L'Ami de la Religion et du Roi

L'Ami de la Religion et du Roi

Neuvaine préparatoire à l'entrée dans la Confrérie

... ou tout simplement au Pèlerinage des 4 et 5 juin !

 

NEUVAINE (avec les illustrations)

 

 Neuvaine préparatoire au Pèlerinage au Puy « pour le Roi et la France »

les 4 & 5 juin 2016
et à l’entrée dans la Confrérie royale
par le Vœu de consécration à la Couronne de France.

 

Le pèlerinage au Puy est organisé conjointement par la Confrérie royale et l’Union des Cercles Légitimistes de France, « pour le Roi et la France » dans la droite fidélité à la Doctrine sociale de l’Église et aux Lois fondamentales du Royaume.
 

« Vigile » de la Neuvaine

Mercredi 25 mai
S. Grégoire VII
 
Ce jour commémore à jamais le grand vainqueur de la querelle entre le Sacerdoce et l’Empire, défenseur du Droit, tel Henri V : « J'ai aimé la justice et j'ai haï l'iniquité ; c'est pour cela que je meurs en exil ». Ses Dictatus Papæ (1075) sont un des plus beaux documents pontificaux.
L’on peut défendre tout ensemble l’ultramontanisme et les Lois fondamentales du Royaume, car la Sainte Église est le premier soutien des rois, sans jamais avoir tenté d’instaurer une théocratie imaginaire et tant redoutée, comme le prouvent toutes les encycliques précisant la Doctrine sociale de l’Église.
Comme l’ont enseigné les papes, notamment saint Gélase, et les Pères de l’Église, celle-ci est à la société ce que l’âme est au corps : le pouvoir spirituel, respectueux de l’autonomie du pouvoir temporel, doit l’inspirer et le guider. Elle est plus digne et plus haute, parce que sa mission est surnaturelle. La Couronne trouve toute sa gloire dans l’accomplissement de sa mission : préparer la société, par l’observance des Commandements divins, à gagner son Ciel, en travaillant unie à la Sainte Église de Dieu.
 
« Grégoire avait été l’instrument de Dieu pour la réforme de la société chrétienne, écrivait dom Guéranger ; et si son nom est demeuré béni des vrais enfants de l’Église, sa mission avait été trop belle et trop courageusement remplie pour qu’elle n’attirât pas sur lui la haine de l’enfer. Or, voici ce que le Prince de ce monde imagina contre lui dans sa rage. Non content d’avoir fait de Grégoire un objet d’exécration pour les hérétiques, il vint à bout de le rendre odieux aux faux catholiques, embarrassant pour les demi-chrétiens. Longtemps ces derniers, malgré le jugement de l’Église qui l’a placé sur ses autels, affectèrent de l’appeler insolemment Grégoire VII. Son culte fut proscrit par des gouvernements qui se disaient encore catholiques. […] Les Leçons de l’Office d’aujourd’hui furent supprimées par le Parlement de Paris en 1729, avec défense de s’en servir, sous peine de saisie du temporel. Ces barrières sont tombées, ces scandales ont cessé. Par suite du rétablissement de la Liturgie romaine en France, chaque année le nom de saint Grégoire VII est proclamé dans nos Églises, la louange qui honore les saints lui est publiquement décernée, et le divin Sacrifice est offert à Dieu pour la gloire d’un si illustre Pontife.
Il était temps pour notre honneur français qu’une telle justice fût rendue à qui la mérite. Lorsque depuis plus de soixante ans on entendait les historiens et les publicistes protestants de l’Allemagne combler d’éloges celui qui n’est pourtant à leurs yeux qu’un grand homme, mais en qui ils reconnaissent l’héroïque vengeur des droits de la société humaine ; lorsque les gouvernements réduits aux abois par l’envahissement toujours plus impérieux du principe démocratique, n’ont plus le loisir de céder à leurs anciennes jalousies contre l’Église ; lorsque l’Épiscopat se serre toujours plus étroitement autour de la Chaire de saint Pierre, centre de vie, de lumière et de force : rien n’est plus naturel que de voir le nom immortel de saint Grégoire VII resplendir d’une gloire nouvelle, après l’éclipsé qui l’avait si longtemps dérobé aux regards d’un trop grand nombre de fidèles. Qu’il demeure donc, ce glorieux nom, jusqu’à la fin des siècles, comme l’un des astres les plus brillants du Cycle pascal, et qu’il verse sur l’Église de nos jours l’influence salutaire qu’il répandit sur celle du moyen âge ! »
Dieu de clémence, ô Dieu vainqueur, sauvez Rome et la France, au nom du Sacré-Cœur !
 
Ø  Lire la Lettre aux Confrères et Amis à paraître aujourd’hui, 25e du mois.
 
