L'Ami de la Religion et du Roi

L'Ami de la Religion et du Roi

Lettre mensuelle aux membres et amis de la Confrérie - 25 juin 2019.

De la conjuration sans fin

  

L'état présent du monde, de l'Eglise, de notre pays ne manque pas d'attrister nos cœurs et d'obscurcir nos esprits. Comment garder la tête froide, conserver l'espérance, faire grandir la foi lorsque tout semble s'écrouler par pans entiers dans le fracas des rumeurs et des mensonges ? La tentation est de se recroqueviller en de petites chapelles, de cultiver son quant-à-soi, d'entretenir son pessimisme, d'annoncer l'apocalypse tout en demeurant les bras ballants. Pour ne pas sombrer, il faut regarder en arrière, se souvenir de l'histoire, celles qu'ont écrite nos aïeux, pour le meilleur et pour le pire. Car, dans le passé, se trouve la racine du mal moderne. En comprendre les ressorts permet d'être moins désarmé, de repérer l'ennemi, d'échapper à ses stratagèmes et d'organiser la contre-attaque.

                                   

Notre Seigneur ne nous a jamais promis un parcours de santé. Il ne nous a pas annoncé le plaisir à chaque tournant du chemin. Bien au contraire, Il n'a cessé de nous avertir sur ce qui attendait le disciple fidèle : renoncement, croix, rejet, persécution, mort. Pas de quoi enthousiasmer les foules, pas même celles qui se disent aujourd'hui « catholiques » et pour lesquelles la foi se résume à un menu relativiste et personnalisé où la tolérance et le vivre-ensemble prennent plus de place que l'amour de la vérité et l'exercice héroïque de la charité. Il n'a jamais proclamé que la récompense serait donnée en ce monde, et si Il a bien déclaré que les puissances de l'enfer ne prévaudraient pas contre l'Eglise, Il n'a jamais sous-entendu que cette dernière serait couronnée de lauriers par le monde qui ne pouvait et qui ne peut que la haïr. Comme nous ne sommes pas des catholiques des âges d’or de l’Église et que nous ne connaissons pas encore de persécution sanglante, nous avons pris l’habitude de nous être installés confortablement dans une foi qui ne dérange guère, qui n’est souvent que la cerise sur le gâteau, ou, pire, la cinquième roue du carrosse. Le moindre effort nous coûte et le mot même de sacrifice nous épouvante et nous dégoûte. Que nous le voulions ou non, nous sommes bien embourbés dans le monde. Un chrétien du XIIIème siècle serait bien surpris de nous découvrir car nous n’avons pas beaucoup de points communs avec lui. Y compris dans les milieux de la « tradition », les fidèles présentent souvent un vernis qu’ils confondent avec l’essence. Les structures sont faibles, la colonne vertébrale inexistante, tout l’édifice est fragilisé. A la moindre épreuve, voilà que tout s’écroule. Nous nous consumons aussi rapidement que l’étrange incendie de Notre-Dame a dévoré la cathédrale. Pourquoi donc sommes-nous si vulnérables alors que nous avons la prétention de confesser une foi identique à celle de nos pères ?

                        

Nous sommes en grande partie des héritiers inconscients du contenu de l’héritage que nous avons reçu. Tout est pêle-mêle dans le coffret remis entre nos mains, le pire et le meilleur. Nous savons bien que lorsque ces deux-là sont mélangés, le pire finit toujours par l’emporter, d’autant plus que le monde environnant n’aide pas à résister, à réfléchir, à discerner. Alors nous pataugeons comme nous pouvons, esseulés et abandonnés que nous sommes, alors que le phare romain, qui avait brillé pendant deux millénaires, s’essouffle soudain et ne brille plus que par intermittence. Il nous faut comprendre de qui et de quoi nous sommes les héritiers pour pouvoir réagir comme il se doit. Il ne s’agit pas d’être grand clerc et de décortiquer l’histoire pour que la vérité saute aux yeux. Le poète Lamartine écrivait : « Toute civilisation qui ne vient pas de l’idée de Dieu est fausse. Toute civilisation qui n’aboutit pas à l’idée de Dieu est courte. Toute civilisation qui n’est pas pénétrée de l’idée de Dieu est froide et vide. La dernière expression d’une civilisation parfaite, c’est Dieu mieux vu, mieux adoré, mieux servi par les hommes. » Cette vision est certes un peu romantique et les termes mériteraient des éclaircissements et des précisions, mais l’intuition est juste. Depuis que la civilisation n’a plus Dieu comme assise, comme guide et comme but, elle erre et elle s’étiole. Encore faut-il qu’il s’agisse du vrai Dieu, celui révélé par le Christ, et non point une mauvaise et fausse copie, une singerie diabolique, comme les dieux adorés dans les fausses religions. Nous allons dire que nous adorons vraiment Dieu, celui de la Révélation. Cela est possible, mais nous devrions y regarder à deux fois car ce Dieu a été tellement défiguré depuis plusieurs siècles dans notre pays et sur le continent européen. Robespierre lui-même croyait en Dieu et lutta contre l’athéisme révolutionnaire. Mais quel Dieu ? Un mot ne suffit pas à établir la vérité. Si l’objet de l’intelligence est mauvais, le vocabulaire aura beau être pieux, l’ensemble ne sera pas simplement vide mais également néfaste et faux. Beaucoup de personnes parlent aujourd’hui de Dieu, y compris dans les loges maçonniques. Nous ne sommes pas à une époque de vide religieux, mais plutôt de trop-plein qui est du poison. Or, la confusion semée dans les esprits en ce qui concerne Dieu ne date pas d’hier. Elle est ancienne et, comme elle vient du diable, elle a tissé patiemment sa toile, durant des siècles, passant inaperçue très longtemps, puis s’imposant tout à fait. En fait, il existe une conjuration qui a pris racine dès la fin du Moyen Age et qui n’a cessé de prendre de l’embonpoint. Certaines saines réactions l’ont parfois réduite au silence quelque temps, la poussant à un régime amaigrissant, mais, rapidement elle a repris du poids dès que l’occasion s’en présentait. Cette conjuration est celle dirigée contre la religion catholique (pas d’abord le christianisme mais le catholicisme romain). Deux civilisations sont face à face : la catholique, et l’autre qui n’existe qu’en opposition avec la première et toujours sur les ruines de la première car elle est incapable de créer quoi que ce soit par elle-même. Le Malin ne peut rien inventer, rien produire, rien construire. Il singe et il parasite. La civilisation moderne a surgi et n’a survécu, grassement, que comme corps étranger s’incrustant dans un corps sain, la civilisation chrétienne (catholique uniquement, puisque toute l’Europe n’est ce qu’elle est que grâce au travail de l’Église, de ses moines, de ses théologiens, de ses artistes).

