L'Ami de la Religion et du Roi

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Lettre mensuelle aux membres de la Confrérie (25 octobre 2016)

Confrérie de prière

Lettre mensuelle du 25 octobre 2016

 

Dieu, qui est le maître de l’Histoire, se plaît à nous montrer, pour ceux qui savent les voir et les interpréter, des signes de Sa présence parmi nous. L’homme, quant à lui, a besoin de ces encouragements divins pour le stimuler dans son zèle à défendre les droits de Dieu pour étendre, ici-bas, le Royaume de Dieu.

 

En ce jour du 25 octobre, deux anniversaires de sacre doivent nous rappeler le soin que Dieu a apporté au Royaume de France, depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque classique : en 1131, le sacre de Louis VII, le héraut de la 2ème Croisade ; en 1722 : le sacre de Louis XV le Bien-Aimé.

 

Du reste, l’évocation de leur souvenir nous rappelle, à nous membres de la Confrérie Royale, notre mission « seconde » (mais non pas secondaire) qui est, après la Restauration de notre Roi légitime, de prier pour sa personne afin qu’il demeure toujours fidèle aux promesses du sacre et à la mission qui lui est dévolue. Dieu nous donne un Chef, nos prières doivent en faire un Saint. Chaque 25 du mois, chers Membres, ce sont tous nos efforts, nos joies et nos peines qu’il nous faut offrir à l’intention de cette noble cause, certains que « les âmes des justes gouvernent le monde » (Dom Guéranger).

 

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Autre événement historique devant ranimer notre amour de la France chrétienne : le 17ème centenaire cette année de la naissance de l’Apôtre des Gaules, saint Martin de Tours. Comme nous l’évoquions en présentant le programme de l’année 2016, l’« intrépide évangélisateur des campagnes de la Gaule romaine et initiateur de la vie monastique sur le sol de la future France (…) eut une influence non négligeable sur l’âme de Clovis »[1]. Nous étions alors invités à l’invoquer afin qu’il « nous soutienne et nous encourage dans notre devoir quotidien de prière et d’apostolat pour que la France se convertisse à nouveau et revienne au "Dieu de Clotilde" ».

 

À cette occasion, soyons nombreux à venir le supplier lors de notre Pèlerinage jubilaire à Tours le 11 novembre prochain ! La signature de l’Armistice de 1918 le jour de sa fête témoigne de l’aide céleste du saint évêque gaulois envers la terre qu’il évangélisa. « Je ne refuse pas le travail », disait-il encore au moment de rendre l’âme, extenué qu’il fut pourtant de ses labeurs apostoliques ; ce « travail », nous le lui demanderons encore le 11 novembre, car « la mission des saints ne se termine pas au Ciel » (sainte Thérèse de Lisieux).
 
Ce sera pour nous un devoir de reconnaissance autant qu’un élan d’espérance, car Dieu ne peut rester indifférent devant la piété sincère de ses enfants. Nous serons alors entrés dans le mois des défunts, l’occasion pour nous de prier à l’intention de tous nos vaillants soldats tombés au champ d’honneur : une Absoute sera chantée à l’issue de la Messe du pèlerinage et les tombes de nos héros bénites, pour commémorer le centenaire de la Bataille de Verdun.
 
Plus encore que par l’Histoire, Dieu se révèle à nous par la sainte Liturgie. Dimanche prochain, nous célèbrerons la fête de Notre-Seigneur Jésus-Christ Roi. Cette fête, instituée en 1925 seulement, nous rappelle que le Roi Très-Chrétien n’est que le Lieutenant du Christ, qui est, selon la profonde expression de sainte Jeanne d’Arc, le véritable Roi de France. Le pape Pie XI (1922-1939) qui l’institua avait l’intuition que la paix du Christ ne s’établirait que par son règne : c’est d’ailleurs la devise qu’il prit et qui se veut son programme pontifical : Pax Christi in regno Christi.
 
Chrishall (Essex) église de la Ste Trinité
 
La royauté du Christ se veut d’abord une royauté d’amour, le règne de Son Cœur : voilà pourquoi l’Église demande à tous les prêtres de renouveler solennellement ce jour-là la Consécration du genre humain au Sacré-Cœur de Jésus. Pour cela, œuvrons dès aujourd’hui pour que le Christ règne dans nos propres cœurs, qu’Il règne ensuite dans nos familles et qu’Il règne enfin dans la société tout entière.
 
Travaillons docilement, ardemment, amoureusement à l’établissement du règne de Dieu par le rétablissement sur le trône du « Fils aîné de son Sacré-Cœur » (Notre-Seigneur à sainte Marguerite-Marie, à propos de Louis XIV) : c’est ainsi que, reconnus pour de bons et fidèles serviteurs de Son Royaume terrestre, nous aurons part ensuite à Son Royaume céleste !

Le Chancelier


24/10/2016
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