L'Ami de la Religion et du Roi

L'Ami de la Religion et du Roi

Lettre mensuelle aux membres et amis de la Confrérie - 25 septembre 2019.

Saint Michel, défenseur de la royauté du Christ,
protecteur de la France,
priez pour nous !

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Le mois de septembre est traditionnellement consacré à la prière aux neuf chœurs des Esprits bienheureux, à leur contemplation et à leur imitation.

 

Les Anges et les Archanges, les séraphins et les chérubins, tous ces esprits de pur amour peuplent l’Histoire sainte, de la Genèse à l’Apocalypse comme la vie des Apôtres et des saints.

 

Faut-il rappeler que nous avons tous un de ces célestes esprits à nos côtés depuis le jour de notre création dans le sein de notre mère ? Un Ange nous garde et nous protège. Il veille sur chacun de nos pas. Il nous conseille. Il nous guide. Il nous appelle à nous ouvrir à la grâce des grâces, la venue de l’Esprit Saint en nos âmes qui nous rend participants de la divinité du Christ. Mais ces célestes Esprits ne sont pas seulement nos gardiens. La Tradition comme l’Ecriture Sainte nous enseignent que les nations aussi ont un gardien. L’Ange qui s’adressa aux petits enfants de Fatima ne s’est-il pas présenté comme l’Ange gardien du Portugal ?

               

Maria Joesph Chapel in Dayton Ohio. The stained glass windows were purchased from F. X. Zettler Co. in Munich - Copie.jpg

 

Depuis le jour de son baptême dans les fonts baptismaux de Reims, l’Archange Michel, Prince de toutes les milices angéliques, veille sur notre pays.

 

Depuis sa révélation au Mont Tombe et dans trois songes au saint Evêque d’Avranches, Aubert, le premier de ces célestes Esprits bienheureux veille sur notre pays et le trône de France qui lui sont consacrés.

 

Nos rois sont allés au Mont pour lui rendre hommage et lui offrir leurs prières pour que notre pays soit toujours le soutien de l’Eglise et sa « Fille aînée ».

 

Voilà pourquoi nos rois ont battu monnaie à son effigie, pour que Mammon ne prévale pas mais que toute action terrestre soit reportée à la plus grande gloire de Dieu sans que le démon ne lève la tête pour nous inoculer son poison.

 

Ils lui ont aussi consacré l’une de leurs plus belles décorations, l’ordre de Saint-Michel, dont le collier est composé de coquilles en souvenir de celles que portent les pèlerins du Mont.

                                 

L’Archange a su veiller sur notre pays. Du Ciel, il ne cesse de nous poser cette question qui, en hébreu, correspond au nom que nous lui donnons : Michel – Qui est comme Dieu ?

 

Dieu seul est Dieu et il n’en est pas d’autre. Il est notre Créateur, notre Rédempteur, Celui qui nous sanctifie et nous donne la vie. Il préside à nos destinées comme à celles de l’univers. Il est tout-puissant et rien ne Lui reste caché. Et dans sa majesté, bien qu’Il n’ait besoin ni de nous ni de rien de ce qu’Il a créé, Il condescend à nous aimer, nous qui le méritons si peu. Il nous aime au point de ne pas vouloir que nous nous comportions comme ses serviteurs mais comme ses amis.

 

Et que dire des merveilles accordées à notre pays, si gratifié, béni de tant de bénédictions, pourtant si oublieux d’une telle majesté, de tant de grâces, de cette élection depuis saint Remi, Clovis et sainte Clotilde ? Tant de saints ont vécu et œuvré en notre pays avec sa grâce et pour sa gloire. Tant de chapelles, d’églises et de cathédrales bâties en l’honneur de sa majesté. Tout cela pourtant, semble si loin, notre pays ayant renié son histoire comme son patrimoine, tout ce qui faisait son honneur et sa gloire.

                 

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Louis XI fondateur de l'Ordre de Saint Michel

                 

Parmi toutes ces grâces, la Sainte Trinité a choisi d’envoyer le premier de ses ministres angéliques pour nous défendre et nous garder. Saint Michel a défendu la France et son roi. Il a parlé au cœur d’une toute jeune femme de Lorraine. Il a su la guider, avec les saintes martyres Marguerite d’Antioche et Catherine d’Alexandrie, jusqu’au gentil Dauphin, Charles VII, qui ne le lui rendit pas si bien. Jusque dans les geôles de Rouen, il visita celle qui sauva la France et permit sa donation au Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Car le Christ est Roi de France, son roi véritable. Et ce Roi vit à jamais. Il règne au travers de ses tenants-lieu qui, sacrés à Reims, prenaient l’engagement solennel de défendre le royaume, de garder et défendre la foi de l’Eglise, en étant au service des plus pauvres et des plus faibles. Mais combien de cœurs se fermèrent à la vérité et à la grâce… Lors du sacre de Louis XVI, n’entendit-on pas des paroles impies, dénigrant la cérémonie elle-même et ce, jusque dans la bouche de l’Evêque qui devait catéchiser, c’est-à-dire enseigner, le peuple de France, le peuple de Dieu, venu assister à une cérémonie sacrée si solennelle ?

                        

En juin, 1675, à une jeune visitandine, sainte Marguerite-Marie de Paray-le-Monial, le Roi des rois dévoilait les secrets de son Cœur blessé par nos péchés :

« Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce Sacrement d’amour. Mais ce qui m’est encore le plus sensible est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi ».

                   

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La tiédeur, le Seigneur la vomit. La sclérocardie dénoncée par Dieu à son prophète Ezéchiel, est la pire des maladies. Lentement mais surement, elle affadie l’âme. Son sel perd de ses vertus. Sa lumière tend à diminuer jusqu’à être mise sous le boisseau.

 

Un grain de sable, une poussière, cela n’est rien. Pourtant, s’accumulant, ces petits riens viennent à boucher les sources vives de la vie divine. Du Cœur de Jésus transpercé par amour pour nous, à cause de nos péchés, ne cessent de jaillir les eaux vives du Baptême et de la Pénitence comme le Sang de la divine Eucharistie. Mais encore faut-il se disposer à bien les recevoir, avec le même amour, la même adoration, la même joie que Notre-Dame et tous les Saints ! Les Anges nous appellent à adorer, à nous convertir, à nous détourner du mal pour choisir le souverain Bien. Mais ils ont des oreilles et n’entendent pas, des yeux et ne voient pas. Quel malheur qu’une nuque si raide ! Quel malheur que de voir tout ce qui conduit à notre perte et ne pas avoir le courage de nous convertir ! Nos cœurs, nos âmes, notre pays étaient consacrés à Dieu et nous ne Lui avons répondu que par le mépris. La France ne passa pas de la monarchie et des ors de la royauté, des fastes d’une histoire si riche et sainte à 1789, la Terreur et la guillotine.

                                 

Lentement et sûrement le poison s’insinuait, depuis longtemps déjà. S’éloignant de la douce paternité divine et du Cœur embrasé d’amour de son Fils unique, la France s’affadissait. Le XIXe siècle, source de conversion pour tant de nos prédécesseurs et qui en fit un siècle de fondations et de missions, ce siècle fut aussi celui de tant d’apostasies.

 

1815, 1830, 1848, 1871… de révolutions en révolutions, jusqu’à la Commune, pour aboutir aux lois iniques de 1901-1905, le divorce entre la France et l’Eglise comme le reniement de son baptême semblent consommés.

 

L’apostasie ne cesse de grandir, de s’institutionnaliser, contaminant les cœurs et les âmes, s’attaquant aux enfants, corrompant la jeunesse, haïssant les plus fragiles, les malades, les mourants, les démunis. Plus rien n’est sacré, tout est profané : le mariage, la vie, jusqu’en sa conception et même la mort.

                

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La troupe envoyée dans les écoles pour enlever les crucifix...

                      

« France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ?
Permettez-moi de vous demander : France, fille aînée de l’Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la Sagesse éternelle ?
Pardonnez-moi cette question. Je l’ai posée comme le fait le ministre au moment du baptême. Je l’ai posée par sollicitude pour l’Église dont je suis le premier prêtre et le premier serviteur, et par amour pour l’homme dont la grandeur définitive est en Dieu, Père, Fils et Esprit. » (Jean-Paul II, 1er juin 1980 au Bourget).

 

Le Cœur du Christ est profondément blessé par sa fille bien-aimée. Son âme attend d’être consolée par un peu de notre foi. Ce n’est pas pour rien que la Providence a voulu dans sa bonté que le 16 octobre corresponde à deux fêtes de dédicace. La dédicace d’une église, sa consécration, équivaut à notre baptême. Ces deux solennités nous rappellent la consécration de notre pays et notre propre dédicace à la louange et à la gloire du Dieu unique et trois fois saint que notre pays a trahi et renié.

 

La première de ces fêtes est en l’honneur de l’Archange avec la dédicace de la basilique du Mont-Saint-Michel, qui a été célébrée le 16 octobre 709.

 

La seconde est en l’honneur du double mystère du Sacré-Cœur et du Christ-Roi de l’univers. La basilique de Montmartre – le Mont des martyrs – a été bâtie pour être un lieu d’adoration et de réparation pour la France et l’Eglise. Elle fut dédicacée le 16 octobre 1919 pour expier nos infidélités, nos régicides et nos apostasies sans nombre.