Chaque jour : Veni Creator Spiritus avec ses versets et oraison.
 + PATER, AVE, CREDO, GLORIA PATRI
Veni creator Spiritus...
V. Emitte Spiritum tuum, et creabuntur. R. Et renovabis faciem terrae.
Oremus : Deus, qui corda fidelium Sancti Spiritus illustratione docuisti, da nobis in eodem Spiritu recta sapere, et de ejus semper consolatione gaudere. Per Christum Dominum nostrum, Amen.
 
V. Envoyez Votre Esprit, Seigneur, et il se fera une création nouvelle. 
R. Et Vous renouvellerez la face de la terre.
Prions : Ô Dieu, qui avez instruit les cœurs des fidèles par la lumière du Saint-Esprit, donnez-nous par ce même Esprit, de comprendre et d'aimer ce qui est bien, et de jouir sans cesse de ses divines consolations. Par Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.

 

1er jour

Jeudi 26 mai
Fête-Dieu
S. Philippe de Néri
 
Le saint original et caustique… qui illustra si bien l’Évangile dans une société où renaissait le paganisme.
Philippe naquit il y a un demi-millénaire et un an, en 1515, à Florence, qu’il quitta pour Rome à 16 ans. Il fréquenta les Bénédictins du Mont-Cassin, et vécut en ermite en pleine capitale de la Chrétienté, passant ses nuits dans les catacombes auprès des martyrs : dans l’Eglise tiède, divisée, païenne de son temps, il a besoin de frères ardents. A la Pentecôte de 1544, « tandis qu’il priait avec grande ardeur, il sentit soudain dans son cœur une telle explosion du grand amour du Saint-Esprit qui le submergeait, que le cœur se mit à battre si fort dans sa poitrine qu’on pouvait l’entendre du dehors ».
En 1532, Rome est un chantier de reconstruction après le sac de Rome 1527, sans avoir produit tous les fruits de conversion qu’on aurait pu en attendre ! Inspiré, Philippe entreprend la nouvelle évangélisation de la société romaine de son temps. Il a le contact facile : « De la foule qui fait cercle, on l’appelle et il répond sans se lasser, à l’un d’un bon mot, à l’autre d’un geste complice de sa main diaphane. Il a un sourire tout prêt pour chacun et qui n’est le même pour personne ». Il va droit à cette jeunesse dont il se sent parent et qu’il sent perdue pour le Christ afin de lui faire voir l’incomparable beauté du Seigneur. Loin d’être une condamnation du paganisme, sa vie fut une assomption dans la purification de la grâce, du meilleur de son temps.
En fondant l’Oratoire, Philippe voudra communiquer aux siens son expérience spirituelle. Pour les garder libres dans le siècle comme il l’est, il transposera de manière habituelle et commune ce qui fut son expérience personnelle. C’est ce qui explique les moyens mis en œuvre pour les siens : les temps d’oraison et de prière silencieuse, la dévotion à l’Esprit Saint et à la Sainte Vierge, les pèlerinages aux saints, la vie fraternelle et joyeuse, ses prières jaculatoires qui disent son âme, les conseils ascétiques (en particulier la lutte contre l’amour-propre), la lecture de la vie des saints, des Pères du désert....
Sa contemplation solitaire et amoureuse de Dieu a fait naître en lui cette compassion qui le porte à tout faire pour sauver le prochain. Toute la visée de l’œuvre est donc la conversion et la sanctification.
St Philippe n’invite pas les laïcs qui le suivent à sortir du monde (sauf ceux qui ont un appel spécifique de Dieu) ni même à changer de vêtement ou de profession, ou à se conformer à un modèle unique : il les invite à faire un tri dans leur vie, rejetant le mauvais et développant le bon, à durer dans la fidélité à Dieu et à suivre chacun leur grâce.
En 1551, il est ordonné prêtre. Il invite ses plus anciens disciples à recevoir aussi les Ordres pour se consacrer aux fidèles de l’Oratorio : ainsi naît en 1564-65 l’embryon de la Congrégation de l’Oratoire. Pendant toutes ces années, l’Oratorio occupe toutes les énergies de St Philippe : chaque jour, les rencontres de prière, les confessions, les directions spirituelles, les visites à domicile pour les malades, les pauvres qu’il secourt, les pèlerinages qu’il organise...
En 1575, Philippe demande au Pape une église : Grégoire XIII lui accorde Sainte-Marie de la Valicella, à lui Philippe et à la « congrégation de prêtres et de clercs séculiers nommée de l’Oratoire » ; Philippe rebâtit la grande église qu’est la Chiesa Nuova, l’église neuve comme on appelle encore aujourd’hui. Mais lui habite toujours seul, indépendant à St Jérôme ! Il faudra un ordre exprès du pape Grégoire XIII pour qu’en 1588 St Philippe vienne habiter avec les siens dans la maison qui voisine la Chiesa Nuova.
Les dernières années de sa vie, il mène une vie assez retirée. Souvent ravi en extase, il finit par célébrer la messe en privé et prend la matinée pour célébrer les saints mystères. Bien des drôleries de son comportement s’expliquent non seulement par son humour naturel ou son amour des farces mais aussi par son désir de fuir la concentration qui conduit à l’extase, ou à donner le change de ses émotions mystiques. Et puis il fait tout pour qu’on ne le prenne pas pour un saint, convaincu qu’il est d’être un grand pécheur. Il s’éteindra le 26 mai 1595 en paix, après avoir confessé les siens tard dans la soirée.
 