                                       

La fin dernière de l’homme est la félicité, comme l’a si bien décrit Bossuet dans ses Méditations sur l’Evangile. Ce bonheur ne se trouve qu’en Dieu, tel est le programme des Béatitudes. L’Église n’a jamais enseigné un autre message, jusqu’à ce qu’elle se laisse séduire par les sirènes de la civilisation moderne qui, elle, affirme que le bonheur est dans la jouissance personnelle. D’un côté, le mérite pour le salut éternel, de l’autre, le plaisir éphémère pour une satisfaction terrestre. Il faut choisir entre les deux. Le problème est que, surtout depuis la Renaissance, puis la secousse de l’hérésie protestante, et encore plus la Révolution fille des Lumières et de la franc-maçonnerie, le message est brouillé au sein de l’Église où tant se sont laissé tromper et ont décidé, d’abord avec le modernisme puis avec le concile Vatican II, de rendre hommage au monde et de déposer les armes. Ce furent les épousailles de la carpe et du lapin. Un tel couple est stérile et celui des deux qui est pur perd son innocence en se livrant à l’autre. Le Syllabus de Pie IX a parfaitement souligné ces aberrations et il est plus que jamais d’actualité car il dénonce les erreurs qui ont fructifié à notre époque. Le P. Pierre de Clorivière, jésuite de l’ancienne Compagnie survivant dans le tumulte de la Révolution, écrivait en 1794 dans ses Vues sur l’avenir : « Le grand effort de l’enfer, maintenant surtout, tend à séparer l’homme de Jésus-Christ, à le mettre dans l’inimitié de Jésus-Christ. Tous les biens que Dieu a faits à l’homme, c’est en vue de Jésus-Christ qu’Il les a faits. Jésus-Christ est le flambeau du monde. En s’écartant de Lui, les peuples, comme les individus, se replongent dans les ténèbres. Il en sera toujours ainsi. » Du trouble intellectuel causé par la querelle des universaux à la fin du Moyen-Age, à l’amour immodéré de l’antique et de l’homme à la Renaissance avec Pétrarque, Alberti, Erasme même, à l’hérésie de Luther et de Calvin, aux philosophes des Lumières, Rousseau aussi bien que Voltaire, à l’instauration des loges maçonniques, à la grande Révolution et aux petites qui vont suivre, tout se tient par un fil invisible au début, puis de plus en plus net : la haine du catholicisme et le souhait de le remplacer par une nouvelle religion, au départ encore chrétienne par certains aspects, puis totalement étrangère. Notre religion moderne, héritière de cette conspiration, est le moi, d’ailleurs souvent et de plus en plus indifférencié dans la masse, dans la nasse des moi qui s’additionnent, se confondent mais qui ont la prétention de se suffire à eux-mêmes, d’être maîtres de leur origine et de leur fin. Le bonheur n’est plus réduit qu’à une somme indéfinie, infinie de plaisirs médiocres ou franchement mauvais qui sont déclinés jusqu’à la nausée. L’homme moderne est riche et malheureux. Ce n’est même plus la civilisation moderne, qui comportait en elle des idées chrétiennes devenues débridées, mais une société post-contemporaine composée d’invertébrés déprimés parce que gavés.

                                        

 

Personne ne peut dire qu’il n’est pas, peu ou prou, tributaire de cette nouvelle manière d’être (ou de ne pas être). Nous sommes tous touchés par le poison ; le seul remède est une vigilance de chaque instant et une exigence envers soi-même qui ne laisse la porte ouverte aux influences pourries. Travail titanesque, héroïque ? Plus que cela : travail de la sainteté, c’est-à-dire l’abandon de sa volonté propre à l’oeuvre de la grâce. La seule richesse qui importe est l’homme intérieur. Tout le reste passe et ne laisse aucune trace. Quelle est notre priorité ? Celle de plaire au monde ou celle de vivre déjà de la vie éternelle ? Le choix demande des sacrifices. Le royaume des cieux n’est pas de ce monde, mais nous pouvons vivre ici-bas comme un préambule pour le royaume qui ne passe pas.

 

 

P.Jean-François Thomas s.j.

S. François Caracciolo

4 juin 2019

                             

 

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Le Greco : l'adoration du Saint Nom de Jésus

 


21/06/2019
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L'université d'été Saint-Louis 2019

La Confrérie Royale ne peut qu'encourager tous ceux qui ont le désir d'une véritable formation politique solide et saine à participer à l'université d'été Saint-Louis, organisée par l'Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF).
Elle n'est pas réservée à une tranche d'âge spécifique : elle est ouverte à tous.
Elle fournit des outils intellectuels et pratiques fondés sur l'ordre naturel et sur l'ordre chrétien surnaturel (qui ne s'opposent évidemment pas) pour approfondir sa connaissance de la Légitimité et former des militants "efficaces".

                           

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12/06/2019
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Compte-rendu du quatrième pèlerinage annuel de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay :

Lundi de Pentecôte, 10 juin 2019 au soir.

 

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La Croix et les Lys (salle de conférence - pèlerinage au Puy mai 2019)

 

Bien chers Membres et sympathisants de notre chère Confrérie Royale,

                                                     

Il m'incombe de vous donner un compte-rendu de notre 4ème pèlerinage annuel dans la ville sainte du Puy, les 30-31 mai et 1er juin derniers.

                   
Avant toutes choses, nous devons rendre à Dieu de très vives et ferventes actions de grâces pour le bon déroulement de ce pèlerinage, pour la ferveur des pèlerins présents, pour les délicates attentions de la divine Providence dont nous avons été entourés, pour la bienveillance avec laquelle nous avons été reçus par les autorités ecclésiastiques, pour la force et la beauté des enseignements reçus à travers nos conférenciers, et pour les bénédictions spirituelles que chaque participant a reçues, et dont la joie spirituelle qui rayonnait sur le visage de chacun à l'issue de ces trois jours de grâce était un éloquent témoignage.
Merci à tous ceux qui ont contribué au bon déroulement de ce pèlerinage : les bénévoles qui ont aidé pour le secrétariat et les inscriptions, ceux qui ont été présents pour l'accueil et ceux qui ont offert leurs bras pour transporter du matériel, porter bannières et étendards, et - à la fin - contribuer aux rangements et au ménage !
Merci à nos prêtres pour leur présence rayonnante et pour les magnifiques cérémonies ; merci aux jeunes gens qui se sont montrés d'une édifiante application et compétence dans le service de l'autel ; merci au maître de chœur et aux chanteurs qui ont soutenu de leurs voix nos belles célébrations.
Merci à tous les bienfaiteurs dont la générosité à permis aux ecclésiastiques et à quelques pèlerins aux moyens plus limités à être pris en charge totalement ou partiellement.
Merci à Son Excellence Monseigneur Luc Crépy, évêque du Puy, à Monsieur le Recteur de l'insigne basilique-cathédrale, à Monsieur le Recteur de la Confrérie des Pénitents Blancs et à leur aumônier, pour leur accueil si sympathique.

                               

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La toujours impressionante silhouette de la ville haute du Puy avec l'ensemble cathédral
et la statue de Notre-Dame de France au sommet du rocher Corneille

                                                                                           

La majorité des pèlerins (nous étions une "bonne cinquantaine") est arrivée au Puy dans l'après-midi du jeudi de l'Ascension.
Certains venaient de fort loin : Lorraine, Catalogne, Ile-de-France, Champagne, bas Languedoc, Provence... et d'autres de provinces plus proches : Bourbonnais, Auvergne, Vivarais, Dauphiné, Lyonnais... etc. Certains autres étaient du Velay même. 
Mais nous avons été particulièrement touchés par la présence d'un pèlerin de nationalité américaine venu spécialement de Riga (Lettonie) où il réside habituellement.

               
L'une des nouveautés de cette année résidait dans le lieu d'hébergement et d'accueil. En effet, le "grand séminaire - accueil Saint-Georges" ne pouvait nous recevoir, et nous avons été très heureux d'être reçus dans les locaux neufs du Lycée Saint Jacques de Compostelle, sis au pied de l'ensemble cathédral : nous y avons disposé de prestations très satisfaisantes, tant pour ce qui concerne la restauration que pour ce qui concerne le couchage et la salle de conférence, particulièrement agréable.