 

« France, fille aînée de l’Eglise et éducatrice des peuples ». Hier, l’un des phares de l’Europe et de l’humanité ; aujourd’hui si infidèle, amnésique, révoltée et trop souvent révoltante. Bradant son patrimoine, sa langue, sa culture, sa grandeur. Oublieuse de ses saints, de ses grâces, de ses hommes illustres, penseurs, écrivains, scientifiques.

 

Le prix à payer pour retrouver ta splendeur, France ! sera ta conversion. Car voici le Cœur de Jésus grand ouvert, blessé d’amour, prêt à tout pardonner, à réparer tes péchés, pour te rétablir dans ta dignité première, te rendant aussi ta vocation auprès des peuples.

             

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La basilique du Vœu national au Sacré-Cœur de Jésus vers la fin du XIXe siècle

                 

Le 29 novembre 1911, le Pape saint Pie X, remettant la barrette aux nouveaux cardinaux français, leur adressait ses mots :

« Que vous dirai-je, maintenant, à vous, fils de France, qui gémissez sous le poids de la persécution ?
Le peuple qui a fait alliance avec Dieu, aux fonts baptismaux de Reims, se repentira, et retournera à sa première vocation. Les mérites de tant de fils, qui prêchent la vérité de l'Évangile dans le monde presque entier, et dont beaucoup l'ont scellée de leur sang, les prières de tant de saints qui désirent ardemment avoir pour compagnons, dans la gloire céleste, les frères bien-aimés de leur patrie ; la piété généreuse de tant de ses fils qui, sans s'arrêter à aucun sacrifice, pourvoient à la dignité du clergé et à la splendeur du culte catholique... appelleront certainement sur cette nation les miséricordes divines.
Les fautes ne resteront pas impunies, mais elle ne périra pas, la fille de tant de soupirs et de tant de larmes.
Un jour viendra, et Nous espérons qu'il n'est pas très éloigné, où la France, comme Saul sur le chemin de Damas, sera enveloppée d'une lumière céleste et entendra une voix qui lui répétera : « Ma fille, pourquoi me persécutes-tu ? » Et sur sa réponse : « Qui es-tu, Seigneur ? », la voix répliquera : « Je suis Jésus que tu persécutes. Il t'est dur de regimber contre l'aiguillon, parce que, dans ton obstination, tu te ruines toi-même. » Et elle, tremblante et étonnée, dira : «Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? » Et Lui : « Lève-toi, lave tes souillures qui t'ont défigurée, réveille dans ton sein tes sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, Fille aînée de l'Eglise, nation prédestinée, vase d'élection, va porter, comme par le passé, mon nom devant tous les peuples et tous les rois de la terre. » Ainsi soit-il ! »

                

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Statue de l'archange Saint Michel au Mont Saint-Michel

                    

Qui est comme Dieu ? nous demande l’Archange.

A Dieu seul soit tout honneur et toute gloire.

A son Sacré Cœur, doux et humble pour notre humanité souffrante, la royauté sur tous les cœurs, sur tous les esprits.

 

Nous célébrerons solennellement les neuf chœurs des Esprits bienheureux dans quelques jours, le 29 septembre, et nous leur confierons notre pays. Puis tout au long du mois d’octobre qui commencera bientôt, nous ne cesserons d’implorer leur pitié et leur secours.

 

Le 2 octobre, nous demanderons à nos anges gardiens qu’ils nous protègent, nous conseillent et nous gardent.

 

Le 16 octobre, nous prierons S. Michel qu’il vienne terrasser le démon qui a odieusement pris la place de Dieu en cette terre bénie de France.

 

Le 24 octobre, nous nous tournerons vers l’archange saint Raphaël, pour que sa prière vienne guérir nos plaies, pour que nous prenions tous les moyens concrets pour rétablir la foi, la justice et la vérité dans notre pays si malade.

 

Les « Lumières » prétendaient chasser l’obscurantisme. Elles n’ont fait que précipiter notre pays dans les ténèbres proches de l’abîme.

                 

Que ces purs Esprits d’amour et de lumière nous guident vers le Cœur blessé de Jésus-Christ, seul capable de nous consoler et de nous sauver.

 

Que Dieu soit béni, en ses Anges et en ses Saints.

                 

Abbé Nicolas van der Maelen

                                    

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23/09/2019
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Dimanche 6 octobre 2019 : récollection à Paris avec le Prieur de la Confrérie Royale.

Ainsi que cela avait été annoncé il y a quelques jours par le Prieur de la Confrérie Royale dans sa circulaire de rentrée (cf. ici), une journée de récollection spirituelle est organisée à Paris le dimanche 6 octobre 2019.

               

Son thème :

                     

Vie intérieure et combat spirituel
des Légitimistes

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Cette récollection aura lieu dans le 7ème arrondissement (métro : Saint-Sulpice, Sèvres-Babylone ou Rue du Bac) et commencera à 8 h 30 très précisément par la célébration de la Sainte Messe - dans le rite latin traditionnel évidemment -, qui sera celle de la solennité du Très Saint Rosaire (1er dimanche d’octobre). Elle s’achèvera vers 16 h 30.
Vers 17 h, pour ceux qui le souhaitent, un petit pèlerinage sera proposé dans l’un des sanctuaires proches.

                              

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Informations pratiques :

                               

1 – Outre la Sainte Messe dominicale, cette récollection comportera trois conférences spirituelles, assurées par le Prieur de la Confrérie Royale (une en matinée, deux dans l’après-midi) : l’adresse exacte et le titre des conférences seront communiqués aux inscrits.
2 – Pour le déjeuner : repas tiré du sac.
3 – Libre participation aux frais.
4 – Attention ! nombre de places limité (pas plus de 35 personnes !) : si vous souhaitez participer, ne tardez pas à vous inscrire ; la priorité est donnée aux premiers inscrits.
5 – S’il y a des personnes qui, à cette occasion, souhaitent faire leur entrée dans la Confrérie Royale, qu’elles nous le fassent savoir sans délai (et au plus tard le 20 septembre).

                         

Renseignements et inscriptions : confrerie.royale@yahoo.fr

              

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06/09/2019
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Dimanche 15 septembre : Messe anniversaire de la fondation des Invalides en présence de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon.

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Visite de SM le Roi Louis XIV à l'Hôtel des Invalides
 
Dimanche 15 septembre 2019, à 11 h, en la cathédrale Saint-Louis des Invalides, Son Excellence Révérendissime Monseigneur Antoine de Romanet, évêque aux Armées, célèbrera la Messe annuelle commémorative de la fondation de l'Hôtel des Invalides par le Grand Roi.
                        
Traditionnellement, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d'Anjoude jure Sa Majesté le Roi Louis XX, est présent à cette cérémonie, invité par le gouverneur militaire des Invalides en sa qualité  d'aîné des descendants du Fondateur.
               
Le Président du Cercle Saint-Michel - Cercle Légitimiste d'Ile de France adhérent à l'Union des Cercles Légitimistes de France -  et un certain nombre de membres du Cercle Saint Michel seront présents à cette Messe.
Les membres de la Confrérie Royale qui désireraient également y assister sont invités à se joindre au groupe formé autour du Président du Cercle Saint-Michel, lequel propose un regroupement préalable à 10 h 30 devant le n°6 du Boulevard des Invalides.
Merci de lui signaler votre participation : vlrlouisxx75@gmail.com
 
Nota : la Messe à la cathédrale Saint-Louis des Invalides est célébrée selon le "novus ordo".  Ceux qui souhaitent de toute façon assister à une Sainte Messe dominicale ddans le rite latin traditionnel doivent prendre leurs dispositions pour le faire en tout début de matinée ou en fin de journée : il en existe plusieurs à Paris.
                           
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02/09/2019
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Lettre circulaire à tous les membres de la Confrérie Royale à l'occasion de la "rentrée" de septembre 2019

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Confrérie Royale
Le Prieur

 

Lettre circulaire à tous les membres de la Confrérie Royale
à l'occasion de la "rentrée" de septembre 2019

                                                                                                                                                              

                     Dimanche soir 1er septembre 2019,
Anniversaire de la sainte mort du Grand Roi (+ 1er septembre 1715)

                

Messieurs les Chanoines,
Mes Révérends Pères,
Messieurs les Abbés,
Chers Fidèles, membres de la Confrérie Royale,

 

"Il ne faut pas laisser les idéologies pernicieuses comme celles de 1789 remplacer les principes hérités du décalogue chrétien qui avaient fait la gloire de la monarchie et de la France" : ces paroles de notre Roi légitime, dans le message qu'il a publié le 17 août dernier (cf. > ici), sont un vif et énergique encouragement à tous ceux qui aiment vraiment la France et sa monarchie traditionnelle, à combattre avec un zèle toujours plus ardent les mensonges révolutionnaires et leurs conséquences actuelles.

Les membres de la Confrérie Royale doivent avoir à cœur de penser, d'agir, de vivre - chaque jour et à chaque instant du jour - comme des combattants.
Nos armes ne sont pas matérielles : nous ne sommes pas (du moins pas pour l'instant) appelés à brandir le glaive, la faux ou le fusil, pour nous engager dans un combat physique, mais nous sommes aujourd'hui mandatés en qualité de volontaires d'élite - puisque notre engagement dans la Confrérie a été une réponse libre, volontaire et généreuse à une sorte d'enrolement militaire - pour un combat incessant.
Nous ne sommes pas des soldats de salon, faits pour parader en costumes éblouissants, avec force plumes chatoyantes, fourragères rutilantes et brandebourgs dorés : nous sommes des chouans spirituels, toujours en éveil, toujours sur le qui vive, toujours prêts à en découdre, jamais disposés à nous ménager, qui ne craignent pas de déchirer leurs hardes et leur peau aux ronces des taillis dans lesquels ils sont embusqués pour être toujours prêts à fondre sur l'ennemi !

