L'Ami de la Religion et du Roi

L'Ami de la Religion et du Roi

Rappel à Dieu de Monsieur le Duc de Bauffremont :

Ce jeudi 9 janvier 2020 au matin, à Versailles, Monsieur le Duc Jacques de Bauffremont Courtenay (note en bas de page), président émérite de l’Institut de la Maison de Bourbon, a été rappelé à Dieu dans sa 98ème année.

                                        

Né le 6 février 1922, Monsieur le Duc avait été contacté en 1946 par « Don Jaime », de jure Sa Majesté le Roi Henri VI de France, grand-père de notre Souverain légitime actuel, afin de relancer en France le mouvement légitimiste : c’est donc une figure historique de la Légitimité qui disparaît avec lui.
Président de l’Institut de la Maison de Bourbon de 1976 à 2009, il fut également Président du Mémorial de France à Saint-Denys, où il a procédé au dépôt du coeur de Louis XVII dans la crypte des Bourbons en 2004. Il a également été promoteur de la cause de béatification de Sa Majesté le Roi Louis XVI.

                                

Les funérailles de Monsieur le Duc seront célébrées en l’église Saint-Roch, à Paris, ce vendredi 17 janvier à 10 h.

                      

Miséricordieux Jésus, donnez-lui le repos éternel !

                                          

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Monsieur le Duc de Bauffremont aux côtés de Sa Majesté le Roi Louis XX
et de feue Madame la Duchesse de Ségovie à l’occasion d’une cérémonie commémorative

                           

A l’annonce de la mort de Monsieur le Duc, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié le message suivant : 

                              

Avec beaucoup d’émotion et une grande tristesse j’ai appris ce matin la mort de mon cousin, Monsieur le duc de Bauffremont.

                        

Appelé à son service par mon grand-père puis mon père, il a toujours assuré notre famille de son plus profond et fidèle dévouement. Nous le garderons dans notre souvenir.

                           

La Princesse et moi-même nous assurons ses enfants de notre communion de prières en leur apportant le soutien de nos sentiments les plus affectueux.

                   

Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou

 

                                

Note : La titulature complète de Monsieur le Duc était la suivante :
Jacques Yblet Napoléon Marie Laurent Alexandre de Bauffremont Courtenay, huitième duc de Bauffremont, dixième prince de Marnay, prince du Saint Empire romain germanique, prince de Listenois, prince de Courtenay, prince de Carency, duc et comte de Pont-de-Vaux, duc de Randan, duc d’Atrisco, marquis d’Arc-en-Barrois, marquis de Meximeux, marquis de Marnay, marquis de Sennecey, marquis de Mirebeau, marquis de Leganes, marquis de Morata de la Vega, comte de l’Empire, comte de Charny, comte de Cruzille, vicomte de Marigny, vicomte de Salins, baron et seigneur de Bauffremont, baron de Sombernon, baron de Scey-sur-Saône, seigneur de Jonvelle, seigneur de Clairvaux, seigneur de Valangin, seigneur de Bulgnéville, seigneur de Ruppes, seigneur de Montfort, pair de France, cousin de l’Empereur, cousin du Roi, deux fois grand d’Espagne de première classe, grand chambellan héréditaire de l’archevêque de Besançon.


11/01/2020
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Vœux du Prieur de la Confrérie Royale pour l'an de grâce 2020

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Confrérie Royale
Le Prieur

                        

Vendredi 3 janvier 2020 ;
Fête de Sainte Geneviève, vierge ;
Premier vendredi du mois.

                                                                                      

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« Notre résolution : la contre-révolution ! »

             

Bien chers Membres et Amis de la Confrérie Royale,

                      

Il me semble particulièrement opportun de venir à vous en cette fête de Sainte Geneviève, dont la vie, la prière et l'œuvre furent d'une importance capitale pour le passage de la Gaule romaine, livrée aux envahisseurs (dont la plupart étaient hérétiques), à la France catholique.
Au moyen de ces quelques mots, je tiens en premier lieu à vous présenter mes vœux de bonne et surtout sainte année 2020 ; sachant que, du point de vue de notre humble - et néanmoins si importante - Confrérie, il importe, avant toute autre chose, que ce soit par notre vie spirituelle, notre ferveur, notre générosité et notre zèle que cette année soit bonne et sainte

 

Bien sûr, vous avez entendu dire que, au début de la nouvelle année, il faut prendre des "bonnes résolutions" (lesquelles, avouons-le, ne vont souvent pas beaucoup plus loin que la période des vœux !!!).
Je veux insister sur le fait qu'il n'est pas nécessaire d'en prendre beaucoup, mais qu'en définitive une seule est nécessaire : une seule qui, en étant renouvelée tous les matins au réveil, est capable de fédérer toutes les autres et de leur donner la cohérence et la force dont toutes les autres, dispersées, manquent bien souvent.

                            

Une seule résolution : la contre-révolution !
Notre résolution : la contre-révolution !

                   

Je l'ai dit, je le redis et je le redirai encore : la révolution a commencé dans le Ciel aux origines, par la révolte de Lucifer qui a entraîné après lui une multitude d'anges qui ont refusé à Dieu l'obéissance et le service qui Lui étaient dus ; elle s'est poursuivie par la désobéissance de nos premiers parents qui, à l'instigation de l'ange déchu, ont voulu "être comme des dieux" en se faisant eux-mêmes la norme du bien et du mal ; elle se perpétue tout au long de l'histoire de l'humanité par l'accumulation des refus d'obéissance à la Loi divine et des refus de coopération aux desseins divins ; elle s'incarne d'une manière toute particulière dans la révolution française qui substitue aux affirmations de la Sainte Ecriture qui fait de Dieu la source et le fondement de toute autorité terrestre - "Omnis potestas a Deo" (cf. Rom. XIII, 1) - le principe blasphématoire selon lequel "Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément", avec sa conséquence logique : "La loi est l'expression de la volonté générale" (articles 3 et 6 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789).

 

 

La contre-révolution est d'abord spirituelle, et parce qu'elle est spirituelle elle défend les vérités de la Révélation (il n'y en a qu'une !), les vérités de la Sainte Ecriture et de la Tradition authentique de l'Eglise : voilà pourquoi la contre-révolution est nécessairement dogmatique.
Parce qu'elle est dogmatique, elle est logiquement liturgique puisque la liturgie est l'expression et la célébration de la Foi ("lex orandi, lex credendi"), et elle est tout aussi logiquement morale et donc sociale et politique. Tout se tient, tout est cohérent : à nous de nous montrer rigoureusement obéissants à cette cohérence.

                         

Je lis très souvent des messages, qui ne manquent certes ni d'enthousiasme ni de ferveur, souhaitant que notre Souverain légitime, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, prenne rapidement les rênes du pouvoir (il en est même qui voudraient qu'il se présente aux élections !!!) ou fasse un "coup d'état", voire aille très prochainement à Reims pour y recevoir le Sacre. 
A lire ou entendre ceux qui professent ainsi leur légitimisme, il semble que dès que Louis XX sera sacré ou aux postes de commande, tout rentrera dans l'ordre en France, comme par un coup de baguette magique.

Mais Louis XX n'est pas un "deus ex machina" ! Qui peut raisonnablement penser que la restauration royale - à laquelle nous aspirons ardemment et à laquelle nous nous efforçons de travailler selon toutes nos possibilités et forces - puisse devenir une réalité sans une conversion générale des intelligences polluées, sans une conversion générale des mœurs - privées et publiques -, sans une conversion générale des cœurs ? Qui peut raisonnablement penser que le Royaume de France, occupé par près de deux siècles de régimes impies, puisse être rétabli sans pénitence, sans les efforts longs et patients, sans les sacrifices généreux des sujets fidèles de Sa Majesté œuvrant chacun à leur place à gagner profondément à Dieu et au Roi les cœurs de ceux qu'il côtoie chaque jour ? Qui peut raisonnablement imaginer que notre Roi pourrait se maintenir et changer les choses, seul, en se plaçant à la tête d'un pays où la majorité des habitants n'en a rien à fiche de Dieu et de Ses commandements, où la majorité des habitants n'adore pas le vrai Dieu comme il convient, où la majorité des habitants ne va pas à la Messe le dimanche (et où le clergé lui-même participe à l'apostasie générale), où la majorité des habitants accepte le divorce, la contraception, l'avortement, les unions illégitimes et contre-nature, le concubinage et toutes les formes du libertinage ?

 

Il ne faut pas voir les choses à l'envers ! La restauration du Roi Très Chrétien au Royaume des Lys sera la conséquence et non la cause du retour des peuples de France à la foi catholique et à l'amour de Notre-Seigneur Jésus-Christ !
Or ce n'est pas au Roi à "faire le boulot" de la conversion de la France, mais à chacun d'entre nous (en commençant par notre propre amendement et notre propre conversion, laquelle est un travail qu'il faut recommencer et approfondir chaque jour).
C'est tout le sens de la phrase par laquelle Sa Majesté le Roi Henri V a résumé tout ceci : "Pour que la France soit sauvée, il faut que Dieu y rentre en Maître pour que je puisse régner en roi" !