Saint Philippe de Néri, que l’on représente embrassant saint François de Sales en le rencontrant à Rome, donnez-nous de travailler à la rechristianisation de ce monde néo-païen par l’union du génie français et de l’esprit romain !
 

2e jour

Vendredi 27 mai
S. Bede le vénérable
 
Né à Yarrow, entre la Grande-Bretagne et l'Ecosse, il fut confié à sept ans à saint Benoît Biscop, abbé de Wearmouth. Devenu moine, puis prêtre à 30 ans, il entreprit par obéissance d'expliquer les saints Livres, suivant fidèlement les Pères. Il était si pieux et savant que le pape saint Sergius l'appela à Rome pour y résoudre différentes questions. Saint Boniface, évêque et martyr, le proclamait la lumière de l'Église ; Lanfranc lui donnait le titre de docteur des Anglais, le concile d'Aix-la-Chapelle celui de docteur admirable. On lisait publiquement ses écrits dans les églises et, ne pouvant déjà lui attribuer le titre de saint, on lui donnait celui de vénérable, qui lui resta depuis.
Il résume ainsi sa vie : « Prêtre du monastère des bienheureux Pierre et Paul, Apôtres, je naquis sur leur territoire, et je n'ai point cessé, depuis ma septième année, d'habiter leur maison, observant la règle, chantant chaque jour en leur église, faisant mes délices d'apprendre, d'enseigner ou d'écrire. Depuis que j'eus reçu la prêtrise, j'annotai pour mes frères et pour moi la sainte Écriture en quelques ouvrages, m'aidant des expressions dont se servirent nos Pères vénérés, ou m'attachant à leur manière d'interprétation. Et maintenant, bon Jésus, je Vous le demande : vous qui m'avez miséricordieusement donné de m'abreuver à la douceur de votre parole, donnez-moi bénignement d'arriver à la source, ô fontaine de sagesse, et de Vous voir toujours ».
Près de son lit de mort, un enfant, Wibert, recopiait sous sa dictée un dernier chapitre : « Maître chéri, il reste encore une phrase. — Ecris-la vite. » Et après un moment : « C’est fini, dit l'enfant. —Tu dis vrai, répartit le bienheureux : c'est fini ; prends ma tête dans tes mains et soutiens-la du côté de l'oratoire, parce que ce m'est une grande joie de me voir en face du lieu saint où j'ai tant prié ». Et du pavé de sa cellule où on l'avait déposé, il entonna : Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit ; quand il eut nommé l'Esprit-Saint, il rendit l'âme.
 
Bède est l’un des Pères de l’Église à la plus grande influence ! Il fut ente autres le maître d’Alcuin, conseiller de Charlemagne. Léon XIII le fit docteur de l'Eglise universelle. S.S. le pape François Ier lui-même lui a emprunté sa devise, « Miserando atque eligendo », tirée de ses Homélies : « Jésus vit un publicain et comme il le regarda avec un sentiment d’amour et le choisit, il lui dit : Suis-moi ».
« Vous fûtes, ô Bède, cet homme à qui l'intelligence est donnée. Il était juste que le dernier souffle s'exhalât sur vos lèvres avec le chant d'amour où s'était consumée pour vous la vie mortelle, marquant ainsi votre entrée de plain-pied dans l'éternité bienheureuse et glorieuse. Puissions-nous mettre à profit la leçon suprême où se résument les enseignements de votre vie si grande et si simple ! » (dom Guéranger).
 

3e jour

Samedi 28 mai
S. Germain de Paris
 
Grand Saint du VIe siècle, saint Germain, aussi connu comme saint Germain d’Auxerre ou « des Prés », naquit près d'Autun au moment du baptême de Clovis (496), échappant à un avortement et à un empoisonnement.
Élevé pieusement dans l’amour du Service divin, il se vit confier par l’évêque saint Nectaire l’abbaye de Saint-Symphorien, puis par le roi Childebert l’évêché de Paris, vers 555. Austère et charitable, il cherchait non seulement sa propre perfection, mais celle de son peuple.
Thaumaturge, il guérit le roi et fonda avec lui l’abbaye à laquelle il donna son nom – Saint-Germain-des-Prés : il y inhuma le roi (558) et procéda à sa dédicace en présence de très nombreux évêques, la confiant à saint Doctrovée, venu avec des moines de Saint-Symphorien d'Autun.
De Soissons, Clotaire vint à Paris succéder à son frère et réunit en ses mains le Royaume des Francs ; son épouse sainte Radegonde s’appuya sur Germain, qui la visita, une fois veuve (561), à Poitiers, où il rencontra saint Fortunat son futur biographe.
Le Royaume des Francs fut à nouveau divisé, entre ses quatre fils Caribert, Gontran, Sigebert (et Brunehaut) et Chilpéric (et Frédégonde). Germain dut excommunier Caribert pour adultère public, essaya vainement de restaurer la paix entre les reines, prit une part active au concile de Tours (567) et convoqua deux conciles à Paris (le 1er en 573).
Saint Germain mourut octogénaire le 28 mai 576, il y a 1440 ans, à quatre-vingts ans. Saint Eloi décora son tombeau dans une chapelle de Saint-Symphorien (635). En 754, Pépin le Bref ordonna sa translation solennelle dans l'église-même en présence de nombre d'évêques, du futur Charlemagne et de son frère Carloman. Pendant le siège de Paris par les Normands, les reliques furent abritées dans la Cité, à Saint-Germain-le-Vieux, démoli en 1802, où l'on gardait un bras en souvenir.
 