                       
Après les installations, les pèlerins qui avaient voyagé une grande partie de ce jour et n'avaient pu assister à la Sainte Messe, ont pu participer à celle qui fut célébrée dans la très belle chapelle dite "des reliques", à la cathédrale. Dans cette chapelle se trouve une statue de facture relativement récente qui restitue la célèbre Vierge Noire rapportée d'Egypte par Saint Louis, selon les descriptions et croquis détaillés qu'en avait fait, au XVIIIe siècle, Faujas de Saint-Fons qui avait pu l'examiner en détail sans ses robes d'apparat.

                                                 

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Messe vespérale de l'Ascension dans la "chapelle des reliques"
en la basilique-cathédrale Notre-Dame du Puy

                                                                    

Après le dîner, il revint au Prieur de la Confrérie Royale, de donner lecture d'un message du Président de l'Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF) qui, ne pouvant être des nôtres cette année, nous assurait de sa communion d'esprit et de prière, et nous adressait ses encouragements chaleureux.
Dans la causerie introductive que je fis ensuite, je pus présenter dans une vue d'ensemble l'historique du Vœu national au Sacré-Cœur et de l'édification de la basilique de Montmartre, puisque cette année 2019 marque le centenaire de sa dédicace, et puisque de ce fait le thème choisi pour notre pèlerinage allait nous permettre d'approfondir trois éléments fondamentaux, résumés par la mosaïque du sanctuaire de cette basilique et essentiels à l'esprit de notre Confrérie : la pénitence, le vœu, et l'action de grâces - "Gallia pœnitens, et devota, et grata".

Cette conférence fut suivie du chant des Complies.

                                                                                                                                                                                            

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La salle de conférence du lycée qui nous hébergeait,
dans laquelle furent dispensés les enseignements de ce pèlerinage

                                                                              

La matinée du vendredi 31 mai fut un moment d'intense approfondissement spirituel au moyen des deux conférences développant les thèmes de la pénitence et du vœu. Conférences entrecoupées de temps d'échanges... et, pour nos choristes, de répétitions des parties propres des messes.

                                    

Après le déjeuner, se placèrent les visites, à la fois culturelles et spirituelles :
- un premier groupe put découvrir ou approfondir la connaissance de la cathédrale Notre-Dame de l'Annonciation ;
- un second se rendit à l'église communément dite "du Collège" (parce qu'elle fut l'église du collège des Jésuites aux XVIIe et XVIIIe siècles), et devenue aujourd'hui sanctuaire de vénération de Saint Jean-François Régis dans la ville du Puy, car c'est ici que, entre ses tournées missionnaires dans les campagnes du Velay et du Vivarais, le saint jésuite célébrait habituellement sa messe, confessait et enseignait... etc. Cette église est la première de "style jésuite" construite en France et on y retrouve toutes les caractéristiques du premier baroque romain.
- D'autres pèlerins choisirent librement de visiter d'autres sanctuaires de la cité.

                                        

A 15 h 30, nous nous retrouvions tous au pied des marches de la cathédrale dans laquelle nous eûmes la joie de célébrer la Messe solennelle de la fête de Marie Reine, au maître-autel de la Vierge Noire.

 

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Messe solennelle au maître-Autel de la basilique-cathédrale Notre-Dame de l'Annonciation du Puy
aux pieds de la célèbre Vierge Noire

                             

A l'offertoire de cette Sainte Messe, notre Confrérie a eu la joie de recevoir les engagements de douze nouveaux membres.
Nous sommes particulièrement heureux du fait que, pour la première fois, deux époux ont fait - lors de la même cérémonie - leur vœu de consécration à la Couronne de France.

                                          

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L'élévation du Corps Sacré de Notre-Seigneur à la sainte messe solennelle de la fête de Marie Reine

                                                 

En fin d'après-midi, avant le dîner, la troisième conférence de cette journée permit d'approfondir le sens et les motifs de la gratitude, de l'action de grâces que nous devons à Dieu notre Seigneur.

 

Cette action de grâces, nous avons un motif très articulier de la faire monter vers le Ciel à la suite de ce pèlerinage, en raison d'une grâce qui fut reçue ce 31 mai par l'une des pèlerines qui nous en a mis le témoignage par écrit ; je vous le livre ici, sans qu'il soit besoin de longues gloses, tel que je l'ai reçu :

 

« Bonsoir mon Frère, 
Voici mon témoignage.
Depuis plus d'une année je souffrais du genou droit. 
Un menisque fissuré me gênait puis au fur et à mesure du temps toute l'articulation est devenue vraiment très douloureuse. J'avais des difficultés à marcher, et monter les escaliers était vraiment très difficile. 
Vendredi après la messe solennelle de Marie Reine, je suis allée sur la pierre des fièvres demander à Notre Dame de bien vouloir me soulager. Et, la Très Sainte Vierge m'a exaucée. 
La douleur a maintenant disparu. Je ne ressens que la gêne du menisque fêlé et 3h après ma demande je ressentais un soulagement inimaginable. Plus de douleur persistante et de longs, très longs moments, sans avoir mal alors que la douleur était présente tout le temps et me réveillait la nuit. 
J'ai pu monter à Notre Dame de France presque sans y penser. 
Deo Gratias à Notre Dame. Je ferai dire une messe d'action de grâce. 
Voilà ma Joie. 
Je vous dit à très bientôt. »

 

                                               

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La "pierre des fièvres" dans la cathédrale Notre-Dame du Puy

                                      

Dans la soirée de ce vendredi 31 mai, nous avons rejoint la procession aux flambeaux qui, partant de la cathédrale, est montée jusqu'aux pieds de Notre-Dame de France.
Cette procession est organisée par le clergé de la cathédrale et la confrérie des Pénitents Blancs, chaque année pour conclure le mois de Marie.

                                                                            

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La procession sort de la cathédrale pour faire l'ascension du rocher Corneille
au sommet duquel est érigée la statue de Notre-Dame de France

                        

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... un moment d'une grande ferveur...

                                                                 

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Quelques uns des Pénitents Blancs

                            

Cette année, au cours de cette procession, Monseigneur l'Evêque du Puy a procédé à la bénédiction des croix rénovées du chemin de Croix qui a été érigé en 1944 tout le long de la montée : les croix d'origine étaient celles qui avaient été portées deux ans plus tôt, lors du grand pèlerinage de pénitence et d'espérance de la jeunesse de France, le 14 août 1942. 
Mais ces croix d'origine, jamais restaurées, étaient désormais très abîmées et la Confrérie des Pénitents Blancs du Puy s'est employée à les refaire à l'identique, à les remettre en place, ainsi qu'à restaurer la plaque commémorative.

                                       

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Bénédiction des Croix restaurées par Son Excellence Monseigneur l'Evêque du Puy

                                                           

A l'issue de cette procession, nous avons assisté avec plaisir à la projection qui est faite sur la façade de la cathédrale et qui évoque l'histoire du pèlerinage et du sanctuaire, depuis la neige miraculeuse du 11 juillet de l'an 45 et l'intervention du cerf délimitant l'endroit qui devait être consacré au culte de la Sainte Mère de Dieu, jusqu'à nos jours, en passant par les diverses phases d'agrandissement du sanctuaire, du développement du pèlerinage, l'évocation des chemins de Saint Jacques de Compostelle, des fêtes médiévales, de l'art de la dentelle... etc.
Puis, nous tournant encore vers Notre-Dame de France, nous lui redîmes la consécration prescrite pour ce jour par le vénérable Pie XII, et lui adressâmes un dernier "Salve Regina" avant de nous retirer pour un repos bien mérité.