           

Retenez d'ailleurs que cette année 2020 va marquer, entre autres, le bicentenaire de la naissance de Henri V, dit "comte de Chambord" (29 septembre 1820), le centenaire de la canonisation de Sainte Jeanne d'Arc (16 mai 1920), et le seizième centenaire de la naissance de Sainte Geneviève (420 - date supposée - à un jour inconnu).
Ce sont trois modèles de cohérence légitimiste absolue, trois modèles de parfaite cohérence dans la manière de recevoir les principes chrétiens et de les mettre en œuvre, trois modèles de cette cohérence que je vous souhaite, pleinement et en toute votre vie, à l'occasion de ces vœux ! 

                         

Très bonne et très cohérente année légitimiste !

     

 Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.

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Et n'oubliez pas nos rendez-vous :
1) Quotidiens : avec les trois angélus suivis de l'oraison pour le Roi ;
2) Mensuels : le 25 de chaque mois ;
3) Annuels, avec cette année en particulier trois importants pèlerinages : les 16 & 17 mai à Domremy avec l'Ordre de Saint Remy ; du 21 au 23 mai au Puy pour le cinquième pèlerinage annuel de la Confrérie Royale ; et les 26 & 27 septembre à Sainte-Anne d'Auray avec l'UCLF.


03/01/2020
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Vœux de Noël de Sa Majesté le Roi - 25 décembre 2019.

Au retour de la Sainte Messe de Minuit, nous avons eu la joie de recevoir, par l'intermédiaire des réseaux sociaux, les vœux de Noël de notre Roi légitime, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, illustrés par la célèbre adoration des bergers de Gerrit van Honthorst.

                           

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Gerrit van Honthorst : adoration des bergers (1622)
[Wallraf Richartz Museum & Fondation Corboud - Cologne]

                 

« Je vous souhaite à tous une sainte et joyeuse fête de Noël.

Que l'enfant Jésus nous bénisse, nous protège et nous comble de la grâce de l'émerveillement de Noël tout au long de cette nouvelle année.
Qu'il nous indique la voie, le sens de la vie et nous mette au service du bien commun.

Avec Marie-Marguerite, soyez assurés de nos prières au pied de la crèche. »
                                  

Louis de Bourbon,
Duc d'Anjou.

       

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25/12/2019
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Lettre mensuelle - 25 décembre 2019

Lettre mensuelle
aux membres et amis de la Confrérie royale
pour le 25 décembre anno Domini 2019
 
Il y a cent ans... Le retour de la Messe de minuit
 
le 24 décembre 2019
en la vigile de la Nativité du Sauveur
 
Chers Amis,
 
 
 
Combien de temps pourrons-nous encore dire, un 24 décembre : « Noël arrive », alors que cette société néo-païenne achève sa « célébration » alors même qu’elle ne fait que commencer ?
 
Nos rues sont illuminées depuis fin octobre – de plus en plus avec des éclairages blafards voire de mauvais goût –, les rayonnages de cadeaux lancent leurs sirènes dans les magasins depuis des semaines, chocolats et bûches ont depuis belle lurette fait leur apparition dans nos pâtisseries, et voilà que déjà les galettes des Rois sont apparues, quand la fête de Noël n’est pas encore passée !
                                                       
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L’on fatigue jusqu’à satiété nos contemporains avec « Noël » et surtout les impersonnelles et inexistantes « fêtes de fin d’année » (qui n’existent pas plus que les fameuses et fumeuses « valeurs de la République »), et la fête de l’Incarnation est vidée de sa substance pour ne devenir qu’une orgie mondaine (mais encore souvent familiale… pour combien de temps ?), et célébrée non plus le 25 décembre, mais le 24 au soir, alors que ce temps est traditionnellement la vigile qui nous prépare dans le silence, la méditation et le jeûne… en tout cas l’abstinence.
 
Quel spectacle nous offre aujourd’hui la matinée du 25 décembre, si ce n’est celle (oserais-je renvoyer à la fin du Père Noël est une ordure – pardon, âmes sensibles ! – qui caractérise si bien en tout notre pauvre société ce jour-là ?) de rues désertes, où circule un camion d’éboueur ainsi qu’un engin de nettoyage de la voie publique maculée d’immondices et des reliques bien matérielles de cette société de consommation, les emballages des plaisirs assouvis, tandis que tout notre petit monde cuve sa soirée arrosée, et passera ensuite le reste des heures du 25 – quand on sera enfin sorti du lit – en pyjama ou, pour les plus courageux, en jogging ?
                 
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Dans l’hyperactivisme de notre époque, où les journaux télévisés font apparaître dans le bandeau inférieur défilant les actualités suivantes, gavant d’informations le pauvre téléspectateur, tout est mélangé afin d’empêcher l’homme de vivre vraiment l’instant et de le sanctifier. Comment ne pas adhérer pleinement à ce que disait Georges Bernanos de la civilisation moderne, « une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure » ?
 
L’essentiel est totalement occulté, mais parce que tous les moyens qui nous y préparaient ont été non seulement négligés, mais contrés et remplacés par leur exact contraire.
 
L’une des grandes erreurs (bien manigancée, ne soyons pas dupes) de notre temps est bien, non seulement de refuser la pénitence, mais de se réjouir quand il n’est pas encore temps. Comment ne pas penser aux paroles de l’Ecclésiaste : « Une bonne réputation vaut mieux que le bon parfum, et le jour de la mort que le jour de la naissance. Mieux vaut aller dans une maison de deuil que d'aller dans une maison de festin; car c'est là la fin de tout homme, et celui qui vit prend la chose à cœur. Mieux vaut le chagrin que le rire; car avec un visage triste le cœur peut être content » (Eccl. VII, 1-4) et de saint Jacques : « Approchez-vous de Dieu, et il s'approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs; purifiez vos cœurs, hommes irrésolus. Sentez votre misère; soyez dans le deuil et dans les larmes ; que votre rire se change en deuil, et votre joie en tristesse. Humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera » (Jac. IV, 8-10)
 
Quel rabat-joie, cet abbé de Saint-Taurin ! Et pourtant… « Mieux vaut entendre la réprimande du sage que d'entendre le chant des insensés…[1] » (Eccl. VII, 5). « Car comme le bruit des épines sous la chaudière, ainsi est le rire des insensés » (Eccl. VII, 6), et une joie qui n’est pas préparée dans la pénitence donnera des fruits pourris, comme l’excès d’alcool conduit à un réveil avec la « gueule de bois ». Le terme est fort mais manifeste parfaitement ce que nous voulons faire comprendre, dans la lignée de l’analogie utilisée audacieusement par le Seigneur lorsqu’Il Se permet un « parce que tu es tiède et que tu n’es ni froid ni chaud, je te vomirai de ma bouche » (Apoc. III, 16).
 
Mais il y a bien « un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux : un temps pour naître, et un temps pour mourir ; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté ; un temps pour tuer, et un temps pour guérir ; un temps pour abattre, et un temps pour bâtir ; un temps pour pleurer, et un temps pour rire ; un temps pour se lamenter, et un temps pour danser » (Eccl. III, 1-4).
 
« Eux » ne savent pas de quelle joie nous sommes animés, nous Catholiques, lorsque nous vivons les temps d’allégresse qui parsèment toute l’année liturgique. Tout est concentré dans ces paroles : « En vérité, en vérité, je vous le dis, vous pleurerez et vous vous lamenterez, et le monde se réjouira : vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse se changera en joie. La femme, lorsqu'elle enfante, éprouve de la tristesse, parce que son heure est venue ; mais, lorsqu'elle a donné le jour à l'enfant, elle ne se souvient plus de la souffrance, à cause de la joie qu'elle a de ce qu'un homme est né dans le monde. Vous donc aussi, vous êtes maintenant dans la tristesse ; mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira, et nul ne vous ravira votre joie » (Joan. XVI, 20-22).

 

S. Pie X enseigne dans son Catéchisme : « –A quoi devrait encore s’exercer souvent le Chrétien ? –[…] à la mortification chrétienne. –Qu’est-ce que se mortifier ? –Se mortifier, c’est sacrifier pour l’amour de Dieu, ce qui plaît et accepter ce qui déplaît au sens ou à l’amour-propre » (Catéchisme V, 8).
En plus d’être en Avent, d’avoir passé ses Quatre-Temps, nous sommes aujourd’hui en Vigile.
                    
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(Extrait du Petit catéchisme de S. Pie X)
 
Est-il permis de se rappeler le but du Temps qui se termine ce soir ?
                          
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Et à la question de savoir comment sanctifier le saint jour de Noël, le saint pontife de revenir sur la préparation de la journée-même !
                 

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Pâques par le Carême, Noël par l’Avent, le Dimanche par la semaine, la Vie éternelle par la vie terrestre : nous ne pouvons bien « vivre » un événement, tout instant présent que le Seigneur nous donne comme un trésor, qu’en l’ayant bien préparé. Et même si l’on nous rétorquera que notre tirade sur l’Avent arrive bien tard, et même si l’on confessera que l’on n’a pas assez bien utilisé ce Temps, nous incitons nos lecteurs à relire ce texte l’an prochain, et dès maintenant à prendre la résolution de mieux vivre non seulement le prochain Avent, en 2020, mais tous les temps de pénitence à venir, « afin que votre joie soit parfaite » (Joan. XVI, 24).
 