« Fruit » du baptême de Clovis, rescapé d’un avortement, amoureux de la Liturgie et actif aux conciles, abbé puis évêque, austère et charitable, ami des Saints (Nectaire, Doctrovée, Radegonde, Fortunat) et des rois, pacificateur, honoré par les Grands (saint Eloi, Pépin, Charlemagne), saint Germain de Paris est durant cette neuvaine un intercesseur de choix pour obtenir de Dieu le salut du Roi et de la France, deux causes qui lui ont été chères, comme au Clergé français au cours des âges. Travaillant avec lui à la paix parmi nous, par un amour redoublé de la sainte Liturgie.
 
Consacrons aujourd’hui nos prières et actions de grâces pour les six ans de nos jeunes princes, les Fils de France jumeaux, avenir de la Dynastie : Mgr le Dauphin, Louis, et S.A.R. le prince Alphonse, duc de Berry.
 
Bourgogne, Berry : à votre mission !
 

4e jour

Dimanche 29 mai
Solennité de la Fête-Dieu
Ste Marie-Madeleine de Pazzi, vierge
 
Née Catherine de Geri de Pazzi il y a 450 ans cette année, le 2 avril 1566 à Florence, sainte Marie Madeleine de Pazzi, l'une des fleurs les plus suaves qui aient embaumé les jardins du Carmel, naquit à Florence. Dès l'âge de sept ans, à l'école du Ciel, elle était formée à l'oraison, consacrait à Dieu sa virginité à dix ans, reçut des extases (à partir de 1578), fut submergée par l’Amour de Dieu (Ascension 1580 et Avent 1583), recevant une connaissance extraordinaire de la grandeur de Dieu et de Sa grâce. Elle entra au Carmel de Sainte Marie des Anges (27 novembre 1582) où elle pouvait communier chaque jour, et devint Sœur Marie-Madeleine (30 janvier 1583), faisant ses vœux à l’avance (27 mai 1584) du fait de sa maladie.
Et ne vécut que d'extases et de souffrances. Prodige de mortification (elle porta toute une nuit une couronne d’épines, se jeta dans un buisson d’épines pour lutter contre une tentation, fut mystiquement clouée au lit) et grande âme eucharistique : chaque fois que sa mère communiait, l'enfant s'approchait et ne pouvait plus la quitter, attirée par la douce odeur de Jésus-Christ.
Elle reçut le « voile blanc » de la Vierge, pour avoir triomphé des tentations contre la pureté (1586)
En 1584, elle vit le drame de la Passion, son cœur échangé avec celui de Jésus, elle fut guérie, reçut les stigmates (28 juin) qu’elle obtint d’être invisibles, puis la couronne d’épines (6 juillet). La veille de l’Annonciation 1585, saint Augustin lui écrivit dans le cœur les mots : Verbum caro factum est. Elle reçut enfin les stigmates invisibles dans son âme (15 avril), l’anneau de son mariage mystique avec le Christ (28 avril), le faisceau de la Passion (25 février 1588). Le 24 juin 1604, Dieu lui accorda la pure souffrance. Elle mourut le 25 mai 1607 vers 14h, prononçant ces derniers mots : « Benedictus Deus ».
Elle avait passé ses journées à proférer ces mots : « La Volonté de Dieu ! », dont elle fut la grande apôtre.
« Je quitterai le monde sans avoir pu comprendre comment la créature peut se résoudre à commettre un péché contre son Créateur ».
« Si je savais qu'en disant une parole à une autre fin que pour l'amour de Dieu, je dusse devenir plus grande qu'un Séraphin, je ne le ferais jamais ».
« Je vous prie, au nom de Notre-Seigneur, de n'aimer que Lui seul ! ».
Béatifiée le 8 mai 1626 (390e anniversaire cette année), par Urbain VIII, canonisée le 28 avril 1669 par Clément IX, sa dépouille, toujours intacte, repose au monastère de la colline de Careggi près de Florence.
 