                

Il n'est pas inutile de rappeler les engagements qui ont été les nôtres lorsque, au cours de la Sainte Messe, et donc en union étroite avec le Saint-Sacrifice de Notre-Seigneur Jésus-Christ, nous sommes entrés dans la Confrérie Royale :                                                            

Engagements 

                                           

   Outre l’observance des Lois de Dieu, de l’Église et du Royaume, l’état de grâce et la tendance à la sainteté communs à tout fidèle catholique, les engagements particuliers que prend chaque confrère, et auxquels s'unissent les membres associés, sont les suivants :                      

                                      

- Pour les membres pléniers "voués" uniquement :

                                                    

- Pour les ecclésiastiques et religieux :
 o  l’utilisation pour la Cause de toutes les richesses liturgiques rappelées par l'Appel fondateur ; et pour les prêtres (voire tous, en leur for intérieur) : la mention du Roi au Canon et la postcommunion finale pour le Roi (voire juste après la Messe).             

                                              

- Pour tous :
   o la récitation du triple angélus quotidien (matin, midi et soir), auquel l’on ajoute l'oraison pour le Roi.
   o  la sanctification particulière du 25e jour de chaque mois, jour consacré de la Confrérie (redoubler de prières, travailler plus méticuleusement à sa sanctification, faire un petit pèlerinage ou une visite au Saint-Sacrement ou à un Saint, etc.).
   o  une réelle communion de prières et d’amitié spirituelle avec les autres membres, afin de réaliser le plus grand des Commandements, celui de la charité (« voyez comme ils s’aiment » disait-on des premiers Chrétiens), et le plus consolant des dogmes, celui de la communion des Saints.
   o  la prière pour l'élévation sur les autels de la Famille royale martyre de la Révolution, ainsi que toutes les vénérables figures du Royaume de France.
   le maintien et la restauration des fêtes et traditions françaises, ladécouverte de l'Ecole française de spiritualité, et toutes les bonnes oeuvres qui soutiennent la Cause, l'offrande de sacrifices, de chapelets et de Messes pro Rege et Francia, etc.

                                                      

Ces engagements sont exigeants.
Quotidiennement exigeants

Ces engagements ne sont pas pour nous faire "briller en société", ils ne nous portent ni à pérorer avec les mondains, ni à faire des courbettes avec les courtisans dégoulinants d'affectation.
En revanche cette exigence est véritablement épanouissante, stimulante et libératrice, parce qu'elle nous oblige à vivre surnaturellement, dépouillés des superficialités, constamment orientés vers des choses graves et essentielles, en stricte conformité avec les desseins de Dieu, manifestés au travers de nos grands saints et souverains : Sainte Geneviève et Sainte Clotilde, Saint Remi et Saint Vaast, Clovis et Saint Charlemagne, Saint Louis et Sainte Jeanne d'Arc, Louis XIII et Louis XIV, Sainte Marguerite-Marie et Madame Elisabeth, les innombrables martyrs de la révolution, Henri V... et tant d'autres qu'il n'est pas possible de nommer tous.

                                                    

"Il ne faut pas laisser les idéologies pernicieuses comme celles de 1789 remplacer les principes hérités du décalogue chrétien qui avaient fait la gloire de la monarchie et de la France" : Non seulement nous ne devons en rien relâcher nos exigences, mais nous devons chaque jour intensifier notre effort de prière, et intensifier nos offensives spirituelles contre les idéologies pernicieuses dénoncées par notre Roi, intensifier nos ripostes priantes contre les assauts répétés de l'enfer déchaîné, inspirateur de la révolution.

                    

"Il ne faut pas laisser les idéologies pernicieuses comme celles de 1789 remplacer les principes hérités du décalogue chrétien qui avaient fait la gloire de la monarchie et de la France" : contre les attaques multiformes de l'idéologie révolutionnaire, j'invite instamment tous les membres de la Confrérie Royale à recourir à l'intercession et au soutien des Saints Anges, et en particulier de Saint Michel archange, en récitant chaque jour - et même plusieurs fois par jour - à l'intention du Royaume de France, la prière "Saint Michel archange, défendez-nous dans le combat... etc." ["Sancte Michael archangele, defende nos in proelio... etc."] composée par le pape Léon XIII pour être récitée à la fin de toutes les messes basses, ainsi que d'autres prières à Saint Michel destinées à contrer les manœuvres diaboliques qui se multiplient pour empêcher toute entreprise de restauration de la monarchie traditionnelle.
J'invite également tous les prêtres membres de la Confrérie Royale à utiliser fréquemment les exorcismes qu'il leur est licite de réciter, pour protéger notre Roi légitime et le Royaume des Lys.

             

"Il ne faut pas laisser les idéologies pernicieuses comme celles de 1789 remplacer les principes hérités du décalogue chrétien qui avaient fait la gloire de la monarchie et de la France" : C'est aussi pour cela, à fin de développer, affermir et intensifier l'indispensable vie intérieure des membres de la Confrérie Royale et des Légitimistes, que nous avons résolu de proposer de plus nombreuses récollections et journées de formation spirituelle.
Dès à présent, certaines propositions vous seront présentées ci-dessous.
Mais en outre, moi-même, en qualité de Prieur, et les prêtres membres de la Confrérie Royale, en fonction de leurs disponibilités, sommes également disposés à répondre aux appels des Légitimistes pour nous déplacer dans le Royaume et animer ces récollections ou conférences spirituelles que vous pourriez avoir l'initiative d'organiser : vous pouvez donc entrer en contact avec nous pour cela. 
                                       

Ainsi, devant me rendre à Paris au cours de l'automne qui vient, je propose aux Légitimistes de la capitale et de ses environs, membres ou amis de la Confrérie Royale, de réserver les dimanches 6 octobre et 24 novembre pour, chacun de ces dimanches, une journée de récollection (les programmes en seront diffusés très prochainement).

            

"Il ne faut pas laisser les idéologies pernicieuses comme celles de 1789 remplacer les principes hérités du décalogue chrétien qui avaient fait la gloire de la monarchie et de la France" : la formation et le développement spirituels ne peuvent se passer de l'approfondissement de la doctrine légitimiste et de l'étude.
Depuis ses origines, la Confrérie Royale entretient des liens étroits d'amitié et de collaboration avec l'Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF). La Confrérie et l'UCLF sont deux mouvements indépendants, mais complémentaires. Il n'y a pas de confusion entre les deux, mais une étroite collaboration. Voilà pourquoi je veux, avec insistance, inviter les membres de la Confrérie Royale, s'ils n'en sont pas déjà membres, à rejoindre des cercles légitimistes d'étude et de travail.

Il en existe d'anciens, déjà bien rôdés, qu'il est aisé de rejoindre ; il en est de nouveaux qui viennent de se créer et qu'il faut renforcer ; et il y a des provinces où n'existent pas encore de cercles, mais où c'est peut-être à vous d'œuvrer pour qu'il en existe. Il n'est pas convenable que les membres de notre Confrérie aient des mentalités de "consommateurs" passifs : il est indispensable qu'ils soient des moteurs, des entraîneurs, des zélateurs !

                 

Que Notre-Dame du Bon Conseil vous guide et vous obtienne tous les dons du Très-Haut qui feront de vous de véritables Apôtres qui gagneront des cœurs, des intelligences, des volontés enthousiastes, des âmes et des esprits à la Légitimité que nous sommes fiers de servir.

                      

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.

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01/09/2019
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Sermon de la Messe de la Saint-Louis 2019 à Versailles

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Solennité de S. Louis IX, roi de France

 

Homélie de M. l'abbé Louis de Saint-Taurin

ce dimanche 25 août 2019 à Versailles

 

 

 

Avant de vous dire quelques mots sur le grand Saint que nous honorons aujourd’hui, permettez-moi de remercier M. le Curé pour son accueil dans cette église si symbolique de la Ville royale, et de souhaiter à M. le Prieur de la Confrérie royale – et à chacun des membres de celles-ci, et notamment aux nouveaux que nous recevrons aujourd’hui à l’offertoire – un saint et fervent 4e anniversaire, ad multos annos, pour la sanctification de l’aîné des fils de saint Louis et la pleine réalisation de son auguste mission ! ainsi évidemment que pour la solide formation de Mgr le Dauphin, lui aussi prénommé Louis, et la fidélité de chacun des princes de cette auguste famille capétienne, qui ont l’honneur de voir couler dans leurs veines ce sang royal vénéré par sainte Jeanne d’Arc.

 

L’abbé Edgeworth eut l’honneur, dit-on, d’annoncer à Louis XVI, après l’avoir préparé à la mort : « Montez au Ciel, fils de saint Louis ! » ; puissions-nous nous exclamer bientôt, à l’adresse de son digne successeur – après avoir participé dans l’ombre au soutien de sa mission : « Gravissez le trône, fils de saint Louis ! », et, avec le Te Deum que nous chanterons en sortie : « et rege eos », et gouvernez-nous, Lieutenant du Christ sur terre, Fils aîné de l’Église, et depuis Ste Marguerite-Marie : Fils aîné du Sacré-Cœur de Jésus !