Comme le disait Notre-Seigneur: « A qui donc comparerai-je les hommes de cette génération, et à qui ressemblent-ils ? Ils ressemblent aux enfants assis dans la place publique, et qui, se parlant les uns aux autres, disent : Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé ; nous vous avons chanté des complaintes, et vous n'avez pas pleuré » (Luc. VII, 31-32). Qui écoute encore les prescriptions (de pénitence comme de joie) de la Sainte Église, quand le clergé lui-même ne vit plus vraiment les temps liturgiques ? Même s’il y a Dieu merci une recrudescence des Ordinations traditionnelles aux samedis des Quatre-Temps comme le prévoit depuis toujours la sagesse ecclésiale, trop de clercs – y compris dans nos « bons milieux tradis » – n’imaginent nullement recevoir le poids des saints Ordres hors des solennités liturgiques et des ors de fête, quand l’esprit de l’Église invite plutôt à s’en revêtir lors de temps consacrés et pénitents. Quel Catholique vit vraiment Pâques et Noël (« Pascua de Resurreccion y Pascua de Navidad », disent nos voisins espagnols) aujourd’hui, alors que leurs préparations, si elles ont quelque peu subsisté, ne suivent aucunement les règles et l’esprit précis de la Sainte Église, précisément dans sa Liturgie dont nous sommes censés vivre ? Comment peut-on goûter (même physiquement, corporellement) la joie de Pâques, alors qu’il n’y a pas eu de privation auparavant, qui nous permet de vivre un contraste nécessaire ? (et aujourd’hui vanté par les magasines féminins… mais uniquement et bassement pour « garder la ligne »).
 
Et rappelant la mémoire de Son Précurseur honoré ces dernières semaines : « Jean Baptiste est venu, ne mangeant pas de pain et ne buvant pas de vin, et vous dites : Il a un démon. Le Fils de l'homme est venu, mangeant et buvant, et vous dites : C'est un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des gens de mauvaise vie » (Luc. VII, 33-34). Quoi que dise l’Église, le « monde » et son Prince nous inviteront toujours à faire le contraire : le Corps mystique du Christ appelle-t-il à jeûner ? Lui, nous montrera les plaisirs. A nous purifier ? Il fera étalage d’impuretés. A nous humilier ? Il ne nous fera penser qu’à nous-mêmes. A penser au Dieu naissant ? Il inventera tout ce qui est possible pour nous le faire oublier, jusqu’à ces interdictions de crèches « dans l’espace public », selon la formule désormais consacrée.
 
Et qu’un régime anti-chrétien se comporte ainsi… mais notre Clergé ! Quand nos diocèses, nos congrégations, nos associations « bien cathos » organisent leur repas de Noël… avant Noël, l’on se dit : à quand le repas de Pâques le Vendredi-Saint ? –Mais vous comprenez, me rétorquera-t-on –, après le 24, tout le monde est en vacances, parti en famille… Et que n’organisez-vous pas votre repas de Noël, d’entreprise ou d’amitié, après le 25 ? Et même si la rentrée n’est que début janvier, ne pensez-vous pas que tout janvier est un temps consacré à honorer la Nativité et la Sainte Famille ? Le repas associatif de Noël, ce sera après le 25… et puis après, ce sera encore l’Épiphanie, dans la même joie du même grand mystère, selon des facettes et des tonalités différentes, comme le feu d’artifices de fêtes liturgiques après Pâques. Mais c’est que, voilà, après le 25, il est désormais impensable de continuer, de poursuivre la fête. C’était pourtant ce à quoi nous invitait la sainte Liturgie depuis des temps immémoriaux, jusqu’à ce que « la forme extraordinaire du rite romain » de 1962 ne saccage toutes nos chères Octaves, souvent millénaires ! L’on va célébrer « Noël » tout le mois qui le précède, mais c’est impensable les huit jours qu’il dure réellement et proprement !
 
Mais c’est que par un « glissement », non de terrain mais de temps, Satan a réussi un coup de maître : la fête, c’est désormais la vigile, de même que le mal est devenu le bien… Toute ressemblance avec la tentation et le péché originel… etc. Quand vos chers commerçants vous lancent leur fameux « Joyeuses fêtes », ou mieux (pire) « Joyeuses fêtes de fin d’année », à quoi pensent-ils, sinon aux 24 et 31 décembre ? Si cette date ne représente rien (que S. Sylvestre Ier, le baptiste de saint Constantin, 1er empereur chrétien, me pardonne !), elle est en soi la nouvelle fête du rien de notre société de néant. Certes, minuit marquera le passage au nouvel An, mais alors, même dans une optique « laïciste », n’est-ce pas ce jour-même qu’il faut célébrer ? Et avec une vision proprement catholique, n’est-ce pas le jour octave de la Nativité ainsi que la Circoncision du Seigneur et fête mariale de par tous les textes de la liturgie ce jour-là, qu’il nous faut retrouver, le 1er janvier ? Trouvant en ce 8e jour de Noël la plénitude et complétude de notre joie « natale » en latin (de Noël) ?
 
Mais loin de cet esprit de l’Église, voici (ou « voilà-t’y pas », selon la mode « négative », abaissante et « allongeante » de notre temps) qu’un évêque français vient d’inviter la semaine passée les « seniors » d’une « EHPAD » à célébrer Noël, non pas à 17h, cela ne serait que trop commun…  mais le jeudi 19 décembre ! Non, vous ne rêvez pas !
                         
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Et admirez la liturgie de la Parole ! [2]
 
Sans doute le clergé est-il effectivement en congé le 25 décembre – bah oui, c’est férié ! – tandis que de « grandes surfaces » annoncent leurs portes ouvertes… Dieu ou Mammon, il faut choisir.
 
C’est bien la Messe de Noël (la couleur de la chasuble nous le confirme, en plus du commentaire F.B. de remerciement), célébrée la semaine des Quatre-Temps. A quand une fête de Pâques célébrée en février, parce qu’on envisage un voyage à la fin du Carême, ou tout simplement parce qu’on « a piscine » ?
 
« Il n’y a plus de sujet », a-t-on coutume de dire… Voici que dans la vigne du Seigneur, il n’y a plus de Liturgie, de sujet de liturgie, et en premier : ce sacro-saint Temps, qui marque et scande la Création, et nous voit mériter ou démériter.
 
Voilà pourquoi cette Restauration à laquelle nous travaillons, et qui passe par notre sanctification, nous y mêlerons de la cendre, et qu’avec le mot d’ordre de notre Confrérie, nous profiterons de tous les trésors de la sainte Liturgie que sont les processions pénitentielles, les jours de jeûne, les Messes de vigiles, quatre-temps et pénitence. A ce prix seulement, nous retrouverons la vraie joie des jours de fête liturgique. 

Mais beaucoup trop, quand un Dieu S'incarne, gisent...
 
Et c’est que je ne les entends que trop, ces fidèles tièdes et compromis qui nous expliquent avec amertume : « Oh vous comprenez, c’est dommage mais je ne pourrai pas assister à la Messe de minuit, parce que cette année encore, vient ma famille… ». Mais grand Dieu ! Quand mettront-ils en pratique ce qu’ils affirment professer ! Quand prendront-ils Dieu au sérieux et apprendront-ils enfin que « l’on ne se moque pas de Dieu » (Gal. VI, 7) ?
 
Mais cher Monsieur, chère Madame, il ne tient qu’à vous de changer cela, en prenant dès maintenant votre agenda 2020 et en réservant d’avance pour Dieu toutes les dates… qui ne sont consacrées qu’à Lui ! Noël, c’est en famille ? Noël, c’est d’abord à l’église ! Oui bien sûr, c’est une fête familiale, mais il ne nous est pas demandé d’être rassemblés en famille en la vigile de Noël, mais le jour-même : or, combien organisent encore des repas de famille le jour-même de Noël, qui dans l’esprit de notre époque, est déjà fané ?
 
Que veut donc vous avoir à cette date précise votre famille, votre cercle d’amis, alors qu’il se refuse à célébrer le fond et fonds de cette fête ? Si vos parents et camarades ne célèbrent pas le Seigneur qui vient, alors ils peuvent bien attendre… Leur matérialisme peut se donner libre cours un autre jour.
« L’Épiphanie, c’est la galette, et à la frangipane s’il vous plaît : c’est la tradition ! » : mais qu’a-t-on à défendre des coutumes – certes belles et honorables – quand on ne va même pas à la Messe le jour des Rois ?! 
                      
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Noël, c’est sans doute, pour beaucoup, la grasse matinée : mais alors après, comme nos fidèles et pieux ancêtres, avoir veillé la nuit du 24, être allé à pied (si possible dans la neige, bien abrité sous le grand manteau et avec une torche et un poêle) assister aux « trois messes basses » – je renvoie à Alphonse Daudet, pour en tirer la bonne leçon : on ne s’applique pas aux seules exigences formelles sans ensuite un long temps de purgatoire ! –, et seulement au retour, avoir commencé à satisfaire le ventre, en famille et heureux : ça, c’est Noël !
                      
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Edmond-J. Massicotte : Le retour de la messe de Minuit ; 1919... il y a tout juste cent ans !