Demandons à cette sainte Carmélite, fille de la Grande Thérèse, de nous enseigner à connaître et aimer la présence du Seigneur dans la vie cachée de l’âme ; vivons du Christ par une vie spirituelle et surnaturelle intense : alors tout le reste sera transfiguré.
 

5e jour

Lundi 30 mai
Ste Jeanne d’Arc
 
S’il n’y en avait qu’une, ce serait elle ! Il y aurait tant à dire sur sa figure, sur sa personne, sur sa mission : nous vous renvoyons aux beaux ouvrages qui lui ont été consacrés depuis deux cents ans.
Admirons seulement aujourd’hui, la pureté de notre héroïne nationale, que le R.P. Ayroles, s.j., compare avec raison avec la Vierge elle-même, elle, la Pucelle d’Orléans. Pureté signifie sans mélange : Jehanne est sans compromission. Face au libéralisme et au naturalisme, elle est dans toute sa splendeur l’incarnation de la Légitimité et du surnaturalisme, sans jamais tomber dans un mysticisme douteux, comme le prouve son réalisme à toute épreuve (« Les gens d’armes combattront, et Dieu donnera la victoire », « Aide-toi, le Ciel t’aidera »). Aux yeux de tous, elle est « sans peur et sans reproche », la France docile à la grâce, avec le panache et le génie français.
Si les savants théologiens n’arrivent pas à la prendre en défaut lors de son procès, il ne faut pas oublier que les matrones de Poitiers la trouvent irréprochable en son corps, et que les ecclésiastiques la jugent très vertueuse en ses mœurs. Ses compagnons témoigneront qu’ils n’ont jamais subi la moindre tentation contre la vertu angélique en sa présence, elle qui chassait les prostituées de l’armée !
Jeanne nous enseigne bien que la défense de la droite doctrine catholique et royale passe par une vie morale foncièrement vertueuse, appliquant les Commandements de Dieu et de l’Église pour notre bonheur temporel ici-bas, et surtout surnaturel dans l’éternité, et dès maintenant.
 
Fidèle aux bons principes du Royaume des Lys (« Dieu aime les Anglois mais chez eux », « gentil Dauphin, vous êtes roi légitime ») grâce à la formation reçue par saint Michel lui-même – excusez du peu – , elle va, par mission et application surnaturellement visibles et visiblement surnaturelles, faire reconnaître la dévolution de la Couronne selon les Lois fondamentales du Royaume lors d’un grand péril pour nos aïeux (la Guerre de Cent ans et l’usurpation « angloise »). Face aux détracteurs, elle confirme la filiation légitime du roi de Bourges (la traîtresse Isabeau de Bavière ne jura-t-elle pas sur les Évangiles que son fils était un bâtard ?).
Malgré cela, Charles VII négociera avec les Bourguignons, la laissera à son sort tout en recevant à sa place le nom de Victorieux, adoptera la Pragmatique Sanction gallicane contraire aux droits de l’Église de Rome.
 
Oui, Jehanne, vous êtes la Sainte de la Légitimité, sous la bannière de qui nous voulons combattre ardemment et hardiment ! « Légitimiste » ne traduit d’ailleurs pas autre chose que « Catholique et français toujours », selon la droite doctrine de l’Église et le génie français, sans chauvinisme ni nationalisme, mais avec un zèle viril et amoureux.
Face aux compromissions de toutes sortes, restez notre modèle, ô Jehanne ! Gardez-nous fermes sur les principes, vaillants et fidèles, sans jamais trahir comme le firent un maréchal de Mac-Mahon ou un Miklos Horthy en Hongrie, quand tout aurait pu changer s’ils avaient été fidèles. A votre imitation, n’ayons sur nos étendards et lèvres que ces deux Noms de Jhesus et Maria, qui seuls donnent la victoire.
Même si notre Prince devait ne pas nous regarder ni nous écouter, et sa Cour nous mépriser, et le monde nous combattre, donnez-nous de vous imiter dans notre généreux abandon désintéressé, pour le Bien commun de la France catholique.
Faites-nous signer de notre sang, s’il le fallait, cette profession que chantent les Scouts : « Seigneur Jésus, apprenez-nous à être généreux, à servir comme Vous le méritez, à donner sans compter, à combattre sans souci des blessures, à travailler sans chercher le repos, à nous dépenser sans attendre d’autre récompense que celle de savoir que nous faisons Votre sainte Volonté ».
 