 

Les grands Saints ne sont pas simplement des ornements du passé, mais des modèles pour le présent, un piédestal pour nous élever à leur hauteur et devenir ce que nous demandent inlassablement les derniers souverains pontifes : les saints du IIIe millénaire, du XXIe siècle, et d’une France restaurée, revenue à sa mission.

 

En sa bulle de canonisation qui reprend pour titre les paroles de l’hymne du dimanche des Rameaux, Gloria laus et honor (1297), le pape Boniface VIII invitait ainsi nos ancêtres et leur descendance à la jubilation :

« Que l'insigne Maison de France se réjouisse d'avoir donné naissance à un prince d'une telle qualité et d'une grandeur telle, que par ses mérites, il l'a rendue plus illustre encore !
Que le très dévot peuple de France déborde d'allégresse pour avoir mérité d'obtenir un si excellent, un si vertueux seigneur !
Que les prélats et le Clergé exultent des miracles et des bienfaits qu'il a répandus dans tout le royaume !
Que les grands, nobles et chevaliers, soient remplis de joie : l'œuvre accomplie par le saint Roi est éclatante puisque, grâce à lui, le royaume de France a atteint un prestige vraiment incomparable ! »,

et qui nous fait tant défaut depuis 200 ans, chers Frères !

 

Un écrivain bien connu, Jean Raspail, prophète désabusé, déclara, il y a quelques années, ne plus croire en la royauté de droit divin. Cette expression fait en effet souvent bien sourire. Mgr de Ségur, l’un des plus grands prélats français et romains du XIXe siècle, fit une mise au point – M. le Prieur et chers membres des Cercles, pardonnez-moi, vous connaissez déjà ses paroles, mais il faut qu’elles retentissent ici pour éclairer les esprits et réchauffer les cœurs :

« Le droit divin, quand on sait ce que c’est, est la chose du monde la plus simple et la plus vénérable. Ainsi que le mot l’indique, le « droit divin » c’est le droit de Dieu. Que Dieu, souverain Maître de toutes choses, ait le droit de diriger les sociétés et les peuples, cela est plus clair que le jour. Dieu n’est-il pas le Roi suprême de tous les rois et de tous les peuples, le Seigneur souverain et absolu de toutes les sociétés ? Son droit est au-dessus de tous les droits ; et tous les droits légitimes viennent de lui, comme toutes les gouttes d’eau d’un ruisseau viennent de la source. Tout droit véritable est donc un droit divin, une communication du droit de Dieu.
En matière de souveraineté, cette communication, pour être réelle, n’a nullement besoin d’être surnaturelle ni miraculeuse : il n’est pas nécessaire que le bon Dieu apparaisse en personne ou envoie un Ange pour dire à un peuple : « Voici le Souverain que je te donne ; voici la race royale qui te gouvernera ». Non, ce n’est pas ainsi que Dieu mène les sociétés et choisit les dépositaires de ses droits.
Pour communiquer ses droits souverains sur tel ou tel peuple, le bon Dieu se sert de faits humains, parfaitement suffisants pour établir le droit divin : la naissance, par exemple, et le droit de succession ; ou bien encore une élection régulière. Le droit à la Couronne est, en effet, un véritable droit de propriété, qui s’acquiert comme toutes les propriétés : par naissance, par héritage, par conquête, par donation, enfin par prescription. La prescription a toujours la vertu de légitimer le titre primordial lorsqu’il est vicieux, de le confirmer lorsqu’il est légitime.
Oui, la Couronne — je ne dis pas le royaume, mais la Couronne, c’est-à-dire le droit de commander et de régner — est une propriété ; une propriété que nul n’a le droit de ravir à celui qui la possède en vertu d’un titre légitime, c’est-à-dire conforme à la loi de Dieu et aux traditions du pays. Violer cette propriété royale, c’est voler ; et le vol est interdit par les lois divines et humaines.
En fait de souveraineté comme en fait de propriété, le droit humain est sanctionné par le droit divin, s’appuie sur lui, devient une seule et même chose avec lui : de telle sorte qu’il est à la fois humain et divin.
Remarquons-le d’ailleurs : le droit divin du Roi légitime n’est pas, comme on se l’imagine, un fait isolé dans la société. La société repose sur une foule de faits humains donnant lieu au droit divin. C’est de droit divin que je possède ma maison, mon champ, et tous les fruits de mon travail ; c’est de droit divin que je possède ce dont je suis devenu le propriétaire légitime, à la suite et par l’effet de faits humains, de conventions purement humaines.
Il n’en est pas autrement du droit du Souverain légitime à sa couronne. Bien que ce droit résulte de faits humains, comme nous le disions tout à l’heure, de nos traditions françaises, des lois fondamentales du Royaume et du miracle capétien, il n’en est pas moins divin ; et dès lors on peut et on doit dire que c’est de droit divin qu’il possède sa couronne.
Or, il n’y a pas de droit contre le droit. Contre le droit à la fois humain et divin de la souveraineté légitime, il n’y a pas plus de droit qu’il n’y en a contre le droit à la fois humain et divin en vertu duquel tout propriétaire légitime possède ce qu’il possède.
De grâce, méditons bien ces choses. Elles sont, je le sais, un peu abstraites ; elles choquent les idées courantes, vulgarisées par la Révolution ; mais elles sont vraies ; et aujourd’hui plus que jamais, il est indispensable de le bien comprendre.
En résumé, pour un Souverain quelconque, régner de « droit divin », c’est tout simplement régner légitimement, en vertu de droits légitimes ; c’est être le représentant légitime de Dieu pour le gouvernement d’une société, d’un peuple. De là cette formule célèbre, qui fait tant crier les impies et les ignorants : régner par la grâce de Dieu.
Donc, conclut le fils de la comtesse de Ségur, quand nous disons qu’ à la suite de S. Louis, Henri V – et aujourd’hui S.M. le roi Louis XX – est de « droit divin » le Roi de France, nous voulons dire que, d’après la loi de Dieu, et d’après les plus vénérables traditions de la France, le droit de ce Prince à la Couronne repose sur des titres légitimes, inattaquables, et sur une prescription huit fois séculaire – neuf, pour Louis ! –, qu’il est le dépositaire de l’autorité souveraine de Dieu, lequel est le Maître suprême du peuple français comme de tous les peuples ; qu’il est ainsi le Roi légitime à qui la France doit obéir, si elle veut faire la volonté de Dieu, si elle ne veut point se révolter contre le droit de Dieu. Voilà ce que c’est que le « droit divin ».

 

Le droit divin est donc bien toujours d’actualité, comme le règne édifiant du neuvième Louis, qui pacifia l’Europe, unit les Chrétiens contre le péril commun, écouta sa sainte mère, Blanche, chérit son épouse, Marguerite, et éleva saintement ses onze enfants : pieux à l’église, preux à la guerre, tendre en famille, juste au tribunal (1re vertu royale), sage sur le trône, pacifique avec les autres princes chrétiens, durant ses 43 ans de règne : y a-t-il un Français, quel que soit son ordre ou sa condition, qui ne puisse le trouver comme patron particulier ?

 

Et dans les situations extraordinaires, quand le pape Innocent IV – qui pourtant le croisa en 1242 et accorda 10 jours d’indulgence à quiconque prierait pour le roi de France -, quand ce pape se désoccupa ensuite du sort de la Croisade et peut-être aussi du salut de l’Europe, le roi jugea qu'il n'« avait trouvé chez le pape aucun sentiment véritablement chrétien » selon l’Anglois Mathieu Paris (MG SS XXVIII), et ce fut alors à ce laïc – car tous nos rois étaient laïcs – de réveiller l’Europe à la place du clergé, et de défendre et faire rayonner la royauté universelle du Christ, ce règne de Dieu que nous demandons à chaque Pater.

 

Deux siècles après sa mort de Louis IX, la Pucelle d’Orléans le vit en apparition, agenouillés devant Dieu avec S. Charlemagne, et priant pour la France. Mais il n’y a pas que sa personne ou son nom qui soient d’actualité ; il ne portait pas seulement pour la 9e fois le nom de Louis qui nous vient de Clovis : à chaque sacre, comme l’écrivit récemment notre Prieur, c’est bien la grâce du baptême de ce même Clovis qui rejaillit, qui sourd à nouveau et nous fait retrouver les prémices et la source de notre vocation royale, réjouissant chacun de nos foyers, des obscurs villages tels que Cotignac en Provence jusqu’aux capitales comme Versailles. Saint Louis, qui reçut l’onction du sacre à douze ans, continue de porter haut et fier, comme sainte Jeanne d’Arc après lui, l’étendard immaculé de l’alliance du Trône et de l’Autel et, selon les mots du cardinal Pie : « la cause plus que jamais indivise de la religion et de la France ».

 

Et en ce Prince, la grâce manifesta tout son éclat, lui qui continue d’éclairer et inspirer à chaque génération le Fils aîné de l’Église, qui seul peut apporter véritablement à la France ce titre consort, et lui faire accomplir sa vocation, lui qui est son époux mystique.