                                                                                                                  

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Le samedi matin 1er juin, Marie-Magdeleine, baptisée il y a 17 ans, alors qu'elle était née dans une famille mahométane pratiquante, et Marie, baptisée lors de la dernière nuit pascale, née dans une famille de culture musulmane mais passée elle-même par le communisme, ont donné le témoignage de leur découverte de Notre-Seigneur et de leur conversion à la vraie foi révélée : ce fut un moment particulièrement intense et générateur de beaucoup d'espérance surnaturelle.

                                                          

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Chapelle des Pénitents Blancs - porte

                             

Nous nous rendîmes ensuite à la chapelle des Pénitents Blancs, voisine de la cathédrale.
Monsieur le Recteur de cette Confrérie, fondée en 1584, nous y attendait pour nous présenter brièvement sa Confrérie et cette chapelle, dont la beauté a enthousiasmé tous nos pèlerins...

                                                                  

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Chapelle des Pénitents Blancs - intérieur

                                     

Nous avons été particulièrement sensibles à son somptueux plafond à caissons, où les lys de France, le monogramme de Louis XIII et de nombreux angelots, entourent une représentation de l'Assomption de Notre-Dame.

                                 

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Chapelle des Pénitents Blancs - le plafond à caissons

                                         

C'est dans cette chapelle que fut célébrée la dernière Sainte Messe de notre pèlerinage de cette année. C'était la messe de la fête (reportée en raison de la fête de l'Ascension) de Sainte Jeanne d'Arc, céleste protectrice de la France en second après Notre-Dame de l'Assomption.

Cette année 2019, ne l'oublions pas, est celle du 590ème anniversaire du commencement de la mission publique de la Pucelle, et donc, alors qu'elle-même se rendait à Chinon auprès du Roi, celle aussi du 590ème anniversaire de la venue au Puy de sa mère et de ses frères, envoyés par Jeanne au jubilé du Vendredi Saint 25 mars 1429.

                                 

Après le déjeuner, nous nous sommes rassemblés une dernière fois dans la salle de conférence pour quelques derniers avis, pour chanter un vibrant "Magnificat", et pour recevoir la bénédiction de nos prêtres.

                              
Ce furent ensuite les au-revoir pleins d'émotion, nous donnant déjà rendez-vous pour le 5ème pèlerinage de prière pour la France et le Roi organisé par la Confrérie Royale au Puy-en-Velay, les 21, 22 et 23 mai 2020 (date à réserver impérativement dans vos agendas dès à présent !).   
                                        

 

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.

                                 

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Chant final de la Messe du 1er juin 2019 dans la chapelle des Pénitents Blancs

                                        


11/06/2019
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Message de Mgr le Duc d’Anjou pour les pèlerins de Chartres à l'occasion de la Pentecôte :

Chers pèlerins,


Vous témoignez de la foi sincère que notre pays a toujours manifestée à Notre-Dame, patronne de la France, je ne saurais donc trop vous engager à développer ce pèlerinage qui associe la tradition et la piété.


Pèleriner vers Chartres, c'est se donner à la Très Sainte Vierge Marie, se mettre sous la protection de son voile et Lui confier nos familles et notre pays, la fille aînée de l'Eglise.

 

Que Notre Seigneur Jésus-Christ règne par Marie sur la France et que Notre-Dame demeure l'icône qui nous guide.

 

Louis de Bourbon,

Duc d'Anjou

7 juin 2019

                                                

Voile de Notre-Dame.jpg

 

Cathédrale basilique Notre-Dame de Chartres : relique du Voile de la Très Sainte Vierge Marie


07/06/2019
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Neuvième anniversaire de la naissance de Monseigneur le Dauphin Louis et de Monseigneur le duc de Berry

Ce mardi 28 mai 2019, en fin de matinée, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux un message à l'occasion du neuvième anniversaire de la naissance de ses fils, NN.SS. les Princes Louis et Alphonse de France, respectivement d'une part duc de Bourgogne et Dauphin de France, et d'autre part duc de Berry.

 

« Chers Louis et Alphonse,
Vous voir grandir dans la santé et la joie est, depuis votre naissance, ma priorité.
Vous êtes des enfants responsables, appliqués, affectueux, généreux, bien élevés, c’est pourquoi je suis très fier de vous.
Bon anniversaire et continuez à être ainsi.
Votre père qui vous aime. »

                     

Baptême des Princes Louis et Alphonse de France.jpg

                         

Sous le texte de ce message, le Prieur de la Confrérie Royale a envoyé ce commentaire :

« Les membres de la Confrérie Royale prient avec une ferveur particulière en ce jour pour Monseigneur le Dauphin Louis et pour Monseigneur le duc de Berry.
Longue et heureuse vie à nos chers petits Princes ! »

          

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28/05/2019
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Lettre du 25 mai

Lettre du 25 mai
aux membres et amis
de la Confrérie royale
 

Notre-Dame,
de l’incendie inattendu
au relèvement espéré

 
 
Les images de la charpente en feu de la cathédrale-basilique Notre-Dame de Paris, en ce début de Semaine Sainte, restent gravées dans nos esprits. Un curé parisien nous confiait récemment que les prêtres de la capitale ne s’en sont toujours pas remis. C’est l’église paroissiale de nos Rois, Saint-Germain-l’Auxerrois, qui accueillera  ordinairement – en attendant la reconstruction – Mgr l’archevêque de Paris.
 
En 1846, Notre-Dame apparut à La Salette en pleurs. En 2019, elle se contemple en feu.
 
Beaucoup d’entre nous l’ont ressenti instinctivement, cet événement a valeur de signe, comme le soulignait avec beaucoup d’à-propos un évêque français. Et entendant la réaction émue, télédiffusée « en direct », de l’archiprêtre-recteur (que ne juge aucunement, n’ayant pas été à sa place) attendant de pouvoir au Paradis demander au Seigneur : « Pourquoi ?! », je repensais aux avertissements de Notre-Seigneur : « Comme Jésus s'en allait, en sortant du Temple, Ses disciples s'approchèrent pour Lui en faire remarquer les constructions. Mais Il leur dit : Voyez-vous tout cela ? Je vous le dis en vérité, il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée » (Matth. XXIV, 1-2) et « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur Moi ; mais pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants » (Luc. XXIII, 28). Comme j’eusse souhaité que sur les images diffusées, l’on entendît un prêtre ou un évêque appeler enfin le monde à la conversion et à la pénitence, comme Notre-Dame ne cesse d’y appeler apparition après apparition ! Mais comme pour les inhumations, nos pasteurs semblent ne jamais savoir profiter des occasions pour ramener les âmes à l’essentiel, en la gravité des heures que nous vivons : « Au temps favorable je t'ai exaucé, au jour du salut je t'ai secouru. Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut » (II Cor. VI, 2).
 