6e jour

Mardi 31 mai
Royauté de Marie
 
Où trouver plus grande consolation qu’en songeant à la royauté de Notre-Dame. Royauté non seulement de la Mère de Dieu, mais de notre propre Mère !
Au niveau du « légitimisme judéen », elle est bien l’épouse de l’héritier légitime de la Maison de Juda, saint Joseph. Elle est surtout, surnaturellement, Reine en raison de sa Maternité divine, comme sainte Hélène était temporellement impératrice-mère par le fait qu’elle avait engendré saint Constantin. Et Notre-Seigneur, vrai Dieu et vrai homme, étant roi de par Son union hypostatique (l’union de ses natures divine et humaine), c’est donc dès l’Annonciation que la Très Sainte Vierge est Reine des hommes et des anges, Reine de l’univers, elle qui « n’était » jusqu’ici que la « reine titulaire de Juda »...
L’Annonciation – célébrée de manière solennelle par ce Jubilé du Puy en ses Messes votives – est donc l’Avènement de Notre-Dame comme Reine du Ciel, son couronnement à proprement parler n’étant célébré qu’à l’issue de son Assomption corps et âme au Ciel, comme dernier mystère du chapelet.
Notre-Dame, par cette fête, par la Messe votive de l’Annonciation samedi prochain au cours de laquelle nous nous consacrerons à la Couronne de France par la Confrérie royale, et par la récitation de notre chapelet, aidez vos enfants à contempler votre Royauté sacrée, et à en tirer tous les fruits de consolation, de zèle et d’espérance, particulièrement au sujet de notre Roi légitime en attente de son Sacre.
 
Ste Pétronille, Vierge
 
« L’Église n’accorde qu’un souvenir à cette illustre vierge dans l’Office d’aujourd’hui ; mais nous ne laisserons pas de lui rendre nos hommages. […] Les plus antiques traditions nous la recommandent comme la fille spirituelle du Prince des Apôtres ; et si elle n’eut pas la fortune de répandre son sang pour la foi du Christ comme Domitilla, elle offrit à l’Époux divin l’hommage suprême de la virginité. De très anciens documents nous apprennent qu’ayant été demandée en mariage par un patricien de Rome du nom de Flaccus, elle réclama trois jours pour réfléchir à la proposition. Son refuge fut auprès du Seigneur auquel elle s’était vouée ; et Flaccus s’étant présenté le troisième jour, trouva le palais dans le deuil, avec tout l’appareil des solennelles funérailles que l’on préparait pour la jeune vierge qui s’était envolée comme la colombe aux approches de l’oiseleur.
Au VIIIe siècle, le pape saint Paul Ier retira des Catacombes le corps de sainte Pétronille, qui reposait au Cimetière de Domitilla, sur la voie Ardéatine. On le trouva renfermé dans un sarcophage de marbre, dont le couvercle était orné de dauphins aux quatre angles. Paul le déposa dans une petite église qu’il éleva près du flanc méridional de la basilique vaticane.
La France a professé longtemps une tendre vénération pour sainte Pétronille. Pépin le Bref fit transporter à Rome sa fille Gisèle qui venait de naître, demandant qu’elle reçût le baptême des mains du pape saint Paul Ier près du tombeau de la noble vierge. L’église bâtie par ce pontife fut longtemps appelée la Chapelle des rois de France. Louis XI la fit restaurer et la dota richement, et son fils Charles VIII lui donna de nouvelles marques de sa munificence. Cette église, où l’on remarquait de nombreuses sépultures françaises, fut détruite au XVIe siècle par suite des dispositions que nécessitait la construction de la nouvelle basilique de Saint-Pierre, et le corps de sainte Pétronille fut transféré sous l’un des autels de la partie occidentale de ce temple auguste. Il ne convenait pas que la dépouille mortelle de l’illustre vierge fût éloignée de la Confession du Prince des Apôtres qui l’avait initiée à la foi, et préparée pour les noces éternelles.
Nous associons votre triomphe à nos joies pascales, ô fille de Pierre ! Nous vénérons à travers les siècles votre mémoire bénie. Vous avez dédaigné le monde avec ses délices et ses honneurs, et votre nom virginal se lit en tête des fastes de la sainte Église Romaine qui s’honore d’avoir été votre mère. Aidez-la maintenant de vos prières, et souvenez-vous aussi de la France, qui longtemps vous voua un culte fervent. Protégez tous ceux qui vous implorent, et donnez-nous de célébrer avec un saint enthousiasme les solennités qui se multiplient en ces jours » (Dom Guéranger, l’Année Liturgique).
 