 

Dès 1618, Louis XIII -  à l’origine déjà d’une autre fête nationale, celle de son fameux Vœu, le 15 août – fit décréter par Rome « fête d’obligation » la fête de saint Louis, ce roi « qui fit de la religion sa seule politique » selon le P. Charton (Les Saints de la famille capétienne ; 1939). En effet, dans son Siècle de saint Louis, M. Pognon écrit : « Jamais sacre n’avait eu ni ne devait avoir une signification plus plénière, un effet plus entier que le sacre de Saint Louis. Il avait douze ans, ce 29 novembre 1226. Pas un Roi de France, avant ni après lui, ne se regarderait ni ne se conduirait plus absolument comme l’oint du Seigneur, comme un autre Christ ». Mais cela, mes Frères, dépend bien sûr de nos prières.

 

Louis de Poissy reste présent à l’esprit du monde et au cœur de nos familles, il règne toujours à travers nos Louis, et demeure par excellence le patron tutélaire de notre Patrie, à tel point que chaque église mise à disposition de nos compatriotes dans les capitales étrangères se résume en ce beau titre de « Saint Louis des Français ».

 

Mgr Laise, qui vient de nous quitter en juillet, était heureux, en Argentine, d’avoir saint Louis comme modèle, et patron de son diocèse ; et le Kremlin n’organisa-t-il pas il y a peu une touchante exposition sur ce roi ? Qui oserait dire qu’il n’est plus d’actualité ?

 

Mais je sais que je prêche des convaincus ; concluons donc enfin par l’antique prière qui lui est adressée, et qui résume son testament, que le pape saint Pie X demandait à chaque Français de chérir et de considérer comme un trésor, au même titre que celui de S. Remi et de Charlemagne :  

 

« Sire le Roi, qui envoyiez Vos plus beaux chevaliers en escoutes à la pointe de l’armée chrétienne, daignez Vous souvenir de vos fils de France qui voudraient se hausser jusqu’à Vous pour mieux servir Sire Dieu et dame Sainte Église.
Donnez-nous du péché mortel plus d’horreur que n’en eut Joinville qui pourtant fut bon chrétien, et gardez-nous pur comme les lys de Votre blason. Vous qui teniez Votre parole, même donnée à un infidèle, faites que jamais mensonge ne passe notre gorge, dût franchise nous coûter la vie.
Preux inhabile aux reculades, coupez les ponts à nos feintises, que nous marchions toujours au plus dru. Ô le plus fier des barons français, inspirez-nous de mépriser les pensées des hommes et donnez-nous le goût de nous compromettre et de nous croiser pour l’honneur du Christ.
Enfin, Prince, Prince au grand Cœur, ne permettez pas que nous soyons jamais médiocres, mesquins ou vulgaires, mais partagez-nous votre Cœur Royal et faites qu’à Votre exemple, nous servions à la française, royalement ».  

 

Ainsi soit-il.


25/08/2019
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Lettre mensuelle aux membres et amis de la Confrérie - 25 août 2019.

Lettre mensuelle aux membres et amis de la Confrérie Royale
pour le
25 août 2019

Fête de Saint Louis

 

Saint Louis, modèle de gouvernance pour notre temps ?

                                   

Alors que nous fêtons en ce jour le 749e anniversaire de la naissance au Ciel du saint roi Louis IX (1214-1270), ce qui annonce un beau jubilé pour l’année 2020, nous ne pouvons pas ne pas relire sa vie et son œuvre à la lumière de l’enseignement, et en particulier de la doctrine sociale de l’Église. En notre triste époque où la saine politique est galvaudée par les profiteurs de systèmes en tout genre, dont la seule foi est le profit et la seule loi l’orgueil du non serviam, l’exemple de saint Louis n’est pas un fantasme de réac ni un pieux rêve de bigote. Bien au contraire, l’actualité toujours permanente des saints se manifeste spécialement à travers la vie des saints laïcs qui ont su transmettre des exemples concrets de correspondance au quotidien avec l’enseignement pérenne de l’Église. Et si malheureusement, en ces temps de délire complet, de nombreux hommes d’Église se sont convertis à la démocratie et au républicanisme – o tempora, o mores ! – cette mode ne doit pas nous faire oublier que la monarchie chrétienne est le régime politique le plus analogue au gouvernement divin. Si Dieu était démocrate, Satan l’aurait renversé ! aurait pu dire M. de La Palice...

                                                  

Le « très chrétien » : la base religieuse du bon gouvernement

                                        

Louis IX est le modèle par excellence du « roi très chrétien ». Ce titre glorieux offert par les papes aux rois de France n’est pas juste une belle récompense. Elle implique des devoirs moraux et spirituels que, l’humanité pécheresse étant, un certain nombre de nos rois n’ont pas toujours été de fidèles observants. À l’âge d’or de la Chrétienté, ce beau XIIIe siècle, saint Louis incarne le « très chrétien », le prince qui, au jour du sacre de Reims, a reçu l’onction qui a fait de lui un personnage sacré, le lieutenant du Christ dans le beau pays de France, l’évêque du dehors chargé de protéger et de défendre les intérêts de la sainte religion. Les serments du sacre, pieusement et jalousement conservés jusqu’à celui de Charles X en 1825, insistent sur les devoirs graves qui incombaient au souverain.

                                                                          

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Figure 1. Saint Louis lavant les pieds des pauvres, miniature du maître du Cardinal de Bourbon, XVe siècle tirée du Livre des faiz Monseigneur saint Loys jadis roy de France, BNF.

                                                     

Tout au long de son règne, Louis IX fut parfaitement conscient de ses obligations et de sa responsabilité immense devant Dieu. Il avait aussi la certitude, une certitude renforcée par la grâce de la prière et des sacrements, qu’il ne pourrait exercer efficacement ses royales fonctions si Dieu n’était pas, dans sa vie personnelle et dans l’exercice de son autorité, le premier servi. Le roi de France est d’abord le serviteur de Dieu dans son royaume, où c’est le Christ qui règne avant tout. Saint Louis écoutait deux messes tous les matins, récitait quotidiennement de nombreuses prières, s’agenouillait 50 fois avant de se coucher et se soumettait aux plus sévères pénitences corporelles. Il nous rappelle pleinement, sept siècles plus tard, qu’une monarchie sans Dieu et qu’un souverain sans piété ne servent absolument à rien. Les monarchies du XXIe siècle, converties au diktat démocratique, nous le prouvent chaque jour...

                                     

Les vertus royales : la justice

                                                   

La première vertu royale vécue par saint Louis, qui demeure pour certains une simple image d’Épinal, mais pour nous un modèle universel, est la justice. Le roi chrétien doit d’abord réaliser dans son royaume l’exercice de la justice, une justice à l’image de celle de Dieu, le justus judex, imprégnée d’équité et de miséricorde1. Le chêne de Vincennes n’est pas qu’un stéréotype médiéval : il représente la noblesse de la justice royale, sa légitimité aux yeux de Dieu et des hommes. Ce chêne devrait toujours en être le précieux symbole alors que nous constatons avec une consternation de plus en plus inquiétante l’état purulent de la justice dans nos pays jadis chrétiens et l’infecte compromission des magistrats avec les idéologies ambiantes. S’il jugeait les grands du Royaume coupables de crimes véritables, tel le puissant sire de Coucy qui avait fait pendre des étudiants accusés de braconnage dans ses forêts, saint Louis avait à cœur d’exercer lui-même les fonctions de premier juge du royaume, comme en son temps le roi Salomon.

                                                                    

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Figure 2. Georges Rouget, Saint Louis rendant la justice, 1826, huile sur toile, château de Versailles.

                                                        

Il savait qu’il lui fallait être, selon les serments du sacre, le défenseur des veuves, des orphelins et des pauvres ; qu’il avait le devoir de soulager les misères et les souffrances. Sa justice vivait avant tout de la charité. Il œuvra aussi à la réforme et à la modernisation des institutions judiciaires du pays, en créant par exemple le Parlement de Paris en 1254, encouragea la formation des légistes dans les universités et fit surveiller l’application de la justice par les baillis locaux. Saint Louis était pleinement conscient que le roi très chrétien devait donner l’exemple de la bonne justice pour que celle-ci fût exécutée par ses sujets. Oui, comme toujours, l’exemple vient d’en haut !

                                   

Les vertus royale : l’ordre

                                                      

Le roi très chrétien, gouvernant par la justice et la sagesse, doit être le garant de l’ordre du royaume que Dieu a placé entre ses mains. Cet ordre nécessite un respect de la hiérarchie établie par le Créateur, hiérarchie que le prince se devait de respecter et de conserver. Louis IX était loin d’être acquis aux bourrasques révolutionnaires ! Si l’ordre féodal n’était pas un gage de perfection sociale absolue, il était à cette époque un moyen d’équilibrer la société occidentale à condition que les droits et les devoirs de chacun soient respectés. Le monarque, à la tête de cette pyramide sociale et politique, devait veiller au maintien de ce juste équilibre, en dépit des faiblesses et des péchés des individus. Cet ordre social se manifestait aussi par le maintien de l’unité du royaume face à toute source de division, en particulier les hérésies. « Item que de bonne foi et de ma force et puissance, j’étudierai à exterminer et à chasser de ma terre et juridiction à mes sujets tous les hérétiques qui seront dénoncés et déclarés par l’Église. » Cet extrait des serments du sacre peut passer aujourd’hui pour brutal ou suranné. Mais il faut saisir la notion d’extermination de l’hérésie dans son contexte. Saint Louis fut confronté au catharisme, qui n’était pas, comme veulent nous le faire croire les amateurs de bizarreries en tout genre, un gentil Woodstock au cœur du Moyen Âge. Hérésie religieuse, le catharisme prônait aussi un bouleversement social, promouvant l’anarchie et la violence, ce qu’un prince ne pouvait tolérer dans son royaume. Certes, de nos jours, si la monarchie sacrée était rétablie, une telle promesse choquerait la quasi-totalité de nos contemporains et ne pourrait être réalistement exécutée, quand bien même le terme « extermination » s’applique d’abord une erreur doctrinale et non à un groupe d’humains, et quand bien même l’on bannirait toute forme de violence physique ou morale. Quoi qu’il en soit, le prince chrétien doit donner l’exemple personnel de cette « extermination » de l’erreur en osant affirmer haut et fort son refus de cautionner ce qui s’oppose à sa conscience de chrétien. Le roi Baudouin de Belgique nous en a montré l’exemple lors du vote de la loi sur l’infanticide en 19902. Saint Louis fut en son temps pleinement conscient de la nécessité de maintenir l’ordre voulu par Dieu dans le royaume, en garantissant notamment la liberté et la protection de l’Église.