 

         Parce que pour le commun des fidèles – que les religieux et chanoines me pardonnent : il y a certes les 1res Vêpres ! –, Noël est impensable chez un Chrétien à l’esprit chrétien, avant minuit ! Je renvoie à la fière rubrique liturgique traditionnelle. La Messe de minuit, que ce soit à 16h ou à 19h30, c’est non !!!
Alors à chacun d’entre nous de décider de changer les choses déjà dans sa propre vie, puisque c’est notre premier champ d’apostolat direct, notre première influence sur un petit bout du royaume de France. Et si l’on ne veut pas s’y résoudre, arrêtons de suite de rêver au sacre du Roi à Reims ! C’est par la christianisation de notre propre emploi du temps que commence la christianisation de notre pays ; par la restauration de la vie liturgique dans notre propre vie, que se réévangélise notre royaume ; par le vrai respect et l’application concrète des lois de Dieu, que se réédifie le royaume de France.
Et le 24 décembre 2020, c’est décidé, je mettrai Dieu en premier et organiserai une vraie fête de Noël, par une préparation lointaine de tout un Avent, immédiate d’une vraie Vigile, et d’un temps consacré à ma famille le 25 et les jours suivants, qu’après avoir salué le Dieu fait homme et hostie dans la Messe – que dis-je ? les (trois) Messes – auxquelles Dieu m’attend.
                            
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 Ainsi, Noël sera redevenu non seulement la naissance du petit Jésus, mais de notre chère Patrie, née cette nuit-là aux fonts baptismaux de Reims.
 
Abbé Louis de Saint-Taurin +
                                  
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[1] « …Mieux vaut entendre la réprimande du sage que d'entendre le chant des insensés »…
[2] Sans parler du petit autel bien rempli et… « branché » !

24/12/2019
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« Sans service, c’est-à-dire de don pour un bien supérieur à soi, il n’y a pas de société qui puisse s’épanouir et assurer à tous non seulement la paix et la sécurité mais simplement le progrès et l’épanouissement quotidien.»

Message de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon,
duc d’Anjou,
de jure Sa Majesté le Roi Louis XX
adressé aux Français
à l’occasion de l’hommage national rendu aux treize soldats morts au Mali

                             

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L’hommage national rendu à nos treize soldats morts en opération est un moment de communion entre le pays tout entier et son Armée. Les Invalides y trouvent une part de leur vocation telle qu’elle avait été voulue par leur fondateur, mon aïeul Louis XIV. La France est reconnaissante à ceux qui la défendent. Ainsi, au-delà de la compassion qui est notre premier réflexe, compassion vis-à-vis des proches de nos morts, mais aussi de leurs régiments et de leurs frères d’armes qui partagent les mêmes dangers jours après jours, nous devons aussi poser les questions de fond. Il est facile de faire des déclarations au lendemain d’un drame, mais si elles réconfortent sans faire oublier la plaie qui ne se refermera jamais pour leurs parents, leurs enfants, leurs épouses, et leurs frères et sœurs, elles demeurent peu de choses par rapport au sacrifice de la vie.

                              

Ces morts ne sont pas des morts ordinaires.
Ils nous rappellent à nos devoirs et au plus grand de ceux-ci, servir.

                               

Dans un monde qui fait tant de place aux individualismes, le mot même de servir parait désuet si ce n’est oublié. Pourtant sans service, c’est-à-dire de don pour un bien supérieur à soi, il n’y a pas de société qui puisse s’épanouir et assurer à tous non seulement la paix et la sécurité mais simplement le progrès et l’épanouissement quotidien.

Le service passe pour la plupart d’entre nous par l’honnêteté du travail bien fait en vue du bien commun ; pour les soldats, il va jusqu’au sacrifice de la vie.
Le rôle des guerriers est reconnu dans toutes les sociétés de l’antiquité à nos jours, comme un des fondements de l’équilibre social. A ce titre il est exalté par les poètes et les écrivains et bénéficie d’une prise en compte spécifique dans la société. Cette place doit être maintenue car il y va de la survie du pays en tant que tel. Nous avons vu ces derniers jours des réactions malsaines apparaître en posant la question de savoir s’il ne faudrait pas se retirer d’un terrain d’opération – si lointain… -, si les centaines de morts que les OPEX déplorent déjà, ne sont pas suffisants. De telles pensées déshonorent ceux qui les professent et vont à l’encontre du service du bien commun qui réunit, justement, tous les Français à leur Armée. Ils savent qu’elle peut se sacrifier pour eux. A eux de mériter ce sacrifice.
Les Français le prouveront en étant sur le parcours de leurs valeureux héros sur le chemin des Invalides. 

                             

Prince Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou


02/12/2019
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Lettre mensuelle du 25 novembre 2019

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Lettre mensuelle du 25 novembre 2019

 

Zelus domus tuæ comedit me !
(Ps. LXVIII, 10)

 

 

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Jésus chassant les marchands du temple, Le Guerchin (XVIIème s.)

 

 

 

            Chers Membres de la Confrérie royale,

 

 

            Le mois des dédicaces qui s’achève doit graver ces mots du Psalmiste sur le frontispice des temples vivants que nous sommes : Zelus domus tuæ comedit me !, « Le zèle de ta maison me dévore ! » (Ps. LXVIII, 10). Nous avons en effet célébré la dédicace – c’est-à-dire l’anniversaire de la consécration – de nos églises paroissiales le 6 novembre dernier, puis trois jours plus tard celle de l’archibasilique du Très-Saint-Sauveur (Saint-Jean-de-Latran), « omnium urbis et orbis ecclesiarum mater et caput : mère et maîtresse de toutes les églises de la Ville [Rome] et du monde » puisqu’il s’agit de la cathédrale du Pape ; enfin celle des basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul à Rome le 18 novembre – celle du Vatican dans le même temps odieusement profanée d’ailleurs par le culte idolâtrique de la Pachamama.

 

     Au siècle où les églises de culte catholique se réduisent en poussière (20 églises incendiées en France rien qu’en 2018, sans compter la symbolique cathédrale Notre-Dame de Paris le Lundi-Saint dernier), ces cérémonies d’anniversaire prennent une dimension prophétique voire eschatologique. L’évêque de Fréjus-Toulon n’a pas craint de le dire le mois dernier à Rome : « Le dramatique incendie qui a ravagé et consumé il y a quelques mois la toiture de la cathédrale de Paris constitue un signe prémonitoire pour notre temps. Une Église en feu. Un avertissement »[1]. L’église et l’Église, en effet, c’est tout un : « Symbolisée par nos édifices matériels, l’Église est la véritable maison de la prière, le temple où réside la gloire [de Dieu], le siège de l’inaltérable vérité, le sanctuaire de l’éternelle charité », chante la Préface gallicane* de la Messe de la Dédicace.

 

            Le zèle de la maison de Dieu n’est pas que la défense de sa sainte Église, ni des édifices sacrés faits de pierre et de ciment. Il s’agit par extension de tout lieu où Dieu se plaît à habiter, donc d’une manière particulière de chaque personne humaine consacrée « temple du Saint-Esprit » (I Cor. VI, 19) par le saint baptême, lequel rassemble des « pierres vivantes qui servent à construire le temple spirituel », selon l’image qu’en donne saint Pierre (I Pi II, 5). D’où le noble combat pour le caractère sacré de toute vie humaine ; combat que seule l’Église catholique mène encore courageusement aujourd’hui.

 

          Mais c’est aussi une terre, un peuple, une nation : une terre sanctifiée par d’innombrables apparitions mariales et ayant enfanté tant de saints ; un peuple rendu grand par la confession d’une même foi dans le Christ ; une nation christianisée dans les eaux du baptême en même temps que son premier roi. Le « royaume de prédilection » de Dieu sur terre, c’est notre douce France : « La France est le Royaume de Dieu, les ennemis de la France sont les ennemis du Christ », écrivait le pape Grégoire IX au roi saint Louis (1239).

 

     N’avons-nous pas à nous montrer les ardents défenseurs de notre cher pays ? À nous faire ses gardes du corps autant que de son âme ? Le bon Jésus s’excita de colère devant la profanation de la maison de son Père : resterons-nous inactifs face à la profanation biséculaire de notre royaume ? Dieu préfère les Croisés, aux "bras-croisés" ! Alors chassons les « marchands du temple » qui bradent notre pays et occupent illégitimement son parvis ! Notre-Seigneur n’a pas hésité à se montrer violent et implacable pour la défense de ce qui est sacré. La lignée de nos rois, sacralisée à la fois par l’onction sainte et par le « miracle capétien », n’aurait-elle pas droit à un même zèle de notre part, nous poussant à défendre ainsi la maison de nos pères et l’ordre sacré voulu par Dieu en France ?

 

       Sans doute y a-t-il beaucoup de disciples de Notre-Seigneur, mais il y a peu d’apôtres. Le disciple suit, l’apôtre poursuit : il fait croître dans le temps et l’espace le Royaume de Dieu inauguré par le Christ-Roi. Le disciple agit par amour, l’apôtre par zèle. Qu’est-ce que le zèle ? C’est un amour passionné qui donne tout et se donne tout entier ; le contraire radical de la tiédeur. C’est un engagement complet dans ce que l’on fait, en adéquation parfaite avec ce que l’on croit. Comme il n’y a pas de demi-dieu, il n’y a pas de saint à demi.

