L'Ami de la Religion et du Roi

L'Ami de la Religion et du Roi

Lettre mensuelle aux membres de la Confrérie (25 septembre 2016)

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Lettre mensuelle

aux membres et amis de la Confrérie royale

pour le 25 septembre anno Domini 2016

 

le 25 septembre 2016

Solennité de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus
et de la Sainte Face, Patronne « en second » de la France
ici déguisée en sainte Jeanne d’Arc
pour une récréation au Carmel.
 
Chers Amis,
 
Ce mois consacré aux saints Anges va présenter d’ici quelques jours à notre dévotion la grande fête de saint Michel Archange, PatronProtecteur et Ange gardien du saint Royaume de France. Afin de lui rendre dignement hommage (dans tous les sens du terme), il nous faudra donc répéter et approfondir ses différents titres, et je demande à nos chers membres de s’unir à l’Invito sacro lancé par le grand saint Pie X il y a une centaine d’années, en consacrant non seulement la fête de saint Michel et de tous les Anges à la prière fervente et intense pro Rege et Francia, pour l’Église et le monde, mais aussi les trois jours qui la précèdent, grâce à un Triduum de prières. Soyons également fidèles à réciter, tous (exigence du Pontife !), le petit exorcisme de saint Michel, lors des prières léonines après chaque Messe basse. Toute puissante est en effet l’aide de la Milice céleste face au monde des Ténèbres.

 

De notre écu

         Alors que notre petite union de prières vient de célébrer son premier anniversaire, je souhaiterais revenir sur notre blason, qui doit être pour chacun non seulement la bannière de ralliement (pardon pour le mot…), mais une fierté.
         Nous avons déjà pris le temps de vous en expliquer la signification : il serait peut-être bon que chacun se demande s’il l’a bien retenue…
         Mais le temps passant, nous découvrons petit à petit ce qu’entendaient nos saints anges gardiens en nous l’inspirant. Peu de temps après son adoption, je me rendis compte en effet qu’il était quasiment – bien qu’involontairement – semblable aux armes trônant sur la première page de la Gazette royale, organe de l’U.C.L.F., l’Union des Cercles Légitimistes de France, dont nous nous voulons très proches, et plus que cela : sur la même longueur d’onde. Comment cela avait-il pu nous échapper ? Ce fut donc une première joie pour nous.
En-tête de la Gazette royale.
 
Mais l’étude rapide des drapeaux et étendards de France nous a également appris que nous n’avions fait que relever… le drapeau français, du moins tel que le portaient nos ancêtres lors de la Guerre de Cent Ans.
 
La croix de saint Michel.
 
La croix de saint Georges.
 
Il s’agit en effet de l’étendard militaire de Charles VII, les Français ayant finalement abandonné la croix rouge sur fond blanc (d’abord confisquée aux Gallois, puis arborée par les Anglais), pour arborer la Croix de saint Michel, blanche sur fond bleu.
 
Durant l'été 1417, devant la menace des troupes anglaises d'Henri V qui combattaient avec la croix rouge, les habitants d'Orléans en état de prendre les armes reçurent l'ordre de porter une heuque (tunique) bleue marquée sur la poitrine d'une croix blanche (cf. Henri Baraude : Le siège d'Orléans et Jeanne d'Arc 1428-1429, 1906-07).
 
A la suite de saint Charlemagne, Charles VII de France consacrait à nouveau son royaume au grand Archange, dans le même élan de dévotion qui animait alors ses sujets. Nous qui voulons suivre l’héroïque Pucelle d’Orléans et « l’armée du sacre », ne nous réjouirions-nous pas de porter finalement, en plus de celui blanc fleurdelysé, le même étendard ?
 
 
         Tout le monde l’aura remarqué, cet étendard rappelle le drapeau du Québec. C’est qu’étant le modèle propre de la France, il a inspiré non seulement ses drapeaux (souvent militaires mais aussi marchands) avant la Révolution...
 
 
– et pour être complets, les régiments ci-dessous –

 
… mais également ceux de ses « filles » et fondations. Voici en effet les principales :

 
        
Il n’étonnera personne que le régiment des Gardes de l’âme du roi que nous voulons constituer, porte haut et fier le même « drapeau » que celui des Gardes françaises et du régiment du Roi !
 
Mais avant d’achever bientôt cette petite revue, n’oublions pas que les écus de cinq des six pairies ecclésiastiques du sacre y ressemblaient également:

 
Afin de recentrer enfin notre mission sur la « surnature », c’est avec émotion que la Confrérie rejoint par ses armes celles – les dernières mais non les moindres – de l’auguste sanctuaire où reposait entre les sacres la Sainte Ampoule, à savoir l’abbaye royale de Saint-Remi de Reims, dont le prieur apportait solennellement, à cheval et accompagné par les seigneurs-barons otages de la Sainte Ampoule, le Chrême venu du Ciel (et mêlé au Chrême épiscopal du Jeudi-Saint) jusqu’à la cathédrale de Reims, cathédrale où notre Roi va commémorer le samedi 8 octobre prochain le 12e centenaire du premier sacre rémois après l’onction de Clovis, à savoir celui de Louis Ier le Pieux, le 5 octobre 816. Familiarisé avec sa cathédrale, prions avec ardeur pour que notre Souverain s’y rende à nouveau prochainement, non pour une simple inauguration de plaque, mais pour recevoir les neuf onctions prévues liturgiquement afin de bénir son règne et poursuivre ainsi la glorieuse épopée de France et les « Gesta Dei per Francos ».
 