7e jour

Mercredi 1er juin

Mois du Sacré-Cœur
 
« Que de ce Cœur divin, […] la France reçoive la grâce de revenir pénitente et dévouée dans les bras du Père qui l’attend avec tant d’amour », demandait saint Pie X, le 23 mai 1908. « Au Cœur Très-Sacré de Jésus, la France pénitente, dévouée et reconnaissante » est justement l’inscription du bas de la monumentale mosaïque du chœur de la basilique de Montmartre, le monument du Vœu national répondant à l’une des demandes de Notre-Seigneur au roi Louis XIV par l’intermédiaire de sainte Marguerite-Marie Alacoque.
L’histoire d’amour entre Jésus et la France commence dès la conversion de Clovis, qui fait ajouter à la Loi salique : « Vive le Christ Qui aime les Francs ».
Face au jansénisme, les Jésuites et les Eudistes vont répandre en nos contrées la dévotion à ce Cœur d’un Dieu, et notre reine Marie Leszczynska, répondant à une autre demande du Christ, obtiendra la fête du Sacré-Cœur. Son fils le Dauphin lui fera consacrer un autel en la chapelle royale de Versailles.
A nous de prier pour hâter le jour de l’accomplissement du Vœu de Louis XVI, au Temple, de se consacrer avec tout son Royaume au Cœur sacré de Jésus. Que notre Roi prononce enfin ce Vœu tant attendu, à tel point qu’il est encore rappelé par Notre-Seigneur à sœur Lucie de Fatima, en 1931 !
Et puisque, selon le pape, « la meilleure preuve de dévotion envers le Sacré-Cœur, c’est l’imitation des vertus du divin Exemplaire », mettons-nous résolument à Sa suite, et demandons-Lui de nous apprendre à être « doux et humbles de cœur », et qu’Il fasse de Son lieutenant ic-bas un « roi selon Son Cœur ».
 

8e jour

Jeudi 2 juin
Premier jeudi du mois
 
            Une ancienne tradition ecclésiastique veut que l’on consacre le 1er jeudi de chaque mois à la prière pour la sanctification du Clergé : le Missel Romain possède ainsi, dans ses Messes votives au jeudi, la « Messe de Jésus Souverain et Éternel Prêtre ». Le 1er Ordre du Royaume a toujours travaillé à l’alliance du Trône et de l’Autel. Saint Remi et ses confrères évêques se réjouirent de l’accession au pouvoir de Clovis, et lui prodiguèrent leurs conseils. Pépin le Bref et les Carolingiens se firent le bras armé de l’Église de Rome en lui rendant ses États occupés. Ce furent les évêques qui appuyèrent Hugues Capet et établirent ainsi la dynastie millénaire : l’on pense à Adalbéron de Reims. Partout en France, durant 1500 ans, les prêtres de France élevèrent vers Dieu leurs prières pour que Dieu sauve le Roi. Par son sacre, le Roi est fait comme l’un d’eux : la tunicelle et la dalmaticelle du Sacre le montrent comme l’« évêque du dehors » ; le manteau royal est comme la chasuble sacerdotale. Par les neuf onctions saintes, le Roi devient un homme à part, au service de Dieu et pour la protection de la Sainte Église, et le Seigneur dit de lui comme de Ses consacrés : « Nolite tangere christos Meos » (ne touchez pas à Mes oints).
            Pour que le Roi, clef de voûte de la société chrétienne, réponde à sa vocation, donnez-nous Seigneur des prêtres, de saints prêtres, beaucoup de saints prêtres qui réévangélisent nos contrées, apprennent aux Français à accomplir leurs devoirs et rendent à Dieu le culte qui Lui est dû, en favorisant l’étroite et séculaire (que dis-je ? millénaire !) union du Trône et de l’Autel.
 

9e jour

Vendredi 3 juin
Ste Clotilde, Reine & Veuve
 
En ce jour s’achève la Neuvaine, et demain commence notre consécration à la Couronne de France ! Sous les meilleurs auspices.
Peu après Marie-Reine, retrouvons en effet son « incarnation » ou plutôt « application », en la si belle et émouvante figure de sainte Clotilde, Reine de France, notre Mère dans la foi.
 