 

     L’on sait par expérience que le mal n’engage pas trop d’effort, tandis que le bien nécessite une tension toujours en éveil, une vigilance de tous les instants. C’est pourquoi l’apôtre le plus zélé insiste lui-même : « Il est bon d’être toujours zélés pour le bien… et pas seulement lorsque je suis présent parmi vous » (Gal. IV, 18), précise-t-il ! Et encore : «  Ayez du zèle et non de la paresse. Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur » (Rm XII, 11). Notre héroïne et sainte nationale − dont nous fêterons dans six mois le centenaire de sa canonisation − n’a-t-elle pas admirablement appliqué à la lettre ce triple commandement de S. Paul ?

 

       C’est d’ailleurs sainte Catherine d’Alexandrie que nous fêtons aujourd’hui qui, avec sainte Marguerite d’Antioche, a été, comme le révèlera saint Michel à sainte Jeanne d’Arc, « choisie par Dieu pour [la] conduire et [la] conseiller en tout ce qu[’elle] a à faire ». Les deux saintes l’assisteront depuis l’âge de 13 ans jusqu’à son procès, l’incitant à passer d’une « bonne chrétienne » à l’« Héroïne de la Patrie » que nous admirons tous, en contribuant de manière décisive à ses victoires militaires. N’étaient-elles pas toutes deux bien placées pour l’encourager à l’héroïsme, elles qui brillaient de l’éclat de la virginité autant que du zèle intrépide du martyre ?

 

     « Zèle » rime avec « sel », qui en exprime la même réalité : du piquant, de la saveur, sans colorant mais avec conservateur ! « Vous êtes le sel de la terre » (Mt V, 13) : ne faisons pas mentir le Christ. Si le Chrétien s’affadit, qui rendra sa saveur au monde ? Et si le Français s’accommode de la situation de son pays, pourra-t-il lui rendre sa ferveur ? Les apôtres en firent eux-mêmes l’amère expérience en demeurant impuissants à chasser le démon d’un enfant possédé : « C’est à cause de votre incrédulité », leur répondit Jésus (Mt XVII, 20). Pensez-vous que la France puisse être libérée de ses démons autrement que par l’intensité de notre vie spirituelle ? « Cette sorte de démon ne s’expulse que par la prière et par le jeûne » (v. 21).

 

     Avons-nous une vie spirituelle affadie, mes amis ? Est-ce la foi seule qui nous sauvera, comme aiment à le croire les Protestants ? « De même que le corps sans âme est cadavre, répondait déjà l’apôtre S. Jacques, la foi sans les œuvres est morte » (Jc II, 26). Mais il suffisait à Luther de proclamer le texte sacré non-inspiré pour croire le contraire… Comme c’est pratique, la religion à la carte ! Non : il ne suffit pas de croire que Dieu existe pour être sauvé. Il faut vivre en conformité avec sa foi, ce que les Papes ont appelé « la radicalité de l’Évangile » − se ferait-on traiter de fondamentaliste ! Imagine-t-on un sportif non-pratiquant ?

 

     Transposons dans la sphère temporelle : suffit-il d’adhérer au légitimisme pour être un digne sujet de son roi ? La règle est la même : agir en conformité avec nos convictions politiques. Le royaliste n’est pas un idéaliste ; c’est un réaliste qui a des idéaux. Ici saint Paul nous prévient : gare au « zèle sans intelligence » (Rm X, 2). C’est pourquoi il est fondamental de se former : le bien-agir suit le bien-penser. Qu’il nous soit permis ici de remercier tous les Cercles légitimistes de France qui s’évertuent à expliquer, à méditer et à diffuser la doctrine sociale de l’Église selon le génie français qu’a si merveilleusement incarnée sainte Jeanne d’Arc.

 

     Il nous faut être les apôtres de ce nouveau millénaire. C’est un combat de toute une vie, mais qu’on se rassure, la victoire est au bout de nos efforts : « Les apôtres ne combattent qu’en souffrant et ne triomphent qu’en mourant » disait saint François de Sales. Notre-Seigneur était consumé par sa mission, son message et son heure ultime. Il n’était pas partagé ; Il était consacré et entièrement donné. Il ne craignait pas ce que les gens pouvaient Lui faire, et encore moins dire de Lui. Jusqu’à la mort, Il ne s’est pas détourné de son appel, son seul but étant d’accomplir la volonté de son Père.

 

            Nous nous apprêtons à célébrer la belle fête de l’Immaculée Conception. Ce jour-là, en 1947, Notre-Dame de la Prière à L’Île-Bouchard demanda aux quatre jeunes voyantes de « beaucoup prier pour la France, en grand danger, et de faire des sacrifices »

 

              « Prier » et « faire » : voilà ici les deux mots d’ordre sans lesquels une restauration n’est pas possible, balayant ces deux fameuses hérésies qui sont chacune l’exclusion de l’autre : le providentialisme, d’une part, qui s’appuie sur le seul secours de Dieu sans y coopérer ; et l’activisme, d’autre part, qui ne s’appuie que sur ses propres forces, sans recourir à Dieu.

 

            Combien de royalistes nostalgiques et sûrement aussi neurasthéniques démissionnent (au sens propre de : refuser sa mission, car nous en avons tous une) en attendant passivement que Dieu nous envoie miraculeusement le « grand monarque » désiré ? Mais le Christ n’aura pour autre attitude que celle qu’Il montra au roi Hérode Antipas qui le priait d’exécuter un miracle par curiosité profane… At ipse nihil illi respondebat : « Mais Jésus ne lui répondit rien » (Lc XXIII, 9). Où il n’y a pas d’oreilles pour entendre, Jésus n’a pas de bouche pour parler. Et Dieu nous a laissé à travers les Lois fondamentales du royaume ses desiderata, notamment quant à la règle de succession. Qu’attendent donc les Providentialistes ? Un messie politique ? Le prince charmant descendant du ciel sur un cheval blanc ? Allons, le royaume de France n’est pas un conte de fées !

 

     Au nom « Royaliste » correspond la définition suivante : « Partisan du roi ». Partisan, donc celui qui prend parti, non celui qui s’accommode d’un syncrétisme (saint-crétinisme) politique. L’apôtre zélé envers Dieu et son Roi leur donne toute sa vie et tout son cœur en sacrifice vivant, et ne retient rien pour lui-même ni ses projets personnels.

 

            Voudrait-on se convaincre de la nécessité des temps ? La liturgie, comme toujours, arrive à point nommé pour galvaniser les troupes. Nous proclamions hier aux hommes de ce temps l’annonce prophétique de la fin des temps par l’évangile de ce XXIVe et dernier dimanche après la Pentecôte. Si vous ne vous sentiez pas concernés, le premier dimanche de l’Avent fêté dimanche prochain vous le répètera à nouveau ! La pédagogie est affaire de répétition…

 

     Lorsque l’on observe l’histoire de l’Église, et notamment des persécutions, lorsque l’on s’intéresse aux mystiques récents − Marthe Robin, par exemple −, lorsque l’on médite sur les mises en garde de Notre-Dame lors de ses dernières apparitions, et notamment à Fatima et à Akita au Japon, l’on se dit que nous ne faisons que commencer une période de tribulations.

 

     Il faut bien l’admettre : nous n’avons pas choisi notre époque. Le Bon Dieu, dans sa Sagesse et sa prescience providentielles, a jugé qu’il était bon que nous soyons placés là, hic et nunc, pour témoigner de notre fidélité et accomplir notre rôle. À choisir, vous opteriez sans doute davantage pour une période de paix et de prospérité, plutôt que pour cet affreux début de XXIe siècle. Les apôtres ne préférèrent-ils pas la lumineuse Transfiguration et le glorieux Dimanche des Rameaux au lamentable Vendredi-Saint ? Et pourtant, y eut-il meilleure occasion de manifester sa fidélité et son amour envers Dieu que ce jour-là ?

 

     Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, ayant pourtant quitté cette terre il y a trois siècles, avait compris que nous étions entrés dans les derniers temps. Dans sa « Prière embrasée », il observe avec désolation : « Votre divine Loi est transgressée, votre Évangile est abandonné, les torrents d’iniquité inondent toute la terre (…). Votre sanctuaire est profané et l’abomination est jusque dans le lieu saint ». Que dirait-il aujourd’hui ? Oui, nous sommes entrés dans un combat eschatologique, dans une lutte surnaturelle sans merci : ne pas le voir, c’est vivre dans le monde des Bisounours ! Et c’est donc passer à côté de notre mission, ce qui est une démission. Au début de la Révolution, certains de nos ancêtres n’avaient pas compris l’enjeu et s’enthousiasmaient de ces réformes…

 

     Plus Satan semble triompher dans sa rage et sa haine contre Dieu, entraînant de nombreuses âmes avec lui, et plus la victoire divine sera éclatante. Cette « victoire qui viendra par Marie » (Jean-Paul II), nous l’obtiendrons également par l’intermédiaire de saint Michel, en l’honneur duquel notre Prieur nous demande de réciter souvent la prière composée par Léon XIII[2]. Prince de la Milice céleste, l’armée des anges restés fidèles, il est le vainqueur de Lucifer, le chevalier zélé du Deus Sabaoth, le « Dieu des Armées » ; victorieux aussi de toutes les hérésies, de tout ce qui, comme la franc-maçonnerie, entretient une haine mortelle contre l’Église et la royauté

de droit divin.

 

     « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, nous prévient saint Paul, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes » (Éph. VI, 12). À combat spirituel, matériel proportionné : utilisons pour cela « les armes de dévotion massive » que sont les Sacrements, le jeûne et la prière, surtout la récitation du saint Rosaire.

