L'Ami de la Religion et du Roi

L'Ami de la Religion et du Roi

Pour qu'en cette France où le péché abonde la grâce de Dieu surabonde...

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Lettre mensuelle aux membres et sympathisants de la Confrérie

25 novembre 2016

 

Chers membres et sympathisants de la Confrérie Royale,

 

« Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé » (Rom. V, 20).

La désobéissance d'Adam a entraîné la chute du genre humain dans un abîme de misères, bien loin de l'état de grâce et de justice que le divin Créateur avait voulu pour lui.
Dès lors, pendant de longs siècles, la pauvre humanité va gémir dans l'inflation de ses péchés accumulés, incapable de se relever par elle-même, se traînant lamentablement dans la séparation et l'ignorance de Dieu...

Cependant, dans Sa miséricorde infinie, le Très-Haut n'a pas abandonné l'homme. Pour qu'il ne désespère pas, au moment même où tombe sur lui la sentence qui le châtie, lui est aussi donnée la promesse solennelle d'un Sauveur : car pour obvier à son incapacité, pour détruire son péché, et pour lui rendre la grâce, Dieu a conçu le dessein inouï de l'Incarnation et de la Rédemption par la Croix.  « Dieu a tant aimé le monde, qu'Il lui a donné Son Fils unique » (Johan. III, 16) ; « Et le Verbe S'est fait chair, et Il a habité parmi nous... et à tous ceux qui L'ont reçu, Il a donné le pouvoir d'être faits enfants de Dieu » (Johan. I, 14. 13).

Le saint temps de l'Avent dans lequel nous allons entrer nous permet de nous replonger spirituellement dans l'histoire du salut afin de mieux accueillir « Celui qui vient », afin de mieux accueillir Ses grâces, afin de mieux accueillir Son salut.

 

Le grand malheur - NOTRE très grand malheur - , c'est que nous savons déjà ces choses : pour la plupart d'entre nous, elles nous ont été enseignées depuis l'enfance ; nous les connaissons ; elles font partie de notre substrat de connaissances, nous y sommes habitués... et, bien souvent, nous ne voyons pas ce qu'il y a d'extraordinaire et de merveilleux dans ces mystères de notre salut par le Verbe de Dieu incarné et crucifié.

Trop souvent, notre connaissance de ces mystères inconcevables reste purement intellectuelle... et malheureusement stérile.

Le saint temps de l'Avent devrait – il faudrait que cela devienne dans les faits un DEVOIR spirituel, un impératif – nous permettre de rompre nos pieuses routines, de renouveler notre regard sur ces divins mystères par une contemplation et des approfondissements vraiment personnels, et de prendre un nouvel élan pour mieux aimer et servir le Roi du Ciel qui S'est fait le Fils de l'homme.

Ce qu'il nous faut, c'est retrouver un cœur semblable à celui du petit enfant qui, pour la première fois, entend parler de la faute d'Adam, qui vibre de tout son être navré de la chute à l'espérance des patriarches et des prophètes, et qui s'émerveille dans une gratitude éperdue devant la Crèche : « En vérité, je vous le dis, si vous ne vous convertissez, et ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux » (Matth. XVIII, 3).

 

Et si nous prenions les moyens, pendant ce saint temps de l'Avent, pour redevenir semblables aux petits enfants ?

De nombreux parents ou éducateurs catholiques invitent leurs enfants à préparer Noël par des efforts spirituels et des sacrifices, et il arrive qu'ils sont symbolisés par la progression des moutons vers la crèche : chaque enfant a « son mouton » et, au moment de la prière du soir, il a le droit d'avancer ce santon qui le représente proportionnellement aux efforts et sacrifices consentis dans la journée...

Mais pourquoi cela serait-il réservé aux enfants ?

 

Vous, membres de la Confrérie Royale, auxquels Notre-Seigneur fait l'obligation de vous convertir pour devenir comme les petits enfants si vous voulez vraiment entrer dans le Royaume des Cieux, pourquoi, à l'occasion de cette préparation spirituelle à Noël, ne reprendriez-vous pas à votre compte cette tradition qui n'est naïve qu'en apparence ?

Si vous ne voulez pas ou ne pouvez pas avoir un santon-mouton à faire avancer vers la crèche, vous pouvez toujours néanmoins trouver quelque autre symbole concret (ne serait-ce qu'au moyen de petites croix cochées sur un calepin ad hoc) pour matérialiser votre progression vers « le Roi qui vient ».

Ce qui importe, ce qui compte, c'est qu'il n'y ait pas un seul jour de cet avent 2016 où vous ne fassiez un effort, où vous n'ayez la générosité d'au moins un sacrifice.

Car il est absolument illusoire et vain de vouloir s'approcher du Christ Sauveur sans efforts et sans sacrifices !

 

Ce qui est vrai pour la vie chrétienne authentique, l'est tout autant pour la cause royale : la restauration du Roi légitime sur le Trône de France ne se fera pas sans les sacrifices, généreux et nombreux, de ceux qui ne se contentent pas de « souhaiter » une vraie monarchie chrétienne, mais qui ont le désir d'un engagement concret pour que la France revienne dans les voies de la fidélité à Dieu et à son lieu-tenant en terre, le Roi Très Chrétien.

Pas un seul jour de cet avent où je ne doive offrir à Dieu au moins un sacrifice, en plus de mon devoir d'état et de mes obligations ordinaires, pour Monseigneur le Prince Louis de Bourbon et pour la France : un vrai sacrifice - c'est-à-dire un sacrifice qui coûte, un sacrifice qui mortifie ma nature toujours prompte à se ménager – généreusement présenté au Roi du Ciel, pour que le Roi de la terre reçoive toutes les grâces qui lui sont nécessaires en vue du rétablissement de l'Alliance qui fut scellée dans les fonts baptismaux de Reims en la nuit de Noël 496, et pour qu'en cette France où le péché abonde la grâce de Dieu surabonde.

 

Faites donc avancer vos petits moutons vers la crèche du Sauveur en leur donnant pour cela chaque jour - et même plusieurs fois par jour - de vrais efforts généreux, de vrais sacrifices, afin que le Prince que nous servons soit un Roi selon le cœur de Dieu, comme jadis le fut David, comparaison que nous pouvons nous autoriser puisque le pape Grégoire IX a déclaré que le Royaume de France était la tribu de Juda du Nouveau Testament.
Et qu'advienne sur nous et sur la France ce que le Très-Haut prophétisait par Ezéchiel : « Je sauverai Mon troupeau, et il ne sera plus en proie (…) Et Moi, le Seigneur, Je serai leur Dieu, et Mon serviteur David sera prince au milieu d'eux (…). Et Je ferai avec eux une alliance de paix (…). Et ils seront dans leur terre sans crainte ; et ils sauront que Je suis le Seigneur lorsque J'aurai brisé les chaînes de leur joug, et que Je les aurai arrachés de la main de ceux qui les tenaient sous leur empire. Et ils ne seront plus en proie aux nations, et les bêtes de la terre ne les dévoreront pas ; mais ils habiteront avec confiance sans aucune crainte. Et Je leur susciterai un germe renommé, ils ne seront plus détruits par la famine sur la terre, et ils ne porteront plus l'opprobre des nations. Et ils sauront que Moi, le Seigneur leur Dieu, Je suis avec eux, et qu'eux-mêmes sont Mon peuple (…). Mais vous, Mes troupeaux, les troupeaux de Mon pâturage, vous êtes des hommes, et Moi, Je suis le Seigneur votre Dieu, dit le Seigneur Dieu » (Ezech. XXXIV, 22... 31).

 

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

 

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24/11/2016
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