Armes de l’abbaye de Saint-Remi de Reims.
 
Nos membres sont aussi en effet les héritiers spirituels de l’Ordre de la Sainte Ampoule, et nos membres voués à la Couronne de France: comme ses nouveaux chevaliers-otages, attachés surnaturellement à la défense de la royauté de droit divin jusqu’au sang s’il le faut, mais à la différence près qu’ils ne sont pas autorisés à entrer à Notre-Dame de Reims avec leur destrier...
 
Alors merci, chers Anges, que nous célébrerons dimanche prochain, 2 octobre, pour vos inspirations qui sont toujours très sages, à l’image de votre Roi et notre Roi, le Christ Jésus, la Sagesse éternelle.
 
 

De la Confrérie

« C’est une fondation de prières que je fais pour moi en votre personne », déclarait Mgr de Quelen, archevêque de Paris, à son protégé l’abbé Eglée en 1839 en le nommant chanoine de sa cathédrale. Dans le même esprit, rappelons que cette petite Confrérie n’est rien d’autre qu’une fondation de prières pour notre Roi légitime, afin qu’il soit pleinement roi (et donc restauré…), selon le Cœur de Jésus, modèle de toute royauté.
 
Allons plus loin. En 1762, le maréchal-duc de Richelieu (horresco referens…) disait du régiment du Roi :
« Je ne fus pas longtemps sans être instruit du service que le régiment fait auprès du roi. Il est chargé de la garde extérieure de sa personne et toutes les avenues, grilles et portes sont gardées par des sentinelles françaises et suisses à qui l’on donne une consigne particulière, conformément à la tranquillité du château et à la sûreté du roi dont le commandement prend l’ordre tous les jours. Quant à la troupe, elle n’a de service que quand le roi sort. Alors elle est obligée de se trouver dans la cour royale, rangée en bataille sur trois rangs ouverts, la gauche appuyée à la cour de marbre et la droite à la grille d’entrée. Elle est sous les armes quand le roi passe devant elle, les officiers à la tête, et on attend sans s’écarter son retour pour se remettre sous les armes, après quoi on rentre au corps de garde, sans avoir d’autre service à faire » (B.N.F., Richelieu : Manuscrits français 14 185, Planelli de Maubec, Campagnes d’Allemagne et de Flandres (1760 à 1762), p. 162).
Le régiment spirituel que nous constituons se doit de prévenir, accompagner et raccompagner nos Princes (id est la Famille royale) partout, par la prière. Notre relève, le garde-à-vous, la présentation des armes, ont lieu trois fois par jour, à chaque angélus. Le 25 de chaque mois a lieu la revue générale des troupes : chaque soldat se doit d’avoir surnaturellement revêtu son meilleur costume, « la robe des noces » de la parabole évangélique.
 

De la grâce de notre premier anniversaire

Alors que le roi « constitutionnel » de Norvège s’est fendu d’un discours mondialiste et soumis aux invasions islamique et immorale de l’Europe (en louant tant les « migrants » que les invertis), S.M. Très-Chrétienne le Roi de France s’est quant à lui appliqué à délivrer à ses sujets, en la Saint-Louis, pour sa fête patronale et fête nationale du Royaume, une majestueuse déclaration, qui prouve à nos contemporains non seulement l’intérêt que le Prince porte à ses sujets, mais également sa capacité à gouverner un État (comme le souhaiteraient 40% de la population selon un récent sondage…), par sa hauteur de vue, loin de toute démagogie connaturelle au système républicain, par le primat accordé au spirituel et au surnaturel, reconnaissant judicieusement dans les maux religieux la principale cause et origine de la crise actuelle. Un roi qui rend à Dieu ce qui est à Dieu, et à César ce qui est à César. Nous savions le duc d’Anjou soucieux de la jeunesse de France : il comble une fois de plus ses vœux en manifestant tout l’attachement aux principes qui ont fait et font la France, sans toutefois demeurer nostalgique.
 
Ce que ne réalisent pas beaucoup de « conservateurs » – appelons-les ainsi – est que notre Roi n’a pas peur d’aller à contre-courant de la pensée dominante et du politiquement correct : en prince, et en prince chrétien – le premier d’ailleurs de la Chrétienté ! –, il parle à ses sujets un langage de vérité, car elle seule nous « rendra libres ».
 