Notre question, à nous Catholiques, ne doit pas être « Pourquoi ?! », mais « Jusqu’à quand ?! » (Is. VI, 11). Étant donné la gravité des offenses faites à Dieu, j’en viens même à m’étonner que nous ne subissions pas de plus rudes châtiments. Jusqu’à quand supporterez-vous, Seigneur, tant d’attaques contre Votre Nom, contre Votre Église, tant de trahisons au sein-même de Votre Église ? Usquequo Domine ? Réveillez-vous et vengez Votre Nom, mais en même temps, épargnez et convertissez Votre peuple !
*
Non signe de la « fin des temps », mais signe emblématique, résumé formidable de ce que vit non seulement la Sainte Église (l’une de ses ennemies l’a souligné), mais également la France et la société contemporaine tout entière, avec une édifice en feu à son sommet (ses élites ou prétendues telles), s’écroulant par endroits dans la nef des simples fidèles – et jusqu’à la flèche centrale majestueuse, porteuse de la Croix et de précieuses reliques, Dieu merci sauvées –, tandis que continue de se dresser une façade qui, sans recul, nous cacherait toute la misère intérieure devant laquelle les spectateurs ne pouvaient rester qu’effarés et impuissants. Car les scandales à la tête de l’État (des États) comme de l’Église sont à l’instar des démons : légion.
*
Abasourdis, oui, mais totalement impuissants ? Non, car ces Catholiques agenouillés spontanément pour réciter leur rosaire – la seule grande prière délivrée par le Ciel pour nous prémunir contre les maux matériels et spirituels de cette vie – sont l’honneur du bon sens réflexe des jeunes fidèles laïques du Christ de notre époque.
 
De même, « l’aumônier des pompiers de Paris, l’abbé Fournier, ce héros du Bataclan et de la guerre en Afghanistan, après avoir sauvé la couronne d’épines, est retourné dans le brasier pour aller mettre les hosties contenues dans le tabernacle de l’autel dédié à saint Georges (celui qui terrasse le dragon) à l’abri et, avec elles, bénir la cathédrale en flammes. Les drones qui ont survolé Notre-Dame, pendant le sinistre, ont fait briller dans la nuit des ténèbres une croix rouge comme le sang, qui illuminait Paris. Le plan sur lequel est bâti la cathédrale est, à lui seul un témoignage de la foi des artistes anonymes qui nous légué un tel héritage » (F. Schwerer, source).
 
Dès le début de l’incendie, notre Roi intervint lui aussi aussitôt pour se dire « attristé et très ému de voir Notre Dame de Paris en proie aux flammes, le joyau de notre patrimoine, point de départ de toutes les routes de France », et s’exclamer, comme seul un Capétien peut encore se le permettre : « Sainte Geneviève, patronne de Paris, sauvez Notre-Dame et ses trésors ». Le fils de saint Louis pensait bien sûr à la Sainte Couronne d’Épines et à la tunique du bon roi, et le recours à l’intercession de l’amie de notre premier roi n’étonnera plus les Français, émerveillés et édifiés par la piété de leur Roi très-chrétien en chaque occasion, à tel point que les impies lui reprochent de ne venir en France que pour honorer son Dieu. Mais Henri V, le vénéré Comte de Chambord, baptisé en cette même cathédrale comme le rappelait opportunément le Cercle légitimiste de Normandie, ne nous enseignait-il pas qu’« Il faut pour que la France soit sauvée, que Dieu y rentre en maître pour que j'y puisse régner en roi » ? Louis est bien le digne successeur d’Henri. A l’endroit-même où la flèche s’est effondrée, que le baptême du 1er mai 1821 soit, pour son bicentenaire, le gage d’une conversion sincère de notre France et d’une restauration glorieuse et complète, des familles aux institutions en passant par les corps intermédiaires !
 
 
 
Dans son message pour le saint jour de Pâques, S.M. le Roi s’adressait ainsi à ses sujets :
 
« Mes chers compatriotes,
En ce jour où toute la Chrétienté célèbre dans la joie et l’Espérance la Résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ, comment ne pas vous souhaiter une joyeuse et belle fête de Pâques !
La Semaine Sainte a pourtant commencé de manière terrible par le tragique incendie de Notre Dame de Paris qui nous a tous profondément bouleversés. Dieu merci, la cathédrale a survécu à ce déluge de feu et d’eau. Et ses principaux trésors ont été miraculeusement épargnés, en particulier la couronne d’épines, la tunique de Saint Louis, le maitre-autel de Louis XIV, les rosaces...et bien d’autres encore. Et si la charpente et la flèche se sont effondrées sous l’assaut violent des flammes, les murs eux ont tenu. 
Au-delà des signes et des symboles que nous pouvons y voir, c’est vraiment toute la France qui a tremblé saisie d’émotion pour ce joyau qui fait partie de notre Histoire, de notre patrimoine.
[…] Et que ce brutal événement nous soit une incitation à convertir nos cœurs, à les dépouiller du superficiel, à les ramener à l’essentiel. Que le Christ règne sur nos cœurs apaisés et que Notre-Dame qui est la Reine de France, protège le peuple de France qu’Elle affectionne tant ! »
 
Louis le Juste (13e du nom) parle encore en la personne de l’aîné de ses fils, lui le roi sacré et « évêque du dehors », qui se reconnaissait la mission de travailler à ce « que nous puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés ».
               

Et Notre-Dame (l’édifice), qu’est-elle sinon le monument de la piété de nos rois envers Notre-Dame (la personne), seule Première Dame de France ? Plus précisément, elle est l’ex-voto du Vœu de Louis XIII, le grand roi ayant promis d’édifier un maître-autel en perpétuel hommage à sa consécration à l’auguste Mère de Dieu, et Louis-Dieudonné l’ayant (tel Salomon pour David) édifié, le père et le fils se faisant respectivement représenter à sa gauche et à sa droite. 
 
« Nous avons cru être obligés, écrivait Louis XIII, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée Croix, où nous vénérons l'accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de nous consacrer à la grandeur de Dieu par son Fils rabaissé jusqu'à nous et à ce Fils par sa mère élevée jusqu'à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre état, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n'étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables, et c'est chose bien raisonnable qu'ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces ».
 
Français, ne vous lassez pas de relire et redire ces lignes immortelles, gravées dans le marbre de Notre-Dame et dans chacun de nos cœurs : 
 
« A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre état, notre couronne et nos sujets
la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, 
que, soit qu'il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire
Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l'église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix ; nous serons représenté aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre ».
*
 
Les démons ne supportent pas ce lien unissant la France à la Bienheureuse Vierge Marie, mais ils ne pourront jamais rien faire contre lui ; la France n’a été consacrée que tard au Sacré-Cœur de Jésus, et par un Louis XVI prisonnier au Temple, ayant perdu le pouvoir ; mais l’acte en bon et due forme qu’est l’édit de Saint-Germain, signé le 10 février 1638 – et pour lequel avait été retenue cette année la date d’un pèlerinage jubilaire à Notre-Dame de Grâces à Cotignac –, lui, a non seulement eu pleine vigueur depuis le début, mais continue de l’avoir à travers les temps, les peuples de France retrouvant la joie de la fidélité aux processions du 15 août. Que la prochaine fête de l’Assomption de Notre-Dame (et de son entrée dans la gloire) nous voie donc redoubler de ferveur : de même que le Christ, en Son Ascension – fête que la Confrérie royale célèbre chaque année au Puy, auprès de la Reine de France –, entraîne après Lui tous les membres de Son Corps mystique au Ciel, de même le 15 août, c’est de manière particulière tout le Regnum Galliae, Regnum Mariae qui s’apprête à prendre son élan vers Dieu, en cette fête que Pie XI a consacrée comme fête patronale de la France, le 2 mars 1922, dans l’encyclique Galliam, Ecclesiae filiam primogenitam, par ces paroles : 
 