                                      

Le roi « très chrétien », garant de la paix                              

                         

La paix a bon dos depuis 1789. On l’invoque sans cesse pour cacher les bassesses et les petits intérêts de politiques, de financiers, de groupes de pression en tout genre. Or, la paix du Christ ne peut se faire que par le règne du Christ, comme le rappelait avec force le pape Pie XI3. La véritable paix est celle voulue par Dieu ; ce n’est pas la paix telle que le monde la donne4 et qui n’aboutit qu’à une guerre perpétuelle, le combat de Satan contre la Vérité et contre l’homme créé à l’image et ressemblance de Dieu. La paix est « la tranquillité de l’ordre » enseignait saint Augustin5. Le maintien de la paix est l’une des premières promesses du sacre : « Je promets, au nom de Jésus Christ, au peuple chrétien, à mes sujets les choses qui s’ensuivent : premièrement qu'à notre pouvoir tout le peuple chrétien garde en tout temps à l’Église de Dieu vraie paix. » La véritable paix est le fruit de la collaboration permanente entre la royauté sacrée, le peuple chrétien et l’Église enseignante ; autrement dit la vraie paix est imprégnée de la foi chrétienne. Les guerres sociales et idéologiques que nos pays jadis chrétiens subissent sont le fruit de cette laïcisation à outrance qui fonde l’essentiel des décisions politiques depuis plus de 50 ans. Lorsque l’écologisme athée remplace le respect de la vie humaine de son commencement à son terme ici-bas, lorsque l’immigrationnisme forcené méprise l’ordre fondamental de la charité enseigné par la doctrine sociale de l’Église, lorsque la mondialisation gargantuesque écrase les libertés des nations, le retour aux valeurs chrétiennes s’avère absolument nécessaire pour retrouve l’ordre et donc la paix sociale dont l’humanité a tant besoin. Saint Louis était un homme de paix. Respecté de ses vassaux et de ses voisins, il a pu garantir la paix intérieure du royaume. On comprend dès lors que son règne fut marqué par une prospérité sans précédent du pays. Ce ne sont pas les recettes bidon et les coups de baguette magique de nos gouvernants actuels qui rétabliront une authentique prospérité ; car la vraie prospérité de la France, qui fit d’elle une vitrine exceptionnelle au fil de son histoire passée, lui vient de ses racines chrétiennes et de la fidélité à son identité et à sa culture, qui sont fondées dans le pacte de Reims.

                                            

Saint Louis, gardez-nous fidèles à notre foi !

Saint Louis, priez pour la France !

Saint Louis, protégez l’aîné de vos fils !

 

Mathias Balticensis

                   

Notes :

1 Nous lisons dans l’un des serments du sacre : « Item, que je commanderai et ordonnerai en tous jugements, équité et miséricorde. »

 

2 Je n’entrerai pas dans la polémique sur la question de « l’impossibilité de régner » qui fut invoquée pour contourner l’opposition du roi Baudouin.

 

3 Pie XI, Lettre encyclique Quas primas (11 décembre 1925).

 

4 Cf. Jn XIV, 27.

 

5 S. Augustin, La Cité de Dieu, livre XIX, ch. XIII, § 1.

 


19/08/2019
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« Il ne faut pas laisser les idéologies pernicieuses comme celles de 1789 remplacer les principes hérités du décalogue chrétien qui avaient fait la gloire de la monarchie et de la France.»

Message de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon,
de jure Sa Majesté le Roi Louis XX
à l'occasion du
220ème anniversaire de la répression sanglante de

l'insurrection catholique et royale d'août 1799
dans le Midi toulousain

                 

On n'en finit pas de découvrir les abominables et innombrables méfaits de la grande révolution et d'approfondir à quel point elle constitue, sur l'ensemble du territoire du Royaume de France, un maillage sanglant de répressions, de destructions, de massacres et d'acharnement meurtrier systématique et planifié contre les populations restées profondément fidèles à leur foi et à leur Roi.

                           

A l'été 1799, le Midi toulousain se souleva massivement contre le Directoire, contre la persécution religieuse (qui ne s'était pas arrêtée à la chute de Robespierre, loin s'en faut), contre le mépris de la véritable démocratie et des aspirations des Français lassés de dix années de désordres et d'exactions, de guerres et de décadence.
Ce soulèvement fut réprimé de manière impitoyable et se solda par des milliers de victimes, dont la république voulut effacer jusqu'au souvenir.

                        

Un "Comité du Souvenir des Victimes de la révolution en Midi toulousain" s'est constitué à l'occasion du 220ème anniversaire de ces massacres et a organisé, le samedi 17 août dernier, un rassemblement au cours duquel fut célébrée une Sainte Messe (dans le rite latin traditionnel), après laquelle furent prononcées diverses allocutions et enfin lu un message de Monseigneur le Prince Louis de Bourbonde jure Sa Majesté le Roi Louis XX, qui avait honoré cette manifestation de son haut patronage.

Ce rassemblement s'est tenu à Montréjeau, petite ville du Comminges, où eut lieu un grand massacre le 19 août 1799. Selon les témoignages que nous avons reçus, une centaine de personnes se sont retrouvées sur place pour prier, maintenir le souvenir et envisager l'érection d'un monument commémoratif de ces événements.
Je renvoie tous ceux qui voudraient approfondir ces faits à l'annonce qui en avait été faite (cf. ici), et je vous laisse maintenant prendre connaissance du message que notre Souverain légitime a adressé aux participants, mais également, au-delà de ceux qui étaient présents, à tous ses fidèles sujets.

                                     

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Chers Amis,

             

En cette journée de commémoration des évènements douloureux de l’été 1799, je me joins à vous par la pensée et l’émotion.

             

Le massacre de Montréjeau fut le dernier et non des moindres, de la terrible décennie commencée avec les évènements de l’été 1789.   Ces derniers, animés par leur foi ardente et leur attachement au roi le protecteur naturel de leurs libertés, furent en effet nombreux dans toutes les provinces à résister au prix souvent de leur vie. La Vendée paya un terrible tribut, et le Midi toulousain n’est pas en reste.

                         

Mais à l’horreur des massacres, les responsables ont ajouté le déni. Le forfait exécuté, il fallait l’oublier. Ainsi les morts n’eurent ni actes de décès ni sépultures. Il fallait supprimer les traces du crime afin qu’il soit oublié et que les familles et les enfants ne puissent pas se recueillir sur la tombe des martyrs.

                       

Mais le sang ne s’efface pas. Deux siècles après, les descendants ont souhaité qu’enfin la lumière soit faite sur ces évènements. Comme cela commence en Vendée, les archéologues se mettent à étudier les charniers où furent déposées les victimes. La science vient au secours de l’histoire. Au secours de la Vérité.

 

Merci donc à tous ceux qui sont présents aujourd’hui. 
Merci aux organisateurs de l’évènement.
Merci aux membres du Comité du souvenir des victimes de la Révolution en Midi toulousain qui œuvrent pour qu’un monument commémoratif soit érigé. Il permettra de garder la trace de ce massacre afin de rendre un hommage aux victimes. Mais au-delà il permettra de se rappeler qu’il ne faut pas laisser les idéologies pernicieuses comme celles de 1789 remplacer les principes hérités du décalogue chrétien qui avaient fait la gloire de la monarchie et de la France. 

                      

Que tous les saints de France veillent sur les morts de Montréjeau et continuent à inspirer les Français et les rendent fidèles à leur histoire millénaire.

                  

Louis de Bourbon, duc d'Anjou.

            

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18/08/2019
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107ème pèlerinage légitimiste à Sainte-Anne d'Auray

Le pèlerinage légitimiste à Sainte-Anne d’Auray se déroule chaque année le dernier « ouiquinde » du mois de septembre, au plus près du jour anniversaire de la naissance de Monseigneur le Comte de Chambord, de jure Sa Majesté le Roi Henri V (29 septembre 1820).

Le premier pèlerinage légitimiste à Sainte-Anne d’Auray eut lieu en 1844, pour le 25ème anniversaire de Henri V. Interrompu par le déclenchement des hostilités en 1914, il fut relevé en 1983 par l’Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF) qui en confie l’organisation à la Fédération Bretonne Légitimiste (FBL).

            
En cette année 2019, le dimanche 29 septembre correspond exactement au 199ème anniversaire de la naissance de Henri V. 