 

     Dans un monde de ténèbres, il n’est pas difficile de briller… Je ne parle pas des Stars éphémères qui n’éblouissent que des aveugles, je veux parler des héros que nous sommes tous appelés à devenir. Le héros de ce monde n’est pas le jeune bodybuildé aux super-pouvoirs ; les véritables héros, ce sont les saints qui, dans leur faiblesse, font éclater la puissance de Dieu. Le monde et encore moins l’Église n’ont pas besoin de réformateurs mais de transformateurs que sont les saints[3] !

 

     Puisque, selon le dicton populaire, « À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine », en ce 25e jour du mois où nous redoublons de prières et d’offrandes à l’intention de S.M. Louis XX, enracinons-nous résolument sur le bois de la Croix, le seul qui nous fera porter de grands et beaux fruits. Que le feu sacré de la foi et de l’honneur nous dévore d’un ardent et pur amour comme on l’y trouve dans les cœurs unis de Jésus et de Marie, pour le zèle de l’œuvre de restauration que Dieu attend de nous. Alors, Notre-Seigneur pourra dire de la France comme de la fille de Jaïre : « Elle n’est pas morte, elle dort » (Mt IX, 24) !

 

R.P. Clément de Sainte-Thérèse

 

 


[1] Sermon de la Messe de clôture du pèlerinage Summorum Pontificum à Rome le 26 octobre 2019 : http://www.paixliturgique.com/aff_lettre.asp?LET_N_ID=2883.

* Au sens liturgique.

[3] Bernanos disait : « On ne réforme l’Église qu’en souffrant pour elle, on ne réforme l’Église visible qu’en souffrant pour l’Église invisible. On ne réforme les vices de l’Église qu’en prodiguant l’exemple de ses vertus les plus héroïques ».


25/11/2019
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Récollection à Paris le dimanche 24 novembre 2019

Dimanche 24 novembre 2019

Récollection du dernier dimanche de l'année liturgique
avec la Confrérie Royale :

« Souviens-toi de tes fins dernières,
et tu ne pécheras jamais »
(Eccli. VII, 40)

 

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Cathédrale Notre-Dame de Paris : tympan du jugement dernier

                         

La Confrérie Royale invite ses membres et sympathisants de Paris et d'Ile de France à une journée de récollection en accord avec les thèmes que la divine liturgie propose à notre approfondissement et à notre méditation pendant les derniers jours de l'année liturgique : les fins dernières.
Cette récollection aura lieu le dimanche 24 novembre 2019, dans les locaux de la paroisse Saint-Roch, à Paris [296, rue Saint-Honoré, 1er arrondissement. Métro : Pyramides (ligne 7) ou Tuileries (ligne 1) - Bus : 21, 27, 68 ou 95].

 

Attention : Inscription nécessaire ! (nombre de places limité)

 

Programme :

 

- 9 h 30 : Messe solennelle du 24ème et dernier dimanche après la Pentecôte (église Saint-Roch).
- 10 h 45, 14 h et 15 h 30 : conférences (avec des temps de pause !) assurées par Monsieur le Chanoine Frédéric Goupil et Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.
- 12 h : Angélus et repas tiré du sac.

- 17 h 45 : Vêpres grégoriennes.

 

Renseignements et inscriptions : confrerie.royale@yahoo.fr

 

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05/11/2019
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« Voici l'heure de la puissance des ténèbres »

« Voici l'heure de la puissance des ténèbres » (cf. Luc XXII, 53b)

 

Lettre mensuelle aux membres et amis de la Confrérie Royale

- 25 octobre 2019 -

 

 

Chers Messieurs les Chanoines,

Mes Révérends et chers Pères,

Chers Messieurs les Abbés,

Chers Frères et Sœurs en notre Confrérie Royale,

Bien chers Amis,

 

Notre Sainte Eglise catholique romaine se trouve en ces jours-ci dans une période des plus difficiles et des plus critiques de sa longue histoire, cela est une évidence qui ne peut échapper à aucun observateur possédant un minimum d'intelligence, un minimum de capacité d'analyse objective, un minimum de foi...

Lorsque je parle de foi, je ne parle pas d'une croyance subjective aux contours plus ou moins flous, mais bien de l'adhésion, par une volonté libre et résolue, aux Vérités révélées par Notre-Seigneur Jésus-Christ Lui-même, et transmises par Sa Sainte Eglise, dans les enseignements authentiques que nous avons reçus par le canal des Apôtres, des Pères de l'Eglise, des saints Docteurs, de la liturgie multiséculaire (« lex orandi, lex credendi »), et de tout le Magistère vraiment catholique...

En matière de foi, tout ce qui s'écarte de la Règle contenue dans la Tradition, tout ce qui introduit la plus minime remise en question de l'enseignement pérenne, tout ce qui suscite le moindre écart de la doctrine professée de façon continue pendant les siècles qui nous ont précédés, est à rejeter avec la plus vive énergie, à condamner avec la plus extrême rigueur.

 

Ce que j'énonce ici, vous le savez déjà bien sûr, et cependant il n'est jamais inutile de le redire avec force lorsque tout semble vaciller et lorsque certains pasteurs eux-mêmes, lors même qu'ils se trouvent aux postes les plus hauts de la hiérarchie ecclésiastique, semblent s'éloigner d'une manière impressionnante de la façon dont les vénérables prophètes au temps de l'ancienne Alliance, les Saints Apôtres de Notre-Seigneur, les saints évangélisateurs des nations, les valeureux martyrs et les saints Pontifes ont toujours agi, en combattant sans pitié et sans nul égard aux considérations humaines, les faux cultes, les idoles, les superstitions païennes, et ont toujours refusé la moindre compromission avec les prétendues religions non-chrétiennes.

 

Peut-on imaginer le saint prophète Elie invitant les prophètes de Baal à apporter dans l'enceinte du Temple de Jérusalem les grossières figures autour desquelles s'articulaient leurs indécents cultes de la fécondité et de la virilité ? Point du tout ! Après les avoir couverts de ridicule sur le mont Carmel, il en égorgea lui-même quatre-cent-cinquante. Cela lui valut certes la haine de l'impie Jézabel, mais lui mérita une élévation plus haute dans l'intimité du Dieu unique.

Peut-on imaginer les Saints Apôtres Pierre et Paul établissant, à Rome où ils fondaient l'Eglise, des espèces de « conseils œcuméniques » où ils auraient élaboré une charte du « vivre ensemble » avec les faux prêtres des idoles, acceptant toutes les débauches et les libidineuses pratiques contre-nature dans lesquelles se vautre habituellement le paganisme ? Point du tout ! Ils furent des plus énergiques pour enseigner que les chrétiens ne doivent pas « former d'attelage disparate avec les infidèles, parce qu'il n'y a rien de commun entre la justice et l'iniquité, entre la lumière et les ténèbres, et qu'il ne peut y avoir d'accord entre le Christ et Bélial, ni de commerce entre le fidèle et l'infidèle» (cf. 2 Cor. VI, 14-15). Ils ont prêché l'Evangile sans concession et ont inauguré la longue période des martyrs, qui aboutira à la victoire de Saint Constantin et à la conversion de tout l'Empire : « In hoc signo vinces ! ».

Peut-on imaginer Saint Martin, l'apôtre des Gaules, tolérant le culte des « arbres sacrés » et des sources vouées aux fausses divinités ? Point du tout ! Il fit triompher la Croix de Notre-Seigneur, unique Rédempteur des hommes, en portant énergiquement la cognée contre les arbres idolâtrés au risque d'y laisser sa propre vie. Et c'est ainsi que les campagnes de la Gaule romaine furent débarrassées des abominables superstitions païennes et embrassèrent la seule véritable religion du salut.

               

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Le saint prophète Elie

                     

Ces trois exemples sont plus que suffisants pour nous indiquer quelle conduite est celle qui est véritablement chrétienne, quelle est celle que les véritables chrétiens doivent faire leur en face du renouveau païen de notre époque, en face de cette recrudescence de l'idolâtrie des forces de la nature et de la « terre mère », en face de l'offensive des fausses religions, en face de la trahison et des scandaleuses compromissions de ceux qui abandonnent l'étendard de la sainte et glorieuse Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour se mettre à la remorque des idéologies et des modes du nouveau paganisme, et qui prônent l'abandon des saintes traditions catholiques et de la discipline ecclésiastique qui a fait la force et la sainteté de notre Eglise pendant des siècles.

Ceux qui prêchent l'accommodation du catholicisme et de ses authentiques et saintes traditions bi-millénaires à la « modernité », faite de néo-rousseauisme, de néo-paganisme, de néo-libéralisme des mœurs, bref ! d'affranchissement de tout ce qui nous est impérativement prescrit par le Décalogue, sont des faux prophètes, et lors même qu'ils portent une mitre sur la tête et couvrent leur trahison d'un vernis de bons sentiments humanitaires, ils ne sont rien moins que des apostats et des suppôts de Satan qui, à la suite de l'ange déchu déguisé en ange de lumière, entraînent les âmes vers l'enfer éternel.

 

Chers, très chers membres et amis de la Confrérie Royale : vous voulez la Royauté du Christ - « Opportet illum regnare ! »(1 Cor. XV, 25a) -, et vous voulez le retour du Roi légitime, lieu-tenant du Roi du Ciel, sur le trône des Lys. Et vous avez raison !