« Après avoir pris les conseils de Nos vénérables Frères les cardinaux de la sainte Eglise romaine préposés aux Rites, motu proprio, de science certaine et après mûre délibération, dans la plénitude de Notre pouvoir apostolique, par la force des présentes et à perpétuité, Nous déclarons et confirmons que la Vierge Marie Mère de Dieu, sous le titre de son Assomption dans le ciel, a été régulièrement choisie comme principale patronne de toute la France auprès de Dieu, avec tous les privilèges et les honneurs que comportent ce noble titre et cette dignité. 
De plus, écoutant les vœux pressants des évêques, du clergé et des fidèles des diocèses et des missions de la France, Nous déclarons avec la plus grande joie et établissons la Pucelle d’Orléans, admirée et vénérée spécialement par tous les Catholiques de France comme l’héroïne de la patrie, sainte Jeanne d’Arc, vierge, patronne en second de la France, choisie par le plein suffrage du peuple, et cela encore d’après Notre suprême autorité apostolique, concédant également tous les honneurs et privilèges que comporte selon le droit ce titre de seconde patronne », 
 
et nous commémorerons notre héroïne dans exactement une semaine au Puy (le 30 mai étant occupé cette année par la fête de l’Ascension du Seigneur, et le 31 par celle de la Royauté de Marie) ; 2019 est d’ailleurs le 590e anniversaire de la grande épopée de Jehanne, de Domrémy (janvier) à Reims (17 juillet).
 
Le pape de la fête du Christ Roi rappelle enfin que « Les Pontifes romains Nos prédécesseurs ont toujours, au cours, des siècles, comblé des marques particulières de leur paternelle affection la France, justement appelée la fille aînée de l’Eglise » ; et « il est certain, selon un ancien adage, que « le royaume de France » a été appelé le « royaume de Marie », et cela à juste titre ».
*
 
Les Ecclésiastiques à la mode ont voulu, depuis cinquante ans, pour se « rapprocher des fidèles » de la nef, « sortir le sacré » du sanctuaire pour le célébrer désormais au transept, le chœur laudis perennis (de la louange pérenne) perdant ainsi sa raison d’être en disparaissant liturgiquement. C’est malheureusement tout un bouleversement, tout un désordre qui s’est emparé de la sainte Liturgie, dans toutes nos églises, de la cathédrale de la capitale à la plus petite des chapelles de nos villages, au point de ne même plus respecter les « lieux sacrés » et la raison d’être de leur construction (cf. chaires, jubés, confessionnaux, stalles, maître-autel). Alors que seul le nouvel autel « d’art contemporain » a été détruit par l’effondrement de la flèche, les éboulements ont épargné au sanctuaire et au chœur : Piéta (Stabat Mater… la Mère se tenait debout), maître-autel, stalles des chanoines (mais non les deux orgues du chœur).
*
Tous ont été marqués par cette Mère des Douleurs tenant dans ses bras Son Fils mort, au pied d’une Croix resplendissant à travers les ténèbres. Cela est le bel enseignement qui doit « nous parler » au milieu du drame qui s’est joué, il y a 2000 ans comme le 15 avril dernier, mais également à travers tous les scandales qui salissent dans les media le visage de notre Sainte Église, et dans la vie de tous les jours, les âmes, les esprits et les corps de nos contemporains.
 
« Quand les pompiers ont pu enfin entrer dans le fond de la nef, ils ont pu constater et montrer au monde entier que la grande croix dorée qui surmontait l’autel, la piéta, les statues de Notre-Dame n’avaient pas été abîmées. Notre Dame, toujours debout au pied de la croix. En découvrant ces images, l’artiste qui avait sculpté cette magnifique croix glorieuse, Marc Couturier, a été très étonné de la voir si brillante : C’est mystérieux, c’est très étrange ! Car elle n’est pas éclairée… cette lumière qui émane de la croix, c’est étonnant… Elle remplissait son devoir : resplendir dans la nuit et dans le chaos » (source).
*
A l’opposé de l’immédiateté et des courts mandats affectionnés par le démocratisme, notre Prince voit loin et sait que « Paris ne s’est pas faite en un jour », que la France que nous connaissons a été laborieusement édifiée par plus d’un millénaire de sage gouvernement de nos rois.
 
« Que le peuple de France, conduit par les architectes des bâtiments de France et des monuments historiques, s’appuyant sur le professionnalisme exceptionnel de nos corps de métiers restaure à présent patiemment Notre-Dame, en prenant le temps comme meilleur allié, pour lui rendre sa splendeur, dans l’esprit de Foi et de sacrifice qui était celui de ses bâtisseurs, nos ancêtres ».
 
Car le successeur de nos Rois voit plus loin que ces occupants ne voyant pas plus loin que leur quinquennat (après eux – voire sous eux – le déluge !, et en l'occurrence : de feu, quand on fait la liste de toutes nos églises brûlées ces derniers temps) ; l’aîné des Capétiens va à l’essentiel, à ce que doit viser tout principe architectonique, tout prince, tout chef : l’ordre harmonieux de l’ensemble, le Bien commun, pour lequel se battent les derniers vrais défenseurs de la Chrétienté, de l’ordre temporel chrétien fidèle aux traditions légitimes, sous le drapeau immaculé et fleurdelysé de leur monarque : « Souhaitons que cette unité d’une nuit, restaurée quelques instants autour de ce qui constitue le départ de toutes les routes de France, de ce qui en est le cœur spirituel et culturel, puisse régner durablement, plus forte que les divisions qui nous minent trop souvent » et qui sont décidément une tare so frenchy... A Pellevoisin, notre Mère du Ciel s’était elle aussi penchée sur les défauts des fils de son Royaume de prédilection, en disant à Estelle Faguette : «Tu as bien le caractère du Français ; il veut tout savoir avant d'apprendre et tout comprendre avant de savoir » (9 septembre 1876).
 
De même qu’il n’est besoin d’être « complotiste » pour ne pas croire à l’accident (ravageant avec tant de rapidité une structure solide ayant traversé les siècles, à l’étonnement des architectes, salués par le Prince bien que soigneusement éloignés des plateaux…), de même nous savons que le « profit à tout prix » prépare depuis quelques années une restructuration de l’Île de la Cité. Prions et travaillons pour que le régime en place n’enlaidisse pas une fois de plus les joyaux de notre Histoire, ainsi que notre cadre de vie tout simplement ! Et souvenons-nous qu’un ministre de l’Intérieur a osé dire en présence de clercs que Notre-Dame n’était pas une cathédrale : elle risque de devenir le jouet de drôles de bienfaiteurs, pour comme le redoutent certains, devenir le signe de la 3e spoliation… N’est-ce pas en effet devenu une « tradition républicaine », se répétant tous les cent ans (1790, 1905, 2019) ? Les destructions régulières et transformations de nos églises, après avoir été volées par l’État et les communes, sont un scandale dont se rend malheureusement complice une partie de notre clergé. Dans trop de nos villages, nous voyons des paroissiens (heureusement non majoritaires mais malheureusement « aux postes ») se battre pour que l’église demeure fermée, favoriser les visites et orchestres la transformant en musée et salle de concert, se plaindre du retour au culte : que la cathédrale-basilique de la capitale ne devienne pas une salle « multicultuelle » comme dans les aéroports, ce qui est l’abomination de la désolation.
*
Me permettrez-vous pour conclure de paraphraser notre Souverain en élargissant sa prière à toutes nos provinces ?
 