                                

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Nous ne pouvons qu’insister auprès de tous ceux qui sont disponibles (ou peuvent se rendre disponibles), membres des cercles légitimistes, sympathisants de la Légitimité, membres ou amis de la Confrérie Royale, catholiques conscients de l’impasse républicaine et de ses conséquences catastrophiques pour le salut des âmes, la santé des sociétés et de tous les corps organiques qui les composent, à prendre part à ce pèlerinage.

Pour en télécharger le tract ici.

Pour de plus amples renseignements sur le programme et les modalités pratiques ici.


18/08/2019
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Dimanche 25 août 2019 : fête de Saint Louis

Tous les membres et sympathisants de la Confrérie Royale d'Ile de France
sont chaleureusement invités à fêter Saint Louis, Roi de France,

céleste protecteur de la France, de l’auguste Famille Capétienne
et de la Confrérie Royale,

saint patron de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne notre Roi Louis XX, ainsi que de Monseigneur le Dauphin,

              

ce dimanche 25 août 2019, à Versailles : 


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17/08/2019
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Sermon de la fête de Sainte Jeanne d'Arc, lors du pèlerinage de la Confrérie Royale au Puy (samedi 1er juin 2019)

Au lendemain de la fête de l'Assomption de Notre-Dame, qui, ainsi que nous l'a rappelé notre Souverain légitime est l'occasion de nous inciter à prier toujours davantage pour que le Royaume des Lys revienne à la fidélité à sa vocation, nous sommes heureux de publier le texte de la prédication donnée par Monsieur l'Abbé Louis de Saint-Taurin au Puy, à l'occasion du pèlerinage annuel de la Confrérie Royale, le jour de la fête de Sainte Jeanne d'Arc.
Voici, en effet, un texte qu'il est bon de relire et de méditer, afin de toujours plus comprendre et approfondir les desseins de Dieu sur notre Patrie.
 
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Cher Monsieur le Recteur,
Cher Monsieur le Prieur,
Cher Monsieur le Chanoine,
Chers Messieurs les Abbés
Bien chers Confrères et amis,
                                             
En ce 1er samedi du mois, consacré à la dévotion et réparation au Cœur Immaculé de Marie, disons avec Pie XI il y a moins de 100 ans, le 2 mars 1922, dans sa lettre apostolique France, Fille aînée de l’Église : 
« En ce qui concerne la Pucelle d’Orléans, que Notre prédécesseur a élevée aux suprêmes honneurs des Saints (cela fera un siècle l’an prochain), personne ne peut mettre en doute que ce soit sous les auspices de la Vierge qu’elle ait reçu et rempli mission de sauver la France.
Car d’abord, c’est sous le patronage de Notre-Dame de Bermont, puis sous celui de la Vierge d’Orléans, enfin de la Vierge de Reims, qu’elle entreprit d’un cœur viril, une si grande œuvre, qu’elle demeura sans peur en face des épées dégainées et sans tache au milieu de la licence des camps, qu’elle délivra sa patrie du suprême péril et rétablit le sort de la France. C’est après en avoir reçu le conseil de ses voix célestes qu’elle ajouta sur son glorieux étendard le nom de Marie à celui de Jésus, vrai Roi de France. Montée sur le bûcher, c’est en murmurant au milieu des flammes, en un cri suprême, les noms de Jésus et de Marie, qu’elle s’envola au ciel. Ayant donc éprouvé le secours évident de la Pucelle d’Orléans, que la France reçoive la faveur de cette seconde patronne céleste : c’est ce que réclament le clergé et le peuple, ce qui fut déjà agréable à Notre prédécesseur et qui Nous plaît à Nous-même. […]
En conséquence, Nous prions Dieu, auteur de tous les biens, que, par l’intercession de ces deux célestes patronnes, la Mère de Dieu élevée au ciel et sainte Jeanne d’Arc, vierge, ainsi que des autres saints patrons des lieux et titulaires des églises, tant des diocèses que des missions, la France catholique, ses espérances tendues vers la vraie liberté et son antique dignité, soit vraiment la fille première-née de l’Église romaine ; qu’elle échauffe, garde, développe par la pensée, l’action, l’amour, ses antiques et glorieuses traditions pour le bien de la religion et de la patrie ».
                            
Et le pape d’ajouter, comme s’il craignait que quelque force s’y opposât à l’avenir :

                                     

« Nous concédons ces privilèges, décidant que les présentes Lettres soient et demeurent toujours fermes, valides et efficaces, qu’elles obtiennent et gardent leurs effets pleins et entiers, qu’elles soient, maintenant et dans l’avenir, pour toute la nation française le gage le plus large des secours célestes, qu’ainsi il en faut juger définitivement, et que soit tenu pour vain dès maintenant et de nul effet pour l’avenir tout ce qui porterait atteinte à ces décisions, du fait de quelque autorité que ce soit, sciemment ou inconsciemment. Nonobstant toutes choses contraires ».
                                      
Les plus attentifs parmi vous auront sans doute remarqué que nous célébrons cette année le 590e anniversaire de l’épopée de notre héroïne nationale, sainte Jeanne d’Arc. En 1429, voici que cette demoiselle venue de l’une des dernières enclaves fidèles à son roi, avec le Mont Saint-Michel ; cette jeune fille, donc, envoyée de Dieu et de saint Michel, va de manière proprement inattendue et incroyable surmonter un à un les obstacles qui la séparent du roi, puis de Reims, puis de Paris.

                                    

En début d’année, c’étaient les rencontres successives à Chinon, l’examen minutieux de Poitiers. Le 8 mai, c’était l’entrée triomphale dans les rues d’Orléans. Le 18 juin, ce sera la victoire de Patay, et le 17 juillet, le grand sacre de Charles VII le Bien-Servi, dont le Conseil poussera ensuite de plus en plus à la freiner dans ses élans.
A tous nos contemporains bons chrétiens qui nous répètent que la moindre prise de position est un acte politique, et m’appuyant sur le Souverain Pontife qui soutient que toute homélie est en soi un acte politique en quelque sorte, je répondrai que Jehanne dévoile le caractère spécieux de leurs discours.
A les écouter en effet, un Catholique doit être pratiquement un fataliste, se laisser imposer toute sorte de régime par les mauvais, puisque toute autorité vient de Dieu. Adeptes sans le savoir du syndrome de Stockholm, leur solution de facilité – qui non seulement les retient mais bloque tout autour d’eux, puisqu’aucune tête ne doit dépasser –, ils stérilisent toute action catholique, quand ce n’est pas toute réflexion.
Mais notre Dieu est un Droiturier Seigneur, qui nous apprend qu’il y a une Justice, un Droit, une Légitimité. 
Cela, les amoureux de la Sagesse l’ont compris depuis Aristote ; je cite :
« Que l’homme soit un animal politique à un plus haut degré qu’une abeille quelconque ou tout autre animal vivant à l’état grégaire, cela est évident. La nature en effet ne fait rien en vain ; et l’homme, seul de tous les animaux, possède la parole. […] Le discours sert à exprimer l’utile et le nuisible, et par suite aussi, le juste et l’injuste : car c’est le caractère propre de l’homme, par rapport aux animaux, d’être le seul à avoir le sentiment du bien et du mal, du juste et de l’injuste, et des autres notions morales, et c’est la communauté de ces sentiments qui engendre la famille et la cité » (Politique ; I, 2).
                         
Les valeurs morales existent à notre époque comme elles existaient sous Notre-Seigneur, comme elles s’appliquaient de même en 1429. Le roi anglais revendique le trône de France ; on argue même d’une renonciation des Valois à la Couronne à son profit, par le sinistre et invalide traité de Troyes (21 mai 1420) ; il possède par les armes la moitié du pays (Nord et Aquitaine) ; il se fera même prétendument sacrer roi de France par un Anglais à Notre-Dame de Paris, le 17 décembre 1431.

                                         