Chers, très chers membres et amis de la Confrérie Royale : vous voulez que cesse l'abomination de l'apostasie qui ravage notre Sainte Eglise. Et vous avez raison !

Chers, très chers membres et amis de la Confrérie Royale, nous sommes aujourd'hui à « l'heure de la puissance des ténèbres » (cf. Luc XXII, 53b) : puissance des ténèbres qui menace de tout ensevelir dans son écœurante noirceur. Et vous avez souvent l'impression d'un raz-de-marée contre lequel nous ne pouvons pas faire grand chose.

 

Mais c'est bien justement parce que nous sommes à « l'heure de la puissance des ténèbres » qu'il nous faut, nous, plus que jamais, être témoins de l'indéfectible et invincible Lumière du Christ : « Qu'ainsi donc brille votre lumière devant les hommes » (Matth. V, 16a), quoi qu'il doive nous en coûter, sans quoi nous serons nous aussi les complices de l'apostasie générale.

Les chrétiens n'ont jamais été appelés à être les hommes de la demi-mesure et de la compromission, et aujourd'hui moins que jamais !

 

Point d'acceptation des fausses croyances, du paganisme, des pseudo religions non-chrétiennes : il n'y en a qu'une seule vraie ! Le premier précepte du décalogue nous l'impose.

Point de compromission avec l'esprit mondain et le respect humain : il faut défendre l'honneur de Dieu ! Le deuxième précepte du décalogue nous l'impose.

Point de relâchement dans l'observance de nos devoirs religieux et de la sanctification du dimanche ! Le troisième précepte du décalogue nous l'impose.

Point de tolérance envers tout ce qui porte atteinte à la vertu de chasteté : guerre sans pitié à toute forme d'impureté ! Les sixième et neuvième préceptes du décalogue nous l'imposent.

Point d'abandon d'une observance stricte, consciencieuse et énergique, de tous les commandements de Dieu et des préceptes traditionnels de la Sainte Eglise. On ne peut pas être un vrai chrétien autrement que dans une obéissance intégrale à la sainte loi de Dieu.

En dehors de cette obéissance, et quelles que soient nos protestations de fidélité au Christ-Roi et nos déclarations d'allégeance au Roi Très Chrétien, nous serons les complices de l'apostasie, les complices de la révolution, les complices de la puissance des ténèbres.

 

Que chacun s'examine donc avec toujours plus de vérité sur sa pratique des commandements de Dieu et de l'Eglise, et que chacun prenne en conséquence les résolutions qui s'imposent pour être chaque jour plus fidèle.

L'établissement du Règne de Dieu sur cette terre et le rétablissement du règne du Roi Très Chrétien, lieu-tenant du Roi du Ciel, dans le Royaume des Lys ne peut passer par d'autres voies.

A « l'heure de la puissance des ténèbres », opposons fermement par notre combat personnel et quotidien, le rayonnement de la Sainte Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ : cela ne peut se faire sans efforts, sans souffrances, sans renoncements, sans pénitence ni sacrifice, mais c'est la voie glorieuse, et l'unique voie du Salut !

 

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.

Frère Maximilien Marie - Chapitre St Michel - solennelles - Copi - Copie.png


24/10/2019
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Lettre mensuelle aux membres et amis de la Confrérie - 25 septembre 2019.

Saint Michel, défenseur de la royauté du Christ,
protecteur de la France,
priez pour nous !

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Le mois de septembre est traditionnellement consacré à la prière aux neuf chœurs des Esprits bienheureux, à leur contemplation et à leur imitation.

 

Les Anges et les Archanges, les séraphins et les chérubins, tous ces esprits de pur amour peuplent l’Histoire sainte, de la Genèse à l’Apocalypse comme la vie des Apôtres et des saints.

 

Faut-il rappeler que nous avons tous un de ces célestes esprits à nos côtés depuis le jour de notre création dans le sein de notre mère ? Un Ange nous garde et nous protège. Il veille sur chacun de nos pas. Il nous conseille. Il nous guide. Il nous appelle à nous ouvrir à la grâce des grâces, la venue de l’Esprit Saint en nos âmes qui nous rend participants de la divinité du Christ. Mais ces célestes Esprits ne sont pas seulement nos gardiens. La Tradition comme l’Ecriture Sainte nous enseignent que les nations aussi ont un gardien. L’Ange qui s’adressa aux petits enfants de Fatima ne s’est-il pas présenté comme l’Ange gardien du Portugal ?

               

Maria Joesph Chapel in Dayton Ohio. The stained glass windows were purchased from F. X. Zettler Co. in Munich - Copie.jpg

 

Depuis le jour de son baptême dans les fonts baptismaux de Reims, l’Archange Michel, Prince de toutes les milices angéliques, veille sur notre pays.

 

Depuis sa révélation au Mont Tombe et dans trois songes au saint Evêque d’Avranches, Aubert, le premier de ces célestes Esprits bienheureux veille sur notre pays et le trône de France qui lui sont consacrés.

 

Nos rois sont allés au Mont pour lui rendre hommage et lui offrir leurs prières pour que notre pays soit toujours le soutien de l’Eglise et sa « Fille aînée ».

 

Voilà pourquoi nos rois ont battu monnaie à son effigie, pour que Mammon ne prévale pas mais que toute action terrestre soit reportée à la plus grande gloire de Dieu sans que le démon ne lève la tête pour nous inoculer son poison.

 

Ils lui ont aussi consacré l’une de leurs plus belles décorations, l’ordre de Saint-Michel, dont le collier est composé de coquilles en souvenir de celles que portent les pèlerins du Mont.

                                 

L’Archange a su veiller sur notre pays. Du Ciel, il ne cesse de nous poser cette question qui, en hébreu, correspond au nom que nous lui donnons : Michel – Qui est comme Dieu ?

 

Dieu seul est Dieu et il n’en est pas d’autre. Il est notre Créateur, notre Rédempteur, Celui qui nous sanctifie et nous donne la vie. Il préside à nos destinées comme à celles de l’univers. Il est tout-puissant et rien ne Lui reste caché. Et dans sa majesté, bien qu’Il n’ait besoin ni de nous ni de rien de ce qu’Il a créé, Il condescend à nous aimer, nous qui le méritons si peu. Il nous aime au point de ne pas vouloir que nous nous comportions comme ses serviteurs mais comme ses amis.

 

Et que dire des merveilles accordées à notre pays, si gratifié, béni de tant de bénédictions, pourtant si oublieux d’une telle majesté, de tant de grâces, de cette élection depuis saint Remi, Clovis et sainte Clotilde ? Tant de saints ont vécu et œuvré en notre pays avec sa grâce et pour sa gloire. Tant de chapelles, d’églises et de cathédrales bâties en l’honneur de sa majesté. Tout cela pourtant, semble si loin, notre pays ayant renié son histoire comme son patrimoine, tout ce qui faisait son honneur et sa gloire.

                 

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Louis XI fondateur de l'Ordre de Saint Michel

                 

Parmi toutes ces grâces, la Sainte Trinité a choisi d’envoyer le premier de ses ministres angéliques pour nous défendre et nous garder. Saint Michel a défendu la France et son roi. Il a parlé au cœur d’une toute jeune femme de Lorraine. Il a su la guider, avec les saintes martyres Marguerite d’Antioche et Catherine d’Alexandrie, jusqu’au gentil Dauphin, Charles VII, qui ne le lui rendit pas si bien. Jusque dans les geôles de Rouen, il visita celle qui sauva la France et permit sa donation au Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Car le Christ est Roi de France, son roi véritable. Et ce Roi vit à jamais. Il règne au travers de ses tenants-lieu qui, sacrés à Reims, prenaient l’engagement solennel de défendre le royaume, de garder et défendre la foi de l’Eglise, en étant au service des plus pauvres et des plus faibles. Mais combien de cœurs se fermèrent à la vérité et à la grâce… Lors du sacre de Louis XVI, n’entendit-on pas des paroles impies, dénigrant la cérémonie elle-même et ce, jusque dans la bouche de l’Evêque qui devait catéchiser, c’est-à-dire enseigner, le peuple de France, le peuple de Dieu, venu assister à une cérémonie sacrée si solennelle ?

                        

En juin, 1675, à une jeune visitandine, sainte Marguerite-Marie de Paray-le-Monial, le Roi des rois dévoilait les secrets de son Cœur blessé par nos péchés :

« Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce Sacrement d’amour. Mais ce qui m’est encore le plus sensible est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi ».

                   

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La tiédeur, le Seigneur la vomit. La sclérocardie dénoncée par Dieu à son prophète Ezéchiel, est la pire des maladies. Lentement mais surement, elle affadie l’âme. Son sel perd de ses vertus. Sa lumière tend à diminuer jusqu’à être mise sous le boisseau.