Que le peuple de France, conduit par les architectes que furent, que sont et que seront nos Rois, s’appuyant sur le professionnalisme exceptionnel de nos Lois fondamentales et des « organismes brisés par la Révolution » (S. Pie X : encyclique Notre charge apostolique, 25 août 1910), restaure à présent patiemment le Royaume de Notre-Dame, en prenant le temps comme meilleur allié, pour lui rendre sa splendeur, dans l’esprit de Foi et de sacrifice qui était celui de ses bâtisseurs, nos ancêtres !
 
« En conséquence, Nous prions Dieu, auteur de tous les biens, que, par l’intercession de ces deux célestes patronnes, la Mère de Dieu élevée au ciel et sainte Jeanne d’Arc, vierge, ainsi que des autres saints patrons des lieux et titulaires des églises, tant des diocèses que des missions, la France catholique, ses espérances tendues vers la vraie liberté et son antique dignité, soit vraiment la fille première-née de l’Église romaine ; qu’elle échauffe, garde, développe par la pensée, l’action, l’amour, ses antiques et glorieuses traditions pour le bien de la religion et de la patrie » (Pie XI).
 
Et la Fille aînée-consort de l’Église Romaine ne retrouvera pleinement ce titre d’honneur que le jour où elle aura retrouvé son mystique époux, le Roi Très-Chrétien, le jour où celui-ci recevra à Reims l’anneau symbolisant cette union et l’alliance bimillénaire de Dieu et de la France.
 
Ô Notre-Dame, célébrée ce 24 mai comme Auxiliatrice, Secours des Chrétiens, venez à l’aide de vos enfants, aidez-les à reconstruire la Chrétienté – l’ordre social chrétien – et sa clef de voûte, la Royauté Très-Chrétienne.
 
Abbé Louis de Saint-Taurin +

24/05/2019
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Communiqué de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon en soutien à Vincent Lambert :

Ce lundi 20 mai 2019, dans l'après-midi, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux et sur son blogue le message suivant :

 

Je tiens à exprimer mon soutien le plus ferme aux parents de Vincent Lambert qui se battent pour le maintien en vie de leur fils hospitalisé au CHU de Reims.

Il n’est pas imaginable dans une société civilisée que soit mis un terme à l’hydratation et l’alimentation, c’est à dire tout simplement à la vie d’un être humain qui, quoique fragile et actuellement diminué, n’est cependant aucunement en fin de vie. 
Ceci reviendrait en effet à froidement le condamner à mort. Je souhaite donc vivement que son cas soit traité avec toute l’humanité, la compassion et la sagesse possible. 
S’agissant d’un innocent handicapé, incapable de se défendre, le choix de la vie doit toujours l’emporter sur celui de la mort. 
Ce choix est celui de l’humanité et de l’Espérance.

                                       

 

Vincent Lambert.jpg


20/05/2019
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Neuvaine du 21 au 29 mai 2019 pour préparer le 4ème pèlerinage de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay

Tous les participants au désormais tout proche 4ème pèlerinage "Pour le Roi et la France" au Puy-en-Velay ces 30-31 mai et 1er juin 2019,

et tous les membres et sympathisants de la Confrérie Royale, même s'ils ne peuvent être présents physiquement à ce pèlerinage,

mais auxquels nous demandons instamment de s'y unir par le coeur et la prière,

auront à coeur de participer à cette neuvaine préparatoire au pèlerinage, du 21 au 29 mai,

pour demander à Notre-Seigneur et à Sa Très Sainte Mère de le bénir

et d'accorder à toute la Confrérie Royale, en particulier à ceux qui feront leur engagement dans la Confrérie le vendredi 31 mai, lors de la Messe de la fête de Marie Reine,
d'accorder à tout le mouvement légitimiste et à chacun de ses cercles,
d'accorder à la France, à notre Roi et à sa famille, 
toutes les grâces et forces - spirituelles et temporelles - qui leur sont nécessaires.

                                                              

 

Vierge Noire - Notre-Dame du Puy.jpg

                                           

Notre-Dame du Puy

                                                                                            

Neuvaine du 21 au 29 mai 2019
pour préparer le pèlerinage de la Confrérie Royale
au Puy-en-Velay

                                                      

O Dieu qui, pour révéler les grandeurs de Votre Majesté, avez voulu, après Votre Résurrection d'entre les morts, monter au ciel sous les yeux de Vos apôtres et disciples : dans Votre bonté, accordez-nous Votre secours en demeurant, selon Votre promesse, toujours avec nous sur cette terre ; disposez Vous-même nos coeurs à accueillir comme il convient le divin Paraclet que Vous avez promis, pour que nous soyons enrichis de Ses sept dons ; donnez-nous de vivre ici-bas en dignes témoins du Royaume éternel, dont le royaume de la terre doit être la préparation et l'image ; et lorsque prendra fin notre séjour ici-bas, assistez-nous dans nos ultimes combats pour qu'ils soient victorieux des pièges du démon, et ordonnez à Vos saints anges d'élever nos âmes auprès de Vous dans le ciel où Vous régnez.

                                                

Vierge très sainte du Cénacle, autour de laquelle se sont réunis les apôtres et les disciples du Seigneur, après qu'Il a été élevé dans les Cieux, vous les avez entraînés dans une prière ardente qui a parfaitement disposé leurs cœurs à la réception des grâces célestes : regardez dès à présent avec bienveillance les pèlerins qui vont se retrouver à vos pieds dans la "chambre haute", de ce sanctuaire que vous avez vous-même demandé - l'un des tout-premiers à vous dédié sur le sol de ce qui deviendra le royaume de France -, "la chambre angélique" où vous tenez votre cour au Puy-en-Velay, et réservez-leur vos plus maternelles bénédictions ; recevez dès à présent leurs ardentes supplications pour la France et pour son Souverain légitime, et accordez à ce pays de revenir dans les voies du Roi du Ciel, dans la conversion et la pénitence, dans l'obéissance aux lois divines et dans une fidélité renouvelée.

                                      

Coeur Sacré de Jésus, notre Roi, ayez pitié de nous !
Reine de France, priez pour nous !
Notre-Dame du Puy, priez pour nous !
Saint Michel archange, priez pour nous !
Saint Louis, priez pour nous !
Sainte Jeanne d'Arc, priez pour nous !
Tous les saints et saintes de France, intercédez pour nous !