Sans doute entendez-vous nos chers amis s’applatir : par la force des choses (mais surtout des armes), Henri VI est roi, c’est comme cela ; le sacre à la mode anglaise renforce son pouvoir ; les troupes françaises font pâle figure, après un siècle de combats et la défaite d’Azincourt (1415) ; et plusieurs évêques reconnaissent déjà Henri et militent pour sa cause. Parmi eux : Pierre Cauchon. Aucune tête mitrée n’aimerait aujourd’hui se voir comparer à cet indigne juge de notre Pucelle, Régine Pernoud titrant même l’un de ses ouvrages : Jeanne devant les Cauchons ! Et pourtant… Se plier devant la loi du plus fort, aux droits contraires aux traditions françoises, faire montre d’opportunisme n’est pas digne d’un successeur des Apôtres, et nos prélats nous ont par le passé habitués à plus de panache et d’héroïcité : je vous renvoie à saint Martin, Hilaire de Poitiers et son lointain successeur le cardinal Pie, comme à nos pasteurs sous la Révolution.
Mais voilà : les faits sont là ; et pensez : Cauchon fut recteur de l’Université ! Et puis Jeanne a bien été capturée sur le territoire de son diocèse (Beauvais), encore un peu et il passerait presque pour légitime juge. Mais l’historien Jean Favier le prouve « acharné à perdre Jeanne », et même Voltaire – horresco referens – l’appelle « l’indigne évêque, l’indigne Français et l’indigne homme » ; Michelet dit qu’ « il se fit anglais, parla anglais […], se faisant l’agent des Anglais », et Quicherat, pourtant plus modéré, qu’« il ne se révéla dans l’affaire de Jeanne que comme un homme passionné, artificieux, corrompu ». Sans doute sont-ils mus par un jacobinisme qui nous est étranger, mais franchement, quel vrai Français n’a pas de haut-le-cœur en entendant prononcer un tel nom ?
Il ne m'appartient certainement pas de dire si l'évêque Cauchon est damné ou non ; sa dévotion à la Très Sainte Vierge, pour laquelle il fit ensuite édifier la chapelle axiale de la cathédrale de Lisieux, quand il en devint évêque, l'a sans doute sauvé : paix à son âme !
Mais il est des actes d’une petite partie de notre vie qui collent – parfois injustement – à la peau ; et reconnaissez que l’anglophilie continuelle de cet évêque français né à Reims, conseiller actif des rois d’Angleterre, relève – en pleine Guerre de Cent ans – de la haute trahison.
Ce jugement est certes rendu aisé par les siècles ; mais pourtant, dès ces années, Dieu a clairement manifesté Son choix, Son camp, car Il attend de Ses témoins qu’ils prennent parti quand il le faut, notamment pour défendre le droit et la justice. Le fameux « Évêque, c’est par vous que je meurs », résonne encore à nos oreilles, et c’est peut-être, par la bouche de cette Sainte qu’il condamne avec maints stratagèmes, sa propre parole de condamnation. C’est la sentence qu’entendraient nombre d’hommes d’Église aujourd’hui, si la voix de leur conscience n’était pas tout simplement étouffée, dans les innombrables conflits actuels : du silence face à des condamnations iniques de la part des structures de péchés, jusqu’aux « simples » et ordinaires médisances cléricales, qui tuent à petit feu, voire plus directement, lorsqu’elles sont bien acérées. Rien n’est plus honteux que la couardise et la petitesse d’hommes de Dieu qui devraient être Ses prophètes !
Le pape Benoît XVI eut (le 26 janvier 2011) de magnifiques paroles d’analyse de l’inique procès fait à Jehanne, qu’il dit « citée à plusieurs reprises dans le Catéchisme de l’Église catholique » : 
« Quand Jeanne naît, en 1412, il y a un pape et deux antipapes. […] Au début de l’année 1429, Jeanne entame son œuvre de libération […] ». Aux Anglais assiégeant la ville d’Orléans, « sa proposition est une véritable paix entre les deux peuples chrétiens, à la lumière des Noms de Jésus et Marie, mais elle est rejetée, et Jeanne doit s’engager dans la lutte pour la libération de la ville, qui advient le 8 mai ».
                               
Sachons utiliser l’expérience passée, la leçon des erreurs comme des actes héroïques. Les Saints nous conseillent par leurs propres actions ce que nous pouvons faire  hic et nunc : un rappel à l’ordre avant de sévir… et d’utiliser s’il le faut une force raisonnée, selon l’enseignement-même de la doctrine sociale de l’Église.

                                           

Et voilà où je voulais en venir : 
« C’est la rencontre dramatique entre cette Sainte et ses juges, qui sont des ecclésiastiques. […] Ces juges sont des théologiens auxquels manquent la charité et l’humilité pour voir chez cette jeune l’action de Dieu. Les paroles de Jésus viennent à l’esprit, selon lesquelles les mystères de Dieu sont révélés à qui possède le cœur des tout-petits, alors qu’ils restent cachés aux sages et aux savants qui n’ont pas d’humilité ». 
                                 
Qu’y a-t-il de plus abject qu’un mauvais homme se servant de ses pouvoirs ecclésiastiques ? « Ainsi les juges de Jeanne sont radicalement incapables de la comprendre, de voir la beauté de son âme : ils ne savaient pas qu’ils condamnaient une Sainte », aveuglés qu’ils étaient par leur propre orgueil et leurs passions humaines.

                                  

« Environ 25 ans plus tard, le procès de nullité […] se conclut par une sentence solennelle qui déclare nulle sa condamnation (7 juillet 1456)  […] et met en lumière son innocence et sa parfaite fidélité à l’Église. Jeanne d’Arc sera ensuite canonisée par Benoît XV en 1920 » : c’en sera le centenaire l’an prochain, et j’espère d’ores et déjà que nous pourrons en faire le thème du pèlerinage, même si elle répond déjà parfaitement à celui de cette année, puisqu'elle figure en bonne place sur la mosaïque du Sacré-Coeur, à côté de S. Michel et de la France, au choeur de la basilique du Voeu national à Montmartre. 
                                         
« Que le témoignage lumineux de Ste Jeanne d’Arc, patronne en second de la France avec Ste Thérèse de Lisieux, soit un appel à aimer le Christ, poursuivait le pape, et à vous engager avec foi et détermination au service des autres dans la charité », dont l’une des plus belles manifestations est dans le service de la Cité, la politique.

                                 

Jeanne n’est pas une pseudo-mystique, une voyante qui nous dit d’elle-même ce qui serait le mieux pour la France : elle s’enracine totalement dans l’âme française, et Dieu prouve qu’Il en fait Son instrument par des miracles. Dans Fides et Ratio, Jean-Paul II luttait contre le fidéisme ; et le concile Vatican I stipulait : 

                                   

« Pour que l’hommage de notre foi soit conforme à la raison, Dieu a voulu que les secours intérieurs du Saint-Esprit soient accompagnés de preuves extérieures de Sa Révélation, à savoir des faits divins et surtout les miracles et les prophéties qui, en montrant de manière impressionnante la toute-puissance de Dieu et Sa science sans borne, sont des signes très certains de la Révélation divine, adaptés à l’intelligence de tous » (Dei Filius)
                                     
Ces conditions s’accomplissent en Jeanne, qui entérine et déploie ainsi les traditions institutionnelles de la France, face à tous les obstacles qu’elle surmonte audacieusement.

                                   

Et le concile suivant de nous dire : 
« Les Chrétiens doivent vivre pour Dieu et le Christ selon les usages de leur pays, pour cultiver vraiment et efficacement en bons citoyens l’amour de la patrie […]. La vie chrétienne sera ajustée au génie et au caractère de chaque culture ; les traditions particulières, avec les qualités propres, éclairées par la lumière de l’évangile, de chaque famille des peuples, seront assumées dans l’unité catholique » (Ad gentes).
                             
Rappelons enfin l’adjuration de saint Pie X aux évêques de France, il y a 100 ans, et qui est le cœur de mon allocution aujourd’hui, fondée sur l’exemple de Ste Jeanne d’Arc :

                                       

« L’Église, qui n’a jamais trahi le bonheur du peuple par des alliances compromettantes, n’a pas à se dégager du passé, et il suffit de reprendre, avec le concours des vrais ouvriers de la restauration sociale(que vous devez être, chers membres de la Confrérie Royale),  les organismes brisés par la Révolution, et de les adapter, dans le même esprit chrétien qui les a inspirés, au nouveau milieu créé par l’évolution matérielle de la société contemporaine : car les vrais amis du peuple ne sont ni révolutionnaires ni novateurs, mais traditionalistes ».
                                
Car Jehanne doit être pour nous, notre Église comme notre pays, un cas d’école !

                                

Cela s’applique à tous les domaines, tant institutionnels que familiaux, car ce sont les sophismes et prétextes sentimentalistes qui conduisent aujourd’hui à reconnaître chef de famille un autre homme que l’époux de la femme et père des enfants. Tout peut être justifié, quand on renonce aux principes ; et c’est malheureusement le cas aujourd’hui dans notre Sainte Église. Le simple fait de demander une clarification sur les principes passe aujourd’hui pour acte de malotru : grand Dieu ! Et face à l’audace des méchants, nous avons l’affreux spectacle de l’autoparalysie des bons, toujours communicative.
Quand saint Pierre tire l’épée du fourreau pour défendre son Seigneur arrêté à Gethsémani, le Christ le rabroue car Il doit parfaire Son Sacrifice. Mais la réaction du premier pape est digne de notre âme française, du « génie catholique et français » dont parlait saint Pie X à nos évêques, puisqu’à l’enseignement de la Passion, notre roi Clovis, premier Fils aîné de l’Église, n’eut pas d’autre réaction, lui qui s’exclama : « Que n’ai-je été là avec mes Francs ! ». Avouez que nous en sommes bien loin aujourd’hui, avec nos nostalgies et velléités…
                                                    
« S’engager personnellement pour la libération de son peuple » : voilà le programme de Jehanne, voilà le vôtre, chers Amis ! Le pape Jean-Paul II, qui nous appelait comme S. Remi à la fidélité aux promesses de notre baptême, en témoigna lui-même dans son propre pays, et c’en fut fini de la dictature communiste il y a 30 ans, pour le bicentenaire de la Révolution, sans qu’il y ait eu besoin de coup férir.
« L’un des aspects les plus originaux de la sainteté de cette jeune fille, poursuivait Benoît XVI, est précisément ce lien entre l’expérience mystique et la mission politique ». Par la fidélité à vos engagements et au triple angélus quotidien, par une vie chrétienne redoublant de ferveur, en prenant au sérieux votre vocation à la sainteté, réformez-vous et changez ce monde. Car de par l’enseignement de l’Ange de l’Annonciation, à la Pologne de 1989, en passant par Ste Jeanne d’Arc, nous savons qu’« à l’homme, c’est impossible ; mais rien n’est impossible à Dieu ».
Ainsi soit-il.
                             
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16/08/2019
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