Fille du roi burgonde Chilpéric et de la chrétienne Carétène, Clotilde naquit à Lyon vers 474, et fut probablement élevée dans la vénération des martyrs lyonnais, spécialement de sainte Blandine. Son oncle fratricide Gondebaud l’exila, et son autre oncle Godégisile, roi de Genève, la donna en mariage à Soissons à son allié Clovis, roi païen des Francs : elle ne mit comme condition de son acceptation que l’éducation catholique des enfants à naître.
Clotilde travailla ardemment à la conversion de son époux. Elle fut secondée par Rémi, évêque de Reims, qui avait gagné les bonnes grâces du roi barbare, en le félicitant de son avènement au trône. Elle accepta avec résignation la mort de son premier-né, Ingomer, premier Saint de la dynastie, et les reproches de son mari, et obtint la guérison de son second fils Clodomir, tombé malade après avoir été baptisé. En 496, la victoire de Clovis sur les Alamans à Tolbiac, après qu’il eut fait la promesse de recevoir le baptême et d’adorer « le Dieu de Clotilde », précipita son baptême et son sacre à Reims, le 25 décembre 496.
Cette mission providentielle accomplie, Clotilde entra dans l’ombre, s’occupant de l’éducation de ses quatre enfants et achevant a construction de l’église qui devait leur servir de tombeau sur le mont de Lutèce (plus tard la montagne Sainte-Geneviève, aujourd’hui profanée par le Panthéon républicain). Veuve après vingt ans de mariage, elle connut des années de mortelles angoisses avec le mariage malheureux de sa fille Clotilde avec Amalaric, roi des Visigoths ; la mort de Clodomir dans une bataille contre les Burgondes ; l’emprisonnement et le meurtre de ses petits-enfants par leurs oncles Childebert et Clotaire, qu’elle parvint à réconcilier entre eux après un nouveau conflit.
Résignée et pénitente sous le coup de tant d’épreuves, Clotilde multiplia ses pieuses œuvres : fondation de Saint-Georges à Chelles et d’un autre monastère aux Andelys, rénovation de Saint-Germain d’Auxerre, fonda aux Andelys. Elle passa ses dernières années à Tours, où l’avait attirée son culte de prédilection pour saint Martin et se fit la gardienne du tombeau de ce grand évêque thaumaturge. Morte à 70 ans, le 3 juin 545, son corps fut transporté à Sainte-Geneviève, à Paris. Abrité au IXe siècle au château de Vivières (Ile-de-France, entre Compiègne et Soissons) contre les invasions, on y laissa la tête et un bras ; en 1656, une côte fut concédée à Notre-Dame des Andelys. En 1793, les ossements de Clotilde furent cachés, et sont actuellement conservés dans la petite église de Saint-Leu.
Petite anthologie
Pour convertir son époux : « Ils ne sont rien les dieux auxquels vous rendez un culte ; ils n’ont pu être d’aucun secours ni pour eux-mêmes, ni pour les autres. Ils sont, en effet, sculptés dans la pierre, le bois ou un métal quelconque. Les noms que vous leur avez donnés ont été des noms d’hommes, non de dieux. Tel Saturne qui, pour ne pas être dépouillé par son fils de son royaume, se serait dérobé par la fuite, prétend-on ; tel Jupiter lui-même, ce très immonde auteur de viols de toutes sortes, qui déshonorait les hommes, bafouait ses parentes et qui n’a même pu s’abstenir de coucher avec sa propre sœur qui se qualifie elle-même à la fois sœur et épouse de Jupiter. De quoi Mars et Mercure ont-ils été capables ? Ils étaient plutôt munis de recettes magiques que détenteurs de la puissance attachée au nom divin ».
A la mort d’Ingomer : « Je rends grâce à Dieu tout puissant, créateur de toutes choses, qui ne m’a pas jugée complètement indigne puisqu’il a daigné accueillir dans son royaume celui qui a été conçu dans mon sein. Mon cœur n’est pas frappé de douleur pour cette cause parce que je sais qu’il a été rappelé de ce monde alors qu’il était dans des vêtements blancs pour être nourri sous les regards de Dieu ».
Clovis à Tolbiac : « Ô Jésus-Christ, Que Clotilde proclame Fils du Dieu vivant, Toi Qui, dit-on, donnes une aide à ceux qui peinent et Qui attribues la victoire à ceux qui espèrent en Toi, je sollicite dévotement la gloire de Ton assistance ; si Tu m’accordes la victoire sur ces ennemis et si j’expérimente la vertu miraculeuse que le peuple voué à Ton nom déclare avoir mise à l’épreuve, je croirai en Toi et je me ferai baptiser en Ton Nom. J’ai, en effet, invoqué mes dieux, mais comme j’en fais l’expérience, ils se sont abstenus de m’aider ; je crois donc qu’ils ne sont doués d’aucune puissance, eux qui ne viennent pas au secours de leurs serviteurs. C’est Toi maintenant Que j’invoque, c’est à Toi Que je désire croire pourvu que je sois arraché à mes adversaires ».
 

jour J

Samedi 4 juin
Entrée dans la Confrérie royale
 
En certains lieux, c’est aujourd’hui qu’est célébrée sainte Clotilde, mère de la France.
Depuis les apparitions de Notre-Dame à Fatima il y a un siècle, le premier samedi de chaque mois est consacré à son Cœur immaculé.
Juin est le mois consacré au Sacré-Cœur de Jésus. Le Puy est le plus ancien lieu de culte marial de France.
Où et quand trouver meilleur jour pour voir naître la Confrérie royale au service du salut de la France, elle qui fut engendrée le 25 août dernier ?
 
Et le but de tout cela ? Une seule image y répondra, sans nécessiter aucun commentaire puisqu’exprimant splendidement son message. Le Trône et l’Autel, unis pour l’accomplissement des Gesta Dei per Francos ! Noël ! Noël ! Et vive Jehanne !
 
Jeanne à Reims (Charles VII et Archevêque).jpg
Sacre de Charles VII à Reims.

Prière des Francs

« Ô Dieu Tout-puissant et Éternel, Qui pour servir d'instrument à Votre divine volonté dans le monde, et pour le triomphe et la défense de Votre Sainte Église, avez établi l'empire des Francs, éclairez toujours et partout leurs fils de Vos divines lumières, afin qu'ils voient ce qu'ils doivent faire pour établir Votre règne dans le monde et que, persévérant dans la charité et dans la force, ils réalisent ce qu'ils auront vu devoir faire. Ainsi soit-il ».

 


25/05/2016
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