                                                

 

Statue de Saint Louis - Le Puy.JPG
                                                         

 Statue de Saint Louis (cathédrale du Puy)


19/05/2019
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Pèlerinage de Sainte Clotilde à Vivières

La Confrérie Sainte Clotilde, fondée en 1959 (voir son site > ici), organise chaque année un pèlerinage à Vivières (proche de Villers-Cotterêts dans le comté de Valois), qu'elle nous prie de bien vouloir signaler, ce que nous faisons volontiers.
Voici donc l'affichette annonçant ce pèlerinage de prière pour la France, tous les renseignements s'y trouvent :

                               

Pèlerinage à Vivières juin 2019.png


07/05/2019
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Le chef de la Maison de Bourbon rend hommage à son cousin le Grand-Duc Jean de Luxembourg

Communiqué du Secrétariat de Monseigneur le Duc d'Anjou publié ce 6 mai 2019 :

                              

Prince capétien très aimé, S.A.R. le Grand-Duc Jean de Luxembourg est décédé le 23 avril à 98 ans. En tant que Chef de la Maison de Bourbon, Monseigneur Louis de Bourbon, Duc d'Anjou a tenu à rendre le samedi 4 mai 2019 un dernier hommage à son cousin. 

                            
S.A.R. le Gand Duc Jean était un prince Bourbon du rameau des Bourbons de Parme, de la branche aînée issue de Philippe duc d’Anjou. La présence du Chef de Maison était naturelle et le Prince pour être présent aux obsèques solennelles a dû remettre l’inauguration prévue depuis plusieurs mois, le même jour à Bourbon l’Archambault, berceau des Bourbons.

                             
Avec de nombreux chefs d’Etat et des membres des principales cours européennes, le Chef de la Maison de Bourbon était entouré de représentants de plusieurs branches de sa Maison, dont celle d'Espagne représentée par le Roi Émérite Juan-Carlos accompagné de la reine Sophie. Une trentaine de têtes couronnées et chefs de maison sont venus entourer la famille du Grand-Duc et les luxembourgeois en la cathédrale Notre-Dame Consolatrice des Affligés.

                                  
Si les premiers rangs étaient occupés par la famille et la parenté directe du Grand-Duc, dont celle de la maison royale de Belgique, et celle de la famille ducale de Parme, le Prince eut la première place de celles réservées aux maisons ex-souveraines (Portugal, Russie, Deux-Siciles, Napoléon, Orléans….). La cérémonie était emprunte d’une grande religiosité et d’une profonde émotion de tous les Luxembourgeois qui avaient toujours reconnu une haute valeur à leur Altesse royale, un des modèles de Prince chrétien. Le Grand-Duc portait en effet à la fois l’héritage du sang  de Saint Louis qui coulait dans ses veines et celui de son oncle le bienheureux Charles 1er d’Autriche, époux de sa tante, la Princesse Zita. Un prince capétien témoin vivant d’une Europe chrétienne. La ferveur populaire qui remplit la cathédrale Notre-Dame entoure de sa foi l’Europe des Princes.

                                       
Le  Chef de la Maison de Bourbon à l’issue de la cérémonie religieuse en la cathédrale Notre-Dame de Luxembourg, prit part à la réception informelle tenue au Palais grand-ducal, en présence notamment de Leurs Altesses Royales le Grand-Duc Henri  et la Grande-Duchesse, des membres de la Famille grand-ducale.

                                             
S.A.R. le Grand-Duc Henri a tenu à évoquer  avec émotion son cher père : « Tourné vers les autres, il avait cette faculté d'écoute exceptionnelle qui touchait chaque personne qu'il rencontrait. C'était une personne au caractère éminemment positif. Curieux de tout…(…).  Il suivait tout ce qui se passait dans le pays ».

                                     
La fin de cet hommage évoque les derniers jours de son père : « Il y a quelques semaines, lorsque le Grand-Duc Jean a été hospitalisé, nous l'avons tous accompagné et entouré (...) Deux jours avant son départ, il a remercié ceux qui se sont occupés de lui avec dévouement, puis il nous a dit au revoir. Ce furent ses dernières paroles (...) Il s'est éteint avec le sentiment d'une vie accomplie. Nous, ses enfants et sa famille, sommes particulièrement fiers et heureux de l'avoir eu comme père. Merci Papa, nous te remercions du fond du cœur ».

                                 
Pour mémoire

                                
Fils de la Grande-Duchesse Charlotte de Luxembourg et du Prince Félix de Bourbon de Parme, Son Altesse Royale le Grand-Duc Jean de Luxembourg décédé le 23 avril 2019, était né au Château de Berg le 5 janvier 1921. Il est devenu Grand-Duc de Luxembourg le 12 novembre 1964 et a abdiqué le 7 octobre 2000 en faveur de son fils aîné le Prince Henri.

                                            
Le Grand-Duc Jean effectua ses études primaires et secondaires à Luxembourg et les compléta au Collège d'Ampleforth (Yorkshire) en Grande-Bretagne.

                                           
Lors de l'invasion des troupes allemandes, le 10 mai 1940, il quitta le territoire luxembourgeois avec la famille grand-ducale, qui se réfugia d'abord en France, puis au Portugal avant de rejoindre les Etats-Unis d'Amérique, et le Canada pour finalement s’installer en  Grande-Bretagne. Au Québec, le Grand-Duc Jean suivit des cours de droit et de sciences politiques à l'Université Laval. 

                                                   
Après la guerre il se consacra à la vie politique de son pays auprès de sa mère. Nommé Lieutenant-Représentant le 28 avril 1961, il succéda comme Grand-Duc de Luxembourg à sa mère la Grande-Duchesse Charlotte le 12 novembre 1964. 

                                                
Suivant l’exemple maternel, voyant le poids des ans, il laissa le trône à son fils aîné à l’automne 2000 tout en restant présent à de nombreuses manifestations étant demeuré très aimé de son peuple.

                                               
Son Altesse Royale était Docteur Honoris Causa de l'Université de Strasbourg (22 novembre 1957), de l'Université de Miami (6 mai 1979) et de l'Université Laval, Québec (29 mai 2007).
Ami de la nature, le Grand-Duc Jean s'intéressait particulièrement aux problèmes de l'environnement, de la protection de la faune et de la flore. En outre, il aimait le sport, la photographie et la musique.

                                                     
Un prince européen et courageux

                                                 
Nassau (la dynastie luxembourgeoise) par sa mère, Bourbon par son père, le Grand-Duc Jean faisait partie des princes européens largement ouverts au monde et qui portent leur souveraineté en eux. Après ses études supérieures dans le nouveau monde, il décida de servir à la libération de son pays sous l’uniforme britannique. En novembre 1942, il entra comme volontaire aux Irish Guards. Il reçut sa formation militaire au Royal Military College à Sandhurst. Le 28 juillet 1943, il fut promu Lieutenant des Irish Guards. Débarqué le 11 juin 1944 près de Bayeux, il servit en Normandie à l'Etat-Major de la 32e Brigade de la Guards Armoured Division. Il prit part à la bataille de Caen et entra le 3 septembre à Bruxelles. Une semaine plus tard aux côtés de son Père le Prince Félix, il retrouvait Luxembourg avant de rejoindre son régiment impliqué dans la dure bataille des Ardennes. Fin janvier 1945, il participa à la prise du Reichswald au Nord-Ouest de Wesel. Il continua la campagne avec les forces alliées en Allemagne jusqu'à la fin des hostilités.

                                             
En souvenir de cette époque,  le 21 août 1984, Sa Majesté la Reine Elisabeth II nomma Son Altesse Royale le Grand-Duc Jean de Luxembourg Colonel du Régiment des Irish Guards et le 17 mars 1995 il fut nommé Général Honoraire de l'Armée Britannique.

                                                          

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Monseigneur le Prince Louis de Bourbon à la sortie de la cérémonie des funérailles
célébrées dans la cathédrale Notre-Dame de Luxembourg


06/05/2019
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