Il avait déjà eu le courage, seul parmi les personnalités connues des Français, de prendre la défense du récent projet de loi espagnol – depuis abandonné par la droite parlementaire pourtant au pouvoir, en violation de ses promesses, qui s’en étonnera encore ? – limitant le « crime abominable » de l’avortement (selon les propres mots du dernier concile, ce que nous ne devons pas craindre de faire savoir aux beaux esprits ne voyant que par lui…).
 
Cette magnifique déclaration, historique, nous a heureusement surpris en ce début de jeudi 25 août. Pour la petite histoire, la nôtre, il s’agissait du 1er anniversaire de la Confrérie royale. Les esprits un tant soit peu spirituels (pardon pour la répétition) auraient tort de ne pas voir en cela un magnifique cadeau, une précieuse récompense pour une année de prières afin que Mgr le prince Louis, duc d’Anjou, aîné des Capétiens et roi légitime de France, soit « digne des promesses du Christ », fidèle à sa vocation et à sa haute, grande et si lourde mission. « La réponse du berger à la bergère », d’une certaine manière, qui ne peut que nous encourager à poursuivre et redoubler nos prières : si un prince peut avoir un tel langage, qu’en sera-t-il si les offrandes à son intention sont démultipliées !
 
 
25 âmes, en ce premier anniversaire, étaient consacrées et vouées à la Couronne de France et à son salut. C’est modeste, mais c’est le nombre propre de notre société, qui sanctifie particulièrement le 25e jour de chaque mois, à l’instar de la dévotion à l’Enfant Jésus de Prague et des apparitions mariales en Argentine récemment reconnues par l’évêque du lieu.
 
Merci, Seigneur, pour ce premier anniversaire célébré en la Saint-Louis 2016 au maître-autel de l’antique paroisse de nos Rois (depuis les Valois au XIVe s.), en l’église de Saint-Germain-l’Auxerrois, le chœur orné de ses plus beaux tapis. Quelle émotion au chant du Te Deum concurrencé par l’écho de ses cloches, notamment Marie, bénie (« baptisée ») en 1527 ! L’Histoire ne dira donc pas qu’elle n’a sonné que la Saint-Barthélemy…
 
Choeur de S.-Germain-l'Auxerrois.
 

De l’actualité de la Confrérie

         Nous sommes en ce moment en train d’organiser notre prochain pèlerinage, qui aura lieu à Tours pour la Saint-Martin (11 novembre), à l’occasion du jubilé martinien commémorant le 17e centenaire de la naissance de l’Apôtre des Gaules (le bleu en fond derrière la croix de saint Michel rappelle d’ailleurs la chape bleue de saint Martin). Ce jour étant férié, vous devriez donc être nombreux à nous rejoindre en ce sanctuaire, honoré déjà par notre premier roi…
Saint Martin de Tours 316-2016
Jubilé martinien 316-2016.
 
         Autocollants et images sont en préparation : nous ferons prochainement l’annonce de leur impression, notamment une belle image de notre Roi avec au dos la prière liturgique pour lui. Puissent-ils se répandre comme une traînée de poudre !
 
         Signalons enfin qu’afin de rendre moins complexe la composition de la Confrérie, ont été retenues ces dénominations (plénier étant désormais réservé aux voués, car indiquant la plénitude de l’engagement au sein de la Confrérie par le Vœu de consécration à la Couronne de France) :
-      Sympathisants (abonnés aux lettres et messages) ;
-      Membres associés (non sujets de la Sainte Église)
> Peuvent signer « membre associé de la Confrérie royale » ;
-      Membres, ou « Membres simples » (tout Catholique)
> Peuvent signer « de la Confrérie royale » ;
-      Membres pléniers (Catholiques ayant fait le Vœu de consécration à la Couronne de France)
> Peut-être pourront-ils bientôt tamponner leur signature d’une petite couronne de France, manifestant leur consécration (à suivre…).
 
Enfin, que chaque membre fasse connaître autour de lui cette petite œuvre… tant de nos compatriotes ont au cœur la même espérance mais sans savoir que faire, tant ont des souffrances et contradictions qu’ils ne savent pas offrir.
 
A l’approche du saint mois du Rosaire – inauguré par le grand Apôtre des Francs saint Remi (le 1er octobre) – soyons fidèles à la demande réitérée de Notre-Dame, notamment à Fatima (nous vivons le centenaire de ses manifestations) de « réciter toujours le chapelet tous les jours », afin de reconstruire la Chrétienté et de la rendre victorieuse de tous ses ennemis.
 
« Durant longtemps, la mystique de la Patrie avait su remplacer l'amour pour le Roi et la Couronne. Mais qu'en est-il actuellement ? », nous demandait notre Roi le 25 août dernier. A son appel, retrouvons et faisons retrouver l’amour du Roi et de la Couronne !
 
 
 
Pro Rege et Francia
Ad pristinum Regnum restituendum
 
Abbé Louis de Saint-Taurin +
Prieur


25/09/2016
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