les explications peu crédibles et tentatives peu convaincantes tant elles sont loin des réalités, de nos gouvernants contemporains.

                          

Le testament de Louis XVI, relu après la messe, est empreint de Vérité, Vérité absente du langage politique actuel, ni vrai ni juste. L’ensemble du Testament reflète ainsi cette humilité du Roi qui ne cherche nullement à se justifier devant les hommes, mais s’en remet à Dieu, vrai souverain et vrai juge. Ne pas se tromper de valeur et rester en cohérence avec sa conscience. Ainsi, le premier reproche à adresser à la révolution et à la république naissante, est d’avoir inversé le sens des mots. La Liberté a supprimé les libertés ; la société ancienne reposant sur les solidarités a été peu à peu sacrifiée à tous les égoïsmes et à l’individualisme alors même qu’étaient prônées l’égalité et la fraternité. Deux siècles après Louis XVI, la société n’a jamais été aussi éclatée. Elle est à reconstruire !

                                 

Alors, continuons à honorer la mémoire du Roy-Martyr, et sachons pour l’époque dans laquelle nous vivons, en retirer toutes les leçons. Sachons, nous aussi, concilier la tradition et le progrès. Sachons donner du sens à nos actions. Comme Louis XVI pensons à nos compatriotes et sachons par ce que nous portons et représentons leur redonner espoir et leur rappeler les principes qui doivent régir la société humaine. Nous ne devons pas être des nostalgiques d’un ordre ancien qui ne reviendra pas, mais, au contraire, nous devons être les artisans d’un monde nouveau qui attend beaucoup de l’exemple de ce que fut la royauté française et ses réussites. Si l’histoire ne se reproduit pas, en revanche, elle peut apporter des recettes. Les deux principales qu’il faut retenir en ce début d’année sont la place centrale reconnue à l’homme de la naissance à ses fins dernières et le sens du Bien commun. Disons non à toutes les manipulations et travestissements de la vie naturelle. Disons non à la société individualiste et à ses excès depuis qu’elle a perdu le sens des autres tout en proclamant le contraire. Disons non au mensonge.

                                     

Cela c’est à chacun de nous qu’il appartient de le faire. Il faut savoir s’engager dans nos vies professionnelles et familiales. La société ne se réformera que si nous savons, les uns et les autres prendre nos responsabilités et, pour les chrétiens, être fidèles aux promesses de notre baptême. N’est-ce pas le symbole du sacrifice de Louis XVI, il faut savoir dire non si nécessaire quand notre conscience nous le demande.

                      

Au-delà de ce message, je souhaite, malgré les nuages amoncelés sur nos têtes, à vous tous, à vos familles, vos proches, une bonne et sainte année 2020 sous la protection de Sainte-Jeanne d’Arc.

                          

Louis,
Duc d’Anjou

 

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19/01/2020
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