 

Un grain de sable, une poussière, cela n’est rien. Pourtant, s’accumulant, ces petits riens viennent à boucher les sources vives de la vie divine. Du Cœur de Jésus transpercé par amour pour nous, à cause de nos péchés, ne cessent de jaillir les eaux vives du Baptême et de la Pénitence comme le Sang de la divine Eucharistie. Mais encore faut-il se disposer à bien les recevoir, avec le même amour, la même adoration, la même joie que Notre-Dame et tous les Saints ! Les Anges nous appellent à adorer, à nous convertir, à nous détourner du mal pour choisir le souverain Bien. Mais ils ont des oreilles et n’entendent pas, des yeux et ne voient pas. Quel malheur qu’une nuque si raide ! Quel malheur que de voir tout ce qui conduit à notre perte et ne pas avoir le courage de nous convertir ! Nos cœurs, nos âmes, notre pays étaient consacrés à Dieu et nous ne Lui avons répondu que par le mépris. La France ne passa pas de la monarchie et des ors de la royauté, des fastes d’une histoire si riche et sainte à 1789, la Terreur et la guillotine.

                                 

Lentement et sûrement le poison s’insinuait, depuis longtemps déjà. S’éloignant de la douce paternité divine et du Cœur embrasé d’amour de son Fils unique, la France s’affadissait. Le XIXe siècle, source de conversion pour tant de nos prédécesseurs et qui en fit un siècle de fondations et de missions, ce siècle fut aussi celui de tant d’apostasies.

 

1815, 1830, 1848, 1871… de révolutions en révolutions, jusqu’à la Commune, pour aboutir aux lois iniques de 1901-1905, le divorce entre la France et l’Eglise comme le reniement de son baptême semblent consommés.

 

L’apostasie ne cesse de grandir, de s’institutionnaliser, contaminant les cœurs et les âmes, s’attaquant aux enfants, corrompant la jeunesse, haïssant les plus fragiles, les malades, les mourants, les démunis. Plus rien n’est sacré, tout est profané : le mariage, la vie, jusqu’en sa conception et même la mort.

                

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La troupe envoyée dans les écoles pour enlever les crucifix...

                      

« France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ?
Permettez-moi de vous demander : France, fille aînée de l’Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la Sagesse éternelle ?
Pardonnez-moi cette question. Je l’ai posée comme le fait le ministre au moment du baptême. Je l’ai posée par sollicitude pour l’Église dont je suis le premier prêtre et le premier serviteur, et par amour pour l’homme dont la grandeur définitive est en Dieu, Père, Fils et Esprit. » (Jean-Paul II, 1er juin 1980 au Bourget).

 

Le Cœur du Christ est profondément blessé par sa fille bien-aimée. Son âme attend d’être consolée par un peu de notre foi. Ce n’est pas pour rien que la Providence a voulu dans sa bonté que le 16 octobre corresponde à deux fêtes de dédicace. La dédicace d’une église, sa consécration, équivaut à notre baptême. Ces deux solennités nous rappellent la consécration de notre pays et notre propre dédicace à la louange et à la gloire du Dieu unique et trois fois saint que notre pays a trahi et renié.

 

La première de ces fêtes est en l’honneur de l’Archange avec la dédicace de la basilique du Mont-Saint-Michel, qui a été célébrée le 16 octobre 709.

 

La seconde est en l’honneur du double mystère du Sacré-Cœur et du Christ-Roi de l’univers. La basilique de Montmartre – le Mont des martyrs – a été bâtie pour être un lieu d’adoration et de réparation pour la France et l’Eglise. Elle fut dédicacée le 16 octobre 1919 pour expier nos infidélités, nos régicides et nos apostasies sans nombre.

 

« France, fille aînée de l’Eglise et éducatrice des peuples ». Hier, l’un des phares de l’Europe et de l’humanité ; aujourd’hui si infidèle, amnésique, révoltée et trop souvent révoltante. Bradant son patrimoine, sa langue, sa culture, sa grandeur. Oublieuse de ses saints, de ses grâces, de ses hommes illustres, penseurs, écrivains, scientifiques.

 

Le prix à payer pour retrouver ta splendeur, France ! sera ta conversion. Car voici le Cœur de Jésus grand ouvert, blessé d’amour, prêt à tout pardonner, à réparer tes péchés, pour te rétablir dans ta dignité première, te rendant aussi ta vocation auprès des peuples.

             

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La basilique du Vœu national au Sacré-Cœur de Jésus vers la fin du XIXe siècle

                 

Le 29 novembre 1911, le Pape saint Pie X, remettant la barrette aux nouveaux cardinaux français, leur adressait ses mots :

« Que vous dirai-je, maintenant, à vous, fils de France, qui gémissez sous le poids de la persécution ?
Le peuple qui a fait alliance avec Dieu, aux fonts baptismaux de Reims, se repentira, et retournera à sa première vocation. Les mérites de tant de fils, qui prêchent la vérité de l'Évangile dans le monde presque entier, et dont beaucoup l'ont scellée de leur sang, les prières de tant de saints qui désirent ardemment avoir pour compagnons, dans la gloire céleste, les frères bien-aimés de leur patrie ; la piété généreuse de tant de ses fils qui, sans s'arrêter à aucun sacrifice, pourvoient à la dignité du clergé et à la splendeur du culte catholique... appelleront certainement sur cette nation les miséricordes divines.
Les fautes ne resteront pas impunies, mais elle ne périra pas, la fille de tant de soupirs et de tant de larmes.
Un jour viendra, et Nous espérons qu'il n'est pas très éloigné, où la France, comme Saul sur le chemin de Damas, sera enveloppée d'une lumière céleste et entendra une voix qui lui répétera : « Ma fille, pourquoi me persécutes-tu ? » Et sur sa réponse : « Qui es-tu, Seigneur ? », la voix répliquera : « Je suis Jésus que tu persécutes. Il t'est dur de regimber contre l'aiguillon, parce que, dans ton obstination, tu te ruines toi-même. » Et elle, tremblante et étonnée, dira : «Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? » Et Lui : « Lève-toi, lave tes souillures qui t'ont défigurée, réveille dans ton sein tes sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, Fille aînée de l'Eglise, nation prédestinée, vase d'élection, va porter, comme par le passé, mon nom devant tous les peuples et tous les rois de la terre. » Ainsi soit-il ! »

                

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Statue de l'archange Saint Michel au Mont Saint-Michel

                    

Qui est comme Dieu ? nous demande l’Archange.

A Dieu seul soit tout honneur et toute gloire.

A son Sacré Cœur, doux et humble pour notre humanité souffrante, la royauté sur tous les cœurs, sur tous les esprits.

 

Nous célébrerons solennellement les neuf chœurs des Esprits bienheureux dans quelques jours, le 29 septembre, et nous leur confierons notre pays. Puis tout au long du mois d’octobre qui commencera bientôt, nous ne cesserons d’implorer leur pitié et leur secours.

 

Le 2 octobre, nous demanderons à nos anges gardiens qu’ils nous protègent, nous conseillent et nous gardent.

 

Le 16 octobre, nous prierons S. Michel qu’il vienne terrasser le démon qui a odieusement pris la place de Dieu en cette terre bénie de France.

 

Le 24 octobre, nous nous tournerons vers l’archange saint Raphaël, pour que sa prière vienne guérir nos plaies, pour que nous prenions tous les moyens concrets pour rétablir la foi, la justice et la vérité dans notre pays si malade.

 

Les « Lumières » prétendaient chasser l’obscurantisme. Elles n’ont fait que précipiter notre pays dans les ténèbres proches de l’abîme.

                 

Que ces purs Esprits d’amour et de lumière nous guident vers le Cœur blessé de Jésus-Christ, seul capable de nous consoler et de nous sauver.

 

Que Dieu soit béni, en ses Anges et en ses Saints.

                 

Abbé Nicolas van der Maelen

                                    

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23/09/2019
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Dimanche 6 octobre 2019 : récollection à Paris avec le Prieur de la Confrérie Royale.

Ainsi que cela avait été annoncé il y a quelques jours par le Prieur de la Confrérie Royale dans sa circulaire de rentrée (cf. ici), une journée de récollection spirituelle est organisée à Paris le dimanche 6 octobre 2019.

               

Son thème :

                     

Vie intérieure et combat spirituel
des Légitimistes

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Cette récollection aura lieu dans le 7ème arrondissement (métro : Saint-Sulpice, Sèvres-Babylone ou Rue du Bac) et commencera à 8 h 30 très précisément par la célébration de la Sainte Messe - dans le rite latin traditionnel évidemment -, qui sera celle de la solennité du Très Saint Rosaire (1er dimanche d’octobre). Elle s’achèvera vers 16 h 30.
Vers 17 h, pour ceux qui le souhaitent, un petit pèlerinage sera proposé dans l’un des sanctuaires proches.

                              

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Informations pratiques :

                               

1 – Outre la Sainte Messe dominicale, cette récollection comportera trois conférences spirituelles, assurées par le Prieur de la Confrérie Royale (une en matinée, deux dans l’après-midi) : l’adresse exacte et le titre des conférences seront communiqués aux inscrits.
2 – Pour le déjeuner : repas tiré du sac.
3 – Libre participation aux frais.
4 – Attention ! nombre de places limité (pas plus de 35 personnes !) : si vous souhaitez participer, ne tardez pas à vous inscrire ; la priorité est donnée aux premiers inscrits.
5 – S’il y a des personnes qui, à cette occasion, souhaitent faire leur entrée dans la Confrérie Royale, qu’elles nous le fassent savoir sans délai (et au plus tard le 20 septembre).

                         

Renseignements et inscriptions : confrerie.royale@yahoo.fr

              

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06/09/2019
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